La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

T HÈME 3 : D YNAMIQUES DES GRANDES AIRES CONTINENTALES Question 3 : LAfrique, les défis du développement Maasai (peuple semi nomade dAfrique de lEst) et.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "T HÈME 3 : D YNAMIQUES DES GRANDES AIRES CONTINENTALES Question 3 : LAfrique, les défis du développement Maasai (peuple semi nomade dAfrique de lEst) et."— Transcription de la présentation:

1 T HÈME 3 : D YNAMIQUES DES GRANDES AIRES CONTINENTALES Question 3 : LAfrique, les défis du développement Maasai (peuple semi nomade dAfrique de lEst) et telephone portable

2 I. lAfrique, un continent à lécart du développement et du monde ? A. Un continent qui cumule les indicateurs défavorables B. Des freins multiples au développement II. Une intégration marginale mais croissante dans la mondialisation. A. Un décollage économique récent. B. Un continent attractif. III. Dimportants défis à relever. A. Faire face à la croissance démographique la plus forte de la planète. B. Nourrir le continent tout en intégrant le défi environnemental C. Surmonter les divisions et progresser vers une intégration régionale Scène de rue dans la commune de Treichville, Abidjan.

3 Un des défis que doivent relever de nombreux Etats africains : laccès à leau potable (scène de distribution deau à Horn) Quelle est la situation de lAfrique face aux questions de développement ? Le continent connait-il un réel décollage économique ? Quels défis lAfrique doit-elle encore relever ? Techniciens chinois et soudanais sur une exploitation pétrolière LAfrique est un continent qui, à léchelle mondiale cumule les indicateurs économiques, sociaux et environnementaux défavorables, auxquels sajoutent de multiples conflits locaux, des problèmes de gouvernances et une place marginale dans la mondialisation. En réalité, le continent africain nest pas homogène en termes de développement et les situations ne sont pas figées. Des formes de décollage économique existent, malgré la persistance de problèmes aigus. De même, on ne peut plus considérer que lAfrique est à lécart du monde. Le continent est largement placé en relation subordonnée dans les échanges mondialisés, mais des exemples dadaptation aux mutations liés à la mondialisation doivent être soulignés, même si là encore, les réalités du continent sont très hétérogènes. Ouverture de la coupe du Monde de football (le Cap), événement international qui a placé lAfrique du Sud au cœur de la scène médiatique en Juin-Juillet 2010

4 300 Millions Le nombre de personnes nayant pas accès à leau potable en Afrique 300 Millions Le nombre de personnes nayant pas accès à leau potable en Afrique Montrez, en vous appuyant sur les documents, quà léchelle du monde, le continent africain cumule les indicateurs défavorables. La situation sociale et sanitaire du continent reste problématique : 300 millions dAfricains (près du tiers de la population du continent) nont pas accès à leau potable. La même proportion vit avec moins de 1 dollar par jour. La sous-alimentation et linsécurité alimentaire touchent environ un tiers de la population. Une majorité de personnes nont pas accès à léducation, aux soins médicaux alors que cest la région du monde la plus touchée par le sida : presque 24 millions de personnes sont atteintes du VIH (ce qui explique la baisse actuelle de lespérance de vie dans plusieurs États). Complément : la pauvreté est extrêmement répandue dans les campagnes, mais également dans les vastes bidonvilles et même dans les villes elles-mêmes, puisque le taux de chômage y avoisine les 25 %. Cette situation est la source de tensions sociales qui traversent tout le continent dans les campagnes et dans les villes. Celles-ci sont à lorigine des révolutions qui ont parcouru lAfrique du Nord depuis 2011, mais elles représentent un défi pour lensemble des gouvernements africains, y compris dans les États les plus riches : la révolte permanente des mineurs sud-africains depuis 2012 a causé plusieurs dizaines de morts et les violences se multiplient dans les townships mais également dans les campagnes. La pauvreté qui pousse les habitants des pays les plus pauvres vers les pays plus développés, comme les trois millions de Zimbabwéens émigrés en Afrique du Sud, est également à lorigine de violences. Quelles nuances apporter si lon procède à une étude intra africaine ? LAfrique est le continent où les indicateurs de développement sont les plus bas. La pauvreté (IDH, pandémie du sida) et le mal-développement (accès à leau ou lanalphabétisme pris comme critères de développement) concernent quasiment tous les pays, notamment lAfrique subsaharienne qui compte 34 des pays les moins avancés du monde (PMA) : lIDH y est faible (moins de 0,5) ou très faible (moins de 0,4). Complément : à cela, il faut ajouter des contrastes de pauvreté extrêmement marqués au sein des États. Par exemple, lAfrique du Sud qui est le pays le plus riche du continent, compte plus de 50 millions dhabitants vivant sous le seuil de pauvreté et son IDH est en baisse du fait de lépidémie de sida qui a fait reculer lespérance de vie sous les 60 ans au cours des vingt dernières années. La situation de lAfrique nest toutefois pas homogène : si lon procède à une analyse intra-africaine, on constate que les écarts entre Etats sont importants. Par exemple, le Maghreb affiche un IDH relativement élevé (entre 0,65 et 0,8) ce qui est le signe dun développement tangible. De même, lAfrique du Sud, le Botswana ou encore la Namibie ont un IDH situé au- dessus de la moyenne continentale.

5 O CÉAN A TLANTIQUE O CÉAN I NDIEN I. L ES « A FRIQUE », UN CONTINENT INÉGALEMENT DÉVELOPPÉ. Pays à fort IDH, dont léconomie diversifiée est en lien avec lU.E et/ou le Moyen Orient Une puissance émergente, moteur du développement de lAfrique Australe Pays à faible IDH dépendant économiquement de lAfrique du Sud Pays à faible IDH pratiquant une économie extravertie (rente pétrolière et/ou agricole) Pays cumulant les difficultés (faible développement économique et humain : PMA) A LGÉRIE L YBIE E GYPTE A FRIQUE D U S UD N AMIBIE N IGERIA M ALI E THIOPIE M ADAGASCAR T ANZANIE Juillet 2011 : partition du Soudan et naissance de la République du Soudan du Sud reconnu le 14 juillet par le Conseil de sécurité de lONU, qui fait de ce pays le 193 ème membre de l'ONU.

6 G G Quels obstacles majeurs handicapent le développement du continent ? Le premier obstacle au développement est linstabilité politique. LAfrique reste le continent qui a connu le plus grand nombre de conflits (inter et intra-étatiques) depuis la fin de la Guerre froide : elle est en ce sens une zone dinstabilité majeure. 20 % de la population africaine reste à la merci des conflits armés et les régimes autoritaires demeurent plus nombreux que les démocraties (même si ces dernières progressent). La corne de lAfrique, mais également lAfrique de lOuest et une partie de lAfrique du Nord sont situés dans « larc des crises » et la guerre civile est quasiment permanente dans certains États telle que la République démocratique du Congo ou au Soudan. Les régimes démocratiques néchappent pas eux-mêmes à la corruption et à la violence politique qui gangrènent la majorité des États africains. Complément : Depuis le " printemps arabe " de 2011, les pays du Nord du continent ont connu des révolutions qui ont balayé les dictateurs au pouvoir, mais leur stabilité nest pas assurée pour autant. Cette situation freine les possibilités dinvestissements étrangers en dehors de lexploitation des matières premières. Q UAND L A FRIQUE FINANCE LES PAYS DÉVELOPPÉS Le dernier rapport du think tank américain « Global Financial Integrity, Illicit Financial Flows from Africa: Hidden Resource for Development », rendu public le 21 mai 2010, estime que durant les quatre dernières décennies, 854 milliards de dollars ont été illégalement transférés dAfrique vers le monde développé Ces transferts, qui pourraient même atteindre milliards de dollars, selon certaines estimations, auraient pourtant pu contribuer à lenrichissement de léconomie du continent africain et en faire une plate-forme dynamique et concurrentielle, à linstar de lAsie. Au lieu de cela, lAfrique continue dêtre connue pour sa mauvaise gestion. Selon le rapport, largent qui sort illégalement dAfrique ne provient que pour une infime partie de la corruption (3 %). Les revenus criminels issus du trafic de drogue, de la contrefaçon et du racket représentent environ 30 à 35 % du total. La majorité des détournements (60 à 65 %) émane de revenus de léconomie formelle. En dautres termes, par des malversations comptables qui consistent avant tout à surestimer la valeur des importations et à sous-estimer celle des exportations, des capitaux échappent aux économies africaines et sont placés dans des banques ou dans les économies européennes ou américaines. Cumulés sur les quarante dernières années, ces flux financiers illicites auraient pu servir à rembourser la dette extérieure de lAfrique, évaluée fin 2008 à 250 milliards de dollars, à financer la lutte contre la pauvreté et à encourager le développement économique du continent pour un montant de 600 milliards de dollars. Les principales victimes de ce rapt généralisé sont donc les Africains. Le rapport cite le gouverneur de la Banque centrale du Kenya, Mr Ndungu, qui déclarait en 2007 : « Les coûts de cette hémorragie financière ont été significatifs pour les pays africains dans leur ensemble. À court terme, des fuites de capitaux massives et le drainage de lépargne nationale ont sapé la croissance en étouffant la formation du capital privé. À moyen et long terme, les investissements publics ont été retardés à cause du ralentissement de la formation du capital et la baisse des recettes fiscales. » Sébastien Boussois (décembre 2010) Q UAND L A FRIQUE FINANCE LES PAYS DÉVELOPPÉS Le dernier rapport du think tank américain « Global Financial Integrity, Illicit Financial Flows from Africa: Hidden Resource for Development », rendu public le 21 mai 2010, estime que durant les quatre dernières décennies, 854 milliards de dollars ont été illégalement transférés dAfrique vers le monde développé Ces transferts, qui pourraient même atteindre milliards de dollars, selon certaines estimations, auraient pourtant pu contribuer à lenrichissement de léconomie du continent africain et en faire une plate-forme dynamique et concurrentielle, à linstar de lAsie. Au lieu de cela, lAfrique continue dêtre connue pour sa mauvaise gestion. Selon le rapport, largent qui sort illégalement dAfrique ne provient que pour une infime partie de la corruption (3 %). Les revenus criminels issus du trafic de drogue, de la contrefaçon et du racket représentent environ 30 à 35 % du total. La majorité des détournements (60 à 65 %) émane de revenus de léconomie formelle. En dautres termes, par des malversations comptables qui consistent avant tout à surestimer la valeur des importations et à sous-estimer celle des exportations, des capitaux échappent aux économies africaines et sont placés dans des banques ou dans les économies européennes ou américaines. Cumulés sur les quarante dernières années, ces flux financiers illicites auraient pu servir à rembourser la dette extérieure de lAfrique, évaluée fin 2008 à 250 milliards de dollars, à financer la lutte contre la pauvreté et à encourager le développement économique du continent pour un montant de 600 milliards de dollars. Les principales victimes de ce rapt généralisé sont donc les Africains. Le rapport cite le gouverneur de la Banque centrale du Kenya, Mr Ndungu, qui déclarait en 2007 : « Les coûts de cette hémorragie financière ont été significatifs pour les pays africains dans leur ensemble. À court terme, des fuites de capitaux massives et le drainage de lépargne nationale ont sapé la croissance en étouffant la formation du capital privé. À moyen et long terme, les investissements publics ont été retardés à cause du ralentissement de la formation du capital et la baisse des recettes fiscales. » Sébastien Boussois (décembre 2010) La fuite illicite des capitaux en lien plus ou moins étroit avec la corruption des élites et la puissance des économies informelles expliquent également la faiblesse des moyens alloués au développement. Les estimations (délicates par essence car il sagit de flux illégaux) font état de plus de 800 milliards de dollars illégalement transférés depuis 40 ans dAfrique vers le monde développé : cette manne financière détournée au profit dune poignée de « kleptocrates » aurait pu financer des programmes de développement ambitieux ou servir par exemple à la construction dinfrastructures (éducation, santé, énergie…) dont le manque structurel gangrène le continent. Ces actifs détenus à létranger sont privés et cachés : ils devraient normalement servir au remboursement de la dette publique du continent, situation que dénoncent les auteurs du récent ouvrage « la dette odieuse 1 de lAfrique » (Mai 2013), les économistes Léonce Ndikumana et James K. Boyce. Selon eux, pour chaque dollar prêté à l´Afrique, environ 60 % en ressortent sous forme de fuite de capitaux. 1 Dette contractée au nom de la population par un gouvernement à des fins acceptables (financement du développement, soutien budgétaire), puis « détournée » par les hauts fonctionnaires de ce gouvernement à des fins criminelles (vols, placement dans des comptes privés) et despotiques.

7 II. L ES FREINS A UNE INSERTION DANS LA MONDIALISATION 1. Principales tensions géopolitiques Grandes zones dinsécurité (« arc des crises ») Autres conflits majeurs (rébellion, printemps arabe…) 2. Des déplacements de population importants, reflets dune précarité et dune insécurité accrue Flux migratoires internes Flux migratoires intercontinentaux 3. Des faiblesses structurelles Des ports encore marginaux à léchelle mondiale Tanger Abidjan Lagos M ALI E THIOPIE Casablanca Durban

8 Certains pays connaissent des taux de croissance supérieurs à 5% : les « lions dAfrique » (Afrique du Sud, Nigéria, Angola, Maroc, Algérie et Égypte) affichent une santé économique prometteuse qui repose souvent sur lexploitation de matières premières (pétrole en tête) dont les prix ont flambé durant la dernière décennie mais pas uniquement (ex : Ethiopie 7.5% de croissance reposant sur lexportation de fleurs coupées). Ces États représentent à eux seuls 60 % du PIB africain. Complément : dautres pays du continent connaissent également une croissance soutenue et un développement de leur classe moyenne, mais celle-ci nentraîne pas forcément un processus de développement, dans la mesure où la croissance ne bénéficie quà une frange restreinte de la population et nalimente pas la mise en place dinfrastructures permettant une réelle émergence de ces pays. Ainsi, les PMA dAfrique subsaharienne ont connu ces dernières années des taux de croissance parfois supérieurs à 5 % par an, mais celle-ci est concentrée dans un petit groupe de pays (Angola, Guinée équatoriale, Soudan) et résulte de lexploitation des richesses locales par des groupes étrangers. Il sagit donc dune "croissance sans développement". L E DÉCOLLAGE ÉCONOMIQUE DE L 'A FRIQUE EST UNE RÉALITÉ Vous avez raison de plaindre lAfrique subsaharienne, mais peut-être plus pour très longtemps. Au cours des dix premières années du millénaire, six des dix économies à la plus forte croissance du monde (Angola, Nigeria, Ethiopie, Tchad, Mozambique et Rwanda) appartenaient à la région. Et sur huit des dix dernières années, elle a connu une croissance supérieure à celle de lAsie. Il est vrai, certaines de ces stars de la croissance doivent en partie leur succès à la flambée mondiale des cours des matières premières, et tout particulièrement à ceux du pétrole. Mais lEthiopie a réussi à croître de 7,5% en 2011, sans produire une seule goutte dor noir (la réussite éthiopienne la plus récente en matière dexportation: les fleurs coupées). En finir avec les vieux clichés Notez également que les revenus moyens en Afrique sont encore assez bas; par exemple, le revenu par habitant au Tchad est inférieur à dollars (1.431 euros) mesuré en termes de pouvoir dachat, soit moins dun dixième de celui de la Pologne ou de la République Tchèque. Il faudra par conséquent des décennies de croissance pour que le niveau de vie y devienne acceptable. Mais, selon le FMI, la région est partie pour connaître une croissance de 6% cette année, soit la même quen Asie. Et certains indices permettent de penser quun rythme sain pourra se maintenir dans un avenir proche. En effet, selon la Banque mondiale, lAfrique «pourrait être au bord dun décollage économique, tout comme la Chine il y a trente ans et lInde, il y a vingt ans.» Voilà qui devrait remettre en question la pertinence de la politique daide internationale basée sur la présomption que lAfrique nest toujours pas capable de sortir de son cycle décourageant de pauvreté, de gouvernance dysfonctionnelle et de violence tribale. … Prêt pour la surprise ? Les échanges commerciaux entre lAfrique et le reste du monde ont triplé au cours des dix dernières années. Et ce nest pas une coïncidence si depuis 2005, lAfrique attire plus dinvestissements étrangers privés que daides officielles. Considérons aussi que la part des investissements directs à létranger (les plus recherchés, puisquils apportent avec eux technologies et compétences de gestion) consacrés à lAfrique sont passés de moins de 1% en 2000 à 4,5% en (article du 19/06/2012) L E DÉCOLLAGE ÉCONOMIQUE DE L 'A FRIQUE EST UNE RÉALITÉ Vous avez raison de plaindre lAfrique subsaharienne, mais peut-être plus pour très longtemps. Au cours des dix premières années du millénaire, six des dix économies à la plus forte croissance du monde (Angola, Nigeria, Ethiopie, Tchad, Mozambique et Rwanda) appartenaient à la région. Et sur huit des dix dernières années, elle a connu une croissance supérieure à celle de lAsie. Il est vrai, certaines de ces stars de la croissance doivent en partie leur succès à la flambée mondiale des cours des matières premières, et tout particulièrement à ceux du pétrole. Mais lEthiopie a réussi à croître de 7,5% en 2011, sans produire une seule goutte dor noir (la réussite éthiopienne la plus récente en matière dexportation: les fleurs coupées). En finir avec les vieux clichés Notez également que les revenus moyens en Afrique sont encore assez bas; par exemple, le revenu par habitant au Tchad est inférieur à dollars (1.431 euros) mesuré en termes de pouvoir dachat, soit moins dun dixième de celui de la Pologne ou de la République Tchèque. Il faudra par conséquent des décennies de croissance pour que le niveau de vie y devienne acceptable. Mais, selon le FMI, la région est partie pour connaître une croissance de 6% cette année, soit la même quen Asie. Et certains indices permettent de penser quun rythme sain pourra se maintenir dans un avenir proche. En effet, selon la Banque mondiale, lAfrique «pourrait être au bord dun décollage économique, tout comme la Chine il y a trente ans et lInde, il y a vingt ans.» Voilà qui devrait remettre en question la pertinence de la politique daide internationale basée sur la présomption que lAfrique nest toujours pas capable de sortir de son cycle décourageant de pauvreté, de gouvernance dysfonctionnelle et de violence tribale. … Prêt pour la surprise ? Les échanges commerciaux entre lAfrique et le reste du monde ont triplé au cours des dix dernières années. Et ce nest pas une coïncidence si depuis 2005, lAfrique attire plus dinvestissements étrangers privés que daides officielles. Considérons aussi que la part des investissements directs à létranger (les plus recherchés, puisquils apportent avec eux technologies et compétences de gestion) consacrés à lAfrique sont passés de moins de 1% en 2000 à 4,5% en (article du 19/06/2012) Montrez que si lAfrique reste subordonnée dans les flux mondiaux, elle montre également des signes tangibles de décollage économique LAfrique connait encore aujourdhui une intégration marginale dans le commerce international. Le commerce africain pèse financièrement très peu dans la mondialisation (363 milliards de dollars en 2007 soit 9 fois moins que lAsie- Océanie, fois moins que lEurope par exemple). Toutefois, même si les flux commerciaux en direction des autres continents restent encore secondaires, lAfrique affiche un taux douverture (échanges avec des pays non africains) de 75% et capte de plus en plus dIDE (1% en 2000 contre 4.5% en 2010). Dans certains domaines, lAfrique sinsère néanmoins rapidement dans la mondialisation. En témoigne par exemple le boom de la téléphonie mobile : 44% daugmentation, 475 millions de connexions mobiles (sur 1 milliard dhabitants en 2012). Second marché mondial en nombre dabonnés avec un taux de pénétration encore bas (67.5%), ce secteur attise la convoitise des grandes firmes internationales mais nécessite à terme une amélioration des équipements par les Etats. Par-delà les chiffres, cet exemple montre que lAfrique possède une capacité dadaptation rapide aux technologies modernes. Insérer ici le reportage vidéo sur le boom de la téléphonie mobile en Afrique, téléchargeable à ladresse suivante : Si vous possédez une connexion internet dans votre salle de classe, cliquez sur ladresse.

9 Ces perspectives de développement attirent de nouveaux partenaires au premier rang desquels simpose la Chine (voir cours sur Chine-Japon) suivie de près par les pays dAmérique du Sud et plus généralement par les grands pays émergents. Ces nouveaux partenaires sajoutent aux puissances déjà présentes comme les Etats-Unis et les anciennes puissances colonisatrices qui ont souvent gardé des liens forts avec les Etats africains devenus indépendants (néocolonialisme économique) Cest en premier lieu ses ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais) qui permettent à lAfrique de disposer datouts pour sinsérer dans la mondialisation dautant que tous les gisements quelle recèle ne sont pas exploités (vallée du Rift, façade Est du continent : réserves à exploiter). La bonne santé de lAfrique se mesure à son taux de croissance annuel qui tourne autour de 5% (mais baisse en 2011 du fait des révolutions arabes) avec quelques pays moteurs, les « lions dAfrique ». L'A FRIQUE, NOUVEL ELDORADO DES INVESTISSEURS A quelques rares exceptions près, l'Afrique est en chantier. Partout ou presque, sur le continent, des grues se hissent en même temps que le niveau de vie. Et si l'Afrique était, comme l'affirment un certain nombre d'experts depuis le début du troisième millénaire, la "dernière frontière" de l'économie-monde ? … les 54 pays du continent comptent depuis 2012 un total de 1,04 milliard d'habitants. Un chiffre qui devrait doubler d'ici vingt ans, représentant alors 20 % de la population mondiale. Cela, joint au fait que le continent enregistre des taux de croissance qui depuis une décennie avoisinent les 5 % (seulement 3,4 % en 2011 en raison des révolutions arabes), explique pourquoi le continent est à un tournant. Dans ce tableau globalement positif, l'Afrique subsaharienne tire particulièrement bien son épingle du jeu. Les prévisionnistes du FMI lui prédisent une croissance pour 2013 supérieure à 5,5 %, avec quelques champions de la croissance : la Gambie, la Zambie, le Mozambique, le Ghana, qui dépassent ou avoisinent les 8 %. Désormais, le consommateur africain intéresse le reste de la planète. Le dernier rapport du cabinet McKinsey prédit qu'à l'échelle du continent le chiffre d'affaires du secteur de la consommation (vente en gros, au détail, banque, télécommunications et tourisme) devrait croître de 400 milliards de dollars (300 milliards d'euros) d'ici à Selon Acha Leke, directeur chez McKinsey, où il dirige le bureau de Lagos, cette tendance devrait s'affirmer, car "les réformes aux niveaux micro et macroéconomique adoptées par les Etats les rendent à présent plus résistants aux chocs [des crises]". Notons le fait que "l'Afrique a le second taux [au monde] de retour sur investissement", Acha Leke, le premier à avoir théorisé, avec son équipe, l'émergence des "lions africains" (puissances économiques en devenir), constate qu'un "nombre élevé de compagnies se ruent vers l'Afrique pour avoir leur part de ces opportunités". Une nouvelle "ruée vers l'Afrique" est donc en cours (la première était celle des puissances colonisatrices). Des compagnies venues d'Asie (Chine en tête) ou d'Amérique du Sud rejoignent les partenaires plus traditionnels, comme les Etats-Unis (…) L'Afrique, en termes de perspectives, peut compter sur ses ressources naturelles (pétrole, gaz et minerais). Parmi les cinq zones d'exploration gaz et pétrole les plus prometteuses observées en 2012 sur la planète figurent deux régions d'Afrique : celle de la vallée du Rift (région du lac Turkana) et surtout celle de la façade est du continent, riche en gaz, de l'océan Indien. Ces découvertes ont des conséquences directes sur d'autres secteurs. En décembre, lors du dernier rassemblement consacré au secteur du gaz à Maputo, au Mozambique, de très nombreuses banques étaient présentes. Dans le nord du pays, où devront être construites des infrastructures incluant une usine de liquéfaction géante, tout est à faire. Tout est à financer. Le far east mozambicain attire des immigrés européens. L'A FRIQUE, NOUVEL ELDORADO DES INVESTISSEURS A quelques rares exceptions près, l'Afrique est en chantier. Partout ou presque, sur le continent, des grues se hissent en même temps que le niveau de vie. Et si l'Afrique était, comme l'affirment un certain nombre d'experts depuis le début du troisième millénaire, la "dernière frontière" de l'économie-monde ? … les 54 pays du continent comptent depuis 2012 un total de 1,04 milliard d'habitants. Un chiffre qui devrait doubler d'ici vingt ans, représentant alors 20 % de la population mondiale. Cela, joint au fait que le continent enregistre des taux de croissance qui depuis une décennie avoisinent les 5 % (seulement 3,4 % en 2011 en raison des révolutions arabes), explique pourquoi le continent est à un tournant. Dans ce tableau globalement positif, l'Afrique subsaharienne tire particulièrement bien son épingle du jeu. Les prévisionnistes du FMI lui prédisent une croissance pour 2013 supérieure à 5,5 %, avec quelques champions de la croissance : la Gambie, la Zambie, le Mozambique, le Ghana, qui dépassent ou avoisinent les 8 %. Désormais, le consommateur africain intéresse le reste de la planète. Le dernier rapport du cabinet McKinsey prédit qu'à l'échelle du continent le chiffre d'affaires du secteur de la consommation (vente en gros, au détail, banque, télécommunications et tourisme) devrait croître de 400 milliards de dollars (300 milliards d'euros) d'ici à Selon Acha Leke, directeur chez McKinsey, où il dirige le bureau de Lagos, cette tendance devrait s'affirmer, car "les réformes aux niveaux micro et macroéconomique adoptées par les Etats les rendent à présent plus résistants aux chocs [des crises]". Notons le fait que "l'Afrique a le second taux [au monde] de retour sur investissement", Acha Leke, le premier à avoir théorisé, avec son équipe, l'émergence des "lions africains" (puissances économiques en devenir), constate qu'un "nombre élevé de compagnies se ruent vers l'Afrique pour avoir leur part de ces opportunités". Une nouvelle "ruée vers l'Afrique" est donc en cours (la première était celle des puissances colonisatrices). Des compagnies venues d'Asie (Chine en tête) ou d'Amérique du Sud rejoignent les partenaires plus traditionnels, comme les Etats-Unis (…) L'Afrique, en termes de perspectives, peut compter sur ses ressources naturelles (pétrole, gaz et minerais). Parmi les cinq zones d'exploration gaz et pétrole les plus prometteuses observées en 2012 sur la planète figurent deux régions d'Afrique : celle de la vallée du Rift (région du lac Turkana) et surtout celle de la façade est du continent, riche en gaz, de l'océan Indien. Ces découvertes ont des conséquences directes sur d'autres secteurs. En décembre, lors du dernier rassemblement consacré au secteur du gaz à Maputo, au Mozambique, de très nombreuses banques étaient présentes. Dans le nord du pays, où devront être construites des infrastructures incluant une usine de liquéfaction géante, tout est à faire. Tout est à financer. Le far east mozambicain attire des immigrés européens. Identifiez, à la lueur des informations données dans larticle, les atouts dont dispose lAfrique pour sinsérer dans la mondialisation. Quels sont ses principaux partenaires ? Le continent peut aussi compter sur ses immenses besoins en termes de construction dinfrastructures (« lAfrique est en chantier »). De plus, lAfrique dispose dun vaste marché intérieur en gestation (1,04 milliards de personnes aujourdhui, le double en 2050 soit 20% de la population mondiale) : les Africains sont des consommateurs en devenir ce qui attise les appétits des FTN dans des domaines aussi variés que la vente en gros, la banque ou encore les télécommunications.

10 E NJEUX ET DÉFIS DE LA CROISSANCE URBAINE EN A FRIQUE … qui suppose des besoins énormes sans les moyens adéquats - les collectivités municipales ont en charge la construction des équipements (assainissement de leau, gestion des déchets, voierie, construction décoles...) - Faiblesse des moyens financiers (ex : 3620 euros par habitant et an /Kinshasa 30 euros), humains et techniques E NJEUX ET DÉFIS DE LA CROISSANCE URBAINE EN A FRIQUE … qui rencontre des entraves structurelles difficiles à endiguer - ressources financières insuffisantes par rapport aux compétences des services urbains - transferts de compétences de lEtat aux collectivités locales opaques doù des difficultés de gestion et de planification - difficultés de recouvrement des impôts par manque de connaissance de la population imposable - manque de compétences humaines et de moyens de gestion A laide des deux documents, identifiez les caractéristiques (présentes et à venir) de la population africaine. Quimplique la gestion de cette population en termes de besoin ? LAfrique dispose dune population jeune. Dans de nombreux pays subsahariens, la proportion des moins de 15 ans dépasse les 40%. Or, une population jeune ne peut être un atout que si les Etats décident dinvestir dans ce capital humain (éducation, nourriture, soins) et de lui donner à terme des perspectives davenir acceptable (travail). Cela nécessite en amont la mobilisation dimportantes ressources. Par ailleurs, la population africaine croit à un rythme effréné : sa part dans la population mondiale devrait passer de 14,8% en 2010 (1 milliard) à 23,6% en 2050 (2,2 milliards). Cette croissance suppose des besoins énormes (nourriture, eau, travail, logement, soins…), besoins auxquels les Etats africains par manque de moyens ou de volonté politique ne répondent globalement pas. Observez attentivement la vidéo pour compléter le tableau afin de comprendre les enjeux et défis de la croissance urbaine en Afrique E NJEUX ET DÉFIS DE LA CROISSANCE URBAINE EN A FRIQUE Etat des lieux : La croissance urbaine africaine, un phénomène unique au monde…. - Population urbaine en chiffre : 30 millions en 1960 / 1.2 milliard en Exemple de croissance rapide : 1000 hbts par jour Kinshasa ou Lagos (moyenne annuelle pour une ville française comme Toulouse) - Les prévisions à 2050 : multiplication par 3 de la population urbaine alors que les villes de 2030 ne sont toujours pas construites aujourdhui E NJEUX ET DÉFIS DE LA CROISSANCE URBAINE EN A FRIQUE … qui induit des menaces de nature diverse - environnementales : extension urbaine qui empiète sur les aires agricoles, gestion des déchets, pollutions - sociales : tensions voire explosions sociales entre quartiers, émergence dune économie clandestine - sanitaires : insalubrité, épidémie = paupérisation des territoires urbains et de la population en Afrique subsaharienne Insérer ici le reportage vidéo sur le boom de la téléphonie mobile en Afrique, téléchargeable à ladresse suivante : Si vous possédez une connexion internet dans votre salle de classe, cliquez sur ladresse. Nutilisez quun extrait (les 4.46 premières minutes).

11 III. U NE INTÉGRATION CROISSANTE DANS LA MONDIALISATION Métropole de niveau mondial Autres grandes villes importantes, portes dentrée de la mondialisation Interfaces maritimes en développement Exportations (hydrocarbures, minerais, produits agricoles…) Flux dIDE en provenance des Sud Dakar Kinshasa Le Cap Johannesburg Khartoum Le Caire A MÉRIQUE DU S UD A SIE

12 E TAT DES LIEUX DE LA SITUATION ALIMENTAIRE EN A FRIQUE (B ULLETIN DE LA FAO, MARS 2013) Les cours céréaliers mondiaux ont suivi ces derniers mois des tendances contrastées : ceux du riz ont augmenté, alors que ceux du blé ont baissé et quils sont restés globalement stables dans le cas du maïs. - En Afrique centrale, lescalade récente des troubles civils en République centrafricaine a accentué les déplacements de population et entraîné la perturbation des activités agricoles et commerciales. Selon les estimations, un grand nombre de personnes auraient besoin dune aide alimentaire. - En Afrique de lOuest, la situation globale de la sécurité alimentaire sest considérablement améliorée au Sahel suite à la récolte supérieure à la moyenne rentrée en Toutefois, un grand nombre de personnes continuent dêtre exposées à linsécurité et de subir les conséquences de la crise alimentaire de lan dernier. - En Afrique de lEst, la sécurité alimentaire sest dans lensemble améliorée, les nouvelles récoltes ayant permis de reconstituer les stocks des ménages et dapprovisionner les marchés locaux. Toutefois, des inquiétudes subsistent en certains endroits, principalement du fait des troubles, des inondations ou de la faible production enregistrée antérieurement. - En Afrique australe, les perspectives concernant les récoltes céréalières de 2013 sont dans lensemble satisfaisantes. Toutefois, les dommages causés par les inondations, en particulier dans le sud-est, et par une invasion de chenilles défoliantes dans plusieurs pays devraient entraîner une diminution des récoltes dans les zones touchées. E TAT DES LIEUX DE LA SITUATION ALIMENTAIRE EN A FRIQUE (B ULLETIN DE LA FAO, MARS 2013) Les cours céréaliers mondiaux ont suivi ces derniers mois des tendances contrastées : ceux du riz ont augmenté, alors que ceux du blé ont baissé et quils sont restés globalement stables dans le cas du maïs. - En Afrique centrale, lescalade récente des troubles civils en République centrafricaine a accentué les déplacements de population et entraîné la perturbation des activités agricoles et commerciales. Selon les estimations, un grand nombre de personnes auraient besoin dune aide alimentaire. - En Afrique de lOuest, la situation globale de la sécurité alimentaire sest considérablement améliorée au Sahel suite à la récolte supérieure à la moyenne rentrée en Toutefois, un grand nombre de personnes continuent dêtre exposées à linsécurité et de subir les conséquences de la crise alimentaire de lan dernier. - En Afrique de lEst, la sécurité alimentaire sest dans lensemble améliorée, les nouvelles récoltes ayant permis de reconstituer les stocks des ménages et dapprovisionner les marchés locaux. Toutefois, des inquiétudes subsistent en certains endroits, principalement du fait des troubles, des inondations ou de la faible production enregistrée antérieurement. - En Afrique australe, les perspectives concernant les récoltes céréalières de 2013 sont dans lensemble satisfaisantes. Toutefois, les dommages causés par les inondations, en particulier dans le sud-est, et par une invasion de chenilles défoliantes dans plusieurs pays devraient entraîner une diminution des récoltes dans les zones touchées. Dans le texte ci-contre, soulignez les causes principales de linsécurité alimentaire dans les différentes régions dAfrique. Globalement, quelle tendance est observable pour lannée en cours ? Pour le premier semestre 2013, excepté en RDC (Afrique centrale) confrontée à une guerre civile qui perdure, on constate une amélioration globale de la sécurité alimentaire dans les différentes régions dAfrique. Toutefois, cette tendance est fragile et dans toutes les régions africaines analysées, le rapport fait état de cas particuliers où la population reste particulièrement vulnérable. L E RAPPORT DE LA BANQUE MONDIALE SUR LES MARCHÉS DE L AGRICULTURE ET DE L AGROALIMENTAIRE AFRICAINS Daprès les projections, le marché africain de lalimentaire et des boissons devrait atteindre milliards de dollars dici À titre de comparaison, ce marché représente actuellement 313 milliards de dollars. Il devrait donc tripler, avec à la clé davantage demplois, une plus grande prospérité, une population mieux nourrie et un net élargissement des opportunités, ce qui permettra aux agriculteurs africains dêtre compétitifs sur les marchés mondiaux. Un secteur qui doit être stimulé : Lagriculture et lagroalimentaire en Afrique ne sont pas assez performants. … Alors même que les parts dexportation diminuent, limportation de produits alimentaires augmente. Daprès le rapport, il est possible dinverser ces tendances grâce à des mesures appropriées, à un investissement soutenu dans le secteur public et dans le secteur privé et à des partenariats public-privé solides (…) Des terres et des ressources en eau non exploitées : LAfrique dispose de plus de la moitié des terres fertiles et pourtant inexploitées de la planète. Ce continent nutilise que 2 % de ses ressources renouvelables en eau, alors que la moyenne mondiale est de 5 %. Les pertes après récolte se montent à % pour les céréales et sont encore plus considérables pour les denrées périssables, en raison de mauvaises conditions dentreposage et de la piètre qualité dautres infrastructures agricoles. (…) Selon le rapport, lagriculture et lagroalimentaire devraient figurer en tête des priorités fixées dans le domaine du développement et de lentreprise en Afrique subsaharienne. Un leadership fort et une mobilisation des secteurs public et privé sont indispensables. La réussite tiendra à la collaboration avec des investisseurs stratégiques promouvant les « bonnes pratiques », tout autant quau renforcement des garde-fous et des systèmes dadministration foncière ainsi quà la sélection dinvestissements propices au développement durable. Concluant sur une note optimiste, le rapport souligne que lAfrique peut sappuyer sur de nombreux succès locaux pour guider les pouvoirs publics et les investisseurs vers des résultats économiques, sociaux et environnementaux positifs. « De bonnes politiques publiques, une augmentation des investissements publics et privés et des partenariats public-privé solides permettront de donner du pouvoir aux agriculteurs et aux entreprises africains, observe Gaiv Tata, directeur du secteur Finances et développement du secteur privé au sein de la Région Afrique de la Banque mondiale. Un secteur agroalimentaire vigoureux est vital pour lavenir économique de lAfrique. » L E RAPPORT DE LA BANQUE MONDIALE SUR LES MARCHÉS DE L AGRICULTURE ET DE L AGROALIMENTAIRE AFRICAINS Daprès les projections, le marché africain de lalimentaire et des boissons devrait atteindre milliards de dollars dici À titre de comparaison, ce marché représente actuellement 313 milliards de dollars. Il devrait donc tripler, avec à la clé davantage demplois, une plus grande prospérité, une population mieux nourrie et un net élargissement des opportunités, ce qui permettra aux agriculteurs africains dêtre compétitifs sur les marchés mondiaux. Un secteur qui doit être stimulé : Lagriculture et lagroalimentaire en Afrique ne sont pas assez performants. … Alors même que les parts dexportation diminuent, limportation de produits alimentaires augmente. Daprès le rapport, il est possible dinverser ces tendances grâce à des mesures appropriées, à un investissement soutenu dans le secteur public et dans le secteur privé et à des partenariats public-privé solides (…) Des terres et des ressources en eau non exploitées : LAfrique dispose de plus de la moitié des terres fertiles et pourtant inexploitées de la planète. Ce continent nutilise que 2 % de ses ressources renouvelables en eau, alors que la moyenne mondiale est de 5 %. Les pertes après récolte se montent à % pour les céréales et sont encore plus considérables pour les denrées périssables, en raison de mauvaises conditions dentreposage et de la piètre qualité dautres infrastructures agricoles. (…) Selon le rapport, lagriculture et lagroalimentaire devraient figurer en tête des priorités fixées dans le domaine du développement et de lentreprise en Afrique subsaharienne. Un leadership fort et une mobilisation des secteurs public et privé sont indispensables. La réussite tiendra à la collaboration avec des investisseurs stratégiques promouvant les « bonnes pratiques », tout autant quau renforcement des garde-fous et des systèmes dadministration foncière ainsi quà la sélection dinvestissements propices au développement durable. Concluant sur une note optimiste, le rapport souligne que lAfrique peut sappuyer sur de nombreux succès locaux pour guider les pouvoirs publics et les investisseurs vers des résultats économiques, sociaux et environnementaux positifs. « De bonnes politiques publiques, une augmentation des investissements publics et privés et des partenariats public-privé solides permettront de donner du pouvoir aux agriculteurs et aux entreprises africains, observe Gaiv Tata, directeur du secteur Finances et développement du secteur privé au sein de la Région Afrique de la Banque mondiale. Un secteur agroalimentaire vigoureux est vital pour lavenir économique de lAfrique. » A laide des deux documents proposés, complétez le schéma afin de montrer les handicaps actuels mais aussi les perspectives potentielles de lagriculture africaine Insérer ici le reportage vidéo sur laccaparement des terres arables en Afrique, téléchargeable à ladresse suivante : Si vous possédez une connexion internet dans votre salle de classe, cliquez sur ladresse.

13 C ERCLE VERTUEUX C ERCLE VICIEUX Q UELS MOYENS METTRE EN ŒUVRE ? B LOCAGES STRUCTURELS P ERSPECTIVES À MOYEN TERME (2030) SELON LA B ANQUE M ONDIALE Chiffre daffaire potentiel : P ERSPECTIVES À MOYEN TERME (2030) SELON LA B ANQUE M ONDIALE Chiffre daffaire potentiel : C ONSÉQUENCES SUR LE DÉVELOPPEMENT DU CONTINENT D OÙ LA SITUATION ACTUELLE Chiffre daffaire généré aujourdhui : 313 milliards de dollars Constat général : Baisse des exportations et augmentation des importations alimentaires = situation de dépendance alimentaire dans de nombreux pays D OÙ LA SITUATION ACTUELLE Chiffre daffaire généré aujourdhui : 313 milliards de dollars Constat général : Baisse des exportations et augmentation des importations alimentaires = situation de dépendance alimentaire dans de nombreux pays P RINCIPALE MENACE ÉCONOMIQUE Un land grabbing (accaparement des terres arables par des entreprises transnationales) non contrôlé Quelques chiffres : Quelles finalités ? P RINCIPALE MENACE ÉCONOMIQUE Un land grabbing (accaparement des terres arables par des entreprises transnationales) non contrôlé Quelques chiffres : Quelles finalités ? U N FREIN POLITIQUE MAJEUR Manque de volonté des gouvernements nationaux pour promouvoir ce secteur dactivité dans : U N FREIN POLITIQUE MAJEUR Manque de volonté des gouvernements nationaux pour promouvoir ce secteur dactivité dans : - Surfaces agricoles cultivables peu exploitées (800 millions de terres cultivables, ¼ exploité) - Mauvaise conditions de stockage - Faiblesse des infrastructures agricoles (matériel agricole rudimentaire, réseaux de distribution peu efficaces…) - Utilisation insuffisante des ressources renouvelables en eau (2% contre 5% au niveau mondial) - les investissements et aides publics - lorganisation des filières - la promotion dune agriculture durable - la mise en place de partenariats public-privé (pour développer des pratiques agricoles adaptées et durables) - ¾ des transactions mondiales concerne lAfrique (spoliation) - 4,8% des terres cultivables en Afrique sont aux mains de multinationales étrangères - 7 PMA particulièrement concernés - Commerciale : production de biocarburants - Alimentaire : assurer la sécurité du pays acheteur milliards de dollars - un secteur dactivité générateur demplois - population mieux nourrie = réponse contre la faim et la pauvreté (déjà expérimentée à léchelle locale) - implication des Etats : investissements soutenus (aides aux agriculteurs) et contrôle des partenariats publics privés - développement de lagrobusiness : liaison entre le secteur agricole et les entreprises africaines = meilleure insertion dans la compétitivité internationale

14 Que suggère la carte ci-contre en terme en termes defficacité et de cohésion ? Ces formes dintégration progressive prennent du temps dans la mesure où elles impliquent des efforts importants pour les pays concernés : libéralisation de leurs marchés, amélioration de la circulation commerciale et surveillance efficace des frontières. On peut toutefois remarquer quexceptée lUnion Africaine (UA, à vocation politique, économique et sécuritaire) qui rassemble les 54 Etats du continent, les onze autres organisations morcèlent lAfrique en sous-ensembles distincts qui peuvent se montrer concurrents. La carte montre quil existe une multitude dorganisations régionales en Afrique. Les accords de coopération sont créés pour dynamiser les échanges entre Etats membres. Par exemple, 8 États dAfrique de lOuest coopèrent au sein de lUnion économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et utilisent une monnaie unique, le franc CFA. De même, trois espaces économiques existent à lEst et au Sud : lunion de la Communauté de Développement de lAfrique Australe (SADC), la Communauté dAfrique de lEst (CEA) et le Marché Commun de lAfrique de lEst et Australe (COMESA). L ES DÉFIS DE L INTÉGRATION RÉGIONALE : L EXEMPLE OUEST AFRICAIN Lenjeu actuel de lintégration tient à lévolution du monde contemporain, caractérisé par un recentrage économique à léchelon régional et mondial. Linterdépendance accrue des économies par des accords de libre-échange nécessite de nouveaux modes de régulation. Les préoccupations dintégration régionale telles quelles se manifestent actuellement sont donc une réponse à la mondialisation. La nécessité de lintégration en Afrique de lOuest tient aussi à la faillite des États-nations (incapacité à répondre aux besoins des populations). Lalternative à cette faillite ne peut donc venir que du resserrement des liens entre les États pour mieux faire face : - aux méfaits de la balkanisation 1 ; - aux déchirements historiques et culturels dus à la partition coloniale ; - à la nécessité de reconstruire les bases spatiales dun développement durable ; - à la migration de travail et à la politique du « diviser pour mieux régner » des ex-pays coloniaux. En Afrique de lOuest, trois expériences dintégration et de coopération fonctionnent correctement : la Communauté économique des États de lAfrique de louest (Cedeao), l'Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa) et l'Union du fleuve Mano (UFM). Elles poursuivent des objectifs variables selon les institutions : historique, politique, économique et social. Ceux-ci ont permis quelques avancées notamment avec la mise en place dinstruments juridiques structurant les relations entre les États, les acteurs et autres institutions de coopération. Néanmoins, les obstacles sont encore nombreux et concernent, pour les plus importants, la gouvernance politique, le chevauchement des institutions, des économies peu diversifiées, le déficit dinfrastructures, la fragilité des États. 1 processus de morcellement dunités politiques et géographiques qui existaient en une multitude dÉtats L ES DÉFIS DE L INTÉGRATION RÉGIONALE : L EXEMPLE OUEST AFRICAIN Lenjeu actuel de lintégration tient à lévolution du monde contemporain, caractérisé par un recentrage économique à léchelon régional et mondial. Linterdépendance accrue des économies par des accords de libre-échange nécessite de nouveaux modes de régulation. Les préoccupations dintégration régionale telles quelles se manifestent actuellement sont donc une réponse à la mondialisation. La nécessité de lintégration en Afrique de lOuest tient aussi à la faillite des États-nations (incapacité à répondre aux besoins des populations). Lalternative à cette faillite ne peut donc venir que du resserrement des liens entre les États pour mieux faire face : - aux méfaits de la balkanisation 1 ; - aux déchirements historiques et culturels dus à la partition coloniale ; - à la nécessité de reconstruire les bases spatiales dun développement durable ; - à la migration de travail et à la politique du « diviser pour mieux régner » des ex-pays coloniaux. En Afrique de lOuest, trois expériences dintégration et de coopération fonctionnent correctement : la Communauté économique des États de lAfrique de louest (Cedeao), l'Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa) et l'Union du fleuve Mano (UFM). Elles poursuivent des objectifs variables selon les institutions : historique, politique, économique et social. Ceux-ci ont permis quelques avancées notamment avec la mise en place dinstruments juridiques structurant les relations entre les États, les acteurs et autres institutions de coopération. Néanmoins, les obstacles sont encore nombreux et concernent, pour les plus importants, la gouvernance politique, le chevauchement des institutions, des économies peu diversifiées, le déficit dinfrastructures, la fragilité des États. 1 processus de morcellement dunités politiques et géographiques qui existaient en une multitude dÉtats Pourquoi lintégration régionale est-elle incontournable aujourdhui en Afrique ? Quels obstacles rencontre-t-elle ? Dans quels domaines est-elle la plus nécessaire ? Dans la logique dune intégration moins marginale à la mondialisation, lAfrique doit développer les processus dintégration régionale. Elle rencontre toutefois des obstacles multiples, fruits dune histoire contemporaine mouvementée (colonisation/décolonisation) et de relations de dépendance qui continuent de miner ce continent aux Etats jeunes qui peinent à répondre aux besoins de la population. Cest avant tout dans le domaine de la coopération économique et des échanges commerciaux que les pays dAfrique ont tout intérêt à sunir afin dêtre plus forts face aux demandes nombreuses de lextérieur : ils pourront ainsi relever le défi global du développement.

15 Les défis restent nombreux à relever pour que lAfrique sorte du sous-développement et sintègre dans la mondialisation : maîtriser la croissance démographique et la croissance urbaine, subvenir aux besoins alimentaires et sanitaires des populations, surmonter linstabilité politique et progresser dans la voie de lintégration régionale…. Le développement durable, qui nest pour linstant pas une priorité pour les dirigeants africains, devra mieux être pris en considération, en particulier pour assurer aux populations africaines un accès plus équitable aux revenus générés par les richesses et les potentialités du continent. Récolte du coton aux environs de Banfora, Burkina Faso (Photo de Yann Arthus Bertrand)

16

17 Fiche Eduscol Sites académiques Hors série Revue - Courrier International « Afrique 3.0 » Mars-Avril 2013 Sur les difficultés et obstacles au développement (Conférence des nations Unies sur le développement et le commerce : rapport 2012 sur les PMA) (analyse des données) (le défi de lalphabétisation ) (Gouvernance économique - Le poids de la dette africaine) (Quand lAfrique finance les pays développés) Sur les perspectives dune intégration dans la mondialisation (les multinationales face au réveil des syndicats) (Les villes au secours de lAfrique) Les défis à relever (chiffres population) (Atlas de lintégration régionale en Afrique de lOuest : les dynamiques démographiques) (La jeunesse, atout des pays en développement) (La croissance urbaine en Afrique de lOuest : de lexplosion à la prolifération) (L'Afrique face à ses défis démographiques : un avenir incertain) (question du land grabbing) (Perspectives de récolte et situation alimentaire dans le monde paru en Mars 2013) (banque mondiale : des solutions pour relever le défis de la faim en Afrique) (Les défis de lintégration régionale : lexemple ouest africain)


Télécharger ppt "T HÈME 3 : D YNAMIQUES DES GRANDES AIRES CONTINENTALES Question 3 : LAfrique, les défis du développement Maasai (peuple semi nomade dAfrique de lEst) et."

Présentations similaires


Annonces Google