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Immigration en Lot-et-Garonne (19 ème -20 ème siècles) Centre dAccueil aux Français dIndochine de Sainte-Livrade-sur-Lot.

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1 Immigration en Lot-et-Garonne (19 ème -20 ème siècles) Centre dAccueil aux Français dIndochine de Sainte-Livrade-sur-Lot.

2 La frontière refuge Les atouts du département : Conditions naturelles (fruits, légumes et vin) Industrie autour de Fumel 2 centres commerciaux : Agen et Villeneuve-sur-Lot. Le besoin de main dœuvre : Exode rural vers dautres départements, morts et déficit de naissances liés à la Guerre : une perte de plus du tiers de ses habitants entre 1851 et 1921 Une immigration massive : Larrivée despagnols dès la fin du XIXe : dans les années , et encore en Puis avec la Retirada ( ) Limplantation massive et subite de milliers Italiens dans les années 1920 : une centaine en 1920, en 1925, en 1931 et en 1936 (soit 7,5% de la population). Rejoints depuis trois décennies par des Marocains.

3 I/ Évolution 19 ème et 20 ème siècles : nombre et origines des immigrés

4 2110 immigrés en Lot-et-Garonne en 1851 Déjà aux ¾ espagnols

5 4569 immigrés en Lot-et-Garonne en 1911 Quelques italiens mais limmense majorité est espagnole

6 4886 immigrés en Lot-et-Garonne en 1921 Les espagnols, les Suisses et les Italiens

7 21006 immigrés en Lot-et-Garonne en 1931 Plus de la moitié dItaliens, mais toujours des Espagnols

8 33122 immigrés en Lot-et-Garonne en 1946 Près de Italiens et Espagnols

9 Près de immigrés en Lot-et-Garonne en 1999 Toujours près de Italiens et espagnols

10 II/ Limmigration espagnole : 19 ème et 20 ème siècles Migrations des juifs jusqu'au XVIIIe siècle Depuis l'établissement de l'Inquisition en 1492 Au XVIIIème : migrations délites (avocats, médecins, négociants…) attirées par Les Lumières (Bordeaux) Le XIXe siècle : exilés, commerçants et travailleurs Exils politiques : Espagnols ayant servi la cause du « roi intrus » Joseph Ier, frère de Napoléon et issus des partis ayant perdu lors des guerres carlistes (guerres civiles intermittentes depuis 1833 jusquaux années 1870). Immigration économique : élites négociantes et paysans Ouvriers agricoles : surtout pour la viticulture En 1911, les cinq départements de la future région Aquitaine comptent étrangers, dont 80% sont espagnols.

11 Lentre-deux-guerres : une immigration familiale Après la première guerre mondiale les espagnols travaillaient en Lot-et-Garonne dans larboriculture fruitière comme salariés agricoles (60% dentre eux), métayers ou fermiers (15%), voire petits propriétaires (1 sur 7). Lexil des Républicains de 1936 à 1939 à lissue de la guerre civile : réfugiés. Les familles sont séparées et orientées dans des camps Beaucoup réémigrèrent rapidement, vers lEspagne ou dans dautres pays dEurope atlantique et vers les Amériques. Plusieurs milliers restèrent en Aquitaine : rémunérés s'ils ne sont pas identifiés comme républicains, mais détenus, exploités gratuitement pour ceux considérés comme les « Espagnols rouges »: les républicains, les anarchistes ou les communistes. Lengagement durant la 2 ème Guerre mondiale Dans larmée française Dans les maquis de la région pour participer très activement à la Résistance.

12 Isaac Casares, réfugié en France en 1939, a connu les camps français dans lesquels on enferma les républicains espagnols en Ancien guérillero espagnol au sein du Bataillon "Arthur" en Lot-et-Garonne, Jaime Olives nous parle des idéaux qui l'ont conduit à prendre part en France aux combats de la Résistance. Lieux d'internement en zone Sud, septembre juin 1940

13 Évolution générale du nombre dEspagnols

14 III/ Les Italiens : une immigration subite, massive et rurale Lentre-deux-guerres Présence italienne en France Italiens aquitains : Autour de 200 vers 1914, un millier en 1921, en 1931 Plus de en 1936, dont les 2/3 vivent en Lot-et-Garonne.

15 -La famille de Laure PASSERINI fut une des premières. -A Mondar d'Agenais, Damira et Nuncio TITONEL, dont les parents ont quitté l'Italie pour fuir le fascisme -Henriette FERRARI témoigne à propos du journal antifasciste "l'Attesa" que dirigeait son mari Oreste Ferrari depuis Agen. interviews-d-italiens-habitant-dans-le-lot-et-garonne-depuis-1922.fr.html Immigrés italiens : interviews d'italiens habitant dans le Lot et Garonne depuis Un témoignage

16 Une vague dimmigration concentrée dans lespace et dans le temps : 1919 – 1939 : crise économique et régime fasciste en Italie avec fermeture des Etats-Unis Origine de lItalie du Nord (surpeuplée où le prix des terres est très élevé) Très concentrée autour de la moyenne vallée de Garonne 73 % des immigrés italiens travaillent dans lagriculture Un groupe important dans la zone métallurgique de Fumel

17 Limplantation en moyenne vallée de la Garonne Point de départ : Piémontais vers Castelsarrasin Ensuite migration de parents et amis : mêmes villages (les Frioulans de Medea vers Castelculier ) L'homme venait d'abord seul puis faisait venir sa famille. Apport dune meilleure productivité : engrais, sélection de semences et outillages adaptés (1ers tracteurs motorisés, sarcleuses et nouveaux modèles de machines à battre). Les Italiens du Nord ne quittent pas un monde rural sous-développé pour un monde rural développé, mais plutôt linverse Beaucoup achètent des terres, et nombreux prennent des responsabilités (métayers, contremaîtres) Ce nest pas une immigration de misère et la vente à haut prix dun petit lopin dans le Piémont, permit souvent lacquisition dune ferme.

18 Une communauté diversifiée mais très organisée et solidaire Certains italiens fuient la répression fasciste et demeureront des militants socialistes et marxistes Poids aussi des organisations catholiques (L'Opera Bonomelli fut représentée par l'arrivée, dès 1924, à Agen, de Monseigneur Torricella. Ce prélat va être pendant 20 ans le guide spirituel de la communauté italienne qu'il touchait notamment par son journal Il Corriere) Associations dentraides : lAssociazione degli agricoltori italiani, créée à Agen en 1925, l'Associazione agricolo del Sud-ouest fondée en A partir de 1933 Mussolini essaie dencadrer cette communauté à létranger en multipliant les associations dirigées par des fascistes venus dItalie « Maisons des Italiens » à Agen (1932)… : lieu de propagande, arbres de Noël, aides aux familles paysannes, bons alimentaires, soins et médicaments gratuits, allocations pour familles nombreuses, cours d'italien, colonies de vacances en Italie pour les enfants, incitation des mères à aller accoucher, tous frais payés, en Italie, pour que les nouveau-nés aient la nationalité italienne. « Les dopolavori » organisaient, quant à eux fêtes, manifestations sportives et voyages

19 Les caractéristiques sociales dune immigration familiale et agricole En 1936, il y a dans la population italienne, 126 hommes pour 100 femmes, contre 112 dans la population espagnole. En 1934, sur chefs de famille italiens agriculteurs, 23 % sont propriétaires, 56 % sont fermiers ou surtout métayers, donc chefs d'exploitation, 21 % seulement sont ouvriers agricoles. Dégradation des conditions de vie : Grandes maisons, eau courante et électricité en Italie…

20 Une intégration lente mais réelle Les moins : « Problème de l'accaparement » des terres françaises par les Italiens. Aucun droit à la différence : francisation pure et simple. La scolarisation des enfants italiens du Lot-et-Garonne serait de l'ordre de 29% : études courtes et pas daccès à lenseignement secondaire. Les bals où les jeunes Italiens faisaient par trop valoir leurs dons de musiciens et de danseurs, ont été occasions de conflits. Les naturalisations restent inférieures à 10 par an jusqu'en 1938, bondissent à 26 en 1939, moins par réponse à une demande plus forte que par assouplissement de la pratique administrative pour les besoins de l'armée. Les plus : Les mariages mixtes ne représentent que 37 % des cas dans la décennie mais 66 % des cas dans la décennie Les sociétés locales sportives, de chasse, Et la Résistance…

21 Allemands et Polonais : camp de Catus (Lot) Russes et Arméniens : camp lot-et-garonnais de Buzet-sur-Baïse. Espagnols : jusquà 1600) au camp de travail de Casseneuil où ils participent à la construction de la poudrerie de Sainte-Livrade-sur-Lot. À Casseneuil aussi, ainsi quau château de Tombebouc à quelques kilomètres, sont emprisonnés des Juifs, dénommés par ladministration française locale « Palestiniens ». Les 85 « Palestiniens » de Tombebouc furent déportés à Auschwitz via Drancy le 23 août 1942, et 300 autres le furent depuis Casseneuil le 1er septembre. III/ Emprisonnements des étrangers durant la 2 ème Guerre mondiale


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