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Histoire de la Guerre froide Premier cours : la guerre froide avant la Guerre froide.

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1 Histoire de la Guerre froide Premier cours : la guerre froide avant la Guerre froide

2 Plan de cours Premier cours : La guerre froide avant la Guerre froide ( ) Deuxième cours : Les premiers désaccords ( ) Troisième cours : Lapogée de la Guerre froide ( ) Quatrième cours : La Détente I ( ) Cinquième cours : La Détente II ( )

3 Sixième cours : Entre tension et détente I ( ) Septième cours : Entre tension et détente II ( ) Huitième cours : Guerre Froide, prise 2 ( ) Neuvième cours : La fin de la Guerre froide ( ) Dixième cours : De la Guerre froide à la Paix froide (1991 à aujourdhui)

4 Premier cours : la guerre froide avant la Guerre froide 1 – Introduction : que fut la Guerre froide? 2 – Moscou et le monde ( )

5 1 – Que fut la Guerre froide ? Sommairement : un conflit de « faible » intensité entre les deux grandes puissances de la seconde moitié du XXe siècle, au cours duquel ces dernières se sont opposées sur différents champs de bataille, par États interposés. À lorigine un conflit idéologique, mais surtout au cours de la période initiale. Par la suite, la composante idéologique demeure mais revêt surtout lapparence dun instrument au service dun conflit traditionnel, soit une lutte dinfluence entre deux États qui ont pour objectif dassurer la défense de leurs intérêts.

6 Elle aurait pu dégénérer en guerre dans les premières années consécutives à la fin de la Seconde Guerre mondiale, sans larrivée en 1949 de la bombe soviétique, laquelle met en place la donnée stratégique fondamentale du conflit, soit léquilibre de la terreur. Même au cours de la période stalinienne, la supériorité stratégique américaine a toujours confiné la bombe soviétique à un rôle de dissuasion. Dès la mort de Staline, les dirigeants soviétiques semploient à évacuer le danger dune guerre ouverte avec les États-Unis.

7 Mais en même temps, lURSS a désormais des réflexes de grande puissance et des intérêts partout sur la planète, ce qui la met en compétition avec les États-Unis. Cette contradiction entre la nécessité déviter une guerre ouverte et les intérêts géostratégiques de lURSS va donner à ce conflit ses particularités et rythmer les phases de tension et dapaisement.

8 2 – Moscou et le monde ( ) 2.1 – La guerre civile russe : En Occident, la Guerre froide se limite à la période comprise entre la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945) et la chute de lURSS, même si chez certains auteurs, les dates peuvent varier : 1943 ou 1948 pour le début ; 1985 ou 1989 pour la fin. Pour les historiens russes, la Guerre froide commence avant, avec le refus des gouvernements occidentaux de reconnaître la légitimité du pouvoir bolchévique et surtout, avec lintervention directe de nombreux États dans la guerre civile russe qui éclate au début de lannée 1918.

9 Dès le début, les relations entre lURSS et le monde occidental sétablissent sous le signe dune grande méfiance réciproque et à ce moment, les éléments idéologiques revêtent une assez grande importance. Conscient du niveau de développement de son pays, Lénine considère, immédiatement après la prise de pouvoir, que la Russie doit sappuyer sur des États capitalistes pour que son régime puisse survivre : sans révolution mondiale, la RSFSR périra. Doù une première cause de méfiance de lOuest envers la jeune RSFSR : entre 1918 et 1921, le régime soviétique cherche à « exporter » la révolution au-delà des frontières et consacre une part des ressources du pays à fomenter des rébellions à létranger.

10 Il y a cependant dautres causes plus prosaïques, comme le refus du gouvernement bolchévique dhonorer les dettes de lancien régime, ou encore la guerre qui se poursuit en Europe et qui pousse les États occidentaux à soutenir une alternative qui favoriserait le retour de la Russie au sein des forces de lEntente. Pour toutes ces raisons, entre 1918 et 1921, soldats étrangers vont combattre aux côtés des forces blanches contre les bolchéviques, et cette intervention va convaincre les chefs bolchéviques que le monde occidental fera tout pour venir à bout du « pouvoir du peuple ». À la méfiance idéologique initiale sajoute ainsi un motif bien concret de méfiance qui colorera les relations de lURSS avec le « monde libre » tout au long de lexistence de celle-ci. Ainsi, il faut garder en tête lorsque lon étudie les gestes de la diplomatie soviétique de 1918 à 1991, que les dirigeants soviétiques se méfient mortellement de lOuest. Plus encore : ils en ont peur.

11 2.2 – Guerre révolutionnaire ou reconnaissance internationale ? En 1921, léchec des tentatives de révolution en Europe convainc Lénine que lEurope nest pas prête pour la révolution. En attendant des jours meilleurs, la RSFSR doit chercher à réintégrer les structures diplomatiques internationales. Les premiers actes internationaux de la RSFSR sont des traités de paix négociés entre 1920 et 1921 avec les nouveaux pouvoirs danciennes composantes de lEmpire russe : Lituanie, Estonie, Lettonie, Finlande, Pologne. En mars 1921, des relations diplomatiques limitées sont établies avec la Turquie, la Perse, lAfghanistan et la Mongolie. Mais les principaux États du monde lui refusent encore la reconnaissance.

12 Les impératifs économiques ouvrent la voie à cette reconnaissance : en 1921, la RSFSR signe son premier accord commercial avec le Royaume-Uni, puis avec 10 autres pays, dont lAllemagne, la Norvège et lItalie. Entre 1924 et 1925, lURSS obtient finalement la reconnaissance internationale : le Royaume-Uni établit des relations diplomatiques avec lURSS en février 1924 avec lItalie, la Norvège, lAutriche, la Grèce, la Suède, la France, la Chine et le Mexique. Entre 1921 et 1925, le gouvernement soviétique signe plus de 40 traités de toutes sortes avec les États capitalistes. Enfin en 1933, les États-Unis reconnaissent à leur tour lURSS.

13 2.3 - Le nouveau cours de la diplomatie soviétique Larrivée au pouvoir de Hitler modifie la politique étrangère de lURSS, qui jusquà cette date, considérait tous les pays capitalistes comme des ennemis potentiels. De 1933 à 1939, la politique étrangère de lURSS est dominée par son implication dans le mouvement antifasciste et sa priorité est de travailler à une union avec les puissances occidentales pour isoler les États fascistes. Les premiers succès de loffensive diplomatique de lURSS seront létablissement de relations diplomatiques avec les États-Unis, ainsi que lintégration de lURSS à la Société des Nations.

14 Mai 1935 : signature dun accord soviéto-français dassistance mutuelle, qui reconnaît à lURSS le droit de ne pas assumer les dettes de lÉtat tsariste. Mais ce traité est sans grande valeur : dabord, il ne sera suivi daucun accord militaire précis et en outre, la présence de la Pologne entre les deux États rend tout traité dassistance mutuelle dépourvu de possibilités de réalisation. Puis un traité du même type est signé avec la Tchécoslovaquie. Après la remilitarisation de la Rhénanie, lURSS propose à la SDN de prendre des mesures contre lAllemagne Nazie. Mais sa voix nest pas entendue... Les négociations se poursuivront entre lURSS et les démocraties occidentales. Mais Londres et Paris hésitent encore quant à lidentité du principal ennemi.

15 En septembre 1938 se tient la conférence de Munich. Ses résultats sont connus : les dirigeants occidentaux donnent leur aval à Hitler pour quil annexe les Sudètes, en échange dune promesse de ne pas toucher au reste du pays, même si les Soviétiques font alors clairement savoir aux Tchécoslovaques quils peuvent compter sur eux. Ainsi, outre lannexion des Sudètes, la conférence de Munich aura un effet funeste pour la suite des choses : à partir de cette date, les Soviétiques se rendent compte de limpossibilité de monter une large coalition pour contrer la politique dHitler. Dautant que peu après, les Britanniques et les Allemands signent une déclaration de non-agression, par lequel ils sengagent à résoudre leurs différends de façon pacifique. En décembre, la France fait de même.

16 2.4 – Le pacte Ribbentrop-Molotov et la marche à la guerre En URSS, la suspicion à lendroit des occidentaux croît considérablement et sétablit la certitude que les Occidentaux cherchent à pousser Hitler à une guerre à lest Litvinov est alors remplacé par Molotov aux affaires étrangères, avec pour mission dassurer coûte que coûte la sécurité de lURSS. Le 15 mars 1939, lAllemagne envahit Prague et liquide la Tchécoslovaquie. Puis Hitler réclame Gdansk et une partie du territoire polonais. Ce qui exaspère les Franco-Britanniques, qui déclarent garantir lintégrité territoriale polonaise et se décident enfin à entamer des pourparlers sérieux avec lURSS. Mais au même moment, Hitler propose à lURSS dentamer des négociations pour la conclusion dun pacte de non- agression.

17 Maxime Litvinov et Viatcheslav « Molotov » Scriabine

18 Les négociations avec les Occidentaux sembourbent et Staline se laisse gagner à lidée dun pacte avec lAllemagne, qui lui permettrait non seulement dagrandir le territoire, mais surtout, de gagner du temps pour consolider la défense du pays, alors même que les Japonais menacent. Ainsi, à la fin daoût 1939, le monde apprend la conclusion du pacte Ribbentrop-Molotov. Les deux partenaires sont gagnants : Hitler sassure de ne pas avoir à livrer une guerre sur deux fronts; Staline gagne du temps et des territoires. Linvasion de la Pologne le 1 er septembre 1939 par lAllemagne permet à lURSS de faire avancer ses troupes pour récupérer sa part du butin : le 17 septembre, lURSS sempare et annexe à la RSS dUkraine et à la RSS de Biélorussie la Pologne de lest.

19 Ce traité de non-agression est lun des éléments clés autour duquel sarticulent les diverses argumentations concernant la responsabilité de la guerre. En outre, la politique des « deux fers au feu » suivie par Staline pèsera lourd après la guerre, la diplomatie soviétique étant systématiquement suspectée de duplicité. En août 1939, lURSS est confrontée à lalternative suivante : ou bien elle tente dobtenir des garanties des Occidentaux pour la formation dune coalition militaire, ou bien elle tente de se protéger dans limmédiat en signant une entente avec Hitler. La première alternative apparaît suicidaire, Staline étant persuadé que lOccident lâcherait lURSS comme il a lâché la Tchécoslovaquie. Lentente avec Hitler, bien que lourde de risques elle aussi, apparaît comme la seule façon de gagner le temps nécessaire au renforcement de larmée.

20 Les deux partenaires sont gagnants : Hitler sassure de ne pas avoir à livrer une guerre sur deux fronts; Staline gagne du temps et des territoires. Linvasion de la Pologne permet à lURSS de récupérer sa part du butin : le 17 septembre, lURSS sempare de la Pologne de lest. Puis lURSS impose aux républiques baltes des traités dassistance mutuelle. En juin 1940, lURSS exige de la Roumanie la restituer la Bessarabie et la Bucovine du nord. LURSS réclame aussi des territoires de la Finlande, qui refusent et lArmée rouge envahit la Finlande. Après des pertes catastrophiques, les Soviétiques semparent de Vyborg et la Finlande demande la paix, qui est signée à Moscou le 12 mars et lURSS.

21 On a beaucoup critiqué les fameux protocoles secrets, qui ne seront connus que bien plus tard. Mais sans défendre le principe dun partage de zone dinfluence, il faut bien voir que lURSS et lAllemagne nazie nen ont pas le monopole. On na quà penser à Munich ou au fameux accord en pourcentage proposé par Churchill à Staline en 1943…

22 2.5 – Lintermède de la guerre Le 22 juin 1941, lAllemagne nazie et ses alliés déclenchent lopération Barbarossa et envahissent le territoire de lURSS, transformant de facto celle-ci en alliée du Royaume-Uni, qui se bat presque seul contre les forces nazies depuis lété Malgré son anticommunisme, Churchill manifeste, le jour même de lentrée des forces allemandes sur le territoire soviétique, son désir de venir en aide à lURSS. Même sil faudra un certain temps pour pouvoir concrétiser cette aide, le fait demeure très important, car il constitue un changement dattitude des Occidentaux face à lURSS. Cependant, les Soviétiques demeurent méfiants pour deux raisons : toujours prisonnière du schéma idéologique, lURSS considère cette main tendue comme une simple manifestation du pragmatisme britannique.

23 Surtout, lexpérience des années 1930 tend à conforter Moscou dans cette opinion et tout au long de la guerre, les Soviétiques craindront que les Occidentaux penchent finalement en faveur dune paix séparée avec lAllemagne. Laide à lURSS dans les premiers mois de la guerre savérera un facteur important. Si le matériel fourni par les Occidentaux nest pas toujours adaptés, il sera très utile, en attendant que la puissance industrielle soviétique puisse se remettre. Laide alimentaire fournie par les États-Unis tout au long de la guerre facilitera de même le problème de lapprovisionnement des troupes et de larrière soviétique. Malgré cette aide, la méfiance demeure et le recul du péril à partir des grandes victoires de 1943 fera peu à peu éclater cette entente de façade et ressuscitera ce qui pour les Soviétiques, au moins, constitue lélément fondamental de leurs relations avec les États capitalistes : la confrontation inévitable entre les deux systèmes.


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