La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

CN006 Spécificités des traitements des cancers colorectaux chez les personnes âgées Pr. Thierry CONROY Oncologue CAV, CHRU de Nancy.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "CN006 Spécificités des traitements des cancers colorectaux chez les personnes âgées Pr. Thierry CONROY Oncologue CAV, CHRU de Nancy."— Transcription de la présentation:

1 CN006 Spécificités des traitements des cancers colorectaux chez les personnes âgées Pr. Thierry CONROY Oncologue CAV, CHRU de Nancy

2 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CANCER COLORECTAL = MALADIE DU VIEILLISSEMENT âge Taux pour personnes-années Incidence Homme Incidence Femme % des cas surviennent après 70 ans

3 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 EPIDEMIOLOGIE Sur nouveaux cas/an de CCR en France (2011) – 70,8 % 65 ans – 45,8 % 75 ans – 15,5 % 85 ans Incidence accrue de CCR multiples : 8-10 % Dépistage de masse par Hémoccult II ® : ans, au-delà observance faible et réticence à l'endoscopie Penser au CCR en cas danémie ou de constipation

4 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 PAS DAMELIORATION DE SURVIE AU SIECLE DERNIER SI AGE > 75 ans Age < 75 ans 75 ans Survie à 5 ans après chirurgie curative : Côte dOr Mitry E et al. Eur J Cancer 2005;41:

5 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIRURGIE DU CANCER COLORECTAL n = patients Chirurgie< 65 ans65-74 ans75-84 ans 85 ans Palliative24 %25 %28 %33 % En urgence11 %15 %18 %29 % Pas de chirurgie4 %6 %11 %21 % Plus de chirurgie palliative. Beaucoup plus de chirurgie en urgence (p < 0,0001), occlusion surtout. Colorectal cancer collaborative group, Lancet 2000;356:968-74

6 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 STADE AU DIAGNOSTIC Colorectal Cancer Collaborative Group Stade < 65 ans65-74 ans75-84 ans 85 ans I16 %15 %14 %10 % II33 %36 %37 %36 % III30 %28 % 29 % IV22 %21 %22 %25 % Inconnu3,9 %6,1 %9 %17,3 % - Maladie plus avancée avec l'âge (p = 0,0014) - Plus grande proportion de stades indéterminés : bilan dextension non effectué Colorectal cancer collaborative group, Lancet 2000;356:968-74

7 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 MORTALITE ET MORBIDITE POSTOPERATOIRES Données du Colorectal Cancer Collaborative Group malades, issus de 28 études Morbidité< 65 ans65-74 ans75-84 ans 85 ansp Respiratoire5 %10 %12 %15 %0,0001 Cardio-vasculaire0,8%2 %4 % 0,0001 Cérébro-vasculaire0,2 %0,6 %1 % 0,0001 Thromboembolique1 %2 % 0,0001 Mortalité3 %6,4 %8,6 %19,4 % - –Pas plus de lâchage anastomotique –L'excès de complications chez les sujets âgés s'explique par les comorbidités et la fréquence de la chirurgie en urgence CCCG. Lancet 2000;356:

8 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIRURGIE DE LA TUMEUR PRIMITIVE 20 19n= 25-75% 5-95% Médiane 2 ans Ratio du taux de survie (échelle logarithmique) 17 15n= 5 ans 25-75% 5-95% Médiane Tranche dâge n=nombre détudes contribuant à chaque analyse 15 n= 25-75% 5-95% Médiane 2 ans 15 n= 5 ans 25-75% 5-95% Médiane Survie globale Survie spécifiquement liée au cancer Colorectal Cancer Collaborative Group. Lancet 2000;356: Tranche dâge

9 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 PARTICULARITES DE LA CHIRURGIE Les centres expérimentés ont une mortalité réduite Expérience/âge> 65 ans> 80 ans > 150 cas/an3,1 %4,6 % < 55 cas/an4,5 %7,3 % p0,030,04 Dimick-Justin B et al. J Surg Res 2003;114:50-6

10 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 PARTICULARITES DE LA CHIRURGIE RECTALE TME pour tous Amputation abdomino-périnéale : difficultés croissantes avec lâge à la prise en charge dune stomie Résection antérieure : – Stomie de protection habituelle – Jusquà 85% dincontinence sphinctérienne postopératoire, généralement mineure – Amélioration de la continence en mois – Intérêt dun réservoir colique en J – Séries récentes : 85% de continence satisfaisante pas de contre-indication à un traitement conservateur Abir F et al. Surg Oncol 2004 ; 13 : Phillips PS et al. Dis Colon Rectum 2004 ; 47 :

11 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 RECOMMANDATIONS DE LA SIOG Eviter la chirurgie en urgence En cas durgence, penser aux stents et renutrition dabord 1 à 2 semaines Pas de contre-indication à l'exérèse des métastases hépatiques sous réserve dun bilan préopératoire soigneux Exérèse du mésorectum âge propositions de la SIOG surgical task force : Audisio RA et al. Eur J Cancer 2004;40: Papamichael D et al. Ann Oncol 2009;20:5-16 Adam R et al. Br J Surg 2010;97:366-76

12 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIMIOTHERAPIE ADJUVANTE DES CANCERS DU COLON N+ en Côte dOr Stade I-II0,8 %6,4 % Stade III3,9 %27,7 % < 75 ans-40,6 % 75 ans-9,1 %

13 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIMIOTHERAPIE ADJUVANTE : toxicité du 5-Fluoro-uracile Plus de toxicité sévère après 70 ans 70 ans> 70 ansp mucite10 %16 %< 0,0001 leucopénie27 %32 % < 0,0001 décès toxique1,4 %3,8 % < 0,0001 Essai INT-0089 (FUFOL Mayo vs RP MI vs FU-lev), Haller 1995

14 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 TOXICITE DU 5-FLUOROURACILE En bolus : – diminution de la clairance du FU en fonction de lâge et du sexe (F< H) – plus de décès toxiques (p = 0,01) et toxicité accrue (p < 0,001) après 70 ans, surtout si sexe féminin Stein BN et al. Cancer 1995;75:11-7 Weinerman A et al. Proc Am Clin Oncol 1996;15:2 – incidence accrue de mucite sévère après 70 ans (19,1 % vs 10,8 % ; p = 0,01), d'où réduction de doses Popescu RA et al. J Clin Oncol 1999;17: En perfusion continue : – aucune différence de toxicité selon lâge Popescu RA et al. J Clin Oncol 1999;17:2412-8

15 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 SPÉCIFICITÉS PHARMACOCINÉTIQUES CHEZ LE SUJET AGE 5-FLUOROURACILE – surveillance des femmes de plus de 75 ans ++++ – privilégier les perfusions lentes (type LV5FU2) – la suppression des injections en bolus peut limiter les toxicités sévères

16 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 FACTEURS PREDICTIFS DE NON OBSERVANCE AUX STANDARDS SEER : – chimiothérapie adjuvante des CC N+ : comorbidités, âge, région – radiochimiothérapie adjuvante des CR : âge, comorbidités, nombre de ganglions envahis Registre de Californie : – chimiothérapie adjuvante : âge, comorbidités, célibat, région – radiothérapie adjuvante : âge, couleur de la peau, revenu, célibat, comorbidités, nombre de cas annuels Ayanian JZ et al. J Clin Oncol 2003;21:

17 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIMIO ADJUVANTE DES CANCERS DU COLON : Efficacité dans les essais thérapeutiques Méta-analyse de 7 essais thérapeutiques : aucune différence defficacité en fonction de l'âge (n = 3351) Réduction du risque de décès de 15% et de rechute de 24 %, (mais seulement 15 % de patients > 70 ans et population d'essais thérapeutiques) Survie à 5 ans : 69% avec chimiothérapie vs 62% sans chimiothérapie Peu de données au-delà de 80 ans Sargent DJ et al. N Engl J Med 2001;345:1091-7

18 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIMIO ADJUVANTE : CANCERS DU COLON N+

19 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 FOLFOX : bénéfice de survie avant 70 ans Yothers G et al. J Clin Oncol 2011;29:

20 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 FOLFOX DÉLÉTÈRE AU-DELÀ ? Yothers G et al. J Clin Oncol 2011;29:

21 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 ABSENCE DE CHIMIO ADJUVANTE : raisons évoquées par les médecins Age > 85 ans Pas de chimiothérapie7,8 %14 %31,5 %52,2 % Refus36,8 %46,8 %28,7 %12 % Co-morbidités12,3 %13,9 %23,6 %30,4 % Age avancé1,8 %0 %11,5 %27,2 % Pas indiqué26,327,9 %18,5 % Inconnu21,1 %10,1 %16,6 %12 % Mahoney T. Arch Surg 2000;135:182-5

22 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 RADIOTHERAPIE ADJUVANTE DES CANCERS DU RECTUM : efficacité Radiothérapie deux fois moins utilisée après 75 ans en France (données 1995) Philips JM et al. GCB 2004 ; 28 : La radiochimiothérapie réduit le risque de décès de 29 % au stade III après 65 ans Neugut AI et al. J Clin Oncol 2002;20: x 5 Gy privilégié après 75 ans sauf si stade cT4

23 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIMIOTHERAPIE PALLIATIVE PAR 5-FU 2 séries : 310 patients > 70 ans parmi 1387 patients – aucune différence de toxicité (sauf si 5-FU en bolus) – taux de réponse identique (24 % vs 29 %, p = 0,19) – survie sans progression similaire – survie inférieure (292 vs 350 jours ; p = 0,04) Popescu RA et al. J Clin Oncol 1999;17: patients > 70 ans parmi 3825 patients traités par 5-FU seul : – même taux de réponse : 23,9% vs 21,1% – survie sans rechute plus longue : 5,5 vs 5,3 mois (p = 0,01) – même survie : 10,8 vs 11,3 mois – lâge nest pas un facteur pronostique indépendant Folprecht G et al. Ann Oncol 2004 ; 15 :

24 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CHIMIOTHERAPIE PALLIATIVE PAR 5-FU, OXALIPLATINE ou IRINOTECAN Irinotécan (FOLFIRI) : – pas plus de toxicité en monothérapie après 70 ans Chau I et al. Br J Cancer 2004 ; 91 : – en association avec 5-FU en bolus = toxicité +++ – bonne tolérance avec 5-FU continu Marcuello F et al. ASCO 2004, résumé 3597 – même bénéfice avant et après 70 ans et pas plus de toxicité Folprecht G et al. J Clin Oncol 2008;26: Oxaliplatine/5-FU (FOLFOX) : – plus de diarrhée de grade 3-4 si âge > 65 ans (18 % vs 8 % ; p = 0,034) De Gramont A et al. J Clin Oncol 2000;18:

25 CN006 Maladie m é tastatique : monochimio ou polychimio d embl é e chez des sujets fragiles : int é rêt de l oxaliplatine ? SSRQualité de vie R A LV5FU2 simplifié 80 % de la dose A+C 4,5 m Pas plus de toxicités avec Oxaliplatine (38% vs 32% ; p = 0,17) B FOLFOX simplifié 80 % de la dose B+D 5,8 m C Capécitabine 2 g/m² jour A+C 4,5 m D Xelox 80 % de la dose B+D 5,8 m p = 0,07 Escalade de dose possible après 6 semaines (37% des cas) et réduction de doses dans 49 % des cas. Analyse multifactorielle : meilleure survie si moins de symptômes, moins de sites métastatiques et utilisation dOxaliplatine. Seymour T et al. Lancet 2011;377:

26 CN006 Maladie m é tastatique : chimio par 5-FU ou cap é citabine per os chez des sujets fragiles SSRQualité de vie R A LV5FU2 simplifié 80 % de la dose A+B Pas de différence entre Capécitabine et 5-FU Plus de toxicités grade 3 avec la Capécitabine (40% vs 30% ; p = 0,03) B FOLFOX simplifié 80 % de la dose C Capécitabine 2 g/m² jour C+D D Xelox 80 % de la dose Escalade de dose possible après 6 semaines (37% des cas) et réduction de doses dans 49 % des cas. Seymour T et al. Lancet 2011;377:

27 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 SOR CHIMIOTHERAPIE PALLIATIVE Standard : Une chimiothérapie palliative est indiquée en cas de métastases non résécables : – si bon état général et pas de défaillance viscérale grave – chez patients dâge > 75 ans fonctionnellement indépendant et sans comorbidité – chez des patients avec un âge > 75 ans avec 1 ou 2 comorbidités et espérance de vie > évolution spontanée du cancer

28 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 SOR CHIMIOTHERAPIE PALLIATIVE Option : – Pour les sujets âgés, l'indication d'une chimiothérapie peut intégrer une évaluation soigneuse de la mobilité du patient, de son autonomie physique et de son état psychologique (accord d'experts) Recommandations : – Il est recommandé de réaliser l'évaluation gériatrique à l'aide des outils standardisés et valides disponibles – Une concertation pluridisciplinaire incluant des gériatres est recommandée Conroy T et al. GCB 2004 ; 28, n°6-7

29 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 ARBRE DE DECISION DE BALDUCCI Balducci L, Extermann M, The Oncologist 2000;5: Traitement standard Traitement adapté à l'espérance de vie Traitement symptomatique Groupe dit harmonieux : Patient autonome Absence de co-morbidité vulnérable : Dépendance fonctionnelle (IADL) +/- 1 < co-morbidites < 3 Groupe très fragile : Patient dépendant (ADL) Co-morbidites > 2 Vieillissement pathologique Evaluation gériatrique : 3 groupes de patients

30 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 RECOMMANDATIONS DE LA SIOG Etablir un plan de traitement global pour les patients âgés Accès au diagnostic précoce Se rapprocher des traitements des sujets les plus jeunes, à adapter à lâge biologique et aux comorbidités Traitement personnalisé But : survie avec toxicités minimales Papamichael D et al. Ann Oncol 2009;20:5-16

31 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 LIMITES Peu de données sur le dépistage et la surveillance après traitement et pas de données sur les préférences du patient Essais thérapeutiques menés chez patients à vieillissement réussi Pas d'évaluation gériatrique standardisée, ni de notion sur l'utilité de ces échelles Pas d'études chez patients intermédiaires ou fragiles Pas de mesure de la qualité de vie Pas de données d'observance Pas de scores de comorbidité validés dans les CCR

32 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 CONCLUSIONS Les patients âgés sont sous-traités Après 75 ans, principes de la prise en charge identiques à ceux de patients plus jeunes : les traitements sont aussi efficaces Des spécificités aux patients > 75 ans : – ne pas temporiser en cas de signes d'appel – éviter la chirurgie en urgence – chimiothérapie ambulatoire – adaptation de doses selon fonction rénale Indications modulées selon comorbidités, âge physiologique et souhaits du patient

33 CN006 Printemps de loncogériatrie 2012 Nemo enim est tam senex qui se annum non putet posse vivere. Personne nest trop âgé pour ne pas penser vivre une année de plus. De senectute, Cicéron


Télécharger ppt "CN006 Spécificités des traitements des cancers colorectaux chez les personnes âgées Pr. Thierry CONROY Oncologue CAV, CHRU de Nancy."

Présentations similaires


Annonces Google