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Parcours musical au musée de lorangerie Comme son nom lindique, le musée de lOrangerie est installé dans une ancienne orangerie, édifiée en 1852 par larchitecte.

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1 Parcours musical au musée de lorangerie Comme son nom lindique, le musée de lOrangerie est installé dans une ancienne orangerie, édifiée en 1852 par larchitecte Firmin Bourgeois et achevée par son successeur, Ludovico Visconti pour y abriter les orangers du jardin des Tuileries. Longue boite de pierre, vitrée au sud (côté Seine), aveugle au nord (côté jardin), lédifice a reçu un décor sobre -comme il convient à un bâtiment utilitaire- mais conforme au répertoire architectural classique -pour laccorder au voisinage de la place de la Concorde et du palais des Tuileries (aujourdhui détruit). Utilisé par la Troisième République comme dépôt de matériels, salle dexamens ou lieu dhébergement pour soldats mobilisés, cadre polyvalent de manifestations sportives, musicales ou patriotiques, dexpositions industrielles, canines, horticoles, ainsi que de rares expositions de peinture, il est finalement attribué en 1921 à ladministration des Beaux-arts, qui compte en faire, comme de son voisin le Jeu de Paume, une annexe du musée du Luxembourg, prédécesseur de notre musée national dArt moderne. Cest alors que, sur la pénétrante proposition de Georges Clemenceau, Claude Monet choisit dy installer le grand ensemble mural des Nymphéas, auquel il travaille depuis 1914 et dont il a amorcé dès 1918 le don à la France. Les huit années qui sétendent de ce geste fondateur à la mort du peintre (5 décembre 1926) et à louverture du musée au public (17 mai 1927) sont vouées à des négociations parfois tendues avec les pouvoirs publics, où Clemenceau joue un rôle déterminant, et surtout à lextension du projet initial. Monet infléchit profondément celui-ci en fonction du lieu, dont il règle lui-même laménagement intérieur. Larchitecte qui le seconde, Camille Lefèvre, ne fait guère quappliquer ses directives, dans un style discrètement marqué par le goût « art déco » du moment.

2 Quelques œuvres musicales au fil de la collection... Bouquet dans une loge – Auguste RENOIR Jeunes filles au piano – Auguste RENOIR Yvonne et Christine Lerolle au piano – A. RENOIR Danseuse Sonia – André DERAIN Arlequin à la guitare – André DERAIN Arlequin et Pierrot – André DERAIN Le noir à la mandoline – André DERAIN Femme à la mandoline – Henri Matisse Femme au violon – Henri Matisse Danseuses espagnoles – Marie Laurencin Femme au tambourin – Pablo Picasso La maison de Berlioz - Utrillo

3 RENOIR ( ) Dès 1908, Apollinaire annonçait lavènement dun art moderne libéré des grâces éventées de limpressionnisme tardif. Au morcellement de la touche, à la dissolution de la forme dans la lumière, il opposait lordre, vertu classique par excellence : « Il y a place maintenant pour un art plus noble, plus mesuré, mieux ordonné, plus cultivé ». Or, sils ont appartenu au groupe impressionniste, Cézanne et Renoir en sont devenus à bien des égards des dissidents. La peinture de Cézanne, par son sens du volume et limportance donnée à la structure géométrique, plaît non seulement aux cubistes et à leurs épigones, mais aussi aux adeptes du « renouveau classique » du début du siècle (Maurice Denis, Emile Bernard…) et surtout des années 1920 (André Lhote, Gino Severini…) : sa sauvegarde des données du réel – malgré les déformations constructives quil y apporte – vaut au « maître dAix » les suffrages des partisans dune alliance entre « peinture pure » et imitation, comme Derain et Vlaminck. Quant à Renoir, peintre du bonheur, il régénère une veine « classique » dont toute sécheresse est absente. Ses grands nus, à la fois robustes et sensuels, se dressent, tel un rempart, contre la tendance à labstraction issue des développements les plus radicaux du cubisme. Chacun à sa manière, Renoir, avec ses grands nus édéniques, et Cézanne, dans ses paysages et ses figures charpentés, exaltent lautorité de la forme. Face à la « déconstruction » impressionniste, mais aussi face aux violences faites au réel par les « modernes » les plus intransigeants, ils apparaissent comme les figures tutélaires du « classicisme moderne » qui triomphe dans les années vingt.

4 BOUQUET DANS UNE LOGE Pierre-Auguste RENOIR vers huile sur toile

5 Malgré la légèreté du thème, une grande impression de concentration se dégage de la toile. Regardez le cou tendu de la jeune fille en blanc, ses lèvres entrouvertes et son menton relevé, les yeux fixés sur une partition que lon devine difficile. Regardez comme sa main suspendue trahit un déchiffrement qui labsorbe entièrement. Lenfance reste un thème de prédilection pour Renoir. Il aime surprendre garçons et filles en train de jouer. Même sil sagit, comme ici, de jouer très sérieusement du piano… Renoir a peint six versions de ce sujet, dont celle commandée par lÉtat en 1892 qui est conservée au musée dOrsay. Celle que vous avez devant les yeux est demeurée inachevée. Si on la compare aux cinq autres toiles, le bouquet de fleurs sur le piano a disparu, le fauteuil capitonné dans langle inférieur droit a été effacé tandis que les portes bougies fixés sur le piano sont quasiment invisibles… De fait, ces Jeunes filles au piano apparaît comme une esquisse au trait rapidement brossé. Et cest là quest toute sa force : elle est empreinte dune fraîcheur inexistante dans les autres versions, plus abouties. Dans ces versions en effet, il semble que Renoir sapplique à peindre dabord les loisirs de la bourgeoisie : on y joue du piano dans une ambiance feutrée, bordée de lourds rideaux de velours et au milieu dun riche mobilier. Ici au contraire, cest la concentration des deux jeunes filles qui est le vrai sujet. Jeunes Filles au piano Pierre-Auguste RENOIR ( ) vers 1892 huile sur toile

6 Yvonne et Christine Lerolle au piano RENOIR vers huile sur toile

7 DERAIN (1880 – 1954) Derain est assurément le peintre que Paul Guillaume a le plus soutenu. Alberto Savinio, frère de Giorgio de Chirico, a pu écrire que « Paul Guillaume vivait dans lombre dAndré Derain ». Bien quil ne devienne son principal marchand quà partir de 1923, il présente dès 1916 une exposition retentissante qui lui est entièrement consacrée. En 1919, Derain peint son portrait avant de faire à trois reprises celui de Domenica. La rupture de Derain avec son premier marchand, Kahnweiler (« le » marchand des cubistes), est significative de son évolution esthétique. Après lépisode fauve et une période marquée par lempreinte du cubisme, Derain – qui dit ne vouloir appartenir à aucun mouvement – se cherche dans linterrogation du passé. En sinscrivant dans une prestigieuse tradition picturale, il tourne le dos à la face conquérante de la modernité, faite de ruptures et de tables rases : « Mes idées ont été entièrement effarées quand jai vu au Louvre les impressionnistes exposés à côté de Rembrandt, de Rubens, de Velasquez, de Watteau, de Poussin, de Raphaël. […]. Un Le Nain tout gris démolissait les Monet. » Un voyage à Rome en 1921 le conforte dans son admiration pour Raphaël et finit de le convaincre de la supériorité des « maîtres ». Le dessin retrouve ses droits, notamment dans les nus féminins ; les natures mortes multiplient les hommages à Chardin notamment, et les paysages sereins, épargnés par les transformations du monde moderne (Le Gros Arbre, La Route, …), avouent clairement leur dette envers Corot. « Derain ? Cest le fils révolté de Corot. Mais cest quand même son fils », note Michel Georges Michel, tandis quÉlie Faure remarque : « Derain a renoué la chaîne, ce qui est plus difficile que de la rompre ». La réputation de Derain est à son faîte dans les années 1920 et 1930 où elle dépasse même celle dun Picasso. Les collectionneurs sarrachent ses œuvres. Pourtant, la reconnaissance officielle tarde : en 1931, Andry-Farcy, le conservateur du musée de Grenoble, peut se féliciter dêtre lun des premiers à avoir acquis un de ses tableaux pour un musée.

8 DANSEUSE SONIA André DERAIN vers huile sur toile

9 ARLEQUIN A LA GUITARE André DERAIN 1924 huile sur toile

10 Dans lhistoire de lart, les personnages de la Commedia dell'arte, Arlequin et Pierrot ont donné lieu à une riche iconographie. Picasso, Renoir et Cézanne parmi dautres artistes se sont emparés du sujet. De format carré, cette œuvre monumentale peinte en 1924 est une commande à Derain du marchand Paul Guillaume qui la accrochée en bonne place dans son appartement la conservant ainsi pour sa collection privée. Bien quil sagisse d une composition de fantaisie, cette œuvre retient par son caractère insolite. Lespace en est rigoureusement limité : au premier plan, à droite, une nature morte composée dun violon et de son archet, dune cruche, objet familier chez Derain et dun linge blanc qui rassemble ces divers éléments sur le sol. A gauche, dans ce paysage désertique, jaillit sans quon ne sy attende, une plante au feuillage très découpé et mobile, orientée vers les deux personnages et qui semble vouloir participer à leur danse. Ce paysage aride est limité à larrière par un fond de collines sans vie et une masse nuageuse qui recouvre une partie du ciel dun bleu uniforme. Le sol bascule vers la gauche et les deux personnages dansent dans un mouvement sans fin qui les déséquilibre vers lavant du tableau. Ils jouent sur des instruments sans cordes, des accords incertains qui génèrent chez le spectateur un sentiment dangoisse et de solitude accentué par lexpression hermétique des visages. Derain restitue avec une grande maîtrise cette dimension tragique quon sest plu à donner aux amuseurs professionnels à travers les siècles et dont le Gilles de Watteau constitue lexemple le plus saisissant. En cela Derain figure parmi les grands peintres classiques. Arlequin et Pierrot André DERAIN 1924 huile sur toile

11 Le Noir à la mandoline André DERAIN vers 1930 Huile sur toile

12 HENRI MATISSE (1869 – 1954) Paul Guillaume a sans cesse courtisé Matisse. En 1929, lorsquil expose sa collection à la galerie Bernheim, elle compte 19 tableaux de lartiste dont deux chefs doeuvres absolus Les Demoiselles à la rivière et La leçon de piano. Malheureusement, Matisse est, avec Picasso, la principale victime des ventes faites par la veuve du marchand, Domenica Walter, après Le musée de lOrangerie conserve aujourdhui 10 Matisse peints entre 1917 et 1927, le très beau tableau Les trois sœurs et une importante série de représentations de figures féminines dans des intérieurs, de la période dite « niçoise ».

13 FEMME A LA MANDOLINE Henri MATISSE huile sur toile

14 FEMME AU VIOLON Henri MATISSE (1869 – 1954) huile sur toile

15 Marie LAURENCIN (1883 – 1956) Le musée de lOrangerie conserve cinq toiles de Marie Laurencin. Vers 1907, Marie Laurencin intègre le cercle des artistes et des poètes gravitant autour de Picasso et de Guillaume Apollinaire, avec qui elle vivra une grande histoire damour. Paul Guillaume fait la connaissance de Marie Laurencin, par lintermédiaire dApollinaire, autour de 1911 ou Elle est déjà une artiste reconnue et sous contrat avec Paul Rosenberg. Sans être son marchand en titre, Paul Guillaume achètera et vendra de nombreuses œuvres delle. Devenue une figure du Tout-Paris et lamie du couple Guillaume, elle peindra le portrait de Domenica dans les années 1920.

16 Danseuses espagnoles est caractéristique du nouveau style de Marie Laurencin, élaboré à son retour d'Espagne après la première guerre mondiale. La composition dans des tons mats de gris, bleu et rose est organisée par une superposition de plans où les sujets, femmes et animaux, comme découpés et appliqués, s'imbriquent les uns dans les autres et où l'on peut voir un souvenir du cubisme. Les visages présentent une simplification étrangère à toute psychologie : formes invariablement ovales, lèvres et yeux schématisés… L'artiste s'est représentée agenouillée au premier plan. La tristesse de son visage est encore accentuée, plutôt que tempérée, par le rose vif de sa robe tutu, qui en souligne la grisaille. L'ensemble dégage une élégante mélancolie dont le caractère étrange (on songe à la blancheur lunaire de ces corps) est renforcé par les regards fixes mais inexpressifs des trois femmes. DANSEUSES ESPAGNOLES Marie LAURENCIN vers huile sur toile

17 PICASSO (1881 – 1973) Paul Guillaume prend contact dès 1912, sur les conseils dApollinaire, avec Picasso. Cette même année, lartiste passe sous contrat avec Kahnweiler. Mais, comme Derain et Braque, Picasso se trouve privé de son marchand qui doit passer la guerre hors de France car il a gardé sa nationalité allemande. Paul Guillaume tente alors, en vain, -il est devancé par Rosenberg-, de sattacher lartiste. Malgré cet échec, le marchand ne cessera jamais de sintéresser au peintre. Paul achètera de nombreux Picasso pour sa collection privé, dont des œuvres cubistes. Malheureusement, sa veuve Domenica vendra les pièces les plus audacieuses. Demeure un très bel ensemble de 12 tableaux regroupant essentiellement des œuvres de la « période bleue » et dautres plus tardives de la période dite « classique » de Picasso illustrée par les splendides Baigneuses.

18 FEMME AU TAMBOURIN Pablo PICASSO (1881 – 1973) 1925 huile sur toile

19 UTRILLO (1883 – 1955) Dès le début de sa carrière, Paul Guillaume sintéresse à la peinture de Maurice Utrillo et devient lun des soutiens de lartiste. Tout au long dune vie chaotique scandée dinternements et de cures de désintoxication, trace sa voie à lécart des groupements artistiques de sa génération, mais sa manière sapparente au meilleur de lexpressionnisme européen. Sa peinture vigoureuse, parfois agressive, à linstar de celle de Soutine, offre un contrepoids intéressant aux choix plus classiques de Paul Guillaume. Le musée de lOrangerie, avec dix tableaux, présente lun des plus beaux ensembles de peinture dUtrillo en France.

20 La maison de Berlioz, située dans le vieux Montmartre, porte ce nom pour avoir abrité entre 1834 et 1837 le couple que formait le compositeur Hector Berlioz et sa femme, la tragédienne anglaise Harriet Smithson. A langle de deux rues, la maison présente ici deux façades percées de deux seules ouvertures. Le ciel, traité avec beaucoup de douceur contraste avec la matière bitumeuse de la chaussée et des murs sur lesquels les premières couches de peinture foncée réapparaissent. Le ciel évoque les ciels de Sisley pour lequel Utrillo nourrissait une grande admiration avec ce bleu adouci de tons de jaune et docre. Les murs sont enfermés par de larges contours bruns qui marquent les arêtes dangle. Le seul élément vivant émane des arbres feuillus derrière le monde minéral et froid des maisons et de la rue. Les rues de Montmartre sont le sujet de prédilection dUtrillo. Elles le resteront lorsque sa mère, voulant léloigner de ses compagnons dalcoolisme, lenverra à la campagne ou au bord de la mer où il poursuit inlassablement les mêmes thèmes montmartrois. Les collectionneurs ont toujours particulièrement apprécié les peintres de cette « période blanche » caractérisée par la prédominance des empâtements blancs. Ils traduisent aussi lomniprésence du plâtre qui se fabriquait alors sur la butte. Il semble que la conception de cette œuvre soit antérieure de quelques années mais elle a été reprise et signée au début du conflit et Utrillo aurait ajouté à dessein le drapeau français comme témoin de son désarroi au début dune guerre qui le coupe de sa famille et de beaucoup de ses amis. La maison de Berlioz Maurice UTRILLO 1914 huile sur contre-plaqué parqueté


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