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Stakeholders analysis Responsabilité Sociale de lEntreprise & parties prenantes Alain JM. BERNARD UTC.

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1 Stakeholders analysis Responsabilité Sociale de lEntreprise & parties prenantes Alain JM. BERNARD UTC

2 Introduction Lobjectif de création de valeur a 2 implications: i)Il faut porter une attention systématique aux intérêts et préoccupations ( les enjeux) des individus et groupes affectés par lentreprise ii) Il faut sinterroger sur les fondements qui légitiment la répartition de la valeur NB. Penser en terme de développement durable, cest questionner les effets de léconomie et de lentreprise, sur la société et lenvironnement

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4 Social EnvironnementalEconomique Gouvernance Vivable Equitable Durable Viable

5 D où 2 notions: 1) La responsabilité sociale de lentreprise RSE: -lensemble des obligations et des actions des entreprises qui sétendent au delà des dimensions techniques, financières, légales et économiques. -« Lintégration des dimensions marchandes et non marchandes dans la gestion et la prise en compte des effets externes positifs et négatifs des entreprises sur la société » ( JP. GOND, 2008) 2) Les parties prenantes ou Stakeholders: les individus ou groupes avec qui lentreprise interagit ou envers qui elle est socialement responsable

6 Les fondements théoriques de la RSE Section 1

7 La RSE 1 RSE 1 ou Corporate Social Responsibility CSR: Dans les années 50 et 60, on cherche : -À définir le concept de RSE -A définir les frontières, les contenus de la RSE -A préciser les fondements éthiques économiques de la RSE Lapproche est dite normative & philosophique On sintéresse aux principes & aux valeurs

8 La RSE 2 RSE 2: Corporate Social Responsiveness CRS 2 Dite aussi: Sensibilité Sociale de lEntreprise Les années 70 & 80 sont une phase de critique. Désormais, on analyse les modes de réponse aux pressions sociales : On sintéresse aux processus de gestion de la RSE Lapproche est pragmatique ou managériale

9 La PSE PSE: Corporate Social Performance CSP PSE: Performance Sociétale de lEntreprise Lapproche intègre les RSE 1 &2. Elle aborde désormais les impacts concrets des politiques On sintéresse: -à lanalyse des résultats et -à la mesure des résultats Lapproche est dite intégratrice et synthétique

10 Conclusion: la PSE > RSE Définition de la PSE: « Une configuration organisationnelle de principes de responsabilité sociale, de processus et résultats observables qui sont liées aux relations sociales de lentreprise » (D. WOOD, 1991)

11 La pyramide de CARROLL A.B. CARROLL ( 1979) distingue 4 niveaux de responsabilité sociale: A.B. CARROLL, A three dimensional conceptual model of corporate social performance, Academy of Management Review, Vol 4, 1979, pp i) les responsabilités économiques ii) les responsabilités juridiques Ces deux types forment le cadre légal iii)Le niveau éthique iv) Le niveau discrétionnaire. Les attentes sociales implicites & au-delà ( ex : la philanthropie)

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15 Le modèle tridimensionnel de la CSP Carroll a construit une grille opérationnelle ( un cube) de la responsabilité corporative, en intégrant : -les types de responsabilités (R), -les domaines de responsabilité (D) et - la manière de répondre à la responsabilité (S) : R = responsabilités (R1 : responsabilité économique, R2 : responsabilité juridique, R3 : responsabilité éthique, R4 : responsabilité discrétionnaire) D = domaines de responsabilité (D1 : consumérisme, D2 : environnement, D3 : discrimination, D4 : sécurité des produits, D5 : sécurité du travail, D6 : actionnaires) S = stratégies (S1 : réactives, S2 : défensives, S3 : accommodation, S4 : proactive).

16 Le cube de A.B CARROLL (1979) Légende : R = responsabilités R1 : responsabilité économique, R2 : responsabilité juridique, R3 : responsabilité éthique, R4 : responsabilité discrétionnaire D = domaines de responsabilité D1 : consumérisme, D2 : environnement D3 : discrimination, D4 : sécurité des produits, D5 : sécurité du travail, D6 : actionnaires S = stratégies S1 : réactives, S2 : défensives, S3 : accommodation, S4 : proactive.

17 Section 2 Application outils RSE

18 Légende : R = responsabilités R1 : responsabilité économique, R2 : responsabilité juridique, R3 : responsabilité éthique, R4 : responsabilité discrétionnaire D = domaines de responsabilité D1 : consumérisme, D2 : environnement D3 : discrimination, D4 : sécurité des produits, D5 : sécurité du travail, D6 : actionnaires S = stratégies S1 : réactives, S2 : défensives, S3 : accommodation, S4 : proactive.

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20 Légende : R = responsabilités R1 : responsabilité économique, R2 : responsabilité juridique, R3 : responsabilité éthique, R4 : responsabilité discrétionnaire D = domaines de responsabilité D1 : consumérisme, D2 : environnement D3 : discrimination, D4 : sécurité des produits, D5 : sécurité du travail, D6 : actionnaires S = stratégies S1 : réactives, S2 : défensives, S3 : accommodation, S4 : proactive.

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25 Les parties prenantes & Stakeholder Theory (ies) Section 3

26 Introduction En posant la question de la RSE, la perspective statique de la firme comme simple unité de production savère dépassée. Lévaluation des performances de la firme se fonde de façon croissante sur une approche STAKEHOLDER

27 Historique de lapproche stakeholder Lapproche prend racine dans le travail de BERLE & MEANS ( 1932) et le débat qui sen suit ( DODD, 1932) Ils constatent lexistence et le développement dune pression sociale sexerçant sur les dirigeants pour quils reconnaissent leurs responsabilités auprès de tous ceux dont le bien être peut être affcté par les décisions de lentreprise: « Le contrôle des grandes entreprises devrait conduire à une technocratie neutre équilibrant les intérêts des différents groupes de la communauté ( Berle & Means, 1932) DODD plaide en faveur de la reconnaissance éthique et légale des droits de tous les partenaires

28 Origine du mot Stakeholder Le concept SH signifie « partie prenante », « partie intéressée », « ayant droit » Le néologisme né en 1963 au sein du Stanford Research Intitute. Il sagit de jouer avec les termes STOCKHOLDER/SHAREHOLDER: lactionnaire Pour affirmer que ce dernier nest le seul à avoir un intérêt ( STAKE) dans lentreprise. Ce qui est en jeu ( At stake) nest pas la seule satisfaction de lactionnaire

29 Se pose alors une question Quels sont les justifications, les fondements ( normatifs, descriptifs et instrumentaux selon JP GOND ) sur lesquels repose la prise en compte des acteurs autres que les actionnaires et de leurs demandes ? Selon les réponses, on distinguera: -2 définitions des parties prenantes -2 approches -Des typologies des parties prenantes

30 2 Définitions/ 2 approches 1. Définition de FREEMAN ( 1974) et approche éthique: « Individu ou groupe dindividus qui peut affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs organisationnels » ou « Ensemble des personnes ou groupes qui sont susceptibles daffecter et/ou dêtre affectés par le déroulement de la stratégie de lentreprise »

31 2 Définitions/ 2 approches FREEMAN (1994) résume: « Who and what really counts? » Ce faisant, il apporte une réponse particulière à la question ( NB: on pourrait traduire le what en why)

32 Conclusions sur Freeman et lapproche éthique. i) La définition large de Freeman permet dinclure dans lanalyse ( stratégique) des groupes autrefois négligés dans les travaux deco-gestion: ONG, activistes, riverains, groupes politiques, lobbies,.. La théorie soffre comme un moyen de penser de manière large lenvironnement socio-politique de lentreprise au-delà des aspects économiques et commerciaux ( A.C. MARTINET, 1984) ii) Lapproche spécifie les obligations morales sur lesquelles se fondent les SH. Elle peut donc constituer une véritable théorie de la firme et une théorie alternative aux approches traditionnelles pour reformuler les objectifs organisationnels en y intégrant une dimension éthique: ex la justice sociale, le droit de chacun a être traité de manière équitable ( RAWLS)

33 2 Définitions/ 2 approches 2. Lapproche managériale ou instrumentale: Définitions des SH par POST, PRESTON, SACHS ( 2002): »individus et éléments constitutifs qui contribuent de façon volontaire ou non à la capacité de la firme à créer de la valeur et à ses activités et qui en sont les principaux bénéficiaires et/ou en supportent les risques » La question est désormais: en quoi les SH améliorent-elles les performances de la firme ?

34 On sattache ici aux conséquences (éco et financières) de la gestion des parties prenantes Les SH sont abordées comme des facteurs permettant à lentreprise de réaliser ses objectifs et donc aux dirigeants de satisfaire leurs obligations fiduciaires vis-à-vis des actionnaires La firme en retire un avantage concurrentiel: elle est plus profitable, plus croissante, plus stable

35 Pourquoi ? Les SH et la firme contractent sur la base de la confiance et de la coopération. Conséquence: Jones (1992,1995) en déduit une vision contractuelle élargie de lentreprise comme dans la théorie de lagence généralisée.

36 Remarques: une 3 ème approche i) lapproche bernardienne en terme de SAC échappe aux 2 approches distinguées: elle ignore les questions ethique et managériale. Ii) Elle relève dune 3eme approche: la perspective dite descriptive ou empirique En effet, lapproche par parties prenantes, non centrée sur les actionnaires, est largement spontanée, naturelle chez les managers. Sa légitimité est surtout stratégique

37 Conclusions Les 3 approches sont complémentaires dun point de vue positiviste: i) La théorie descriptive dit comment existe réellement le monde? Ii) La théorie normative dit comment il devrait être. Iii) La théorie instrumentale dit comment on pourrait le faire. Salma DAMAK-AVADI, Yvon PESQUEUX

38 Typologie des parties prenantes Section 4

39 Le modèle Freeman/Clarkson Le modèle Stakeholder de Freeman M. B. CLARKSON (1991) distingue 2 classes de stakeholders: i)Les groupes premiers. Ils sont essentiels à la survie de la firme. Ils correspondent à la visions étroite de Freeman. Couleur Rouge ii)Les groupes seconds. Ils ne transigent pas avec la firme et ne sont pas vitaux pour la firme. Couleur jaune

40 FIRM Owners Employees CustomersSuppliers Consumer Groups Special Interest Groups Local Communty Group American Civil Liberties Union Medias Society at large Environmntal Groups Le modèle de Freeman/Clarkson

41 La typologie/grille de MITCHELL Ronald P. Mitchell : département de Sciences politiques de lUniversité de lOregon (USA) Avec Agle et Woods (1997), il a différencié 8 types de parties prenantes dans un processus de participation ou concertation selon 3 critères: - la légitimité - le pouvoir - lurgence

42 i) La légitimité. Définie comme ladaptation aux attentes de la société ou du champs organisationnel où se situe lentreprise: les pressions normatives et externes, les systèmes de normes sociales ou de valeurs et de croyances. Cette notion de légitimité renvoie aux 4 niveaux de responsabilité chez Caroll

43 Ii) Le pouvoir. Comme chez M. Crozier, le pouvoir se définit par lexistence de relations entre acteurs sociaux où lacteur A peut faire exécuter qqchose à lacteur B quil naurait pas fait autrement. Il ya donc: -Interdépendance entre acteurs -Différenciation selon les ressources ( PFEFFER,SALANCICK, 1978) -Dimensions stratégiques et dominance

44 Iii) Lurgence Lintroduction du critère urgence confère un caractère dynamique à la théorie qui apparaissait statique. Ce critère a 3 fondements: - la sensibilité au temps - laspect critique de la demande - limportance de la relation pour le demandeur.

45 POUVOIRLEGITIMITE URGENCE 1. Dormant2. Discrétionnaire 3. Demandant 4. Dominant 5. Dangereux 6. Dépendant 7. Définitif 8. Non stakeholder

46 Conclusions La théorie des parties prenantes élargit la vision input- output de la firme et reconnaît limportance dautres parties que les actionnaires. Elle souligne limportance de la réciprocité et de la confiance dans et hors de lentreprise. 3 dimensions ressortent particulièrement: - Linterdépendance: la relation actionnaire-gestionnaire nest plus antagoniste comme dans la théorie de lagence - La loyauté: la confiance des consommateurs en la marque, un meilleur partenariat avec les fournisseurs - La réputation: suscite la crédibilité, favorise les relations stables entre la firme et les parties prenantes

47 Conclusion du chapitre Iso 26000

48 Les normes ISO en lien avec la RSE Les séries ISO 9000 et ISO comptent parmi les normes de l'ISO les plus connues. Les normes ISO sont, dans leur grande majorité, spécifiques à un produit, matériau ou processus. Toutefois, les normes qui ont donné aux familles ISO 9000 et ISO leur réputation mondiale sont des normes génériques de système de management. Le terme "générique" signifie que les mêmes normes peuvent être appliquées à tout organisme, grand ou petit, quel que soit son produit, y compris s'il s'agit d'un service, dans tout secteur d'activité, et que l'organisme soit une entreprise commerciale, une administration publique ou un département gouvernemental. Il signifie aussi que si, l'organisme, indépendamment de ce qu'il est ou fait, souhaite établir un système de management de la qualité ou un système de management environnemental, il doit alors y inclure un certain nombre de caractéristiques essentielles qui sont explicitées dans les normes pertinentes des familles ISO 9000 ou ISO L'ISO 9000 traite du "management de la qualité", ce terme recouvrant tout ce que l'organisme réalise pour améliorer la satisfaction des clients en répondant à leurs exigences et aux exigences réglementaires applicables et en améliorant à cet égard continuellement ses performances. - L'ISO traite au premier chef du "management environnemental", c'est-à-dire de ce que réalise l'organisme pour réduire au minimum les effets dommageables de ses activités sur l'environnement et pour améliorer en permanence sa performance environnementale. - LISO 26000, en cours de préparation, concerne plus globalement la responsabilité sociale des organisations. Le long processus délaboration de ce texte, qui ne sera pas une norme donnant lieu à certification mais des lignes directrices, aura été long car très concerté.

49 La future norme ISO sattachera à établir une compréhension, pertinente au niveau mondial, de ce quest la responsabilité sociétale et de ce que devront faire les organisations pour fonctionner dune manière socialement responsable « Le domaine de compétence de lISO est délaborer des accords internationaux qui assurent une harmonisation et sont fondés sur un double niveau de consensus : entre les principales catégories de parties prenantes et entre les pays. NB. L'ISO est un réseau d'instituts nationaux de normalisation de 148 pays, selon le principe d'un membre par pays, dont le Secrétariat central, situé à Genève, Suisse, assure la coordination d'ensemble. C'est une organisation non gouvernementale : ses membres ne sont pas, comme dans le système des Nations Unies, des délégations des gouvernements nationaux. Elle occupe néanmoins une position privilégiée entre les secteurs public et privé. La raison tient à ce que l'ISO compte dans ses membres de nombreux instituts faisant partie de la structure gouvernementale de leur pays ou mandatés par leur gouvernement et d'autres organismes issus exclusivement du secteur privé, établis par des partenariats d'associations industrielles au niveau national. L'ISO peut donc agir en tant qu'organisation de liaison permettant d'établir un consensus sur des solutions répondant aux exigences du monde économique et aux besoins de la société, notamment ceux de parties prenantes comme les consommateurs et les utilisateurs. Le nom ISO Parce que le nom de l'Organisation internationale de normalisation donnerait lieu à des abréviations différentes selon les langues ("IOS" en anglais et "OIN" en français), il a été décidé d'adopter un mot dérivé du grec isos, signifiant "égal". La forme abrégée du nom de l'organisation est par conséquent toujours ISO.

50 Les 7 questions centrales de la norme ISO concernent : La gouvernance de lorganisation Les Droits de lHommes Les relations et conditions de travail Lenvironnement Les bonnes pratiques des affaires Les questions relatives aux consommateurs Lengagement sociétal NB: La dimension économique napparaît pas comme une question centrale car elle est considérée comme transversale et devant être intégrée dans chacune des 7 questions de responsabilité à aborder.

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52 Je vous remercie pour votre attention Alain JM BERNARD UTC

53 Bibliographie Norme ISO


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