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Lhistoire: explication causale ou compréhension « Les historiens racontent des événements vrais qui ont lhomme pour acteur: lhistoire est un roman vrai.

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1 Lhistoire: explication causale ou compréhension « Les historiens racontent des événements vrais qui ont lhomme pour acteur: lhistoire est un roman vrai. » (Veyne, 10)

2 Contenu du cours Étant donné que le travail de lhistorien consiste à comprendre les faits passés, sur quoi repose cette compréhension. Des lois ou de lempathie? Ou ni un ni lautre. Quel rôle pour limagination? Peut-on expliquer le comportement (autrement que) de façon causale? Est-ce que la causalité implique le déterminisme? Le développement des écoles historiques: Les Annales et au-delà Critique de lidée de mentalité.

3 Ricoeur maintient que le récit joue un rôle important dans la formation de lidentité. Est-ce la même chose de lhistoire qui est également un récit? Comment dégagé le vrai du faux? Quel est le rôle de lhistoire dans la formation de lidentité?

4 Quest-ce que lexplication en histoire?

5 Remplissage « Faire comprendre », comme le journal du matin, invoque causes. Méthode critique pour établir les faits, mais pas de méthode historique: lexplication est lexplication de tout un chacun.

6 Naturalité de lexplication « Du point de vue de la logique, lexplication de lhistorien ne diffère pas de celle de lhomme de la rue. Le mode de raisonnement mis en œuvre pour expliquer la Révolution française nest pas logiquement distinct de celui quutilise lhomme de la rue pour expliquer laccident ou le résultat des élections. » (Prost, 1996, p. 158)

7 Objet de lhistoire Humain (quoiquon puisse faire lhistoire de cours deau ou dune colonie de chimpanzés ou dabeilles) Collectif: soit le fait est représentatif, soit il a eu des conséquences sur le destin et la vie des autres. Concret: « il ny a de société concrète que localisée dans le temps et dans lespace ».

8 « Allez acheter une boîte de conserve chez lépicier nest pas un fait historique. Pour être historique, il faut que le fait ait la capacité de provoquer un changement. » (Prost, 182)

9 Enchaînement Lexplication établie des liens entre les événements. Remplissage des trous par lhistorien. La rapport entre les événements historiques nest pas de pur succession, mais denchaînement: les événements ont une influence sur ceux qui suivent.

10 Question Quel est ce mode de raisonnement?

11 Explication nomique

12 Lois? Hempel/Dray Hempel: lexplication à la même forme quelque soit le domaine (neutre quant au sujet). Covering laws: toute explication revient à subsumer des événements sous des lois.

13 Structure de lexplication lois scientifiques conditions antécédentes ___________________ fait à expliquer.

14 Bulles de savon (explanandum): air froid dans le verre, chauffé par les parois chaude du verre, film de savon. Lois sur les gaz et échange de chaleur entre les corps (explanans).

15 Types de loi Probabiliste: 70% que cela se produise ou de forte chance. Elliptique: je ne formule pas la loi parce quelle est trop évidente. Esquisse: approximative. Les trappeurs avancent rapidement dans louest à cause du fait quils permettent aux indiens davoir des fusils, ce qui place ceux qui nen ont pas dans une situation indésirable.

16 Explication génétique Expliquer stades menant à un événement: indulgences 9ième siècle données parce que les mohomettans qui mourraient allaient directement au ciel. Puis avec déclin des croisades, indulgences du jubiliée chaque cent ans pour subventionner voyage des pélerins, puis augmentation de la fréquence. Semblable en science.

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19 Explication dispositionnelle Invoquer le tempérament dun individu. Décision dépend de son ambition ou bien sens de la famille ou religion (Bush).

20 Motivation Exclusivisme méthodologique: unité de la science. Exclure intention et conscience.

21 Problème De quel type sont les lois générales? Ne sont-elles que des généralités empiriques (en général, les gens …)? Est-ce que les causes invoquées sont les causes contributives? Quel type de connexion entre les événements (causale ou rationnelle?) Lexistence de lois implique-t-elle le déterminisme?

22 Parenthèse sur le déterminisme

23 Mode dexplication Carr: « Faire de lhistoire, cest rechercher des causes » (145) Montesquieu: « Il y a des causes générales, soit morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, lélèvent, la maintiennent ou la précipitent … [les hommes ne sont pas] conduits uniquement par leurs fantaisies ».

24 Deux déviations Déterminisme historique Hasard historique

25 Déterminisme: lhistoricisme Isaiah Berlin (Historical Inevitability): « … lhistoricisme de Hegel et Marx est inacceptable car son explication des actions humaines en termes de causalité implique que les hommes ne jouissent pas de leur libre arbitre, et encourage les historiens à se soustraire à lobligation … de porter une condamnation morale contre les Charlemagne, les Napoléon et les Staline de tous les temps. » (Carr, 151)

26 Déterminisme « Tout ce qui arrive à une cause et naurait pu arriver différemment sauf si quelque chose dans la cause ou les causes avait été différent ». Laxiome que tout a une cause est la condition de notre capacité de comprendre ce qui se passe autour de nous (sinon Kafka).

27 Smith Vous saluez. Il commence à vous engueuler. Libre arbitre? Essayer didentifier la cause de son comportement.

28 Historien Axiome de lhistoire que le comportement a des causes. « La fonction spécifique de lhistorien est dexplorer ces causes. » (155) Causes superficielles et causes profondes. Inévitable? Extrêmement probable est plus juste.

29 Différence de valeur des histoires: tient à ce quelles nisolent pas toutes les mêmes causes profondes. Puissance de lAngleterre: pas ses institutions politiques, mais causes économiques.

30 2. Hasard: Nez de Cléopâtre Théorie selon laquelle lhistoire ne se ramène quà de laccidentel, suite dévénements déterminés par des causes fortuites. Bataille dActium: Passion dAntoine pour Cléopâtre Alexandre de Grèce: « personnes sont mortes de cette morsure de singe ».

31 Gibbon « Les Grecs, lorsque leur patrie eut été réduite au rang de province romaine, attribuèrent les triomphes de la république à sa fortune plutôt quà ses vertus. » (Carr, 159) « Les théories de laccidentel en histoire prévalent dans les groupes sociaux ou les nations qui sont au creux de la vague. » (Carr, 160)

32 Condition nécessaire « … les hommes pourraient ignorer toute coutume, ne vivre que par coups de génie et coups de folie, lhistoire pourrait nêtre faite que dhapax: la rétrodiction deviendrait alors impossible … » (186) Par chance, le clavier de chaque société est limité (universelle, culturelle, ethnique). Tout nest pas possible.

33 Interprétation rationnelle Présence de laccidentel rend impossible cette interprétation rationnelle. « De même que lhistorien choisit dans locéan infini des faits ceux qui ont un sens pour son entreprise, il nextrait de la multiplicité des séquences cause/effet que celles, … qui ont un sens historique; et le critère du sens historique, cest la capacité de lhistorien à les insérer dans son schéma dexplication et dinterprétation rationnelles. » (166)

34 Causalité irrégulière La causalité fonctionne plus ou moins régulièrement selon les événements. Il existe une certaine constance, sans quoi la vie est impossible, mais elle nest rien nest déterminé complètement. Probabilité.

35 Causalité confuse Contingence et déterminisme: termes qui décrivent une impressions. Nous navons quune perception confuse de la causalité. Causalité quotidienne faite de rapports causaux singuliers derrière lesquels on perçoit une régularité. Brique dans la vitre (jamais vu).

36 Causalité sublunaire Processus peuvent se répéter, mais pas nécessairement (pas constance). La causalité est nécessaire et irrégulière. Il peut y avoir des exceptions. « La causalité saccompagne toujours dune restriction mentale » (179)

37 Retour: la compréhension

38 Critique de lempirisme Histoire nest pas une science, ce nest pas quelle est une science particulière (Dilthey),cest un art (interprétatif). Les choses auraient pu se passer autrement.

39 Louis XIV qui compte sur guerre civile pour conquérir Angleterre. Raison: ce quil croit, ses désirs et motivations.

40 Pas loi « La causalité est confuse et globale, lhistoire ne connaît que des cas singuliers de causalité quon ne saurait ériger en règle: les « leçons de lhistoire » saccompagnent toujours de restriction mentale ». (197) Clause ceteris paribus: plusieurs pages. Oakeshott: « Du moment où lon considère les faits historiques comme des illustrations de lois générales, lhistoire est congédiée ». Méthode de lhistoire: accumulation graduelle de détails. Mise en série continue (intermédiaire).

41 Dray Lhistorien doit pénétrer derrière les apparences, sidentifier avec les protagonistes, se projeter dans ceux-ci de façon imaginative. Tout événement influence la conscience des acteurs historiques: « Toute histoire implique des significations, des intentions, des volontés, des peurs, des imaginations, des croyances ». (Prost, 155) Situations auxquelles les humains donnent sens et sadaptent.

42 Collingwood « Pour lhistoire, lobjet à découvrir nest pas le pur événement, mais la pensée exprimée en celui-ci. Découvrir cette pensée, cest déjà la comprendre. »

43 Description de la méthode: Dilthey « Car la compréhension pénètre dans les expressions de la vie dautrui grâce à une transposition que lon effectue à partir de la plénitude de ses expériences personnelles. » (cité par Prost, 157) Re-enactment (Collingwood): réinfuser de la vie dans lhistoire.

44 « Si lhistorien … essaie de maîtriser lhistoire dune pensée dans laquelle il ne peut pas entrer personnellement, au lieu décrire lhistoire de celle-ci, il répétera simplement les phrases qui enregistrent les faits extérieurs de son développement: les noms et les dates, et des phrases descriptives toutes faites. » (Prost, 167)

45 Exemple: Édit de lempereur « Pour ce faire, il doit envisager la situation que lempereur tentait de régler et il doit la considérer de la même manière que lempereur. Ensuite il doit voir pour lui-même, précisément comme si la situation de lempereur était la sienne, comment on peut faire face à une telle situation: il doit apprécier les différentes possibilités daction, et les raisons de choisir lune plutôt quune autre … lhistorien revient donc lexpérience de lempereur dans son propre esprit, et cest seulement par cette opération quil parvient à une connaissance proprement historique … »

46 Reconstruction « Le but de ces explications est de montrer que ce qui a été fait était la chose à faire étant donné les raisons données, plutôt que la chose qui est faite dans de telles occasions, peut- être en accord avec certaines lois. » (261) Action appropriée étant donné ce que croyait lagent.

47 Types dexplication Ce que jaurais fait (proche, empathie) Distance: reproduire le calcul de lagent (souvent assez éloigné). Pas empathie: difficulté avec moi- même, alors imaginez avec autrui (quoi que ça peut arriver)

48 Rétrodiction ajustée Rétrodiction concernant le roi: « psychologie dépoque », connaître la mentalité de lépoque (183; émeutes causées par impôts nouveaux, etc.). Paysage historique. Conclusions plus ou moins vraisemblables fondées sur suppositions quant à ce qui est normal pour x (ou un type de x) dans une situation y (ou un type de situation y): exemple des esclaves romains sous Spartacus.

49 Sens historique « Comprendre le passé supposera donc que lhistorien reconstruit dans sa tête la normalité de lépoque et quil sait la rendre sensible au lecteur. » (210) Coutumes, habitudes, types propres à chaque époque. Les hommes nagissent pas par caprice.

50 Conception de lhomme Expérience historique (Romains et Brésiliens et le jeu). « Lexpérience historique est donc composée de tout ce quun historien peut apprendre à droite et à gauche dans sa vie, ses lectures et ses fréquentations. Aussi nest-il pas étonnant quil nexiste pas deux historiens ou deux cliniciens qui aient la même expérience, et que les querelles sans fin ne soient pas rares au chevet du malade. » (190)

51 Lhistoire comme amitié « La question du champ dexpérience de lhistorien présente de ce fait une certaine importance: plus il est large, plus lhistorien a de chances de comprendre des situations historiques diverses. » (Prost, 160) Il ne peut cependant vivre toutes les vies. Importance de lexpérience dautrui et de sinsérer dans le présent.

52 Explication contrefactuelle

53 Le rôle de limagination en histoire « Imaginer une autre histoire est le seul moyen de trouver les causes de lhistoire réelle » (Prost, 175) Quest-ce qui aurait été le cas si …? Mortalité pendant la première guerre mondiale: les femmes meurent moins! Les alliés préservent les conditions de vie des population alors que ce nest pas le cas de lAllemagne (révolte).

54 Méthode Aron: Découpage du phénomène effet Discrimination des antécédents et séparation de celui dont on veut estimer lefficace. Construction dune évolution irréelle Comparaison des images mentales avec les événements réelles.

55 Évité lillusion de la fatalité Inclure également champ dexpérience (représentation du passé des acteurs historiques) et horizon dattente (croyance sur le futur des acteurs historiques). Rôle de ces représentations dans lhistoire montre que lévénement nétait pas inéluctable.

56 Histoire des Annales

57 Naissance Febvre et Bloch (1929): Ne pas isoler les paliers de la réalité sociale (unicité des sciences de lhomme). Histoire totale. (Inlfuence de Vidal de la Blache) Braudel reprend le flambeau avec plus tard Le Goff (devient plus une histoire des mentalités. Même appel à lunicité)

58 Histoire événementielle Priorité à lhistoire des groupes sociaux et des forces collectives.

59 Histoire économique Labrousse (La crise de léconomie française à la fin de lancien régime): Le maximum du prix du pain coïncide avec la prise de la Bastille.

60 Histoire scientifique Ranke: indivulgé permettra détablir les faits. Marxisme École française: lien entre production et population (Le Roy Ladurie: « il nest dhistoire scientifique que du quantifiable »)

61 Histoire immobile Le Roy Ladurie (« Lhistoire immobile ») soutient que rien, absolument rien na changé au cours de cinq siècle (XIV au XVIII), société empêtrée dans son éco-démographie. Dabord économie et démographie, ensuite structures sociales, puis faits intellectuels.

62 Doute Concernant le déterminisme et la structure des rapports. Contraception autant état desprit que économie: présente avant poussée des population. Éthique puritaine avant uniformisation du travail. Et puis, pas vraiment de résultats satisfaisants (pas de réponses au pourquoi: augmentation de la fécondité).

63 Anthropologie Partie de lécole des Annales qui était intéressée par changements intellectuels. Influence de lanthropologie: description dense ou épaisse. Sexualité, philosophie du châtiment, travail et loisir, attitude vis-à-vis la jeunesse, la mort. Plus pertinentes à notre vie que les faits et gestes des rois ou présidents.

64 Paul Veyne Le pain et le cirque Evergétisme grec et romain Circulation des richesses dans la société antique Redistribution du surproduit accaparé par les dominants.

65 Foucault Histoire de la folie à lâge classique, Surveiller et punir, lhistoire de la sexualité. Structuralisme: mutationnisme et permanence. Étudie les grands socles immobiles et muets. Règles de la production de la pensée

66 Méthode généalogique Remonter en amont du geste de partage qui délimite la folie, degré zéro de la folie. Aucun des concepts de la psychopathologie ne devra, même et surtout dans le jeu des retrospections, exercer de rôle organisateur. (187)

67 Faire taire la folie Plus de langage commun. Lhomme fou ne parle au fou quà travers la médecine et le fou, pris dans les contraintes. Résultat: oublie la folie Le langage de la psychiatrie, qui est monologue de la raison sur la folie, na pu sétalir que sur un tel silence. (1988) Fait larchéologie de ce silence. Déchirure qui permet lhistoire.

68 Projet Faire lhistoire de la folie: faire une étude structurale de lensemble historique notions, institutions, mesures judiridiques et policières, concepts scientifiques qui tient captive une folie dont létat sauvage ne peut jamais être restitué en lui- même… (192)

69 Folie nexiste que dans une société La folie ne peut se trouver exister à létat sauvage. La folie nexiste que dans une société, elle nexiste pas en dehors des formes de la sensibilité qui lisolent et des formes de répulsion qui lexcluent ou la capturent. (p. 197)

70 Fonction de la psychiatrie Psychiatrie soviétique: … on a limpression de voir deux fonctions très différentes la fonction médicale de la psychiatrie, dune part, et la fonction proprement répressive de la police, de lautre venir se croise à un moment donné, dans le système dont on parle. … Mais, dès le départ, la psychiatrie a eu pour projet dêtre une fonction dordre social. (P. 333)

71 Deux fonctions La psychiatrie sest tout de suite perçue elle-même comme fonction permanente dordre social, et elle ne sest servie des asiles quà deux fins: dabord, traiter les cas les plus dramatiques ou les plus gênants, et en même temps se donner une sorte de caution, de garantie, dimage de scientificité, en faisant apparaître le lieu dinternement comme hôpital. ( )

72 Fonction dhygiène publique Cest à nous de réparer ces désordres (sociaux). Nous sommes une fonction dhygiènes publique. Cest la vraie vocation de la psychiatrie. Et cest son climat, et cest son horizon de naissance. … De telle sorte que ce qui se passe en USRR, ce nest pas laccouplement monstrueux dune fonction médicale et dune fonction policière, qui nauraient rien à voir lune avec lautre. Mais cest simplement lintensification, la solidification dune parenté de réseau, qui navait pas cessé de fonctionner. (p. 334)

73 Critique de la notion de mentalités

74 Pour en finir avec les mentalités Anthropologie, histoire: pré-logique, pré-scientifique. « Outillage mental »: affecte lintégralité de la vie mentale. Plus « profond » que lidéologie, les croyances ou les conceptions du monde.

75 Inexplicatif « Invoquer une mentalité particulière, ce nest en général que redécrire les phénomènes que lon juge étranges ou nécessitant une explication. La question qui se pose demblée est de savoir comment la mentalité ainsi invoquée peut elle-même être expliquée. » (Lloyd, 1993, p. 18)

76 Faits sociaux « Il est plus fécond dinterpréter les problèmes en termes … sociologiques plutôt que purement psychologiques. » (24) Explication par le biais de contextes socio-politiques.

77 Chine/Grèce: VI à III av JC: Printemps et Automnes: III à II après: Dynasties Qin et Han. Unification.

78 Philosophie et sciences Présentes dans les deux cultures. Invention: textule, métalurgie, papier, etc. Chine: domination de la cutlure écrite Courts avec scientifiques dans les deux cas.

79 Différences Éthique, cosmologie, logique et mathématique, épistémologie. Résistance à la théorisation abstraite. Refus des positions extrêmes (scepticisme total ou absence de changement) En politique, pas de grands principes, seulement pratique.

80 Source de différences Politique: pas de polis, pas de discussion démocratique, tentative de convaincre les pairs de lagora. Ils devaient soumettre leurs idées au monarque. Rapport au langage: la poésie est un moyen de découvrir la vérité. Le problème est que les mots ne désignent plus ce quils devraient: rectification des noms. Antidote à la polémique.

81 « … la possibilité de linnovation et de la révision politiques radicales qui existait en Grèce … peut avoir fait tomber … des inhibitions quant à linnovation radicale dans dautres domaines de lexpérience, y compris divers domaine de lenquête théorique. » (203)

82 Critique de la critique de la notion de mentalité

83 Nisbett Nisbett, R., I. Choi, K. Peng et A. Norenzayan Culture and Systems of Thought: Holistic versus Analytic Cognition.Psychological Review.

84 La logique et lethnographie Les philosophes empiristes du 18ième et 19ième siècle, incluant Locke, Hume et Mill, ont écrit à propos des processus cognitifs comme sils étaient les mêmes pour tous les adultes normaux. Cette hypothèse duniversalité a été adoptée par la psychologie du 20ième siècle, et elle a été prédominante, des travaux de première heure en psychologie cognitive de Piaget en passant par les théoriciens de lapprentissage du milieu du siècle jusquaux sciences cognitives contemporaines.... Les processus «fondamentaux» tels que la catégorisation, lappren- tissage, linférence inductive et déductive, et le raisonnement causal sont généralement présumés être les mêmes pour tous les humains. (Nisbett et al Culture and Systems of Thought: Holistic Versus Analytic Cognition. Psychological Review, p. 291)

85 Cultures et systèmes de pensée Nisbett prétend que la diversité sociale qui existe entre cultures affecte non seulement les croyances à propos daspects spécifiques du monde, mais également (A) les systèmes métaphysiques naïfs à un niveau profond; (B) les épistémologies tacites; (C) la nature des processus cognitifs. Rôle de lorganisation et des pratiques sociales sur le développement et lutilisation des processus cognitifs. Cultures ont différentes mentalités (groupe de processus psychologiques perception, raisonnement, mémoire, attention et croyances, théories et valeurs auxquelles ils donnent naissance).

86 pensée analytique La pensée analytique implique le détachement de lobjet de son contexte, une tendance à porter son attention sur les attributs des objets pour les attribuer à des catégories, et une préférence pour lusage de règles à propos des catégories pour expliquer et prédire le comportement des objets. (N. 293) Les inférences reposent sur la décontextualisation des structures du contenu, lusage de la logique formelle et lévitement de la contradiction.

87 Pensée holistique Pensée holistique: orientation vers le contexte ou le champ comme tout, incluant lattention aux relations entre les objets focaux et le champ, et une préférence pour lexplication et la prédiction dévénements sur la base de telles relations. (N, p. 293) Elle est basée sur lexpérience plutôt que la logique abstraite, la dialectique (reconnaissance de la contradiction et de la multiplicité des points de vue).

88 Différences Continuité versus caractère discret C voient le monde comme une collection de choses interliées et sinterpénétrant. G voient le monde comme une collection dobjets discrets qui peuvent être caractérisés par des propriétés universelles. Le champ versus lobjet C portent leur attention sur la complexité du champ perceptuel ou conceptuel. Lobjet individuel nest pas un point de départ conceptuel. G portent leur attention sur les objets centraux et leurs attributs (jamais compris forces comme le magnétisme ou le comportement des vagues).

89 Prédictions (1) C plus dépendants du champ que G. (2) G plus susceptibles de commettre lerreur dattribution fondamentale (EAF) (3) C groupent les objets en fonction des relations, G groupement dobjets en fonction de lappartenance à une classe. (4) C préfèrent les arguments basés sur les principes du holisme et de la continuité.

90 Résultats 1 Attention: Description de ce qui se passe dans un aquarium. Américains réfèrent au poisson focal, japonais à larrière-plan. Rod and Frame test: présente aux participants un dessin avec un rectangle qui encadre une tige. Doivent dire quand la tige est verticale. Dépendance au champ=influence du cadre sur le jugement. C plus influencés que A.

91 Résultats 4 La façon de sy prendre en situation de conflit argumentatif: Conflit entre mère et fille. A prennent parti pour un côté, C tentent de trouver une voie moyenne et de résoudre la contradiction (système légal. NOTE: cest vrai également des personnes plus âgées)

92 Résultats 4 (suite) Préférence de C pour arguments dialectique (preuve de Dieu pour unifier les points de vue), A préfèrent arguments logiques (chaque cause à une cause, il doit y avoir une première cause non-causée). Américains plus convaincus par un argument contredit que par le même argument non-contredit (effet dinoculation, disconfirmation biase): A plus en faveur dun projet quand on présente de faibles arguments à lencontre de celui-ci que lorsque que largument en faveur est considéré isolément. C moins convaincus.

93 Exemple étude sur la peine de mort Les participants en faveur de la peine de mort croient que les études montrant que la peine de mort ne réduit pas le crime ont des vices méthodologiques et ne sont pas attirés par les conclusions quelles tirent. La même chose est vraie pour les opposants à la peine de mort qui ont lu une étude indiquant que la peine de mort fonctionne. De façon remarquable, après avoir lu les deux études contradictoires, les participants rapportent être plus convaincus de la rectitude de leur point de vue que les participants qui nont lu aucune étude. Mais pas plus normatif de croire plus X parce quon vient de lire des évidences montrant que Y est plausible.

94 Narration

95 Ricoeur « Lécriture de lhistoire et la représentation du passé » Danto: différence entre science et histoire: type de schème organisateur. « Lhistoire raconte des histoires ». Intrigues, récits producteurs dintelligibilité. Synthèse de lhétérogène.

96 Narration ou récit « Organiser la matière selon lordre continu de la chronologie, et à mettre limage au point de telle sorte que, par la convergence des faits, le narré sera tout dun tenant et dune suite … » (Stone, 117).

97 Fin des récits? Rejet de lhistoire événementielle = fin des récits. Nouvelle histoire (Annales).

98 Retour du récit Une façon de rendre accessible cette information: Guillaume le maréchal de Duby ou le fromage et le vers, Ginzburg Pas la seule: tableau, patchwork.

99 Cinq différences Sujet: pauvres Analyse et description: plus dhistoire (récit) Nouvelles sources (registres, peintures, etc.) Inconscient Conduites révèlent signification symbolique

100 Problème « Si le souvenir est une image, comment ne pas le confondre avec la fantaisie, la fiction ou lhallucination? ». Solution: Lexpérience de la reconnaissance. Problèmes: mémoire empêchée, manipulée et obligée. Lhistoire na pas le privilège de la mémoire (celui de la reconnaissance: « seul et précaire gage de la fidélité de la mémoire »)

101 Fabrication de lauthencité Peterson, Commercializing folk cullture. Premier disque de country en juin Fiddlin John Carson. Refuse de le distribuer. Contre les conventions (jazz) Images de ferme et famille. Attrait de lauthenticité: cherche vieillards chantant chanson dautrefois. Fonctionne pas.

102 Musique pour débiles Campagne contre ville, artisanat contre industrie. Hillbilly: origine rurale. « un montagnard blanc illétré de Caroline du Nord, du Tennessee ou des environs qui voue sa foi et sa fidélité à la Bible… Intellectuellement, ce sont des débiles ».

103 Intégrisme Tenue de concours de fiddlin au cours du premier quart du 20ième siècle. Présenté comme musique traditionnelle ou ancienne. Candidats présentés comme montagnards ou fermiers alors que beaucoup travaillent à la ville. Vainqueur non mentionné: Strokes venu des contreforts des Appalaches (faux, il appartient à des musiciens qui veulent introduire manière jazzée dans leur jeu).

104 Ford Villes modernes: excroissances pestiférées, vie peu naturelle, tordue, repliées sur elle-même comparée à celle des gens de la campagne. Usage du tabac, alcool, licence: responsable, les étrangers (noirs, immigrants). Multiplie initiatives (concours, publie livre de danse contre le Charleston). Problème avec ses gagnants qui perdent leur candeur.

105 Musique WASP Sauvegarder et propager musique et valeurs blanche. Recueillir musique sur le terrain. « Les œuvres de nos musiciens sont teintées de notes étrangères … et donc il faut rassembler nos efforts pour encourager lépanouissement dune forme de nationalisme musical américain. » « Émotions enracinées dans le peuple »

106 Habitants des montagnes Pas musique amérindienne Pas gospel Pas jazz (commercial) Musique préservée dans les montagnes.

107 Radio commercial George Hay (Nashville) Commence avec véritables hillbilly, mais pas pour longtemps. Engage des pros. Invente des noms, portent costume. Confond les New Yorkais. Fruit jar drinkers, gully jumpers, the Possum Hunters.

108 Fruit jar drinkers

109 Possum Hunters


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