La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Vivre éloigné de la ville centre les motivations des rurbains Dix-huitièmes entretiens du Centre Jacques Cartier Colloque Les choix résidentiels Lyon,

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Vivre éloigné de la ville centre les motivations des rurbains Dix-huitièmes entretiens du Centre Jacques Cartier Colloque Les choix résidentiels Lyon,"— Transcription de la présentation:

1 Vivre éloigné de la ville centre les motivations des rurbains Dix-huitièmes entretiens du Centre Jacques Cartier Colloque Les choix résidentiels Lyon, France Le 5 décembre 2005 Vivre loin de la ville centre Les motivations des rurbains Carole Després et Andrée Fortin Professeures dArchitecture et de Sociologie Université Laval

2

3 ConnaissancesConnaissancesProjetsProjets Recherche action Représentations Morphologie Pratiques Design architectural Design architectural Design urbain Programmation Recherche fondamentale Recherche-création InterventionsInterventions Aide à la décision Processus participatifs InterdisciplinaritéInterdisciplinarité TransdisciplinaritéTransdisciplinarité Paradigme de recherche: La transdisciplinarité

4

5 Objectif Comprendre les motivations des résidents à vivre en milieu rurbain, là où la banlieue rejoint la petite ville, le village ou le rang, dans leurs qualités de milieu rural, naturel ou de villégiature, ainsi que leurs représentations quils en ont. Questions Pourquoi le choix dun territoire rural ? Pourquoi un en particulier ? Quelles conséquences en découlent en matière de mobilité et daccès à divers services ? Comment les rurbains se représentent-ils leur milieu résidentiel et, de manière générale, la ville, la banlieue, la campagne et le village ? À quelle cadre de vie sidentifient-ils ? Sagit-il dune recherche des mêmes qualités que celles mentionnées par les pionniers des banlieues de 1 re couronne ? Comment se comparent les motivations des différentes générations venues sétablir en milieu rural ?

6

7 Lac-Beauport Lac-Morin

8 Rive-Sud

9 Saint-Étienne-de-Lauzon Rive-Sud

10 Fossambault- sur-le-lac Ste-Catherine-de la-Jacques-Cartier Lac-Beauport LAnge-Gardien Château-Richer Breakeyville Saint-Étienne-de-Lauzon Terrains denquête 20adu10ado 20 adu 4 ado 21 adu 2 ado 26 adu 11 ado Saint-Augustin 22 adu 2 ado 22 adu 1 ado

11 Lanalyse de discours sur la biographie résidentielle, les représentations et lidentité territoriale de 35 résidents de 6 territoires rurbains en lien avec leur choix résidentiel: Deux zones agricoles en front fluvial sur la Rive-Nord, Deux zones agricoles à lintérieur des terres sur la Rive-Sud, Deux territoires forestiers et montagneux sur la Rive-Nord. Cinq constats préliminaires…

12 Forte influence de lorigine rurale, villageoise ou dune petite ville (près de Québec ou en région) de lun ou lautre des conjoints ou de membre(s) de la famille. « … recréer le milieu de vie de mon enfance. » Beaucoup de famille vivant à proximité, qui était là avant que sinstalle le répondant ou qui est venue après. Plusieurs ont soit hérité dun chalet ou dun terrain à bâtir, soit racheté la propriété familiale ou un terrain à bâtir dun membre de la famille. Lautre conjoint, sil nest pas lui aussi dorigine rural, est le plus souvent né dans une banlieue de 1 re couronne, parfois dans le même axe de développement urbain que le secteur de résidence. Pour ces derniers, le choix dune localisation périphérique allait de soi : on ne change pas son appartenance territoriale : « Moi je viens de Beauport; je ne serais jamais aller à Sainte-Foy ou à Charlesbourg… Dans le coin de la Côte de Beaupré, cest OK … »

13 Bien que quelques répondants (on les compte sur les doigts de la main) aient grandi dans un quartier central, les représentations de la ville sont très homogènes et pour la plupart, négatives. « Quels sont les deux premiers mots qui vous viennent à lesprit quand je dis ville? » -densité, proximité au sens dentassement, -pollution, bruit, -circulation, trafic et embouteillages. Même si certains affirment utiliser les services et les aménités de la ville, ils ny resteraient pas: « Même si je ne suis pas payeur de taxes [dans la ville de Québec], je suis quand même un utilisateur comme bien des gens qui ne restent pas sur place mais qui lutilisent ».

14 Au contraire des représentations de la ville, celles de la banlieue sont en majorité positives. Recoupent en grande majorité les notions de calme et de tranquillité. Plusieurs y sont nés. Quelques commentaires négatifs liés à la monotonie et au mauvais goût des maisons quon y retrouve bien que, après réflexion, certains ont avoué vivre dans une banlieue.

15 En référence au mot village, cest la présence de services de proximité et le côté pratique qui ressortent le plus. On parle dun milieu « plus urbain », « plus centré », dune « mini-ville ». Les résidents sidentifient beaucoup à lancien noyau villageois ou à la petite municipalité… les plus vieux résidents en parlent de manière nostalgique: esprit villageois, rapports interpersonnels, épicerie qui a fermé… chez les plus jeunes, des visions sopposent : vie villageoise comme un lieu convivial et sympathique, refus de la mentalité de village, associée au commérage et au manque de liberté. la Ville de Québec semble être un repoussoir dans la définition de lidentité territoriale.

16 En lien avec la campagne, les mots les plus cités sont liés lespace, les grandes terres, la nature et la tranquillité et la très grande majorité des commentaires sont positifs. Les quelques réserves sont liées à léloignement, à lagriculture et aux odeurs. La majorité des 35 répondants sont originaires de la campagne ou dune petite ville. « Comment décririez-vous votre milieu de vie à quelquun qui ne laurait jamais vu? » Cest le mot campagne qui revient le plus souvent bien que la majorité des résidants soient ambivalents et leur discours, souvent rempli de contradictions. Ils parlent dun compromis entre la ville et la banlieue, de la semi-campagne ou de banlieue-campagne.

17 On sent dans le discours de plusieurs répondants une certaine méfiance envers les anciens ou les nouveaux résidents: manque de respect des nouveaux résidents et les promoteurs pour la nature : dynamitage et/ou déboisement des flans de collines, pavage des rues, transformation du paysage et de la végétation autochtone. transformation de lesprit de village et de son ambiance, la perte des liens de solidarité et des relations interpersonnelles familières et conviviales, fermeture de lépicerie du village. difficulté pour les ménages établis récemment dintégrer la communauté du village, ils sont perçus comme des étrangers, des intrus… augmentation de la vitesse et de lintensité du trafic : manque de sécurité pour les piétons et les cyclistes, bruit accru du camionnage.

18 Pour la plupart des répondants, le centre-ville nest pas loin! La grande majorité se dit près de tout. Cette proximité se mesure en temps de déplacement automobile sur les autoroutes (5 minutes des ponts, 10 minutes du centre commercial, 10 minutes du centre de ski…). Beaucoup sont nés en campagne ou dans des villes ou villages en région, là où faire 45 minutes ou 1 heure de voiture pour accéder à des services ou à des lieux de loisirs est chose banale. Comme le dit la chanson du Richard Desjardins : « Jva sauter dans mon char, jva descendre à Valdor! » Quelques-uns, surtout des parents dados et des femmes, soulignent léloignement des services, le manque de choix décoles secondaires, labsence transport en commun et la dépendance à lautomobile.

19 Comment se comparent les motivations de nos répondants à venir sétablir à la campagne ou près dun noyau villageois avec celles de la première génération de banlieusards des années 50 et 60? 173 entretiens avec des propriétaires de bungalows réalisés à lété 1999 et dont les résultats danalyse sont présentés dans notre ouvrage La banlieue revisitée (2002) : Impression « de déjà entendu » Ici aussi, dans plusieurs cas, un des conjoints était originaire de la campagne … Même désir de ville et de campagne, de tranquillité et daccessibilité à la ville et à ses services. On ne parlait pas dautoroutes puisquelles nétaient pas construites à lépoque où on aménager les pionniers alors que chez les jeunes ménages, la fluidité des déplacements est omniprésente dans leurs discours.

20 Fortin et Bédard (2003) : nouvelles analyses de la base de données de lenquête de 1978 de lINRS-Urbanisation effectuées auprès de 1389 répondants vivant dans des nouveaux espaces résidentiels (NER) construits entre 1971 et Elles ont identifié les NER-banlieues proches et les NER-banlieues lointaines. Les 8 banlieues lointaines comptent une forte proportion (5/8) de gens originaires dune petite ville ou de la campagne. Grande uniformité des représentations : évaluation positive de la vie en banlieue comparativement à la ville dont les inconvénients sont très reconnus et recoupent, de manière presque caricaturale, le discours actuel des rurbains sur la ville.

21 Le modèle de « la ville franchisée » dont parle Mangin aura-t-il graduellement raison des espaces publiques et des lieux de culture traditionnellement associés à la ville centre? Nos répondants ne parlent pratiquement plus de ces lieux si ce nest quen termes négatifs… Le centre de gravité de la ville semble sêtre déplacé, subdivisé et multiplié à partir des centres commerciaux et, plus récemment des nouvelles polarités demplois et de commerces à grande surface.

22 La psychologie cognitive suggère que les représentations spatiales et sociales sont liées aux pratiques spatiales (Ramadier 2002). Pourtant, pour bon nombre de rurbains, les quartiers centraux ne sont pas des lieux de fréquentation régulière, à moins délargir la notion de centre-ville pour englober les centres commerciaux régionaux situés dans les banlieues de première couronne. En labsence de fréquentation régulière, il est intéressant de sinterroger sur la manière dont se construisent les représentations ? Sagit-il dune adhésion aux représentations véhiculées par les medias ? Notre prochaine étape consistera justement à confronter les représentations avec les pratiques effectives de lespace pour le travail, lécole, la consommation et les loisirs.

23 Ce phénomène durbanisation des campagnes et des villages pose de sérieux défis pour le renouvellement social et la revitalisation des banlieues de 1 re couronne que les résidents associent de plus en plus à la ville. Les programmes de revitalisation des quartiers centraux qui avaient été mis sur pied à partir de 1974 pour répondre à lexode vers les premières banlieues de leurs résidents ont réussi à ramener vers ces quartiers de nouvelles vagues de résidents. Peut-on penser une démarche similaire pour les banlieues de 1 re couronne ? Quels seraient les gestes à poser ? Une chose apparaît évidente, il faut poursuivre les tentatives de cerner les identités territoriales, les représentations quelles véhiculent et les usages de lespace des banlieusards et des rurbains intervenir de manière créative et lucide …cest une réflexion que nous allons poursuivre au GIRBa.

24


Télécharger ppt "Vivre éloigné de la ville centre les motivations des rurbains Dix-huitièmes entretiens du Centre Jacques Cartier Colloque Les choix résidentiels Lyon,"

Présentations similaires


Annonces Google