La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Caractéristiques dun poème : Comme Molière dans Le Bourgeois gentilhomme, on peut considérer que « Tout ce qui n'est point prose est vers ; et tout ce.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Caractéristiques dun poème : Comme Molière dans Le Bourgeois gentilhomme, on peut considérer que « Tout ce qui n'est point prose est vers ; et tout ce."— Transcription de la présentation:

1 Caractéristiques dun poème : Comme Molière dans Le Bourgeois gentilhomme, on peut considérer que « Tout ce qui n'est point prose est vers ; et tout ce qui n'est point vers est prose. » Il serait vain de vouloir définir ce qu'est un poème mais on peut dire que la poésie est un art du langage qui s'apparente : a/ à la musique par le rythme de ses vers et de ses rimes b/ à la peinture par les images qu'elle fait surgir aux yeux par son soucis de la forme. La poésie se différencie des autres formes littéraires selon deux caractéristiques : - Le vers : cest l'unité rythmique d'un texte poétique. C'est le groupement d'un nombrevers précis de syllabes. Représenté par écrit sur une seule ligne, il commence toujours par une majuscule. - La rime marque généralement la fin du vers. Il s'agit d'une ou plusieurs syllabes finales identiques par leur valeur rythmique et sonore avec d'autres qui leur succèdent.

2 Les différentes formes de poèmes La longueur des vers et l'agencement des strophes varient en fonction des genres poétiques. strophes Un petit historique… Un vers de dix syllabes est typique de la chanson de geste du Moyen Âge. Le vers de douze syllabes, appelé alexandrin, est mis à l'honneur par Ronsard au XVIe siècle puis par Racine au XVIIe siècle. Les vers de cinq syllabes sont souvent utilisés dans les paroles de chanson. Les vers de six aussi appelé sizain(ou 2 vers de 3 syllabes) dans le blues ou le rap. Victor Hugo s'est essayé aux vers de toutes les longueurs. Un exemple original : Les Djinns (Les Orientales) de Victor Hugo Cest un modèle de prouesse : composé de 15 strophes longues de 8 lignes chacune, ce poème évoque le passage d'une cohorte de monstres, « hideuse armée de vampires et de dragons ».Il commence par une strophe de deux syllabes, trois, quatre, et ainsi de suite jusqu'à huit. Puis, à mesure que les monstres repartent et que le vacarme s'estompe, le nombre de syllabes décroît pour retomber à deux. L'agencement des vers détermine un genre : Si l'on réunit des alexandrins en fonction de règles précises, on obtient un sonnet. Si au contraire on présente une suite de vers de différentes longueurs, sans ordre ni symétrie tout en respectant les règles de rythme et de rime, on obtient des vers dits libres. Le maître en la matière, cest Jean de La Fontaine avec ses Fables.

3 Le fond et la forme De toutes les créations littéraires, le poème est celui qui pose la question du rapport entre le fond et la forme avec le plus de force. Autrement dit le poète doit se poser principalement ces questions: Comment exprimer ce que l'on veut faire passer ? En quoi la manière de présenter influe sur le contenu ? Comment obtenir le rapport le plus efficace entre les deux ? Les réponses sont multiples, chaque poète étant perpétuellement à la recherche de nouvelles solutions : Certains obéissent à des règles très contraignantes comme le préconisent Ronsard ou Boileau. D'autres au contraire cherchent à s'en s'affranchir comme Victor Hugo, Verlaine ou Rimbaud. Certains s'amusent à se soumettre à la forme comme Apollinaire dans ses Calligrammes Et pratiquant l'énumération pour évoquer un instant vécu, Apollinaire se libère carrément des rimes dans Alcools : (extrait) « Il y a » « (…) Il y a le Gulf Stream qui est si tiède et si bienfaisant Il y a un cimetière plein de croix à 5 kilomètres Il y a des croix partout de ci de là Il y a des figues de barbaries sur ces cactus en Algérie Il y a les longues mains souples de mon amour (…). »

4 Un calligramme est un poème dont la disposition graphique sur la page forme un dessin, généralement en rapport avec le sujet du texte, mais il arrive que la forme apporte un sens qui s'oppose au texte. Ce genre a été pratiqué au début du XXe siècle, notamment par le poète français Guillaume Apollinaire, qui est à l'origine du mot (formé par la contraction de « calligraphie » et d'« idéogramme »), dans un recueil éponyme (Calligrammes, 1918).poème XXe siècleGuillaume ApollinairecalligraphieidéogrammeCalligrammes1918

5 1. Reconnaître ce qui vous tient à cœur Il ne faut pas apprendre grand-chose avant de commencer, mais plutôt chemin faisant. Votre fil d'Ariane, c'est le message que vous voulez transmettre. Ce qui vous tient à cœur est peut-être quelque chose que vous avez sur le cœur… ou en travers de la gorge ! Il est nécessaire de le savoir pour connaître la couleur de l'émotion qui vous pousse. Que ce soit quelque chose de beau ou de triste à partager, quelque chose de révoltant à dénoncer ou quelque chose de tendre à dire, un message est toujours destiné à quelqu'un : S'imaginer en train de s'adresser à un interlocuteur peut aider. Que ce soit à une foule, à l'opinion publique ou à une personne chère. Le bon interlocuteur est tout simplement celui qui vous stimule, celui à qui vous avez vraiment envie de faire part de votre message, celui qui vous inspire (votre muse) Vous pouvez en changer au cours de votre écriture ou avoir un interlocuteur attitré pour chaque partie de votre poème.

6 Vous pouvez pousser votre questionnement plus loin en vous demandant : la raison pour laquelle vous voulez écrire votre poème ce que vous voulez raconter, pourquoi vous voulez le raconter. Une grande sincérité vis-à-vis de soi-même est nécessaire. En cas de blocage, évitez tout ce qui vous inhibe. Dirigez-vous exclusivement vers ce qui vous stimule. C'est de là que vous trouverez force et inspiration. 1. Reconnaître ce qui vous tient à cœur (suite)

7 Choisir la forme : contraintes et libertés Si vous avez clairement à l'esprit la couleur de l'émotion que vous voulez faire passer et le message que vous voulez adresser à votre interlocuteur, il faut choisir ensuite sous quelle forme l'exprimer. Pour cela, vous pouvez osciller entre deux pôles : Celui qui considère que la liberté naît de la contrainte, et choisir une forme contraignante, comme le sonnet ou le calligramme. Choisir au contraire une forme qui permet de se lancer impulsivement, comme l'inventaire sous forme. Cela dépend de votre personnalité, de votre état d'esprit du moment et de votre propos.

8 Il faut également faire le choix entre le long et le court : Le court - le haïku japonais, - les proverbes et maximes, - l'épigraphe, une épigraphe est une phrase en prose ou en vers placée en tête d'un livre, d'un ouvrage ou d'un chapitre, pour en annoncer ou résumer le contenu, ou pour éclairer sur les intentions de l'auteur. - l'épitaphe, pour le court. l'épitaphe est un genre littéraire rimé : c'est surtout ce que l'on aimerait inscrire sur la pierre tombale de quelqu'un que l'on admire, ou, au contraire, que l'on n'apprécie guère Le long - Le sonnet, - Le pantoum - la fable et le conte, - l'élégie, - l'ode, - les stances, - l'énumération Une fois de plus le critère de choix sera en fonction de ce qui vous amuse et vous stimule.

9 Pantoum, de Louisa Pène-Siefert Louisa Pène-SiefertLouisa Pène-Siefert ( ) a écrit le Pantoum suivant : Au clair soleil de la jeunesse, Pauvre enfant d'été, moi, j'ai cru. - Est-il sûr qu'un jour tout renaisse, Après que tout a disparu ? Pauvre enfant d'été, moi, j'ai cru ! Et tout manque où ma main s'appuie. - Après que tout a disparu Je regarde tomber la pluie. Et tout manque où ma main s'appuie. Hélas ! les beaux jours ne sont plus. - Je regarde tomber la pluie... Vraiment, j'ai vingt ans révolus. Le pantoum consiste en une suite de quatrains à 8 ou 10 syllabes) où s'appliquent deux systèmes de reprises : le deuxième et le quatrième vers de chaque strophe sont repris respectivement comme premier et troisième vers de la strophe suivante, et le tout dernier vers du poème doit coïncider avec le premier. Ces systèmes de reprises impliquent que le poème ne comprenne que deux rimes. Cette forme permet de donner au poème une musicalité particulière très typée. Le pantoum français dérive du « pantun berkait » malais.pantun

10 Versification; Les rimes Voici des exemples sur les rimes : Les sonorités Différence entre une rime masculine et une rime féminine : On appelle rime masculine, la rime des mots qui finissent par une syllabe sonore qui a l'accent tonique. ex. : décor – touffu On appelle rime féminine, la rime des mots qui finissent par une syllabe muette, sans accent tonique. ex. : belle - dentelle -voient – remercient La disposition des rimes Trois possibilités s'offrent à vous : - On peut faire suivre deux rimes féminines de deux rimes masculines : ce sont des rimes plates ou suivies. (aabb) - On peut faire suivre une rime masculine de deux rimes féminines puis une rime masculine : ce sont des rimes embrassées. (abba) - On peut faire alterner une rime féminine avec une rime masculine : ce sont des rimes croisées. (abab) Le traitement du « e » muet Le « e » muet en fin de vers : En fin de vers, le « e » ne se prononce pas. Mais le « e » des mots « toutes », « lues », « pages » et « pierre » se prononcent dans les vers qui suivent : « Sur toutes les pages lues (Sur-tou-tes-les-pa-ges-lues) Sur toutes les pages blanches (Sur-tou-tes-les-pa-ges-blanches) Pierre sang papier ou cendre (Pier-re-sang-pa-pier-ou-cendre) J'écris ton nom »

11 Quelques conseils pour faire comme « les grands » : Victor Hugo écrivait des alexandrins tous les matins pour se mettre « en forme ». Découvrir des nouvelles formes de vers et les reproduire comme une sorte d'entraînement est excellent. Voici une petite liste d'exercices à faire en s'amusant seul ou à plusieurs : Consultez une pièce de théâtre de Racine (Phèdre), de Corneille (Le Cid) ou de Molière (Le Misanthrope), et comptez les pieds en tenant compte de la règle du « e » muet. Observez l'alternance des rimes de différents poèmes dans une anthologie de poésie. Écrivez des bouts rimés en partant des rimes d'un poème de votre choix, en changeant le corps des vers et en respectant le nombre de pieds. Écrivez un poème sous forme d'énumération : un « Je me souviens » à la manière de Georges Perec un « J'aime » ou « J'aime pas » à la manière de Roland Barthes un « Je voudrais » ou « J'ai été » ou « Je déteste » ou ce que vous désirez.


Télécharger ppt "Caractéristiques dun poème : Comme Molière dans Le Bourgeois gentilhomme, on peut considérer que « Tout ce qui n'est point prose est vers ; et tout ce."

Présentations similaires


Annonces Google