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Les groupes sociaux MAJ 05/01/2010 Pr. JM Dutrénit 2008.

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1 Les groupes sociaux MAJ 05/01/2010 Pr. JM Dutrénit 2008

2 Avertissement Ce cours a été conçu pour servir le programme du DUT « Carrières Sociales » module « M228 Le groupe et ses enjeux ». Mais il peut aussi servir à tout enseignement de Sociologie sur les groupes sociaux

3 Le comportement humain joue sur de nombreuses scènes, comme un voyageur qui traverse les paysages -et les transforme - avec son cerveau de 100 milliards de neurones. Les groupes sociaux sont une partie de ces paysages

4 Sommaire I - Des connaissances atomisées Typologie des groupes, définitions, propriétés la réciprocité normalisation / recherche de consensus conflit socio-cognitif coopération intergroupe logique de laction collective La fausse notion de conscience collective II - Une théorie intégrée des groupes Evolution & éthique Identité et comportement de groupe Le badging Groupes et neurosciences Migration, dialectes, identités groupales Léducation à Lagan College Nouvelle politique éducative Nouvelle morale Conclusion Exercice corrigé Références bibliographiques

5 I Des connaissances atomisées

6 Typologie, définitions, propriétés Groupe primaire Groupe secondaire La réciprocité base des groupes Groupe de référence Groupe de rejet

7 Un groupe nest pas… Une foule Une classe sociale Une CSP/PCS …Mais des groupes peuvent en émerger (intérêts latents..)

8 Deux critères définissent un groupe (Merton 1950) Interactions directes ou indirectes entre les membres, obéissant à des règles préétablies Conscience dune appartenance commune. Les membres se définissent eux-mêmes et sont définis comme membres par les autres

9 Groupe primaire C.H. Cooley 1909 Ex : famille, amis intimes Petite taille, face à face, rapports interpersonnels dominants, identification forte des individus au collectif, sympathie, coopération et aide mutuelle, compétition et loyauté Premières expériences de la vie sociale Le groupe ne se modifie que par décès/naissance des membres Universel (existe ds ttes les civilisations) Fonctionnement informel : approbation/réprobation

10 Groupe secondaire C.H. Cooley 1909 Syndicats, partis politiques, syndics divers, Assoc diverses, JC et ses disciples, Marx, Engels et la 1ere internationale, Hitler 1930, de Gaulle et 3 ou 4 personnes en juin 1940, le club cycliste dà côté Grande taille, bases utilitaires et superficielles Formalisme : règles écrites (statuts, CA, Conseils de discipline, droits et devoirs, Contributions/ Rétributions, etc..) Nengage pas la totalité de la personnalité

11 Groupe de référence Souvent extérieur aux groupes dappartenance du sujet F° comparative +ht/+bas que mes voisins. Frustration relative face à ceux qui montent, sauf en pays de lEst émergents (Senik 2005) F° normative ( Molière Le Bourgeois Gentilhomme, Perrin Dandin ) F° socialisation par anticipation le technicien élève ingénieur se réfère aux ingénieurs quil connaît La Résistance référence pour les opprimés du nazisme, le Djihad référence pour certains musulmans de nos jours, etc...

12 Groupe de rejet Employés des commerces de luxe, attirés/ rejetés par la clientèle. (relation proche et distante, frustrante pour lemployé). En banlieue, le désir de maison individuelle est majoritaire chez les habitants qui sont dans des CSP minoritaires de la cité… Ce désir est minoritaire chez ceux qui sont dans les CSP majoritaires de la cité (Dutrénit & Haumont 1969)

13 La réciprocité fait & défait les groupes Positive = construit les groupes, alliances, etc Négative = défait les groupes mais crée des sous groupes Ex. les scissions politiques Restreinte intra groupe / Généralisée intergroupe (mariage sociétés tribales/ sociétés modernes) Lhomme est sans doute pré-câblé pour la coopération (dopamine quand elle réussit. Damasio 2003 )

14 La Réciprocité comme base des groupes (Mauss 1920, Lévi-Strauss 1950, Shalins 1970…)

15 Compléments au schéma (J-M. Dutrénit, 2002 chap 2) La réciprocité est létalon implicite dévaluation des interactions Chaque individu lutilise, comme chaque responsable de groupe ou de nation Quand un individu ou un groupe sécarte trop de la réciprocité positive (nazisme, dictatures, criminels, délinquants, parents ou conjoints abusifs, etc.), il est combattu jusquà rétablissement de relations équilibrées.

16 La normalisation dans les groupes Point lumineux dans lobscurité / comparse => normalisation des opinions (Shérif 1965) En 1945 les unités de la Wermarcht recomposées à larrière en 3 mois résistent aux Alliés, non celles qui ont été renvoyées immédiatement au front. (Stouffer & al. 1949)

17 La normalisation dans les groupes (suite) Le petit groupe discutant est 2 fois plus efficace que linformation individuelle ou collective pour modifier les comporte- ments alimentaires (Lewin 1965 Graphe p. sq.) Les Kamikazes (japonais, djihadistes...) aux éthiques différentes, sont formés par un long parcours initiatique sur leur légitimité restreinte (droit de tuer, etc..)

18 Donner huile de foie de morue aux nourrissons : % de mères se conformant à une décision de groupe versus un conseil individuel (Lewin 1965)

19 Le conflit socio cognitif créateur dintelligence (Doise 1980) Les performances scolaires des enfants de CM2 sont meilleures lorsquils se trouvent dans des classes mélangeant les origines sociales

20 La coopération intergroupe rapproche et intègre (Johnson D-W. et al ) Modalités de fonctionnements de groupe en ordre croissant deffet intégrateur (mesuré sur relations dentraide et inter genres et apprentissage) la compétition interindividuelle la compétition intergroupe la coopération interindividuelle la coopération intergroupe (ex : les différentes équipes faisant chacune une partie dun projet commun. Industrie, spectacles, fête locale, etc.) Compétition => plaisir aux gagnants Coopération => dopamine pour tous

21 MAIS autre logique de laction collective dès lors que les groupes dépassent 20 pers (Olson 1980) Olson démontre que chaque individu a intérêt objectif à éviter de participer à lobtention de biens collectifs (grèves, mouvements divers…) Sauf si la rétribution est individualisée (syndicats français / étrangers; Am Medical Association assurant défense et recours en cas de procès par un client)

22 Les groupes et les cultures sont des réservoirs didées variables Les individus adoptent ou refusent ce qui est loin deux avec une grande liberté « Conscience de groupe » et « conscience collective » ne sont que des majorités relatives et passagères. Elles ne suffisent jamais pour expliquer des conduites ou des décisions. Lindividu est essentiel (Socrate, Galilée, Keppler, Marx, Einstein, De Gaulle, Terroristes, Pasteur, etc…)

23 Les groupes sont des tramways. On descend quand on estime être arrivé à destination Intérêt collectif et intérêt individuel sont concurrents. Leur synthèse existe à condition dentraîner les participants dans des circuits de réciprocité positive Nombreuses divergences présentes dans une même culture et dans un même groupe primaire ou secondaire

24 II Une théorie intégrée des groupes (daprès Colin Irwin, Belfast University, 1993)

25 Evolution & éthique Laltruisme animal (oiseaux, insectes ouvriers/reines, ) est répandu en biologie Lions, loups, hyènes chassent en coopération (bon rendement) : laltruisme est favorisé. La faiblesse physique individuelle des hommes les a conduits à une morale de la coopération (Lovejoy 1981), cest-à-dire de la réciprocité.

26 « la moralité aurait donc une valeur biologique adaptative comme toute adaptation (yeux, mains, dents) sans statut spécial. Elle serait innée MAIS limitée aux proches. » (Irwin 1993)

27 En somme il y a une hypothèse évolutionniste de léthique (Ruse 1993) Des éthiques adaptées surprenantes & variées. Chez les Inuits : euthanasie & infanticide mais la personne est sacrée. H. Spencer, O. Wilson : lévolution est progressive Morale humaine = produit de ce processus, réflexivement connecté à lidentité des individus & des groupes Devoir probable de prolongation du processus

28 Identité et comportement I – ENDOGAMIE TRIBALE UNIVERSELLE Chez les 600 tribus de 250 à 750 personnes, dispersées sur le continent australien, les préférences de mariage par ordre décroissant sont (Tindale, 1974) : 1/ Entre cousins dans la famille 2/ Intra clan ou horde 3/ Intra tribu 4/ Intra groupe de 5 ou 6 tribus 5/ Zéro mariage au delà. (absence de migration) La parenté est forte entre les membres des 47 villages Yanomama dAm. Du Sud (Spielman & al. 1977)

29 Identité et comportement (suite) II – EVOLUTION DES COMPORTEMENTS Le sacrifice-privation du donneur augmente avec la proximité génétique du receveur MAIS AUSSI du rapport coût/avantage du don pour le donneur (Hamilton 1964) III - SOCIETES EN TRANSITION La reconnaissance de la proximité parentale, impossible à cause du nombre est remplacée par des marqueurs divers (costume, langue, dialecte, religion, etc..) (Baker & Cunningham 1985) La différence linguistique et génétique est corrélée avec la coopération intra groupe et avec indifférence ou hostilité inter-groupes (Irwin 1987 Esquimos Netsilingmiut, Bakunda Rwanda, 2006)

30 Le badging (ou marquage) (Irwin 1993) Les émotions positives et négatives sont encartées dans le cerveau. Quand les badges qui les caractérisent se présentent à nouveau, nous répondons souvent en fonction du souvenir quelles nous ont laissé. (Damasio 2003). Les cérémonies dinitiation dans les différentes cultures ont lieu au début de la puberté, avant le mariage (renforcement du groupe, au moment de la perte de 40% des synapses) Les enfants acquièrent patriotisme, sociocentrisme et nationalisme entre 8 & 12 ans (Piaget & Weil 1951) Sur 780 guerres de 1820 à 1952, la propension à se battre augmente avec les différences de langage, religion, race & style de culture (Wilkinson 1980)

31 Groupes et neurosciences Charité et Coopération produisent dopamine (Damasio 2003) Le siège du relai éthique disparaît par traumatisme cérébral ou chirurgie (Damasio 2003) La prise de pouvoir stimule à la fois dopamine et testostérone (IRS Canada 2006)

32 Migration, dialectes, identités groupales Laccent se modifie facilement avant la puberté, difficilement ensuite (Irwin, Canada 1986) Spence Bay nouvelle ville Gd Nord canadien a été peuplée en 1960 par 2 tribus sans alliance entre elles et de religion différentes (anglicans & catholiques). Les enfants ont fréquenté la même école. Résultats = 1/ nouveau dialecte issu des 2 anciens 2/fréquents mariages inter tribaux

33 Léducation mixte à Lagan College En Irlande du Nord Lagan College créé en 1981 recrute étudiants, personnel et direction à raison de 50% cathol & 50% protest. On y enseigne à égalité Histoire, Culture et pensée politique des 2 communautés Dix ans après la création, les amitiés nouées dans « lautre » groupe sont significatives… (graphe sq.) Peu dinfluence du sexe et du SES Au Bénin, la paix intertribale et pluripartisme politique ont eu une source analogue construite par les missionnaires avant lindépendance (Dutrénit)

34 % damis de « lautre groupe » chez les étudiants de Lagan et de Queens University LM = Logement mixte, LS = Logt ségrégatif, Q.U. = Queens University (Irwin 1993)

35 En résumé… (Irwin 1993) 1. Bénéfices génétiques/sociaux de lendogamie limitée 2. Badging associé aux alliances proches (signes divers) 3. Frontière et comportements intra/extra groupe (dialectes, échanges économiques…) 4. Bénéfice social & économique de groupes plus grands 5. Manipulation culturelle du badging à la période sensible (initiation, rites de passage…) 6. Nouveaux comportements dans de grands intra/extra groupes (religions, écoles, nationalisme, liens interethniques…)

36 Le monde a besoin dune Nouvelle politique éducative La mondialisation produit de la diversité culturelle, comme en Irlande. Comment respecter et intégrer ? Utiliser la période critique du badging : Ecole séparées en primaire + une langue commune Ecoles intégrées en secondaire Israël a refusé cette stratégie. Le racisme y est devenu puissant. Sauf dans lécole Neve Shalom (site web) fondée en 1972 qui a réussi lécole intégrée Palestine/Israël

37 Charte de Paris pour une nouvelle Europe, 1990 « Lidentité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse des minorités nationales sera protégée et les personnes appartenant à des minorités nationales ont le droit dexprimer de préserver et de développer librement cette identité sans aucune discrimination et en toute égalité devant la loi » Charte de Paris pour une nouvelle Europe, 1990

38 Bonne intention mais problème… La Charte peut protéger léducation ségrégative dont on a vu les effets dévastateurs. Une législation nouvelle et de nouveaux droits de lhomme sont nécessaires pour protéger explicitement léducation intégrée. Ex. Busing et quotas aux USA. Les noirs US qui réussissent ont développé une stratégie a-raciale

39 Conclusion Vers une nouvelle morale intergroupe Ces phénomènes de groupe conduisent à déterminer autrement ce qui est moral. Les institutions religieuses en dépit de leur volonté méta morale se centrent sur lintra groupe La force des religions chrétiennes fut de rompre les chaînes de la parenté et des cultures (liberté de choix du conjoint et tous les hommes « enfants de Dieu ») Mais la pression tribale et la différentiation culturelle ont parfois recentré les comportements sur lintra-groupe badgé.

40 La grande difficulté : Transformer la réciprocité restreinte de la vie quotidienne en une réciprocité généralisée dans tous les domaines

41 Lentraide restreinte est liée aux valeurs traditionnelles(-2,-2). Lentraide généralisée est liée à la rationalité et à lexpression de soi (1.5, 1.5) (Inglehart 2005) r²=0.7

42 Légende graphe précédent Enquêtes par questionnaires à échantillons représentatifs de population de chaque pays. Les scores moyens obtenus permettent de les situer sur ce graphe à deux axes. ( r²=0.7 signifie que les 2 variables de ce schéma rendent compte de 70% de la variance totale calculée à partir de 10 variables différentes.) Traditional values = Lautorité des anciens domine, il est obligatoire de vivre comme les générations précédentes Secular-rational values = Laïcité, science et techniques innovantes sont les références dominantes de la vie politique et sociale Survival values = Survivre le lendemain est le souci dominant la vie individuelle et collective Self expression values = Les formes les plus originales de la liberté individuelle sont dominantes dans léconomie, les lettres, sciences, arts, vie quotidienne, etc…

43 Lecture SYNCHRONIQUE du graphe (situation présente) La Russie de 1993, (en haut à gauche du graphe) présente en moyenne des valeurs très rationalistes-laïques, mais aussi des valeurs liées à la survie quotidienne. Ce couplage na pas créé labondance La Suède (en haut à droite du graphe) est aussi rationaliste- laïque que la Russie, mais en y associant des valeurs de réalisation de soi elle a construit une économie dabondance Le Zimbabwe (en bas à gauche) sexprime à travers des valeurs dautorité traditionnelle et de survie ce qui entretient la pénurie Puerto Rico (en bas à droite) est à la fois traditionnaliste et réalisation de soi ce qui entretient une économie de tourisme massif

44 Lecture DIACHRONIQUE du graphe ( perspective historique ) 1. Les pays modernes (quart supérieur droit du graphe) à un moment de leur histoire, ont eu les mêmes valeurs que les pays africains ou asiatiques (quart inférieur gauche du graphe) 2. La vie sociale dans ces derniers pays est centrée sur une réciprocité restreinte au groupe tribal alors quelle est centrée sur une réciprocité généralisée au monde entier dans les pays modernes 3. Cest donc le contenu des actes de la vie sociale qui diffère dun pays à lautre aujourdhui. Mais dans chaque pays, ce contenu évolue au gré de la volonté des acteurs souvrant ou se fermant au monde des sciences et des techniques 4. N.B. Ces énoncés sont vrais EN MOYENNE dans chaque pays. Des exceptions sécartent toujours fortement de la moyenne !

45 Solutions pour accélérer le partage de valeurs plus universelles Développer la vie sociale dans chaque pays en accroissant la réciprocité généralisée (droits et devoirs) au détriment de la réciprocité restreinte Favoriser la formation scientifique et technique Lois pour inciter à lassociation denfants de provenance différentes (milieux, ethnies) dans les établissements primaires, secondaire et supérieurs comme Neve Shalom en Israël et Lagan College en Irlande (C. Irwin 1993)

46 La logique peut stimuler… J. Rawls : le voile dignorance du destin individuel nous entraîne à trouver des systèmes qui nous rémunèrent tous mieux que dans tout autre cas. La mondialisation, grand défi multiculturel appelle une telle généralisation.

47 La logique du vivant aussi… Il existe une capitalisation culturelle chez les animaux. Les singes enseignent à leurs petits comment casser des noix avec une pierre en 3 ans. La chasse est apprise par les petits des prédateurs Les hommes apprennent rapidement ce qui leur convient

48 Les éléments décrits ici offrent un support empirique à une nouvelle éthique normative à médiation scientifique (Campbell 1979, Irwin 1993)

49 Conclusion générale Les éléments dispersés de la théorie des groupes (primaire, secondaire, etc.) sont à insérer dans la théorie anthropologique- génétique générale des groupes Lensemble permet de comprendre plus finement diverses bifurcations et modifications didées et attitudes individuelles au sein des grands groupes tribaux ou nationaux

50 Exercice corrigé Occasion de révision et de test de vos connaissances

51 En groupes de 3 étudiants ou en individuel Choisir un groupe secondaire et analyser son fonctionnement à laide des éléments théoriques exposés dans les diapositives précédentes 1. Distinguer 2 phases dans lanalyse : 1.Fondation 2.Période actuelle 2. Enoncer des suggestions pour améliorer 3. Compléter par un commentaire de 3 p. + bibliographie NB. On trouvera ci-après un exemple rédigé par 3 étudiants en 2008 (Mmes M. Gamon, C. Roger & S. Saint-Omer) reproduit ici avec leur aimable autorisation. Les tableaux et les titres de colonnes ont étés posés par JM Dutrénit comme point de départ

52 Introduction Les groupes secondaires sont définis comme des rassemblements volontaires de personnes. Différentes entrées forment ensemble une grille d'analyse permettant d'étudier les groupes Ce sont ces différentes entrées qui permettent de définir, décrire et analyser le groupe secondaire que nous avons sélectionné. Il s'agit d'un syndicat nommé « Force Ouvrière ».

53 Eléments guides de lanalyse issus du cours Fonction de réciprocité Fonction de référence Fonction de rejet Fonction de normalisation Paradoxe d'Olson Conflit socio-cognitif interne Coopération inter groupes Morale Identitaire Badging / Hostilité Dopamine Mixité éducative Extension morale

54 Le syndicat FORCE OUVRIERE 1/3 Période de Fondation Fonction de réciprocitéFonction de référence Fonction de rejetFonction de normalisation Paradoxe d'Olson - DATE : Les fondateurs de ce syndicat étaient membres de la CGT. En l'occurrence, il y a avait Léon Jouhaux, Robert Bothereau, Albert Bouzanquet, Georges Delamarre et Pierre Neumeyer. Ces fondateurs étaient issus de la CGT. Par le biais du journal « Résistance Ouvrière », Robert Bouthereau (qui fait partie des « amis de Jouhaux ») souhaite que toutes les opinions y soient respectés. L'objectif est d'obtenir une Unité Ouvrière et donc une Unité Française. La conséquence de cette liberté d'expression a été de rassembler toutes les voix qui accusent le parti communiste d'avoir une forte emprise sur les autres syndicats (en l'occurrence la CGT). La réciprocité négative va engendrer un sous groupe au sein de l CGT qui s'exprimera au cours l'année 1946 avec la mise en place de carte membres « les amis de la FO » et le versement de cotisations par les nouveaux adhérents. D'un point de vue international, la FO s'associe à l'idée du plan Marshall (aide massive des Etats Unis) avec la CIO américaine, la CGT italienne et au CHU chinois. - La dénomination de Force Ouvrière provient de l'Hebdomadaire de la CGT qui se nommait 'Résistance Ouvrière' crée en 1943 (référence à la Seconde Guerre Mondiale). Force Ouvrière provient de la mutation de cette hebdomadaire à la fin de la Seconde Guerre Mondiale : « Hier Résistance, aujourd'hui Force » le 20 décembre 1944 (André Viot). Les fondateurs souhaitaient remettre à jour la vieille CGT basée sous la loi d'Amiens Les fondateurs ont rejeté l'ancienne organisation dans laquelle ils se trouvaient (CGT) puisqu'ils considéraient que la CGT était trop dépendante du parti communiste. - Ils rejettent tout parti pris que ce soit dans les partis politiques, du gouvernement, de l'Etat, du patronat et des églises. - Une divergence d'avis était établie quant à la proposition américaine du plan Marshall pour la reconstruction européenne. En effet, le Parti communiste et une majorité de la CGT ne souhaitaient pas de cet apport américain (sous le symbole stalinien) tandis que la minorité (donc la FO) elle, rejetait l'opinion de la CGT. La FO, elle, acceptait l'idée du plan Marshall puisqu'elle permettrait une construction unifiée d'une nouvelle Europe et apporterait un souffle de paix. - Léon Jouhaux et Robert Bothereau ont fortifié la création de leur syndicat sur la base de la loi d'Amiens de 1906 ainsi que sur la 'vieille CGT'. Ce syndicat avait pour but d'afficher clairement leur indépendance à tous niveaux (surtout du parti communiste). - la Force Ouvrière défend les droits des salariés et en l'occurrence des ouvriers. Cela passe par des négociations, des grèves. Cependant, la scission avec la CGT était sous le signe d'une séparation d'avec le parti communiste. Les personnes qui ont démissionné de la CGT ne trouvaient donc plus leur part du bénéfice dans le contexte où la CGT se trouvait. - les nouveaux syndiqués, n'étant plus écouté par leurs anciens syndicats, ont donc trouvé refuge dans cette nouvelle structure indépendante. (nouvelles places de délégués et de permanents syndicaux)

55 Le syndicat FORCE OUVRIERE 2/3 Période de fondation (suite) Conflits socio- cognitifs interne Coopération inter groupe Morale Identitaire Badging / Hostilité DopamineMixité éducativ e Extension morale Les membres de force ouvrière venant d'horizons syndicaux variés, apportent un brassage d'idées complémentaires et une nouvelle force d'expression et d'action dans une période trouble due à l'impact du parti communiste. La Fédération Syndicale Mondiale a été créée à la suite de la Seconde Guerre Mondiale en Cette fédération regroupait différents syndicats du monde tels que CIO américain, la Trade union britannique et les syndicats soviétiques. La fédération avait le droit consultatif au sein du comité permanent du conseil économique et social de l'ONU. La guerre froide a eu pour conséquence de scinder la FSM en trois grandes tendances : les communistes et la majorité de la CGT, les travaillistes (syndicats anglais, suisse et du benelux) et enfin un centre avec le CIO américain et la minorité de la CGT représentée par la FO. L'idée du Plan marschall a eu pour conséquence de diviser cette fédération en deux branches : les communistes et la majorité de la CGT refusent catégoriquement cette idée tandis que la FO, le centre et les travaillistes défendent l'importance dette aide à la reconstruction européenne. Cette nouvelle alliance formera le comité consultatif syndical international qui va lui même engendrer une nouvelle organisation, la Confédération Internationale des Syndicats Libres dont Léon Jouhaux est devenu le vice président. Cette confédération avait pour slogan : « Ni Staline, Ni Standard Oil » Le parti communiste ayant une emprise forte sur les différents syndicats et principalement sur la CGT a déclenché un processus de séparation des syndiqués. Ceux-ci ne pouvant plus se fier à l'impartialité de leur syndicat, ils se sont tournés légitimement vers la FO, surnommé 'bureau des pleurs ' La seconde mondiale a été une oppression forte du parti politique hitlérien (nazis) sur les peuples. Puis, lors de la libération, les syndiqués se sont retrouvés dans la situation où le parti communiste avait une emprise forte sur leurs syndicats. Cela a déclenché une hostilité des syndiqués vis à vis de la ligne qui leur était imposée et sur laquelle ils ne pouvaient plus influer. Par contre la FO, elle, proposait une liberté d'expression et mettait en avant leur indépendance à tous niveaux. Elle avait mis l'accent sur le monde ouvrier, qui serait la base de l'unité Française. On peut parler de dopamine à propos dune coopération réussie sur plusieurs plans. Tout d'abord, la fin de la seconde guerre a permis une libération d'une oppression forte d'un parti politique Hitlérien sur le peuple. Ensuite, le fait que Léon Jouhaux et ses amis ont pris le risque de se séparer d'une des plus grandes structures syndicales du pays (la CGT) et de créer une nouvelle structure, la FO, qui a connu un succès immédiat. Enfin, l'arrivée du Plan Marschall allié à la présence de Léon Jouhaux qui était écouté au niveau international (vice président au CISL) a permis la mise en place de projets syndicaux tels que la sécurité sociale (ou la caisse unique). La FO, devenue une nouvelle structure syndicale a offert un rassemblemen t de syndiqués qui provenaient de syndicats différents. Le fait que Léon Jouhaux ait intégré à titre de vice président la CISL, a ouvert davantage de réflexions et d échanges internationaux sur des conditions plus généralisées du travail. Au niveau national, cet apport extérieur a permis une plus grande crédibilité de la FO ainsi qu'une plus grande visibilité d'actions au sein de la France

56 Le syndicat FORCE OUVRIERE 3/3 Période Actuelle Fonction de réciprocité Fonction de référence Fonction de rejet Fonction de normalisation Paradoxe d'Olson Conflits socio- cognitifs internes Entre salariés (chômeurs, actifs et retraités), indépendance vis-à-vis de lEtat, alliance avec dautres structures syndicales, indépendance vis-à-vis des partis, confédérations : nationale et régionales, union et fédération : conflit régulé par la commission des conflits, Fédérations et union payent des cotisations en échange, - protection collective modèle de lutte pour les salariés, Modèle de démocratie, Lutte pour légalité, Lutte des salariés contre lexploitation tous les groupes ne partageant pas leur idéologie, Le patronat La non salariés Les non adhérents droit des salariés, Lutte contre les abus, Le droit du travail, Le respect des salariés, Les conditions de travail Inégalité dengagement entre les membres But : action collective pour lamélioration des conditions de travail pour tous les salariés. Spécificité des membres : syndiqués et salariés Coopération inter groupe Morale Identitaire Badging / Hostilité DopamineMixité éducative Extension morale Coopération avec dautres syndicats et entre les différents échelons du syndicats : national, régional, départementale, local. Coopération avec dautres groupes menant les mêmes combats Identité commune : les membres sont des salariés Sympathie pour tous les salariés et toutes les personnes partageant les valeurs et idéologie du groupe Badging basé sur ladhésion au syndicat Carte de membre, revendication, signe de reconnaissance permettant dêtre identifié comme membre, participation aux actions de revendication, engagement au sein du syndicat, Hostilité envers les non membres composant les groupes de rejet Actions collectives Solidarité entre les membres et avec tous les salariés Actions menées en coopération Être ensemble un groupe de pression pour obtenir gain de cause vis- à-vis des revendications travail en groupe et en concertation à différentes échelles Mixité éducative car membres appartenant à différentes milieux mais point commun : être salariés, il sagit donc dune mixité relative Lutte pour la cause des salariés en général et pas que pour les membres Morale étendue à toute une catégorie de la population Revendication en faveur de lintérêt de toute une partie de la population

57 Conclusion : les causes de la réussite dun groupe Plus un groupe remplit de fonctions (intitulés des colonnes) plus il obtient de succès Plus les participants trouvent dans le groupe une base dexercice des valeurs de base de la personne humaine (Schwartz 2006) plus il aura de succès De nombreux groupes se trouvent en concurrence pour jouer des rôles analogues

58 Références 1/3 Baker, M. C., & M. A. Cunningham The biology of bird-song dialects. Behavior and Brain Science 8: Bakunda C. Rwanda, lenfer des règles implicites, Harmattan, 2006 Cooley, C.H. Human nature and the social order. Glencoe, IL: Free Press, Damasio A. Spinoza avait raison. Le cerveau des émotions, Paris Odile Jacob 2003 Doise et al., La construction sociale de l'intelligence in Psychologie Sociale Expérimentale, A Colin, 1980 Dutrénit & Haumont Analyse secondaire (non publiée) du livre de P. Clerc Grands ensembles et banlieues nouvelles, Paris 1969) Dutrénit Action sociale et qualité sociale, Paris LHarmattan, 2002, 320 p. Hamilton, W. D. (1964) The genetic evolution of social behavior J Theoretical Biology 7: pp Inglehart cf site web à ce nom. Values map of the world Irwin C. Les éthiques naturalistes et le contrôle du conflit de groupe in Changeux J.P. Les fondements naturels de léthique, Paris, O. Jacob, 1993 Johnson David-W., (1981) And-Others Effects of Cooperative, Competitive, and Individualistic Goal Structures on Achievement: A Meta-Analysis. Psychological- Bulletin; v89 n1 p47-62 Jan 1981

59 Références 2/3 Johnson David-W. et al. (1982) Interdependence and Interpersonal Attraction among Heterogeneous and Homogeneous Individuals: A Theoretical Formulation and a Meta-Analysis of the Research. National Inst. of Education (ED), Washington, DC., 132 p. Johnson David-W. (1984) Cross-Ethnic Relationships: The Impact of Intergroup Cooperation and Intergroup Competition. Journal-of-Educational-Research; v78 n2 p75-79 Nov-Dec 1984 Johnson David-W. et al. (1986) Different Cooperative Learning Procedures and Cross-Handicap Relationships, Exceptional-Children; v53 n3 p Nov 1986 Lévi-Strauss Cl. Les structures élémentaires de la parenté, PUF 1950 Lewin K. Décisions de groupe et changement social in Lévy A. Psychologie Sociale Paris Dunod 1965 Lovejoy C The origin of man. Science, 211: Mauss M Essai sur le don, éditions multiples Merton R.K Eléments de théorie et de méthode sociologiques, PUF Moscovici S. Psychologie des minorités actives, PUF 1979 Olson, M. La logique de laction collective, PUF Rawls J. Une théorie de la justice Seuil, 1987

60 Références 3/3 Ruse, Michael "The New Evolutionary Ethics" in (Eds.) Matthew H. Nitecki and Doris V. Nitecki Evolutionary Ethics. Albany: SUNY Press, pp Senik C., 2005, What Can we Learn from Subjective Data ? The Case of Income and Well-Being, Journal of Economic Surveys, 19 (1), Schwartz, Sh. (2006) Les valeurs de base de la personne: théorie, mesures et applications, Revue Française de Sociologie, Vol. 47, pp.249–288. Shallins M Age de pierre, âge dabondance, Gallimard 1970 Shérif M. Influences du groupe sur les normes et les attitudes in Lévy A. Psychologie Sociale Paris Dunod 1965 Spencer, H. The Study of Sociology [1873], London: Henry S. King Spielman & al Réf manquante Stouffer, S.A Edward A. Suchman, Leland C. DeVinney, Shirley A. Star and Robin M. Williams, Jr. The american soldier: combat and its aftermath, 2 vol. Princeton: Princeton University Press, Tindale, 1974 Aboriginal Tribes of Australia, University of California Press, Berkeley Wilkinson, D. (1980) Deadly Quarrels, University of California Press, Berkeley and Los Angeles Wilson O. On Human Nature 1979 Harvard Univ Press1979


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