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Indexation : entre concept et percept, un problème dinterprétation Bruno Bachimont Institut National de lAudiovisuel Université de Technologie de Compiègne.

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1 Indexation : entre concept et percept, un problème dinterprétation Bruno Bachimont Institut National de lAudiovisuel Université de Technologie de Compiègne

2 2 Argument Lindexation est une reformulation du contenu ; –Deux approches : indexation documentaire et analyse du contenu ; Un pivot : le concept –Le concept qui catégorise ce qui est extrait ; le concept qui distingue ce qui est indexé ; Problème : –Comment concilier le niveau perceptif, niveau de lanalyse, et le niveau linguistique, niveau de lindexation ? Propositions : –Distinguer des niveaux danalyse : phénoménologie de la perception ; –Situer de manière critique les index : philologie de lannotation ; –Articuler les contenus entre eux : herméneutique documentaire –Modéliser les index : sémantique de lindexation.

3 3 Indexation : 2 points de vue Indexation documentaire : –Reformulation en un format exploitable pour la tâche documentaire visée de la signifiance de la partie ou du tout dun document. –Recours aux ressources de la langue pour imposer un sens au document et expliciter cette signifiance. Analyse du contenu : –Extraction en un format exploitable de descripteurs à partir du contenu physique du document. –Recours aux propriétés physiques du monde représenté et de son encodage dans le document.

4 4 Problème Lindexation documentaire mobilise des index ; Lanalyse des contenus mobilise des descripteurs ; Les index et descripteurs expriment un point de vue sur le contenu et correspondent à une conceptualisation du document : –Entre concept perceptif à la base des descripteurs et concept distinctif à la base des index.

5 5 Concept distinctif Principe : – le concept distinctif est une position dans le système de signification de la langue. Conséquence : –Le concept distinctif a pour signification et contenu ce qui lidentifie et le distingue vis-à-vis des autres concepts. Origine : –Linguistique saussurienne : signifier, cest différer.

6 6 Le signe saussurien: définition « Le signe linguistique unit non une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique. … Nous appelons signe la combinaison du concept et de limage acoustique » (CLG) –Concept = signifié ; –Image acoustique = signifiant ;

7 7 Signe et réalité Langue & nomenclature –Les signifiés et signifiants ne préexistent pas aux signes ; Le signe co-institue signifiant et signifié ; –La langue narticule pas les signes aux choses : Le rapport langue/réalité nest pas du ressort de la linguistique. « Prise en elle-même, la pensée est comme une nébuleuse où rien nest nécessairement délimité. Il n y a pas d idées préétablies, et rien nest distinct avant l apparition de la langue. » (CLG, p. 155)

8 8 Larbitraire du signe Distinguer : –Arbitraire du nom par rapport à la chose désignée ; Problème philosophique du signe comme lien naturel ou conventionnel à la chose; –Arbitraire du signifiant vis-à-vis du signifié : Arbitraire radical: « dix » et « neuf » ; Arbitraire relatif : « dix-neuf » vis-à-vis de « dix » et « neuf »; –Les signes peuvent se motiver entre eux.

9 9 La linéarité du signifiant Caractéristique de la langue, qui la distingue des autres systèmes de signes ; Notion de « syntagmes »; Implique létude de la combinaison des unités linguistiques sur laxe du signifiant: –Syntaxe ; –Syntagmatique.

10 10 Le système de signes Signification : –Le concept, face signifié du signe linguistique ; Valeur : –La position quoccupe ce signifié vis-à-vis des autres signifiés de la langue. –La valeur se détermine en termes didentités et différences aux autres signifiés La langue est un système de valeur

11 11 Cékékidit, Saussure « dans lintérieur d une même langue, tous les mots qui expriment des idées voisines se limitent réciproquement : des synonymes comme redouter, craindre, avoir peur n ont de valeur propre que par leur opposition ; si redouter nexistait pas, tout son contenu irait à ses concurrents. » (CLG, p. 119). « Quand on dit quelles [les valeurs] correspondent à des concepts, on sous-entend que ceux-ci sont purement différentiels, définis non pas positivement par leur contenu, mais négativement par leurs rapports avec les autres termes du systèmes. Leur plus exacte caractéristique est d être ce que les autres ne sont pas. »

12 12 Linguistique et indexation Indexer, cest choisir une valeur dans un système: –Ce qui fait la valeur dun index, cest quil exclut les autres index ; –Le sens dun index consiste dans le fait quil nie les autres.

13 13 Le concept « perceptif » Principe : –Le concept correspond à la catégorisation dun donné perceptif. Conséquence : –Le concept se détermine par rapport à un contenu extra-conceptuel. Origine : –Abstraction aristotélicienne ; –Schématisation kantienne.

14 14 Concept et perception Dans lanalyse, il ne sagit pas seulement de contenu perceptif, au sens dun pur divers phénoménal ; Le contenu est catégorisé en moments perceptifs : formes, contours, couleurs, etc. Le contenu nest pas brut, mais correspond déjà à une interprétation. La question est de savoir si les catégories utilisées font système ou non, si elles constituent ou non des index.

15 15 Concept perceptif et distinctif ….. Conducteur Préposé Gendarme …. catégorisation Distinction Opposition Rôle sur la route Abstraction

16 16 Où en est-on ? Tout semble opposer les deux approches : –Lindexation documentaire repose sur le code fonctionnel de la langue ; –Lanalyse repose sur la perception du monde. Mais : –Le contenu analogique nest pas le monde, mais une représentation ; –Linterprétation du contenu nest pas une perception du monde, mais une interprétation fondée sur une représentation analogique.

17 17 Signification et intuition Lobjet réel est pris pour lui- même et en lui-même. Si lobjet réel peut sinterpréter, il sagit de sa propre interprétation : on interprète quelque chose en disant « ceci est une pipe ». Le signe est un objet qui vaut pour ce quil nest pas : aliquid stat pro aliquo. Le signe sinterprète vers autre chose, via un interprétant. On dira : « ceci nest pas une pipe ».

18 18 Signification et intuition significationintuition langage Perception Sensible du monde image ? Si limage est une intuition de lêtre, les modèles du monde sont légitimes pour linterpréter : point de vue de lanalyse des contenus ; Si limage est langage, le code fonctionnel de la langue peut servir à exprimer et expliciter celui de limage: point de vue de lindexation documentaire.

19 19 Perception, conceptualisation Distinguer par conséquent : –« signe qui dit » : signe pour lequel la relation signifiant / signifié est arbitraire ; la structure du signifié renvoie à un système fonctionnel. –« signe qui montre » : signe pour lequel il existe une analogie ou ressemblance entre le signifiant et le signifié. Le signifié ne vérifie pas de code fonctionnel. Tous deux sont des signes : renvoi intentionnel vers ce quils ne sont pas. Si limage est un signe (qui dit) : –Ne pas appliquer « brutalement » les modèles du monde. –Construire pas à pas les éléments de la perception permettant la catégorisation à partir de leur synthèse ou unification.

20 20 Conséquences Le problème nest pas un problème de type cognitif : articuler la vision à la conception. Le problème est darticuler différents niveaux dinterprétation et de constitution du sens. Attaquer ce problème à différents niveaux: –Phénoménologie de la perception : Distinguer différents niveaux de construction. –Philologie de lannotation : Situer les index. –Herméneutique de la documentation : Constituer la catégorie à partir des signes la manifestant ; –Sémantique de lindexation :

21 21 Phénoménologie de la perception Le perçu se construit à partir des apparitions et des constituants du signifiant : –Dégager les différents niveaux phénoménologiques de la constitution du perçu: Formes; Contours; Couleurs; Etc.

22 22 Philologie de lannotation Lindexation est interprétation: –Elle propose un interprétant à partir duquel entamer linterprétation du signifiant ; –Consigner linterprétant, cest annoter le contenu en vu de sa ré-interprétation. –Les annotations sont des sur-impositions sur le contenu qui doivent donner pour elles-mêmes leurs propres conditions dinterprétation: Situer les points de vue, les auteurs, les condition de production et de réception.

23 23 Herméneutique documentaire Les documents constituent des genres et des collections. –Genres et collections partagent des conditions de production, réception, répondent à des questions partagées qui permettent de paramétrer (sur- déterminer) linterprétation.

24 24 Sémantique de lindexation Les index, pour constituer des concepts distinctifs parmi des paradigmes, doivent être modélisé à travers un code ou système fonctionnel. Les outils documentaires classiques doivent être revus à travers une sémantique linguistique différentielle: –Systématicité ; –Description de la variabilité.

25 25 Conclusion Lindexation des documents est demblée un problème dinterprétation à tous les niveaux : –Analyse automatique des contenus ; –Indexation interprétative des documentaires ; Plutôt que se fonder sur des modèles du monde, il faut articuler les différents niveaux dinterprétation: –Le document comme signe ; –Le percept comme signe ; –Lindex comme signe ;


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