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« Mesurer » la gouvernance, la démocratie et la participation citoyenne à partir des enquêtes auprès des ménages Enseignements des enquêtes 1-2-3 1.

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1 « Mesurer » la gouvernance, la démocratie et la participation citoyenne à partir des enquêtes auprès des ménages Enseignements des enquêtes

2 Plan de la présentation n Introduction: Pourquoi et comment mesurer? n I.- La mesure de la gouvernance : que peut-on attendre des enquêtes auprès des ménages ? n II.- Méthodologie et mise en œuvre n III.- Les questionnaires n IV.- Illustrations et discussions des résultats obtenus dans différents pays n V.- Lenquête miroir 2

3 « Mesurer » la gouvernance, la démocratie et la participation citoyenne à partir des enquêtes auprès des ménages Introduction Pourquoi et comment mesurer? 3

4 n Nécessité de mesurer n On peut tout mesurer… n Mais on mesure jamais parfaitement n Mesurer ne signifie pas comprendre n Nécessité de combiner différentes approches n Mesure statistique incontournable n Mesure relative comparaison dans le temps ou dans lespace 4

5 Les types de mesure de la gouvernance à partir denquêtes n Opinions dexperts n Enquêtes participatives n Enquêtes auprès de certains groupes Donnent des mesures tronquées, non représentatives et finalement trompeuses Nécessité denquêtes représentatives auprès des ménages et des individus 5

6 n Les enquêtes ménages fournissent une partie des indicateurs (voir questionnaire MAEP) n Certaines questions relèvent davantage dopinions dexperts (ex: séparation des pouvoirs, grande corruption…) ou dautres sources n Pour les indicateurs relevant des opinions ou du vécu de la population, les enquêtes représentatives auprès des ménages et des individus sont la seule méthode acceptable 6

7 « Mesurer » la gouvernance, la démocratie et la participation citoyenne à partir des enquêtes auprès des ménages I.- La mesure de la gouvernance : que peut-on attendre des enquêtes auprès des ménages ? 1. Quest-ce que les enquêtes ménages? 2. Avantages des enquêtes statistiques auprès des ménages 3. Types denquêtes auprès des ménages 4. Les enquêtes Mise en œuvre 7

8 1. Quest-ce que les enquêtes « ménages » ? n Enquête dont lunité de base est le ménage (personnes partageant le même foyer) établissement p.ex. n Données sur le ménage et sur les individus qui le composent n Enquête par sondage, représentative (extrapolation des résultats) 8

9 9 2. Avantages des enquêtes statistiques auprès des ménages n Avantages des enquêtes par sondage aléatoire (auprès des ménages) Transparence des procédures de mesure Représentativité Quantification Comparabilité des indicateurs dans le temps n Appui à la mise en place et au suivi des politiques Plus appropriées que les indicateurs internationaux agrégés n A la fois, informations objectives (comportements, expériences vécues) et subjectives (perception, satisfaction) Suivi et mise en relation de ces deux dimensions essentielles des phénomènes n Désagrégation Socio-économique Ces deux dimensions peuvent être combinées avec les caractéristiques socio-économiques traditionnelles des individus ou des ménages (revenu, emploi, sexe, âge, etc.). Possibilité de désagréger les informations par catégorie de population (genre, pauvreté, groupes ethniques, groupes discriminés, etc. n Désagrégation Spatiale Production dindicateurs régionaux (pertinent pour piloter les processus de décentralisation, renforcer la démocratie locale n Comparabilité internationale

10 10 3. Types denquêtes auprès des ménages On peut distinguer t On peut distinguer trois types denquêtes auprès des ménages Enquêtes ciblées Enquêtes spécialisées Enquêtes modulaires greffées

11 Enquêtes ciblées n Seule une catégorie de la population est ciblée (exemple: pauvres, fonctionnaires…) n Les techniques denquêtes quantitatives sont cependant appliquées (sondage aléatoire, résultats quantifiés…) 11

12 Enquêtes ciblées Avantages n Permet des questions mieux ajustées n Eventuellement, plus grande précision des résultats Inconvénients n On ne peut resituer les informations dans un contexte global ou comparer avec dautres catégories n Difficulté de procéder à un sondage aléatoire (population mère, critères de choix…) n Risques doubli de ménages ciblés ou dinclusion de ménages non ciblés >> qualité moindre n Coût élevé par rapport à la population étudiée 12 A priori, ne sapplique pas au MAEP, sauf si enquêtes particulières auprès des fonctionnaires ou autres catégories…

13 Enquêtes spécialisées n Lenquête ne porte que sur un thème et répond à une commande précise (exemple: Afrobaromètre) n Elle est réalisée auprès dun échantillon représentatif national selon les méthodes habituelles n Les questions visent un objectif précis 13

14 Enquêtes spécialisées Avantages n Permet des questions mieux ajustées et plus nombreuses n Plus grande précision des résultats dans le domaine considéré Inconvénients n Difficile de « croiser » les résultats avec caractéristiques socio- économiques des individus n Coût élevé n Difficile à appliquer régulièrement 14 Peut être une option pour le MAEP si le questionnaire est lourd et quaucune autre solution nest envisageable

15 Enquêtes modulaires n Lenquête consiste en des modules ajoutés à une enquête ménage déjà prévue (exemple: enquêtes 1-2-3) n Léchantillon est le même que celui de lenquête ménage (adaptations possibles) n Les questions des modules visent un objectif précis 15

16 Enquêtes modulaires Avantages n Permet de « croiser » les résultats avec les caractéristiques socio-économiques des ménages n On peut prévoir des modules pour des sous-échantillons (fonctionnaires…) n Peut être intégré dans un dispositif régulier denquêtes ménages et répété régulièrement n Coût faible (si lenquête ménages est financée par ailleurs) n Dispositif léger et flexible pour le suivi de la pauvreté et de la gouvernance Inconvénients n Nécessaire de limiter le nombre de questions pour ne pas trop alourdir lenquête ménages n Moins grande précision des résultats dans le domaine considéré 16 Si les conditions sont réunies, cest la meilleure option pour le MAEP

17 17 4. Les enquêtes modules thématiques variables 1. Module gouvernance 2. Module démocratie 3. Module multiples dimensions de la pauvreté + modules thématiques variables 1. Module gouvernance 2. Module démocratie 3. Module multiples dimensions de la pauvreté

18 Les enquêtes Modules sur la Gouvernance et la Democratie greffés sur les enquêtes officielles auprès des ménages conduites par les INS Enquête support (sondage stratifié à plusieurs degrés: ZD/ménage) pour les Modules (Individus): n Afrique n En Afrique: Enquête (Emploi, secteur informel, consommation et pauvreté) - Madagascar , Capitale + zones urbaines (2000, 2001) et rurales (OR), entreprises (séries) - Afrique de lOuest 2001/2003, dans 7 capitales UEMOA (Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lomé, Ouagadougou and Niamey) personnes enquêtées n Amérique latine n En Amérique latine: Enquêtes standard Nationale auprès des ménages (ECH, Bolivie; SIE- ENEMDU, Equateur; ENAHO, Pérou). Inférence nationale et régionale au Pérou et en Equateur. - Pérou 2002-, nationale ( Ménages in 2002; enquêtes continues depuis 2003). - Equateur 2004, nationale ( Ménages) - Bolivie 2004, nationale (1 700 Ménages). - Colombie (6 000 Ménages, Capitale, 2ème trimestre 2005). Près de personnes enquêtées 18

19 19 5. Mise en œuvre Deux possibilités ONG, secteur privé, centre de recherche Institut National de la Statistique (DISED à Djibouti)

20 Institut National de Statistique Avantages n Appropriation (les données denquêtes sont un bien public national) n Possède les outils nécessaires au tirage de léchantillon (recensement, images satellites…) n Expérience dans les enquêtes, la logistique, le traitement des données… n LINS est mieux à même dintégrer ces enquêtes dans son programme régulier denquête et de répéter les opérations avec la même méthodologie (« sustainability ») n La mise en place de ces enquêtes participe au mouvement damélioration des capacités et de la gouvernance 20

21 Institut National de Statistique Inconvénients n Indépendance non garantie n Pas dobligation de respecter « le contrat » n Défiance de la population envers enquêteurs « officiels » n Politique de valorisation souvent déficiente Remèdes n Appliquer à lINS les principes de bonne gouvernance du programme n Campagne auprès du public avant enquête n Plan de valorisation et accords avec instituts de recherche 21 Si les conditions sont réunies, cest la meilleure option pour le MAEP

22 Institut National de Statistique n Légitimité: indépendance, transparence, service public n Capacité: ressources, outils… n Restitution et valorisation n Ouverture (mise à disposition des informations, travail avec chercheurs, universitaires, services de lEtat…) 22

23 23 Caractéristiques des enquêtes en Afrique %Afrique de lOuestMada Cotonou Ouaga- dougou Abidjan Bamako Niamey Dakar Lomé Antana- narivo Total Nombre total dunités primaires Nombre dunités primaires échantillon Nombre initial de ménages échantillon Nombre final de ménages échantillon Nombre total dindividus G/D Sources : Enquêtes Surveys, Phase 1, Module Gouvernance, 2001/2003, INS, AFRISTAT, DIAL, calculs des auteurs.

24 « Mesurer » la gouvernance à partir des enquêtes auprès des ménages III.- Les questionnaires Principes généraux 1. Module gouvernance 2. Module démocratie 3. Module multiples dimensions de la pauvreté 24

25 1. Principes généraux n Connaissance du sujet avant de formuler les questions (résultats de recherches qualitatives, focus groups…) n Questions en général fermées (modalités établies lors de la phase test) n Choix de la formulation et traduction en langue locale n Questionnaires denses et courts Formation poussée des enquêteurs 25

26 2. Types de questions Des questions subjectives (propres aux sondages dopinions) Exemples: appréciation du fonctionnement de la démocratie et de lÉtat, niveau dadhésion aux politiques mises en œuvre, préférences partisanes, conception de lethnicité, sentiment dexclusion ou de discrimination, système de valeurs et de représentation, etc. Des données objectives sur les comportements et les pratiques sociales participation politique et sociale, pratiques religieuses accès aux services publics violence ou corruption, etc. Les caractéristiques socio-économiques individuelles traditionnelles sexe, âge, scolarité, migrations, emploi, chômage, revenus, etc. possibilités de désagréger les informations suivant les catégories de ménages ou dindividus 26

27 27 Qualité et fiabilité des données n Les différents aspects de la gouvernance ont la réputation dêtre difficiles à mesurer. n Les modules « démocratie » et « gouvernance » interrogent directement les individus sur leurs expériences et leurs perceptions de telles ou telles facettes de la gouvernance. Par exemple: –« Avez-vous été victime de la corruption au cours de lannée passée? » « Si oui, dans quel service principalement ? Quel est le montant total que votre ménage dû payer pour la corruption au cours de lannée? » –« Dans le pays, la démocratie fonctionne-t-elle bien? » –« La liberté dexpression, légalité devant la loi, la liberté politique [..] sont-elles respectées dans le pays? » n Malgré le caractère sensible de ces questions, les personnes ne sont pas réticentes à y répondre.

28 28 Taux de non-réponse à quelque questions des modules en Afrique Le taux de non-réponse aux questions sur la gouvernance et la démocratie est en général plus faible que celui obtenu sur les revenus.

29 « Mesurer » la gouvernance à partir des enquêtes auprès des ménages IV.- Illustrations et discussions des résultats obtenus dans différents pays A- Corruption et réforme de la fonction publique B- Lévaluation de la gouvernance locale au Pérou C- La « voix des pauvres » (Madagascar) D- Les multiples dimensions de la pauvreté E- La crise en Côte dIvoire F- Gouvernance, participation et pauvreté en Amérique Latine 29

30 30 Corruption et salaires publics à Madagascar (voir article de Razafindrakoto, Roubaud dans le Global Corruption Report 2003, TI) Mesure de lincidence de la corruption (mesure objective du phénomène : le pourcentage de la population de la capitale qui déclare avoir été victime de la corruption au cours de lannée écoulée (petite corruption)) De plus suivi dans le temps (depuis 2000 compréhension du phenomène. lien entre lamélioration des salaires (pouvoir dachat) des fonctionnaires et la forte chute de lincidence de la corruption entre 1995 & Source: Enquêtes 1-2-3, , MADIO, DIAL/INSTAT, calculs des auteurs.

31 31 Incidence et coût de la corruption en 2002/2003 et en 2004 En 2002/2003En 2004 TotalRevenus par têteTotalRevenus par tête 1 er quartile 4 ème quartile 1 er quartile 4 ème quartile Incidence (population totale) 16,311,920,18,46,010,3 Sans contact avec ladministration 40,446,831,529,934,222,4 Incidence (population touchée) 27,422,429,312,09,113,3 Montant (1 000 Fmg/an) Montant moyen (ménages touchés) Montant médian (ménages touchés) % du revenu (ménages touchés) 3,37,83,11,21,81,2 Source : Enquête 1-2-3, modules qualitatifs, 2003 et 2004, INSTAT, nos propres calculs. Suivi de la corruption (de 2002/2003 à 2004 à Madagascar) Incidence (pourcentage de ménages victimes) a diminué Montant total payé a diminué en termes réels Les pauvres comme les riches ont bénéficié de cette amélioration

32 32 Quelle catégorie de la population est la plus touchée par la corruption? Sources: Surveys, PARSTAT, National Statistical Institute, AFRISTAT, DIAL, , authors calculations. Concernant lincidence, le quartile le plus pauvre (en termes de revenus) est moins victime de la corruption Mais en fait, les pauvres sont plus touchés Le montant annuel total payé par les ménages (victimes): 16% des revenus du quartile le plus pauvre de la population 1% des revenus du quartile le plus riche Incidence et coûts de la corruption à Niamey

33 Incidence et déterminants de la petite corruption en Afrique de lOuest 33 (voir article de Razafindrakoto, Roubaud dans le Global Corruption Report 2004, TI) Résultats profil des groupes victimes de la corruption. le niveau de revenu et statut dans la famille accroissent la probabilité dêtre victime de corruption (Les plus riches et les chefs de ménage solvabilité). la jeunesse (le risque diminuant avec lâge) ou le fait dêtre étranger (cest le cas à Abidjan) rendent plus vulnérables, toutes choses égales par ailleurs. Contrairement aux idées reçues, ethnie ou religion ne jouent pas sur lincidence de la corruption (à quelques exceptions près, elle ne constitue pas un moteur des pratiques discriminatoires) les fonctionnaires semblent moins susceptibles dêtre touchés par la corruption solidarité de corps? (effectivement moins victimes de la corruption, ou moins enclins à dénoncer la corruption).

34 3c. Consensus sur la réforme des services publics en Afrique francophone. La réforme du service public na jamais connu le succès. Les fonctionnaires sont considérés comme responsables (à cause de la défense des avantages acquis et des rentes de situation (absentéisme, corruption, etc.) ils sont censés constituer le principal obstacle aux réformes. Cette sociologie dune supposée résistance à la réforme ne tient pas. Il y a un réel consensus sur les mesures à prendre (systême de sanctions/incitations, décentralisation). Même les syndiqués ou ceux qui auraient le plus à perdre (les plus vieux, les moins qualifiés) sont daccord. (ces résultats sont confirmés dans dautres pays) permet de révéler et de construire les fameuses coalitions pro-réforme (RDM 2000). 34 Source : Razafindrakoto and Roubaud (2001), basé sur enquête-emploi , INSTAT/MADIO. Madagascar Total Fonctionnaires En faveur des mesures suivantes pour accroître lefficacité du service public: Total Peu qualifiés, + de 45 ans Syndiqués - Lier les salaires au mérite / performance95,0%92,5%95,8%81,9% - Sanctionner les fonctionnaires défaillants90,0%83,0%83,5%73,4% - Recruter des jeunes pour remplacer les fonctionnaires défaillants 88,4%82,0%87,6%63,6%

35 La « voix des pauvres » processus participatif Pour la définition d'une politique efficace de lutte contre la pauvreté, la démarche consistant à recueillir les opinions des différents acteurs de la société, notamment celles des pauvres, et à les impliquer dans un processus participatif est aujourd'hui mise en avant Objectif : chercher à savoir si la spécificité des caractéristiques objectives et des comportements des pauvres est associée à des attitudes, des opinions ou des valeurs qui les différencient du reste de la population. Attention: le sens de causalité entre situation de pauvreté et système de valeurs est complexe. Satisfaction citoyenne et voix des pauvres Exemple de questions: - les services sociaux (santé, éducation) sont-ils des priorités pour les citoyens? - les citoyens sont-ils satisfaits? - les dimensions privilégiées: quantité ou qualité? - lexpérience vécue dans les services sociaux a-t-elle une importance? - la corruption joue-t-elle sur la satisfaction? 35

36 Indices de satisfaction et de confiance dans ladministration à Madagascar 36

37 Réforme de la fonction publique (Madagascar) Jugement sans concession sur l efficacité de l administration (15% la jugent efficace ; 36% considèrent quelle est inefficace) Paradoxalement ce sont les plus démunis qui se montrent les plus indulgents 37

38 Pourquoi les démunis se montrent plus indulgents? Faible niveau d éducation inhibe sens critique ? Ils sont plus sensibles à la fonction protectrice de l Etat, malgré ses défaillances 38

39 39 CONSTATS : Les pauvres sont plus attachés au rôle de l Etat pour les huit métropoles étudiés Rôle de lEtat suivant le niveau de revenu et le niveau scolaire TotalFonction naires Quartiles de revenus par tête 1 er quartile 2 ème quartile 3 ème quartile 4 ème quartile Favorable à un régime déconomie administrée 50,146,654,751,347,646,9 LEtat doit jouer un rôle majeur dans la sphère économique 36,634,738,838,035,933,7 Niveau détudes TotalNon scolarisé PrimaireCollègeLycéeSupérie ur Favorable à un régime déconomie administrée 50,153,351,551,347,641,0 LEtat doit jouer un rôle majeur dans la sphère économique 36,640,338,936,833,427,4 Sources : Enquêtes 1-2-3, module Gouvernance, 2001/2003, Instituts Nationaux de la Statistique, AFRISTAT, DIAL, nos propres calculs.

40 40 CONSTATS : Les pauvres sont plus attachés au rôle de l Etat Soutien à l intervention de lEtat diminue avec le niveau de revenu à Antananarivo Pourcentage de la population en faveur de lintervention de lEtat suivant le niveau de revenu Sources : Enquêtes 1-2-3, module Gouvernance, 2001/2003, INSTAT, DIAL, calculs des auteurs. Les plus pauvres Les plus riches

41 Politique d éducation Les pauvres sont d autant plus attachés au rôle de l éducation et plus attachés au principe de gratuité de l école 41

42 42 Une illustration du « besoin dEtat » des pauvres Le système de recouvrement des coûts à Tana Soutien au système de recouvrement des coûts (éducation, santé) diminue à mesure que le niveau de pauvreté augmente Population en faveur du système de recouvrement des coûts dans les secteurs sociaux Source : Enquête 1-2-3, modules qualitatifs, 2002/2003, INSTAT, DIAL, calculs des auteurs

43 Quelques résultats pour comprendre la crise en Côte d'Ivoire (voir article de François Roubaud dans la Revue Afrique Contemporaine ) --> Lenquête à Abidjan avant la crise (en 2002) apporte un éclairage intéressant. En comparaison avec les autres capitales, Abidjan napparaissait pas comme une ville au bord de limplosion, du fait de la « montée des tensions » dans la population. Au contraire, les Abidjanais semblaient reprendre espoir et se montraient plutôt confiants dans la volonté des autorités à sortir de limpasse. Le dérapage nest donc pas le résultat de laccumulation des frustrations populaires. Démocracie et gouvernance: loptimisme des Abidjanais 43 Sources : Enquêtes /02, PARSTAT. * : solde dopinion.# : Les indicateurs pour Lomé sont basés sur un échantillon représentatif de chef de ménage. Dans les autres capitales, lenquête a été réalisée sur un échantillon dadultes de 18 ans et plus.

44 Quelques résultats pour comprendre la crise en Côte d'Ivoire Dun autre côté signes dune ligne de fracture ethno-religieuse dans opinion publique : entrée ethnique critère de polarisation de lopinion publique. Les « gens du Nord » font montre dune grande méfiance à légard des institutions et des autorités nationales. Le spectre des prises de position respecte toujours le même ordre : Mandé du Nord (les plus critiques) et Krou (les plus favorables au pouvoir) aux extrêmes (Les étrangers (Burkinabè, Malien) au milieu des prises de position) Plus encore que sur le diagnostic de la situation au printemps 2002, cest dans la perception de son évolution que les appréciations divergent (amélioration dun côté, recul sur tous les fronts de lautre). Indices de satisfaction dans ladministration et la démocratie par groupe ethnique Niveau Evolution 44 Sources : Enquête /02, PARSTAT. * : solde dopinion.

45 Quelques résultats pour comprendre la crise en Côte d'Ivoire Conditions de vie, corruption et violence Groupe ethnique Religion 45 Sources : Enquête /02, PARSTAT. * : solde dopinion Paradoxe : Ivoiriens du Nord/ Ivoiriens du Sud - Pas de discrimination sur la situation objective (revenu, corruption, violence) - Polarisation forte sur les prises de position. Les Ivoiriens du Nord, et plus largement les « gens du Nord » sont aujourdhui animés dun réel ressentiment à lencontre du pouvoir. Etrangers du Nord/ Ivoiriens (du Sud) : - Discrimination sur la situation objective (revenu, corruption, violence) - Polarisation moyenne sur les prises de position. Pourquoi ? En résumé, les politiques ont fini par trouver un écho dans la population. (concept d ivoirité comme un instrument de division entre population Ivoirienne.

46 « Mesurer » la gouvernance à partir des enquêtes auprès des ménages V.- LEnquête - miroir 46

47 47 Dans quelle mesure peut-on se fier à lopinion des experts? Une expérience basée sur des enquêtes en Afrique francophone Fortement critiquées initialement, les enquêtes-experts ont acquis aujourdhui une certaine légitimité. Deux types darguments : Corrélation des indicateurs issus de bases de données indépendantes les unes des autres montre quils appréhendent bien un même phénomène. Un nombre croissant détudes mettent en évidence limpact significatif de ces indicateurs sur des phénomènes de la sphère réelle (croissance, linvestissement, les échanges internationaux, la pauvreté, etc.). Cependant, rien nassure quil y ait un lien entre ces indicateurs de perception et le niveau effectif de la corruption.

48 48 LEnquête - miroir Pour compléter le dispositif d'enquêtes sur la Gouvernance et la Démocratie en Afrique de l'Ouest et à Madagascar, réalisation dune enquête complémentaire spécifiquement adressée aux spécialistes du Sud et du Nord (chercheurs, praticiens du développement, « décideurs », hauts fonctionnaires, hommes politiques, etc.) Objectif de l « enquête-miroir » étant de confronter les réponses des individus enquêtés dans chaque pays à celles des spécialistes. Questionnaire : une version simplifiée de celui qui a été réellement administrée sur le terrain.

49 49 LEnquête - miroir Deux batteries de questions : - la première série de questions : « Que pensez-vous quils ont répondu ? » exemple : à la question D4. (Dans le pays, la démocratie fonctionne-t-elle bien ?), vous devez essayer destimer le % de ceux qui ont répondu « Oui » à Tana; - la seconde série de questions : « Quelle est votre opinion personnelle ? » Ex : question D4., votre opinion personnelle sur le fonctionnement de la démocratie à M/car. Pour affiner lanalyse, caractéristiques socio-démographiques (sexe, âge, profession, nationalité, etc). Objectifs Spécificité des points de vue de la population des pays / acteurs du développement ? Appréciation du niveau de connaissance des acteurs sur les réalités et les opinions de la population pertinence indicateurs basés sur appréciations de panel dexperts ?

50 50 Résultats de lenquête-miroir Il existe une différence importante entre le niveau de corruption reporté par la population et la perception des experts. Sources: Enquêtes auprès des ménages (35,594 personnes interviewées; 4500 pour chaque pays en moyenne); Enquête miroir (246 personnes enquêtées; 30 experts pour chaque pays en moyenne). * A Madagascar, les resultats sont tirés de lenquête de Calculs des auteurs.

51 51 Résultats de lenquête miroir

52 52 Résultats de lenquête miroir * Pour le Sénégal, 3 modalités (pays/ethnie/confrérie, secte) au lieu de 2 comme dans tous mes autres pays (pays/ethnie) Sources : Enquêtes /02, PARSTAT. Echantillon représentatif dadultes de 18 ans et plus. Enquête-miroir 106 individus (dont 32% sur Abidjan, 17% Cotonou, 15% Dakar, 11% Ouagadougou, 10% Bamako) A priori, lorigine (Nord/Sud) des personnes ayant répondu à lenquête-miroir ne constitue pas un facteur discriminant les réponses Sens et ampleur des erreurs dappréciation confirmés lorsque lon confronte enquête-miroir et enquête PARSTAT par pays.

53 53 les experts surestiment systématiquement le niveau de la corruption subie par les citoyens. Dans lensemble, les experts ont une vision beaucoup plus négative de la réalité que la population. Cette surestimation massive des niveaux réels de corruption constituerait un moindre mal si elle était uniforme. Mais fortes discordances concernant le classement relatif des pays (ex Burkina Faso ; Togo) En fait, pas de corrélation entre les deux variables mesurant le taux de corruption (lune estimée par les experts et lautre issue des enquêtes auprès de la population) (-0,19, ns). En revanche, les résultats de lenquête-miroir sont bien corrélés avec les indicateurs publiés dans les bases de données internationales (corrélation avec lindicateur de « contrôle de la corruption », construit par Kaufmann, Kraay et Zoido-Lobaton (KKZ) pour 2002, -0,52)


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