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Inégalités sociales et populations indigènes au Mexique : une approche plurielle O. Barbary (IRD) Avec la collaboration de R. Martínez Casas (CIESAS) et.

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1 Inégalités sociales et populations indigènes au Mexique : une approche plurielle O. Barbary (IRD) Avec la collaboration de R. Martínez Casas (CIESAS) et L. Muller (IRD)

2 Objectifs : Ce travail étend les catégories d’identification de la population indigène mexicaine à partir de la variable d’auto déclaration d’appartenance ethnique nouvellement introduite dans le recensement de Nous proposons ensuite une analyse de l’ensemble de l’information socioéconomique censitaire (voir introduction) :   1. Identification statistique : compléter et diversifier les définitions de la population indigène au Mexique. En combinant systématiquement les critères linguistique et d’auto déclaration ethnique, on obtient un éventail de définitions des ménages indigènes en 16 types, qui constituent des catégories d’analyses sociodémographiques pertinentes.   2. Sociométrie des inégalités : Ce mode d’identification pluriel permet, à partir de l’ensemble de l’information censitaire, une analyse fouillée des caractéristiques démographiques et socioéconomiques des ménages mexicains, indigènes et non indigènes. A la suite d’une ligne de recherche déjà classique dans le pays, nos résultats conduisent à préciser et enrichir le diagnostic sur l’inégalité sociale et les processus de ségrégation ethnique. L’intérêt est aussi, en multipliant les critères d’identification des populations indigènes et les variables d’analyse, de faire apparaître l’hétérogénéité sociale et économique qui existe dans le monde indigène contemporain; un aspect beaucoup moins documentée au sein des sciences sociales mexicaines, du moins par des approches quantitatives. Méthodologie: Nous appliquons l’analyse factorielle des correspondances au tableau ménages × variables et la technique des éléments supplémentaires pour représenter les profils moyens des différents types de ménages indigènes et non indigènes, ainsi que certaines variables contextuelles. Dans l’interprétation, l’articulation des résultats sociodémographiques avec les connaissances sociologiques et anthropologiques nous renvoient aux questions scientifiques et aux enjeux sociaux et politiques de l’ethnicité contemporaine au Mexique.

3 Individus et ménages indigènes : les définitions possibles 1/2 Tableau 1 : Individus de cinq ans et plus selon déclaration linguistique et ethnique Fréquence % Fréquence % Déclaration linguistique et ethnique cumulée __________________________________________________________________________________________ 1 Locuteurs monolingues Locuteurs bilingues Auto déclarés Loc. Bilingues Non Auto déclar Non Loc. Auto déclar Non Loc. Non Auto déclar.(non indig.) Critères individuels dans la population de cinq ans et plus: locuteurs de langues indigènes (si oui, quelle langue), mono o bilinguisme (parle ou non l’espagnol), auto déclaration d’appartenance ethnique (êtes-vous Nahuatl, Maya, Zapotèque… ou d’un autre groupe indigène?)

4 Tableau 2 : Population des ménages selon déclaration linguistique et ethnique Tableau 2 : Population des ménages selon déclaration linguistique et ethnique Fréquence % Fréquence % Déclaration linguistique et ethnique cumulée __________________________________________________________________________________________ C.m. et conjoint locuteurs monolingues C.m. et conj. locut. bilingues décl C.m. et conj. locut. biling. non decl C.m. et conj. non locut. decl C.m. ou conj. locut. monolingues C.m. ou conj. locut. bilingue decl C.m. ou conj. locut. bilingue non decl C.m. ou conj. non locut. decl Colat. ou asc. locut. Monolingues Colat. ou asc. locut. bili. decl Colat. ou asc. locut. bili. non decl Colat. ou asc. non locut. decl Descend. locut. Monolingues Descend. locut. bili. Decl Descend. locut. bili. non decl Descend. non locut. Decl Total Ménages non indig Pop. Locut. ou décl. hors ménages indigènes Total pop. Indig ,05% Individus et ménages indigènes : les définitions possibles 2/2 Structure des ménages et appartenance ethnique collective, un critère d’homogénéité en 4 catégories: -Attributs ethnolinguistiques homogènes dans le noyau conjugal (c.m. et conjoint) -Attributs ethnoling. hétérogènes dans le noyau conjugal -Attributs ethnoling. chez des individus collatéraux ou ascendants du c.m. ou du conjoint -Attributs ethnoling. chez des individus descendants du c.m. ou du conjoint

5 (i) Condition physique et modalité d’occupation du logement (ii) Accès aux services publics, équipement en biens du ménage (iii) Composition des ménages, structures familiales, âge, sexe, relation de parenté des individus (iv) Fécondité des femmes de 12 ans et plus (v) Capital éducatif des individus de 5 ans ou plus (vi) Accès à la sécurité sociale et aux services de santé (vii) Statut d’activité, statut dans l’emploi et profession des individus de 12 ans ou plus (viii) Revenus du travail et autres revenus des ménages (ix) Migrations durée de vie, migrations depuis 1995 des individus de 5 ans ou plus L’analyse multi variée 1/2 Le profil sociodémographique des ménages mexicains à partir des données du recensement de 2000 : logements; accès aux biens et aux services publics; structure des ménages et fécondité; éducation, santé et emploi; revenus; migration. 37 variables actives dans l’analyse.

6 L’analyse multi variée : 2/2 Analyse factorielle des correspondances du nuages des ménages et projection d’éléments supplémentaires Axe 2: 20% de l’inertie Axe 1 : 62% de l’inertie Axe 3: 18% de l’inertie Niveau d’éducation du c.m. Revenu par tête du ménage Statut d’occupation du logement l’inertie Axe 1: 62% de l’inertie Axe 2: 20% de l’nertie Projection sur le plan factoriel 1x2 : 82% de l’inertie Moyenne des ménages indigènes Moyenne des ménages non indigènes rpt3200y+ rpt[0;400[ C.m. et conjoint locuteurs monolingues Descendant non locuteur Déclaré

7 La différenciation socioéconomique 1/3

8 La diferenciación socioeconómica 2/3

9 La diferenciación socioeconómica 3/3

10 La diferenciación sociodemográfica

11 El acceso a la educación

12 Conclusions:1/4 L’analyse de la différenciation sociale des ménages mexicains proposée ici considère trois facteurs déterminants l’hétérogénéité des conditions de vie et des positions dans l’échelle socioéconomique : i. les caractéristiques ethnolinguistiques des individus et leur distribution au sein des ménages, ii. l’appartenance aux grands groupes ethniques du pays, iii. la segmentation spatiale du développement économique.

13 2/4 Conclusions:2/4 Du spectre complexe de cette différenciation, l’AFC dégage des résultats importants :  1. Pris isolément, chacun des trois facteurs produit une inégalité socioéconomique considérable dont l’amplitude couvre environ les deux tiers de l’échelle sociale. Cependant, le décalage le plus important est celui qu’introduit le type ethnolinguistique du ménage. Dans l’ordre des conditions sociales croissantes, se succèdent les points moyens: i. des ménages indigènes locuteurs monolingues, ii. des locuteurs bilingues auto déclarés (proches de la moyenne des ménages indigènes), iii. des locuteurs bilingues non auto déclarés, iv. de l’ensemble des ménages mexicains (à l’origine du plan). C’est ce décalage qui donne la mesure du handicap socioéconomique ‘brut’ des différentes catégories de ménages. L’amplitude des inégalités qu’affronte la population indigène dans son ensemble, même si elle n’est pas majoritairement l’effet de discriminations directes, résulte d’une ségrégation spatiale et sociale structurelle qui a un impact important sur la construction et les dynamiques actuelles de leur identité ‘ethnique’.

14 Conclusions:3/4  2. Mais il ressort tout aussi clairement de l’analyse que ces trois facteurs de différenciation sociale ne sont pas indépendants. Il y a au contraire des liaisons statistiques fortes entre les gradients : Ainsi se dessine un schéma cohérent qui relie les pratiques linguistiques des individus et des ménages, leur auto perception de l’appartenance ethnique, la dynamique historique et sociodémographique de leur groupe ethnique et les inégalités locales du développement pour déterminer fortement leur position sociale. Il importe bien sûr, pour instruire les politiques publiques et les décisions des acteurs sociaux, de savoir quelle est la part spécifique de chacun de ces facteurs dans l’explication des différences brutes observées pour l’ensemble des ménages indigènes, et entre eux. depuis le bas de l’échelle sociale, où coïncident l’identité ethnolinguistique la plus traditionnelle et homogène au niveau des ménages, l’appartenance aux ethnies les plus défavorisées et les contextes territoriaux les plus marginalisés du développement économique et social, jusqu’à l’autre extrémité de la hiérarchie des conditions de vie, où se rejoignent les ménages aux identités les plus métissées, les ethnies plus mobiles ou mieux intégrées par leur dynamiques migratoires aux espaces centraux de l’activité économique et les territoires les plus développés.

15 4/4 Conclusions:4/4 Voici donc reposée dans le contexte mexicain une question récurrente des études statistique et sociologiques de la discrimination ethnique : quelle est la composante proprement ethnique de la ségrégation socioéconomique dont souffre la population indigène ? La réponse complète engage les deux disciplines et c’est l’objectif que l’équipe de recherche se fixe pour la publication d’un ouvrage de synthèse courant Statistiquement, il faut raisonner toutes choses égales par ailleurs en contrôlant les principales variables qui déterminent la condition sociale des ménages : variables ‘individuelles’ (composition des ménages, âge et sexe du c.m., niveaux d’éducation et type d’emploi des actifs, migration, etc.) et facteurs contextuels attachés aux lieux de résidence (localisation géographique, taille de la localité, indicateur du développement socioéconomique local, contexte ethnique, etc.). Cette analyse relève à la fois de régressions logistiques et de modèles multi nivaux. Au plan sociologique, l’exclusion des minorités ethniques prend des formes différentes selon les contextes régionaux et locaux et le dosage des facteurs économiques, sociopolitiques et culturels qui conditionnent les relations interethniques asymétriques et les processus de reproduction des inégalités sociales. La documentation anthropologique sur le sujet est extrêmement abondante et son articulation avec les résultats statistiques un travail de longue haleine.


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