La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Mémoire Sémantique et Sons de lEnvironnement Travail de thèse présenté par Yannick Gérard et réalisé sous la direction du Pr. Emmanuel Bigand.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Mémoire Sémantique et Sons de lEnvironnement Travail de thèse présenté par Yannick Gérard et réalisé sous la direction du Pr. Emmanuel Bigand."— Transcription de la présentation:

1

2 Mémoire Sémantique et Sons de lEnvironnement Travail de thèse présenté par Yannick Gérard et réalisé sous la direction du Pr. Emmanuel Bigand

3 La Mémoire Sémantique Comment une stimulation (mot, images, sons,…) prend du sens? Tulving (1972, p.386) propose de la définir comme : Système de mémoire unique Système de mémoire multiple Caramazza et al. (1990,1994) propose quil nexiste pas de différence au niveau du stockage quelle que soit la nature des stimulations. Paivio (1971,1986) propose deux systèmes de stockage distincts selon la nature verbale ou non (images) des stimulations. «La mémoire nécessaire pour lutilisation du langage. Cest un thésaurus mental, le savoir organisé quun individu possède pour les mots, les autres symboles verbaux, leurs significations et leurs référents, leurs relations et les règles, formules, algorithmes pour la manipulation de ces symboles, concepts et relations. La mémoire sémantique nenregistre pas les propriétés perceptives des stimuli mais plutôt les référents cognitifs des signaux dentrée».

4 Les recherches effectuées en mémoire sémantique sarticulent sur une distinction verbale/non-verbale restreinte aux mots et aux images qui reste insuffisante pour rendre compte de son organisation. Aphasie Optique Littérature plus importante dans le domaine des objets visuels Complexité des sons de lenvironnement comparée aux images (Fabiani et al., 1996) correspond au manque du mot, la forme, la fonction et le sens sont reconnus Images - Snodgrass & Vanderwart (1980) Sons de lenvironnement - Fabiani et al. (1996) Intérêt pour létude des sons de lenvironnement

5 Vers le choix dune méthodologie: Le paradigme damorçage Pourquoi le paradigme damorçage? Permet détudier la mémoire sémantique Littérature abondante dans le domaine du langage et des objets visuels Meyer & Schvaneveldt (1971) Paires (Haut/bas)Exemples de stimuli Réponse attendueTemps de réaction (ms) 1 * Mot/mot associés« Bread » « Butter »Oui855 2 * Mot/mot non associés« Bread » « Nurse »Oui940 3 * Mot/non-mot« Doctor » « Marb »Non * Non-mot/mot« Marb » « Butter»Non904 5 * Non-mot/non-mot« Herk » « Stur »Non884 Théorie de la propagation de lactivation, Collins & Loftus (1975) Théorie de lindice composite, Ratcliff & McKoon (1988) Expérience du groupe musique dans le domaine de lamorçage

6 Modèle CSM (Conceptual Selection Model) Bloem, van den Boogaard, & La Heij (sous presse) Interférence sémantique - compétition entre L t et L c Facilitation sémantique - seuil (une image nactive pas automatiquement L) - un mot active dautres mots sémantiquement reliés - lactivation de L décroît plus vite que celle de C LtLt CtCt CcCc LcLc Entrée «Mot» Entrée «Image» Entrée «Tâche» Entrée «Cible» Seuil

7 Hypothèses de départ Activent des structures de connaissances abstraites Cette activation se propage Ballas (1993), Mot/Son (Confirmation de la source) Van Petten & Rheinfelder (1995), Son/Mot (Décision lexicale) Les sons de lenvironnement, Au même titre que pour : Les images (Palmer, 1975) Le langage (Meyer et Schvaneveldt, 1971) La musique (Bigand et al., 1999)

8 Plan expérimental Etude 1 - Amorçage en court contexte Expérience 1 - Amorçage répété avec des sons de lenvironnement Expérience 2 - Amorçage sémantique avec des sons de lenvironnement Expérience 3 - Amorçage répété inter-format entre des sons et leurs labels linguistiques Expérience 4 - Amorçage sémantique inter-format entre des sons et leurs labels linguistiques Conclusion générale Etude 2 - Organisation des sons de lenvironnement en mémoire Expérience 1 - Association libre Expérience 2 - Catégorisation libre de sons de lenvironnement Expérience 3 - Amorçage associatif avec des sons de lenvironnement Etude 3 - Amorçage en long contexte Expérience 1 - Amorçage en long contexte linguistique avec des sons de lenvironnement Expérience 2 - Amorçage en long contexte sonore avec des sons de lenvironnement

9 Étude 1 Amorçage en court contexte

10 Principe général Amorce 400 ou 1000 ms Mesure du TR Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé 200 ou 400 ms ISI 1000 ms Cible Expériences de lEtude 1 40 paires de stimuli présentées aléatoirement au sein dun bloc Présentation de 4 blocs par participant, soit 160 essais

11 400 ms 200 ou 400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 1 Amorçage répété avec des sons de lenvironnement Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Amorce Cible répétée Cible non répétée

12 400 ms 200 ou 400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 1 Amorçage répété avec des sons de lenvironnement Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Cible répétée Amorce Cible non répétée

13 400 ms 200 ou 400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 2 Amorçage sémantique avec des sons de lenvironnement Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Amorce Cible reliée Cible non reliée

14 400 ms 200 ou 400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 2 Amorçage sémantique avec des sons de lenvironnement Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Cible reliée Amorce Cible non reliée

15 Expériences 1 & 2 Effet principal de la Catégorie («animé» vs. «inanimé»), p <.001 Pas deffet de la Relation sémantique, n.s. Effet principal de lISI (200 vs. 400), p <. 01 Expérience 1 - Amorçage répété Expérience 2 - amorçage sémantique Effet principal de la Relation de répétition, p <. 01

16 Nous nobservons pas deffet de la relation sémantique : Le bruit duntrousseau de clésnamorce pas le traitement du bruit de louverture dune porte Différences de traitement entre les items «animé» et «inanimé» French & Mareschal (1998) Effet de lISI Dans une expérience contrôle, un effet significatif de la relation est observé lors de lutilisation de labels linguistiques correspondant aux sources des sons de lenvironnement Brièveté de lISI de 200 ms La présentation dune amorce identique à la cible facilite le traitement de cette dernière en comparaison à une amorce non répétée Expérience 1 Expérience 2

17 1 - Les sons de lenvironnement nactivent pas de structures de connaissances abstraites 2 - Les sons de lenvironnement activent des connaissances conceptuelles mais ne sorganisent pas comme le suggèrent les modèles dactivation ou épisodique Suggère que les résultats de lExpérience 1 sont uniquement dus la répétition des caractéristiques acoustiques des sons. Les données de la littérature ne sont pas en accord avec cette hypothèse (Ballas, 1993; Van Petten & Rheinfelder, 1995)

18 1000 ms400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 3 Amorçage répété inter-format avec des sons de lenvironnement et des labels linguistiques Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Cible répétée Cible non répétée Amorce «Coq»

19 1000 ms 400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 3 Amorçage répété inter-format avec des sons de lenvironnement et des labels linguistiques Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Cible répétée Cible non répétée Amorce «Train»

20 1000 ms400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 4 Amorçage sémantique inter-format avec des sons de lenvironnement et des labels linguistiques Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Cible reliée Cible non reliée Amorce «Poule»

21 1000 ms400 ms Mesure du TR 1000 ms ISI Expérience 4 Amorçage sémantique inter-format avec des sons de lenvironnement et des labels linguistiques Tâche de catégorisation sémantique Animé ou Inanimé Cible reliée Cible non reliée Amorce «Vapeur»

22 Expériences 3 & 4 Pas deffet de la Relation sémantique (sémantique vs. non reliée), n.s. Effet de la Catégorie («animé» vs. «inanimé»), p <.001 Pas deffet du format de présentation (M/S vs. S/M), n.s. Interaction croisée Catégorie X Relation, p <.001 Effet principal de la Répétition (répétée vs. non répétée), p <.01 Effet principal du Format de présentation (M/S vs. S/M), p <.01 Pas deffet simple de la Catégorie («animé» vs. «inanimé»), n.s. Expérience 3 - Amorçage répétéExpérience 4 - Amorçage sémantique

23 Lamorçage sémantique pour les sons de lenvironnement dépend de leur appartenance catégorielle («animé» vs. «inanimé») Caramazza et al. (1990,1994) French & Mareschal (1998) Ballas (1993) Nous observons un effet facilitateur damorçage répété inter-format avec des sons de lenvironnement et leurs labels linguistiques en accord avec les études précédentes (Ballas, 1993; Van Petten & Rheinfelder, 1995) Un son de lenvironnement active une structure de connaissance abstraite Expérience 4 Expérience 3

24 Étude 1 - Discussion 1 - Un son de lenvironnement active des connaissances conceptuelles 2 - Propagation de lactivation conceptuelle de manière similaire aux mots, à la musique et aux images (Expériences 1 & 3) Nos résultats sont beaucoup moins clairs. La seule influence de la relation sémantique sobserve avec les items de la catégorie «animé» et uniquement dans lExpérience 4 Lorganisation des sons de lenvironnement semble se faire selon des liens qui ne sont pas de nature sémantique Comment les sons de lenvironnement sorganisent en mémoire?

25 Étude 2 Organisation des sons de lenvironnement en mémoire

26 Expérience 1 Association libre InducteurMot Son ou «donnez le premier mot associé qui vous vient à lesprit» Tâche dassociation libre 2 listes, 27 sons et leurs 27 labels linguistiques correspondant 1000 ms2000 ms Fenêtre de réponse 1000 ms Présentation bloquée par liste tous les mots puis tous les sons ou inversement

27 Expérience 1 BusVoyageCamionForeuseDélai Exemple Mot/Son Son/mot Mot Son

28 Différences entre les mots et les sons en association libre Entendre un son active son label linguistique Lire un mot en évoque un autre associativement relié Limite temporel ? Médiation linguistique ? Les sons sorganisent peut-être selon dautres liens que ceux entretenus par les mots, de nature acoustique par exemple

29 Expérience 2 Catégorisation libre de sons de lenvironnement Expérience 2A : Classement associatif Expérience 2B : Classement acoustique Exemple de présentation sous PowerPoint 2 groupes de sujets indépendants 20 min pour réaliser la tâche 27 sons de lenvironnement Former des catégories en fonction de liens associatif (2A) ou acoustique (2B) à lissue le sujet donne les critères qui ont conduit à la formation des groupements

30 Expérience 2A Dendogramme «associatif» ObjetsAnimaux «Moyens de transport» «Bruits dintérieur» «Animaux de la ferme» «Animaux des vacances»

31 Expérience 2B Dendogramme acoustique «Sons longs et continus» «Sons aigus, saccadés, rythmés» «Sons graves, saccadés, agréables» «Sons dont lamplitude complexes»

32 Classer un même ensemble de sons en fonction de critères associatif ou acoustique conduit à observer deux représentations arborées différentes Les sons sorganisent en fonction du lieu (mer, rue, ferme, …) où nous pouvons les entendre ensemble Associatif Acoustique Les regroupements sont moins homogènes mais permettent tout de même de dégager une organisation Une organisation en mémoire pour les sons selon des caractéristiques associative et acoustique?

33 Expérience 3 Amorçage associatif avec des sons de lenvironnement

34 Expérience 3 Pas deffet de la Relation (AA vs. As vs. Ac vs. NR), n.s. Effet de la Catégorie («animé» vs. «inanimé»), p <.001 Interaction Catégorie X Relation, p <.001

35 Impact des caractéristiques acoustiques sur le traitement des sons émis par des objets Impact des caractéristiques associative et acoustique sur le traitement des sons émis par des animaux

36 Étude 2 - Discussion Médiation langagière : entendre un son active son label linguistique Homogénéité des populations de sons Un son unique nest peut-être pas un prédicteur efficace pour un autre son un contexte plus écologique pourrait être plus adéquat Des effets damorçage en long contexte sont rapportés avec: Des images - Biederman, Mezzanote, & Rabinowitz (1982) Des mots - Bassili & Smith (1989) De la musique - Bigand et al. (2003) Nos sons danimaux sont beaucoup plus homogènes que nos sons dobjets Les sons de lenvironnement semble sorganiser en mémoire en fonction - du lieu où nous sommes amenés à les entendre ensemble - de leurs caractéristiques acoustiques

37 Étude 3 Amorçage en long contexte

38 Expériences 1 & 2 Principe générale Cible incongrue E1: 2,2 à 4,1 s E2: 10 s 400 ms Mesure du TR ISI Cible congrue 1000 ms Ambiance sonore E2 Phrase prononcée E1 Tâche de catégorisation Grand-petit 60 paires de stimuli présentées aléatoirement au sein dun bloc Présentation de 2 blocs par participant, soit 120 essais

39 Expérience 1 Amorçage en long contexte linguistique avec des sons de lenvironnement ISI Phrase prononcée Cible congrue Cible incongrue 2175 à 4130 ms400 ms Mesure du TR 1000 ms Tâche de catégorisation Grand-petit

40 Expérience 1 Effet principal de la Relation (congrue vs. Incongrue), p <. 01 Pas deffet simple de la Taille (petite vs. grande), n.s.

41 Nos résultats en long contexte avec des sons de lenvironnement sont en accord avec ceux rapportés lors de lutilisation dautres stimuli - avec des mots (Bassili & Smith, 1989) - avec des images (Federmeier & Kutas, 2001) musique - avec de la musique (Poulin-Charronat, sous presse) 6 Changement de tâche associé à une activation plus importante (long contexte) permet dobserver un effet facilitateur damorçage non observé en court contexte Reste le problème de la médiation langagière Utilisation dambiance sonore dans lExpérience 2 Biederman (1981) et Bigand et al. (2003)

42 Expérience 2 Amorçage en long contexte sonore avec des sons de lenvironnement ISI Ambiance sonore Cible congrue Cible incongrue ms 400 ms Mesure du TR 1000 ms Tâche de catégorisation Grand-petit

43 Expérience 2 Effet de la Relation (congrue vs. incongrue), p <.04

44 Il est plus rapide de juger de la taille de la source du son sil nest pas en rapport avec le contexte Hollingworth & Henderson (1998) Schémas mémoriels Hypothèse attentionnelle Phénomène de «pop-out» (Loftus & Mackworth, 1978; Treisman & Gelade, 1980)

45 Étude 3 - Discussion Effet damorçage inverse en fonction de la nature du contexte, linguistique ou scène auditive Linguistique - Collins & Loftus (1975) Scène auditive Objets reliés a priori Schéma dépendant du lieu qui ne crée pas dattentes sur les objets «probables» Le contexte linguistique contraint plus les attentes sur la cible, mais ne permet pas dexpliquer linversion des effets

46 Conclusions ClefPorte Vous lisez : Propagation de lactivation Vous entendez : ? Un son de lenvironnement active des connaissances conceptuelles mais cette activation ne se propage pas comme pour le langage, la musique ou encore les images

47 Conclusions Lorganisation des connaissances relative aux sons de lenvironnement se structure en fonction : - du lieu où nous sommes amenés à entendre ces sons ensemble - des caractéristiques acoustiques des sons Nous posséderions en mémoire des schémas basés sur des liens associatif et acoustique dépendant du lieu où nous évoluons

48 Merci de votre attention


Télécharger ppt "Mémoire Sémantique et Sons de lEnvironnement Travail de thèse présenté par Yannick Gérard et réalisé sous la direction du Pr. Emmanuel Bigand."

Présentations similaires


Annonces Google