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Lair intérieur des locaux de travail Intervenants: Dr. Philippe LETORT Mélanie MARQUES.

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1 Lair intérieur des locaux de travail Intervenants: Dr. Philippe LETORT Mélanie MARQUES

2 définitions Lair : 78% dazote 21% doxygène 1% dargon Traces de gaz rares La respiration Le poumon 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 2

3 Quelques chiffres « Nous passons en moyenne 22 heures sur 24 en espace clos ou semi-clos » (Source : Observatoire de la qualité de lair intérieur) Environ 8 heures par jour dans les locaux de travail ou à domicile (télétravail) En Bretagne entre , 54 cas dintoxication ont été recensés, 76% des affaires correspondent à des intoxications domestiques au monoxyde de carbone 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 3

4 L A QUALITÉ DE L AIR INTÉRIEUR, U NE PRÉOCCUPATION MAJEURE DE SANTÉ PUBLIQUE 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 4

5 « La lutte contre la pollution des airs intérieurs, trop longtemps négligée, doit constituer une nouvelle priorité » (Grenelle de lenvironnement, titre 1.3. d rapport de groupe « Instaurer un environnement respectueux de la santé ») 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 5

6 Les dangers pour la santé Anoxie: Privation doxygène Intoxication: Danger créé par linhalation de gaz toxique ou de particules présentes dans lair. Principales affections : Allergie Infection Cancer 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 6

7 La pollution de lair intérieur au travail La pollution de lair intérieur dépend des locaux, des équipements, de lenvironnement extérieur et de lactivité des occupants. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 7

8 Les occupants et leurs activités On distingue : Activité non spécifique (Article R du Code du Travail) : les locaux dans lesquels la pollution est liée à la seule présence humaine, à l'exception des locaux sanitaires. Activité spécifique (Article R du Code du Travail) : les locaux dans lesquels des substances dangereuses ou gênantes sont émises sous forme de gaz, vapeurs, aérosols solides ou liquides autres que celles qui sont liées à la seule présence humaine ainsi que locaux pouvant contenir des sources de micro-organismes potentiellement pathogènes et locaux sanitaires. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 8

9 Les contaminants de lair intérieur La qualité de lair est conditionnée par différents facteurs : la nature et lintensité des sources démission intérieures Le taux de renouvellement de lair Les éventuels systèmes de traitement de lair La qualité de lair extérieur 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 9

10 Les sources démission intérieure La qualité de lair dépend aussi de la conception et de lexploitation des bâtiments : Matériaux de construction et de décoration Mobilier Vapeurs de peinture ( travaux de rénovation, colle…) Contaminants extérieurs (emplacement de prises dair au niveau des sources de contamination) Produits phytosanitaires (traitement du bois, insecticides, fongicides…) Polluants issus de la combustion (chauffage, production deau chaude) Plantes / fleurs/ animaux 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 10

11 Natures des contaminants On distingue plusieurs types de contaminants : Physique Chimique Microbiologique 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 11

12 Polluants physiques Poussière de bois Amiante Radon Farine Poussière végétale Particules inertes 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 12

13 Les polluants chimiques Polluants hautement prioritaires retenus par lAFSSET : Formaldéhyde Benzène Naphtalène (HAP) Dioxyde dazote Monoxyde de carbone Trichloroéthylène Tétrachloroéthylène COV (composé organique volatile) …. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 13

14 Polluants microbiologiques Moisissures Allergènes (acariens, champignons microscopiques) Pollen Bactéries (légionellose…) 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 14

15 Les effets de cette pollution intérieure Symptômes physiques Nausée, vertige Maux de tête Manifestations dallergie, asthme Symptômes comportementaux Baisse de productivité Absentéisme accru Augmentation de la fréquence des pauses Syndromes cliniques « Sick building syndrome » (syndrome des bâtiments malsains) « Building related illness » (maladie liée au bâtiment) Principales substances développant des effets pathogènes 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 15

16 Le syndrome des bâtiments malsains (SBS) Il nexiste pas de définition précise unanimement reconnue. Cest un problème de santé environnemental. Dans les locaux de travail, cest un problème de santé au travail. En constante augmentation depuis les années 70. Définition de lOMS : excès de plaintes et de symptômes survenant chez une partie des occupants dun bâtiment correspondant à un local à pollution non spécifique. Le SBS ne peut être évoqué quaprès avoir éliminé chez les personnes concernées, une maladie liée au bâtiment et dont la cause est identifiable. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 16

17 Le syndrome des bâtiments malsains (SBS) Les symptômes observés ne sont pas spécifiques : Céphalées trouble de la concentration Asthénie irritation cutanée, oculaire ou nasale banals mais inconfortables et invalidants Une cause inconnue et de nombreux facteurs étiologiques suspectés. Les facteurs favorisants sont le type et le taux de ventilation, les composés organiques volatils (COV), Les particules en suspension et le lhumidité. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 17

18 Exemple : Le radon Gaz radioactif dorigine naturelle Particulièrement présent dans les régions granitiques et volcaniques : la Bretagne, le massif central, les Vosges et la Corse. Les niveaux sont généralement plus faibles en zone urbaine quen zone rurale. Principale source dirradiation naturelle en France. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 18

19 Exemple : Le radon Augmente le risque de cancers du poumon dans des proportions comparables au tabagisme passif. Lexposition domestique en France estimée à 68Bq/m3. A partir de 400 Bq/m3 : des actions doivent être mises en œuvre par lemployeur pour réduire lexposition. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 19

20 Exemple : Le radon Obligation de mesure systématique du radon et de gestion de risque pour 31 départements. Obligation applicable pour certains bâtiments à usage professionnel et 4 types détablissements ouverts au public : Les établissements denseignement Les établissements sanitaires et sociaux avec capacité dhébergement Les établissements thermaux Les établissements pénitentiaires. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 20

21 Exemple : Le radon Arrêté du 07/08/08 fixe la liste des activités professionnelles donnant lieu à une mesure du niveau de radon sur le lieu de travail : Lieux de travail en rapport avec des activités de travail souterrain Lentretien et la surveillance des voies de circulation La manutention et lapprovisionnement de marchandises ou de matériels Lhôtellerie et la restauration Pas dobligation pour lhabitat. La prévention passe par la mise en œuvre de solutions techniques destinées à réduire les niveaux de radon dans les bâtiments. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 21

22 Exemple : Le monoxyde de carbone CO Gaz inodore, incolore, non irritant, très toxique Liaison avec lhémoglobine Plus doxygène distribué aux cellules Causes dintoxications extrêmement nombreuses : situations où il y a combustion incomplète Appareil de chauffage Moteur à essence en atmosphère confinée Groupe électrogène Chariot élévateur Scie à moteur Hotte bouchée Travaux en cuve avec le gaz de fermentation Pompe à moteur thermique 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 22

23 Exemple : Le monoxyde de carbone CO Intoxications très fréquentes: À domicile ou sur le lieu de travail Aiguës ou chroniques Individuelles ou collectives 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 23

24 Exemple : Le monoxyde de carbone CO Intoxication aiguë : Signes cliniques non spécifiques. Diagnostic difficile. Symptômes: Céphalées Troubles de comportement Vertiges, sensation de faiblesse musculaire Troubles visuels Douleurs abdominales Malaises, perte de connaissance Manifestations cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, œdème pulmonaire) Coma inaugural. Il existe des formes immédiatement mortelles. 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 24

25 Exemple : Le monoxyde de carbone CO Manifestations à long terme: Troubles de la mémoire, de la personnalité Troubles cognitifs Troubles moteurs (hémiplégie…) Troubles de la coordination (mouvements anormaux) Chez la femme enceinte: souffrance fœtale par anoxie Dosages atmosphériques du CO avec des mini-détecteurs Seuil dalerte: 35ppm Seuil dalarme: 75 ppm 238_DESCRIPTIF_DES_SUBSTANCES_OU_PARAMETRES_MESURES.pdf 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 25

26 Rappel réglementaire Lévaluation des risques, une obligation de lemployeur. (Article L du Code du Travail) Risque dintoxication lié à la pollution de lair intérieur : Identification Définition Cotation Hiérarchisation du risque Plans daction ( prévention, protection) 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 26

27 Identification du risque Indicateurs subjectifs : Plaintes (à lemployeur, au médecin du travail) Symptômes comportementaux Évaluation olfactive : Odeurs Indicateurs objectifs : Évaluation technique : Mesures de gaz (référentiel valeurs guides de la qualité de lair) Débit de la ventilation (taux de renouvellement dair, dispositif daération naturel ou mécanique en fonction du type dactivité …) 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 27

28 Lévaluation du risque Le STSM vous accompagne : Détermination de la méthode de prélèvement atmosphérique Vérification de la ventilation, test aux fumigènes: Déplacement dair Extraction des gaz et fumées Étude toxicologique Mesures actives ou passives 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 28

29 La prévention collective Dans les locaux fermés, lair doit être renouvelé de façon à : Maintenir un état de pureté de latmosphère propre à préserver la santé des travailleurs Éviter les élévations exagérées de température, les odeurs désagréables et les condensations. (Articles R et R du Code du travail) Locaux à pollution non spécifique : aération par ventilation mécanique ou par ventilation naturelle permanente. (Articles R4222-4, R et R du Code du travail) 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 29

30 La prévention collective 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 30 Ventilation naturelle permanente : Ouvrants donnant directement sur lextérieur Dispositifs de commande accessibles aux occupants La réglementation fixe un volume minimal du poste de travail permettant une ventilation naturelle à : 15 m 3 pour les bureaux et les locaux où est effectué un travail physique léger 24 m 3 pour les autres locaux. (Articles R4222-4, R et R du Code du travail)

31 La prévention collective 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 31 Débit minimal dair neuf à introduire dans des locaux à pollution non spécifique lorsque laération est faite par des dispositifs de ventilation : (Article R du Code du travail) Désignation des locauxDébit minimal dair neuf par occupant (m3/h) Bureaux, locaux sans travail physique25 Locaux de restauration, de vente, de réunion30 Ateliers et locaux avec travail physique léger45 Autres ateliers et locaux60

32 La prévention collective 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 32 Lair envoyé après recyclage dans les locaux à pollution non spécifique doit être filtré. Lair pollué dun local à pollution spécifique ne doit pas être envoyé après recyclage dans un local à pollution non spécifique. La ventilation installée doit assurer le renouvellement de lair absolument partout dans les locaux.

33 La prévention collective 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 33 Éliminer le risque Diminuer le risque Capter le polluant à la source: Hotte Table aspirante Torche aspirante Compléter le captage par une ventilation générale

34 La prévention individuelle Formation et information des salariés confrontés aux risques Port déquipements de protection individuelle 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 34

35 La prévention individuelle Choix dun appareil de protection respiratoire selon : La teneur en oxygène du lieu de travail La nature et la concentration des polluants (gaz, aérosols solides ou liquides) Les dimensions des particules sil sagit dun aérosol Les conditions de température et dhumidité Lactivité physique de lutilisateur La durée du travail à effectuer Les conditions daccès à la zone de travail 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 35

36 Les appareils de protection respiratoires 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 36 Classification Les appareils filtrants : Purifient lair environnant par filtration Ne pas les utiliser en atmosphère pauvre en oxygène Les appareils isolants: Alimentés en air respirable à partir dune source non contaminée Lappareil est constitué de deux parties : Une pièce faciale Un dispositif de filtration ou un dispositif dappart dair respirable

37 Demi-masqueMasque complet CasqueCagouleEnsemble embout buccal Les appareils de protection respiratoires Les pièces faciales En contact avec le visage de lutilisateur Assure létanchéité entre latmosphère ambiante et lintérieur de lappareil Doit être bien ajustée pour empêcher les fuites Différentes pièces faciales: 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 37

38 Les appareils de protection respiratoires 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 38 Les appareils filtrants À ventilation libre : lair traverse le filtre grâce à la respiration de lutilisateur À ventilation assistée : lair ambiant est aspiré à travers le filtre par une pompe Les filtres anti-aérosols : 3classes Durée dutilisation du filtre anti-aérosol : Changer de filtre quand il y a une gêne respiratoire ClassesUtilisations 1Aérosols solides et/ou liquides sans toxicité spécifique 2Aérosols solides et/ou liquides dangereux ou irritants 3Aérosols solides et/ou liquides toxiques

39 Les appareils de protection respiratoires 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 39 Filtres anti-gaz : différents types TypeCouleurUtilisation AMarronProduits organiques à point débullition supérieur à 65°C BGrisGaz et vapeurs inorganiques sauf le monoxyde de carbone (CL 2, Br 2, H 2 S, HCN…) EJauneDioxyde de soufre et autres gaz et vapeurs acides (HCL…) KVertAmmoniac et dérivés organiques nitrés HgP 3 Rouge + blancVapeurs de mercure NOP 3 Bleu + blancOxydes dazote AXMarronProduits organiques à point débullition inférieur à 65°C SXvioletComposés organiques spécifiques désignés par le fabricant

40 Les appareils de protection respiratoires 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 40 Filtres anti-gaz : 3 classes selon leur capacité de piégeage Fonctionnement: Adsorption sur une surface de charbon actif. Le filtre ne fonctionne plus quand les sites dadsorption sont tous occupés le filtre est « claqué » Temps de claquage difficile à évaluer. Il dépend de: Concentration en polluant Température Humidité Rythme respiratoire de lutilisateur... Le changer périodiquement

41 Les appareils de protection respiratoires 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 41 Si réutilisation dun filtre, toujours avec le même gaz. Pour les gaz dangereux: usage unique du filtre Il existe des filtres : qui protègent contre plusieurs types de polluants: A 2 B 2, A 1 K 1 … qui sont combinés anti-aérosol et anti-gaz: A 2 P 2, B 2 E 2 P 1 …

42 Les appareils de protection respiratoires 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 42 Les appareils isolants: 2 types Non autonomes : raccordés à une source dair respirable par un tuyau Autonomes : la source dair ou doxygène est portée avec lappareil Air neuf: Sans pollution, ni odeur, ni goût significatif, teneur doxygène de 21±1%, moins de 500ppm de CO 2 et de 15ppm de CO

43 Recommandations 20/10/2009 Deuxième Journée Santé & Travail de Saint-Malo 43 Information du salarié sur les risques encourus Formation du salarié à lutilisation des protections respiratoires Enregistrement et suivi des appareils respiratoires : entretien et nettoyage régulier Stockage des protections respiratoires dans un endroit propre


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