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Faculté déducation EDU 5873 : Théories du choix et développement de carrière Semaines 8-9 Linsertion socioprofessionnelle Professeur André Samson, Ph.D.,

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2 Faculté déducation EDU 5873 : Théories du choix et développement de carrière Semaines 8-9 Linsertion socioprofessionnelle Professeur André Samson, Ph.D., c.o.

3 Plan de la présentation 1. Lévolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement 1.2 Émergence dune économie globale 2. La transition des études au travail 2.1 Durée de la transition des études au travail 2.2 Facteurs de réussite 2.3 Perspective dialectique Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

4 Plan de la présentation 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.1 Présence des minorités au sein de la population générale 3.2 Minorité visible et situation économique 3.3 Appartenance à un groupe minoritaire et image de soi 3.4 Les pistes de solution Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

5 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : hausse du nombre demplois Le marché du travail est en constante mutation. Depuis 1976, des milliers demplois ont disparus, mais des milliers dautres ont été créés. Si bien que le nombre demplois est en fausse constante depuis 1976 Presque tous les pays industrialisés ont connu une croissance de lemploi, sauf pour le Japon. Selon Statistiques Canada, le nombre demploi au Canada était de moins de 10 millions en 1976, il atteint le chiffre de plus de 16 millions en 2003 et dépassé les 17 millions en Par rapport aux autres pays industrialisés, le Canada a une très bonne performance au plan de la croissance de lemploi. De 1996 à 2004, le Canada a enregistré une taux de croissance de 20%. Soit la plus forte hausse. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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10 Taux de chômage comparatif Canada et États-Unis dAmérique Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

11 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : baisse du taux de chômage La hausse soutenue du nombre demplois a été accompagnée dune baisse tout aussi constante du taux de chômage. En 1976, le taux de chômage se situait à 6.7%. Durant la récession du début des années 1980, il a atteint 12,0%. Avec la récession du début des années 1990, le taux de chômage a atteint 11,4% en Depuis 1994, le taux de chômage est en baisse constante. En novembre 2005, le taux de chômage baissait à 6,4%, brisant ainsi le record de Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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14 Taux de chômage : Québec - Ontario (1992 – 2011) Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

15 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : baisse du taux de chômage Selon les données de Statistiques Canada, le taux ce chômage est surtout associé à lâge. Par exemple, le taux de chômage des adultes âgés de 25 à 54 ans était de 5,8%, en 2005, soit le plus bas taux depuis 30 ans. Le taux de chômage pour les personnes de 55 et plus se situait en 2005 à 5,1%. Par contre, pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans, le taux de chômage se situait, en 2005, à 12,4%. À lintérieur de ce groupe le taux de chômage était de 16,5% chez les ans et de 9,7% chez les 20 à 24 ans. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

16 Taux de chômage : Selon lâge (1992 – 2011) Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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19 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : hausse du taux dactivité Le taux dactivité mesure loffre de main-doeuvre (chômeurs compris) par rapport à la taille de la population en âge de travailler. En 2005, 17,3 millions de personnes ont participé au marché du travail soit 67,2%. Ce taux a connu une hausse de 1976 à 1989 où il atteint un sommet à 67,3%. Mais il baissé de 1990 à Les prochaines années seront marquées par une baisse probable du taux dactivité et ce, à cause du retrait progressif de la génération du baby-boom. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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21 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : hausse du taux dactivité La population en âge de travailler se divise en trois groupes distincts: les personnes occupés, les chômeurs et les personnes inactives. Les deux premiers groupes font partie du marché du travail. La proportion de personnes inactives était de 38,5% en 1976 et de 32,8% en Mais cette tendance risque de sinverser en raison du vieillissement de la population. En effet, la proportion des personnes inactives en 2009 montait à 32,9%, et en 2010, elle montait encore à 33%. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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23 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : transformation des secteurs dactivité Cette évolution du marché du travail a provoqué la baisse de certaines activités économiques. Il y a de moins en moins de travailleurs dans des domaines comme lagriculture. En fait, comparé à 1987, lagriculture est le seul domaine dactivité qui compte moins demplois. Les ressources naturelles ont fait moins bonne figure aussi. Lindustrie minière a enregistré une activité moins forte par rapport à dautres secteurs, il y a eu des pertes en foresterie, mais des gains dans les ressources pétrolières et gazières. Les grandes gagnantes sont les activités reliées aux services. Les services comprennent les agences de placement, les centres dappels téléphoniques, les services administratifs. Un autre secteur très actif est celui des services informatiques Le secteur de la construction a connu un regain depuis Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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25 La part de l'emploi manufacturier a chuté depuis le début du siècle Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

26 Après avoir connu une augmentation à la fin des années 1990, l'emploi manufacturier a stagné puis décliné Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

27 Tableau comparatif de lévolution de lemploi selon les secteurs dactivité (2006 – 2011) Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

28 Tableau comparatif de lévolution de lemploi selon les secteurs dactivité (1992 – 2011) Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

29 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : Transformation du travail Le travail permanent est considéré de qualité supérieur. Premièrement parce quil est plus stable, le salaire moyen est plus élevé comparativement à un emploi temporaire. En 2005, les salaire moyen des employés permanents se situaient à lheure. Le salaire moyen dun travail temporaire était de lheure. En 2005, 86,8% des canadiens détenaient un emploi permanent, cest-à-dire un emploi dont la date de cessation na pas été fixée à lavance. De 1997 à 2005, le rythme de croissance des emplois temporaires a été de 40,0% ( en chiffres absolus) alors que celui des emplois permanents a été de 17,8% (1,8 million en chiffres absolus). La proportion des emplois temporaire est passée de 11,3% en 1997 à 13,2% en Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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31 Tableau comparatif de lévolution de lemploi temps partiel – temps plein (1992 – 2011) Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

32 1. L évolution du marché du travail 1.1 Les signes du changement : les pressions démographiques De 1976 à 1986 la proportion de travailleurs approchant lâge de la retraite (ceux qui sont à 10 ans ou moins de lâge médian de la retraite ou plus âgés) est passée de 11,7% à 10,3%. De 1976 à 1986, lâge médian de la retraite sest tenue à 65 ans. À partir de 1986 lâge médian de la retraite a baissé de 64,6% à 60,6% en De 1997 à 2005, la proportion des travailleurs approchant lâge de la retraire sest accrue constamment pour atteindre 22,1%. En 2005, il y avait 3,6 millions de travailleurs qui approchaient lâge de la retraite. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

33 Proportion des travailleurs qui sont à 10 ans ou moins de lâge médian de la retraite, ou plus âgés, selon le sexe, 1976 à 2007 Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

34 OCDE, (2003). Orientation professionnelle: nouvelles pistes de réflexion. Une analyse des politiques déducation. Paris 1. L évolution du marché du travail 1.2 Émergence dune économie globale Leffondrement des barrières tarifaires et louverture des différentes économies nationales favorisent lémergence dune économie globale. Les organismes publiques et les entreprises privées doivent opérer et se développer dans un contexte de compétition accrue pour ne pas dire féroce. Cette compétition globale force les organisations à sadapter et à se réinventer dune manière presque continuelle. De plus, sajoute le développement technologique qui imprime aussi sa dynamique. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

35 1. L évolution du marché du travail Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

36 Guichard, J. (2003). De léducation à la carrière à léducation à lhumanité : quelles perspectives pour les approches éducatives au 21ièmes siècle ? Carriérologie, 9 (1) 2-12 Riverin-Simard, D. (2003). Le sens du travail et la carriérologie. Carriérologie. 1. L évolution du marché du travail 1.2 Émergence dune économie globale Segmentation du marché du travail. Écart grandissant entre les petits emplois et les emplois qui commandent une bonne rémunération. Le passage dun segment à lautre est de plus en plus ardu.Augmentation du chômage des personnes moins qualifiées. Le savoir et les formations spécialisées donnent accès au segment supérieur du marché du travail. Le cheminement de carrière se vit surtout dans la discontinuité, davantage dans la rupture que lévolution. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

37 2. La transition des études au travail 2.1 La durée de la transition des études au travail Cest le travail ou le premier emploi rémunéré à temps plein qui provoque la majorité sociale du jeune. Il acquiert son autonomie par rapport à la famille.Il acquiert son indépendance comme individu.Il développe de nouveaux rôles sociaux. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

38 2. La transition des études au travail 2.1 La durée de la transition des études au travail Le processus dintégration sociale par le travail est un phénomène fort complexe. Lintégration peut être entravée par lactivité socioéconomique (changements technologiques, mondialisation). Lintégration peut être entravée par les règlements du marché du travail (certification des connaissances, réglementation de la pratique professionnelle). Lintégration peut être entravée par les facteurs personnels (locus de contrôle, formation académique habilités personnelles). Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

39 2. La transition des études au travail 2.1 La durée de la transition des études au travail 1984: 30% des jeunes de 15 à 24 ans étudient alors que 37% travaillent. 1992: 36% des jeunes de 15 à 24 ans étudient alors que 29% travaillent. 1998: 40% des jeunes de 15 à 24 ans étudient alors que 28% travaillent. Selon Statistiques Canada (2000) les jeunes étudient plus longtemps: Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

40 2. La transition des études au travail 2.1 La durée de la transition des études au travail De moins en moins de jeunes de 15 à 24 ans ont achevé leur transition initiale des études au marché du travail. La fréquentation scolaire chez les jeunes est historiquement assez élevé. En 1985, linsertion socioprofessionnelle débutait à 16 ans et se terminait à 21 ans. En 1998, la transition études-travail débutait à 16 ans et se terminait à 23 ans. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

41 2. La transition des études au travail 2.2 Facteurs de réussite a) Les études Léducation est un facteur de réussite de linsertion socioprofessionnelle. Les conditions demploi sont bien meilleures pour les jeunes qui ont obtenus un diplôme détudes universitaires que pour ceux qui nétudient pas et qui nont pas achevé leurs études primaires ou secondaires. En 1998, le taux de chômage chez les 15 à 29 qui navaient pas obtenus leur diplôme détudes secondaires était de 23,3%. Il nétait que de 5,2% dans les cas des personnes qui détenaient un diplôme de maîtrise ou de doctorat. Les jeunes entre 15 et 24 ans (Statistiques Canada – 2005) 42,1% des personnes nayant pas complété leurs études secondaires travaillent 70,4% des personnes ayant complété leurs études secondaires travaillent 73,1% des personnes ayant complété leurs études universitaires travaillent Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

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47 2. La transition des études au travail 2.2 Facteurs de réussite : lexpérience 53% de ceux qui avaient de lexpérience de travail ont trouvé un emploi dans les 30 jours suivant lobtention de leur baccalauréat. Situation des diplômés2 ans5 ans Travaillent à temps plein85%94% Travaillent à temps partiel15%6% Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

48 2. La transition des études au travail 2.2 Facteurs de réussite Pourquoi? Pour acquérir des compétences Pour enrichir le curriculum vitae Pour élargir réseau Pour sapprivoiser au monde du travail Pour préciser ses habiletés Il est important détablir des contacts qui pourront faciliter linsertion sur le marché du travail. Daprès le Wall Street Journal, 94% des gens obtiennent un emploi à cause dun contact. Cest quoi un réseau? Nimporte qui peut faire parti de ton réseau.La famille, les amis, les professionnels, les professeurs, etc… Le mentorat est un partenariat entre le Service des Carrières et lAssociation des anciens étudiants dOttawa Le mentorat aide à : développer une relation professionnelle permettre dobserver un professionnelle dans son quotidien aider à confirmer un choix de carrière Des relations de mentor célèbre: Mel Gibson fut le mentor de Heath Ledger Madonna fut le mentor de Gwyneth Paltrow Le bénévolatLe réseauLe mentorat Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

49 2. La transition des études au travail 2.2 Facteurs de réussite : se donner des objectifs Une équipe de chercheurs de Harvard a fait une étude auprès des diplômé(e)s 10 ans après lobtention de leur diplôme : Les gens qui avaient des buts précis, obtenaient des salaires 3 FOIS plus élevés après 10 ans. Les gens qui avaient mis leurs buts sur papier, obtenaient des salaires 10 FOIS plus élevés après 10 ans. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle Planning for Career Success: Those Who Plan Do Better, Kate Wendleton

50 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion 2. La transition des études au travail Selon la perspective dialectique, la transition des études vers le monde du travail constitue une expérience qui englobe de nombreux aspects. Cette approche tient compte du fait que les individus et les contextes se déterminent mutuellement. Il faut donc tenir compte à la fois des aspects individuels, économiques et sociaux. Jean-Louis Drolet, Marcel Monette et René Pelletier Revue des sciences de l'éducation, vol. 22, n° 1, 1996, p Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

51 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion 2. La transition des études au travail Facteurs individuels Perspectives cognitives de la réalité / éducation / formation Facteurs sociaux Origine familiale Facteurs économiques Dynamisme du marché du travail Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

52 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion 2. La transition des études au travail Linsertion professionnelle est un processus qui démarre bien avant lentrée sur le marché du travail. Linsertion se vit à partir des connaissances, des habiletés, du concept de soi. Les milieux familiaux et scolaires participent directement à la construction du concept de soi, de lacquisition des habiletés et des connaissances. Ces milieux structurent linsertion socioprofessionnelle. En somme, lexpérience dinsertion est déterminée par diverses formes dinfluence. Jean-Louis Drolet, Marcel Monette et René Pelletier Revue des sciences de l'éducation, vol. 22, n° 1, 1996, p Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

53 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion 2. La transition des études au travail Arrivée sur le marché du travail Situation de tension Intégration dun nouveau rôle Acquisition de nouvelles habiletés Apprentissage de lautonomie Jean-Louis Drolet, Marcel Monette et René Pelletier Revue des sciences de l'éducation, vol. 22, n° 1, 1996, p Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

54 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion 2. La transition des études au travail Le processus dentrer sur le marché du travail nest pas nécessairement une continuité où les expériences se succèdent dune manière linéaire. Il peut y avoir des arrêts, des retours, des bonds et ce, surtout si lexpérience se situe dans un contexte dinstabilité économique. Des états de confusion, dincertitude, dinstabilité et de remise en question sont inhérents à la tâche dinsertion au monde des adultes et du travail. Lindividu trouvera généralement une forme de support auprès des la famille, des proches ou de professionnels. La qualité de ces relations pourra être déterminante. Jean-Louis Drolet, Marcel Monette et René Pelletier Revue des sciences de l'éducation, vol. 22, n° 1, 1996, p Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

55 2. Linsertion socioprofessionnelle 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion Une expérience dinsertion socioprofessionnelle est imprévisible parce quelle est la rencontre dindividus et de contextes. Ces rencontres forcent la personne à sinventer et à se réinventer dans ces contextes contingents et déterminés. En ce sens, lexpérience dinsertion en est une de co-construction entre lindividu et son environnement. Donc le succès dune expérience dinsertion se détermine par la rencontre de plusieurs éléments constitutifs. Jean-Louis Drolet, Marcel Monette et René Pelletier Revue des sciences de l'éducation, vol. 22, n° 1, 1996, p Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

56 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion 2. La transition des études au travail Individu / évaluation de lexpérience dinsertion Situation économique Facteurs sociologiques Défis et enjeux reliés à lapprentissage Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

57 2.3 Perspective dialectique de lexpérience dinsertion 2. La transition des études au travail Linsertion est une processus dévaluation cognitive de la situation. La personne transige continuellement avec son environnement. Lindividu donne sens à ce quil vit et interprète ce qui lui arrive. La perception de la transition études-travail influence lensemble des décisions quils peuvent prendre relativement à leur insertion socioprofessionnelle. Jean-Louis Drolet, Marcel Monette et René Pelletier Revue des sciences de l'éducation, vol. 22, n° 1, 1996, p Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

58 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis Les minorités visibles constituent 13% de la population générale du Canada (Tran, 2004). Limportance de ce segment de la population a plus que doublé en 20 ans. 73% des membres des minorités visibles habitent les grands centres urbains (Toronto, Montréal, Vancouver). 66% des personnes composant les minorités visibles sont nées à lextérieur du Canada. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

59 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.2 Minorités visibles et situation économique a) Les hommes de 24 à 54 ans En 1981, les hommes de 24 à 54 ans appartenant à une minorité visible avaient de meilleurs taux demploi et un taux de chômage plus faibles que ceux des hommes nés au Canada et nappartenant pas à une minorité visible. Mais durant les années 80 et jusquau milieu des années 90, la situation de ce segment de la population sest détériorée. En 2001, on note un écart important entre les hommes nés au Canada et nappartenant pas à une minorité visible et les hommes nés à lextérieur du Canada et appartenant à une minorité visible. Ainsi, le taux de chômage du premier groupe était de 4% et celui du second de 7%. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

60 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.2 Minorités visibles et situation économique b) Situation dans les grands centres Les quartiers ethniques des grands centres urbains offrent une forme de sécurité à ses habitants. Mais, ces quartiers sont caractérisés aussi par lisolation et la pauvreté. Lexemple de Toronto : Un quartier à majorité caucasienne le taux de chômage moyen est 5,7% et le taux de personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté de 17%. Un quartier à majorité asiatique le taux de chômage moyen est de 7,1% et le taux de personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté de 23%. Un quartier composé en majorité de descendants africains, le taux de chômage moyen est de 21,7% et le taux de pauvreté est 54%. Le taux de chômage au sein des minorités visibles est de 9,9% en comparaison de 6,3% pour la population caucasienne. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

61 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.2 Minorités visibles et situation économique c) Éducation En 2001, les hommes de 24 à 54 nés à lextérieur du Canada, appartenant à une minorité visible et détenteurs dun diplôme universitaire étaient proportionnellement plus nombreux que les hommes nés au Canada et ayant complété des études universitaires. 30% des hommes de 24 à 54 nés à lextérieur du Canada et appartenant à une minorité visible détenaient un diplôme universitaire. Ce taux é tait de 19% pour les hommes du même groupe d âge, mais nés au Canada et n appartenant pas à une minorité visible. Chez les femmes, lon retrouve le même phénomène. 28% des femmes nées à lextérieur du Canada et appartenant à une minorité visible détenaient un diplôme universitaire. Ce taux é tait de 21% pour les femmes nées au Canada et n appartenant pas à une minorité visible. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

62 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.2 Minorités visibles et situation économique D) Revenu En 2004, les revenus de 47% des nouveaux immigrants (75% minorités visibles) étaient inférieurs au SFR (seuil de faible revenu). Il existe une forte corrélation entre le fait dêtre un nouvel immigrant (moins de 7 ans au Canada) appartenant à une minorité visible et un revenu au SFR. Selon Palameta (2004), la plus grande vulnérabilité des immigrants de minorit é s visibles au faible revenu semble indiquer que la transition peut-être plus difficile comparative ment aux autres immigrants. Et ce, à cause d une méconnaissance des langues officielles, difficulté de faire reconnaître leurs études et de la discrimination. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

63 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.3 Appartenance à un groupe minoritaire et image de soi La formation de lidentité raciale est une tâche supplémentaire que ladolescent de groupe minoritaire doit entreprendre (Arbona, 1996). Lacceptation de identité ethnique joue un rôle positif quant au développement de carrière (Perron et al., 1998). Une identité raciale positive de soi-même est associée à des scores plus élevés sur le Hope Scale (Jackson et Neville, 1998). Par contre, un haut niveau de « racelessness » est lié à lanxiété et à la dépression selon Arroyo et Zigler (1995). Les personnes qui présentent un haut niveau de « racelessness » entretiennent des attitudes et des croyances stéréotypées envers leur groupe. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

64 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.4 Les pistes de solution La recherche a identifié différents moyens qui allègent le poids de ces déterminismes défavorables. Ainsi, en ce qui regarde les jeunes qui appartiennent à une minorité ethnique, limportant est dabord de favoriser lacceptation de leur identité. Car autant le rejet de son identité ethnique peut perturber le jeune, autant lappropriation de cette identité peut favoriser son développement. En termes clairs, il faut aider le jeune à être fier de ses origines (Carter et Constantine, 2000). À cet enjeu fondamental de lappropriation de lidentité sajoute dautres pistes de solution plus faciles à appliquer. Selon la recherche, lexemple de personnes qui appartiennent à un groupe ethnique et qui ont réussi socialement peut aussi être de nature aidante. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

65 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.4 Les pistes de solution Un petit boulot à temps partiel favorise le développement dune connaissance réaliste des exigences concrètes du marché du travail. Il est aussi suggéré daider le jeune à établir un lien très concret entre ses études et le marché du travail. Il semble que la personn alité de lenseig nant joue un rôle particul ièreme nt importa nt. Un enseign ant aux attentes élevées favoris e une saine émulati on chez les jeunes. Certaines jeunes peuvent préférer consulter un conseiller de leur communauté dappartenance. Cette préférence peut manifester une réticence à la culture dominante. Cette réticence doit être reconnue (Townes, 2004). Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

66 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.4 Les pistes de solutions Amundson et Préfontaine (1995) démontrent que le counselling de carrière en contexte minoritaire implique: La connaissance du contexte culturel de son client. La prise en compte de la dynamique familiale et communautaire. À ces suggestions très pratiques, il faut souligner limportance dun programme-cadre qui prend en compte le phénomène de la diversité culturelle. En effet, un curriculum sensible à ces problématiques peut aider le jeune à développer les habiletés nécessaires pour contrer les effets négatifs du racisme, de la stigmatisation sociale ou de lappartenance à un groupe minoritaire. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

67 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.4 Les pistes de solutions La famille et le milieu scolaire Lorigine sociale est un des déterminants qui pèsent ou influencent le choix de carrière. Parmi les éléments qui participent à la construction de lorigine sociale, il y a le statut professionnel du père et le niveau dinstruction des parents. Il est certain que la famille joue un rôle capital. Pas seulement sur le choix de la carrière, mais aussi et surtout sur la façon de concevoir le travail et de lassumer. Il semble que ce soit surtout la qualité de laide et de lapport de la famille qui compte et qui importe. En effet, une famille activement impliqué dans lexploration du choix de carrière où lenfant reçoit support et respect favorise un choix de carrière éclairée, ajustée ce qui va de pair avec la formation dune solide identité vocationnelle. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle

68 3. Lappartenance à une minorité : enjeux et défis 3.4 Les pistes de solution La famille et lécole Lécole peut être aussi un facteur de stratification sociale. En fait, à lécole les enfants sont souvent divisés selon leur classe sociale, leurs aptitudes ou leurs orientations. Ce qui peut être un facteur dinjustice. Lécole qui offre de nombreux programmes constituent un milieu plus stimulant. Il semble aussi que la présence dun conseiller dorientation ait été un élément bénéfique favoriserai le développement de projets détude plus ambitieux, réduirait la probabilité dindécision et aiderait à lélaboration dobjectifs de carrière. Il semble que linformation professionnelle est particulièrement bénéfique dans les milieux moins aisés. Semaines 8 et 9 : Linsertion socioprofessionnelle


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