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Christophe Gaudin, lycée Henri IV, Paris

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Présentation au sujet: "Christophe Gaudin, lycée Henri IV, Paris"— Transcription de la présentation:

1 Christophe Gaudin, lycée Henri IV, Paris
Thème 3 – Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours (17-18 h).

2 Question : Les chemins de la puissance
Question : Les chemins de la puissance. Les Etats-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918). (6 heures)

3 Thème du programme et place dans la progression annuelle
I. Contextualisation Thème du programme et place dans la progression annuelle

4 LE PROGRAMME Thème 3 - Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours (17-18 heures) Questions Mise en œuvre Les chemins de la puissance - Les États-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918).
 - La Chine et le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919 ». Un foyer de conflits Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

5 Intérêt de la séquence :
Dans le programme de T ES/L, les Etats-Unis sont placés en regard d’un autre pays qui a connu d’autres chemins de la puissance : la Chine (La Chine et le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919 »). A priori, comparaison d’une voix capitaliste et d’une voix socialiste … si on peut parler de socialisme pour la Chine. En fait, il s’agit d’expliquer comment les Etats-Unis et la Chine se sont hissés ou se hissent chacun à leur façon et à leur rythme à la tête du monde.

6 Il s’agit ici de revenir sur des lieux communs :
- les Etats-Unis seraient sortis d’un traditionnel isolement (au XIXe s.) à la faveur des deux conflits mondiaux et, en 1945, pour maintenir leur puissance, auraient été contraints d’obtenir le leadership du monde anticommuniste. Il y a plus que des nuances à apporter à cette présentation du « Siècle américain » d’autant que le chapitre ne s’arrête pas à la chute du bloc soviétique.

7 Problématique de la séquence
 Dans quelle mesure les modalités de la puissance des Etats-Unis sont-elles le fruit d’un nouveau rapport au monde depuis 1918 ? Autrement dit, les ruptures ont-elles été plus fortes que la continuité dans les chemins de la puissance des Etats-Unis au XXe s.?

8 selon les périodes envisagées.
Objectifs de contenu : Faire percevoir aux élèves qu’il y a davantage de continuité que de rupture dans les rapports des Etats-Unis aux monde, par delà des modalités différentes selon les périodes envisagées. Notions centrales Puissance ; Idéalisme / réalisme ou Realpolitik ; Isolationnisme / interventionnisme ; Non-entanglement (non-engagement) d’après le discours-testament d’adieu de Washington (1796)

9 Vocabulaire - pour les relations extérieures :
Doctrine Monroe (1823) ; Destinée manifeste (1845) d’après le journaliste John O’Sullivan ; New Diplomacy de Wilson (1918) ; politique du « Big Stick » (1901 pour Theodore Roosevelt) ; Open Door Policy ; Containment (endiguement) et Roll Back ; politique triangulaire (d’Henry Kissinger) ; Enlargement (Clinton) ; Empire du Mal (Reagan) ; Axe du mal et Rogue States (Bush junior). - pour la puissance : Hard power et Soft Power ; American Dream.

10 On insiste ici sur les points suivants de
Capacité et méthodes mises en œuvre lors de la situation d’apprentissage. On insiste ici sur les points suivants de « Capacités et méthodes » des instructions officielles (Bulletin officiel spécial n°8 du 13 octobre 2011) I - Maîtriser des repères chronologiques et spatiaux Identifier et localiser - nommer et périodiser les continuités et ruptures chronologiques. 
- situer et caractériser une date dans un contexte chronologique 


11 Capacité et méthodes mises en œuvre lors de la situation d’apprentissage.
I - Maîtriser des repères chronologiques et spatiaux 2) Changer les échelles et mettre en relation - situer un événement dans le temps court ou le temps long
- confronter des situations historiques ou/et géographiques

12 II - Maîtriser des outils et méthodes spécifiques
Exploiter et confronter des informations - identifier des documents (nature, auteur, date, conditions de production) - prélever, hiérarchiser et confronter des informations selon des approches spécifiques en fonction du document ou du corpus documentaire - cerner le sens général d'un document ou d'un corpus documentaire et le mettre en relation avec la situation historique ou géographique étudiée - critiquer des documents de types différents (textes, images, cartes, graphes, etc.)

13 II - Maîtriser des outils et méthodes spécifiques
2) Organiser et synthétiser des informations - réaliser des cartes, croquis et schémas cartographiques, des organigrammes, des diagrammes et schémas fléchés, des graphes de différents types (évolution, répartition)

14 II. Description de la séquence
Phase 1 - L’idéalisme wilsonien contrecarré ( ) la puissance devient complète. Phase 3 - Après 1945 et contre l’URSS, Un repli américain ? ( ) Phase 2 Phase 6 - Après le 11 septembre 2001, la politique extérieure est redéfinie Phase 5 - Après la Guerre froide, que faire de la superpuissance ? Phase 4 - De la fin des années à 1990, la diplomatie américaine permet de gagner la Guerre froide Continuité de l’affirmation de la puissance des Etats-Unis du XIXe au début du XXIe s. A B C. Depuis 1990 Introduction 6 heures 1/ 30 mn 1 H 30 2 H Schéma à compléter Etude d’un document

15 Histoire des arts Peinture allégorique académique :
John Gast (1842- ?) : « American Progress », 1872 (lithographie couleur). L’art pop : Richard Hamilton ( ) : « Just What Is It That Makes Today’s Homes So Different, So Appealing ? », 1956 (collage). (Comparaison avec Les Epoux Arnolfini de Jan Van Eyck,1434 ) analyse de caricatures, dessins de presse.

16 Plan du cours Chapitre 1 : les Etats-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918). Introduction. A. DANS L’ENTRE-DEUX-GUERRES, UN ISOLATIONNISME DES Etats-Unis ? ( ). (2 h). 1. L’idéalisme wilsonien contrecarré ( ). a) La New Diplomacy de Wilson : une rupture ? b) Les raisons d’un échec. 2. Un repli américain ( ) ? a) Dans les années 1920, un repli très relatif. b) L’impact de la Crise de 1929 : le repli isolationniste. c) De la « neutralité crispée » à Pearl Harbor.

17 B. A l’HEURE DE LA GUERRE FROIDE, Les Etats-Unis ASSUMENT LEUR PUISSANCE MONDIALE (1941-1989) (2 h).
1. Après 1945 et contre l’URSS, la puissance devient complète. a) Une puissance économique et commerciale : le système de Bretton woods ( ). b) Une puissance militaire : un réseau d’alliances. c) Une puissance culturelle : l’American Dream. 2. De la fin des années 1960 à 1990, la diplomatie américaine permet de gagner la Guerre Froide. a) Les années Nixon ( ) et la politique de Kissinger. b) De 1974 à 1984, la politique extérieure des Etats-Unis se recentre sur son ennemi soviétique (Guerre Fraîche). c) De 1984 à 1990, les Etats-Unis accompagnent la lente agonie de l’URSS.

18 C. depuis 1990, COMMENT rester la superpuissance mondiale ? (2 h).
1. Après la Guerre Froide, que faire de la superpuissance ? a) Une superpuissance qui ne se lie pas les mains dans des traités et protocoles qui peuvent la museler.  b) De 1990 à 1992, Bush senior privilégie toutefois le multilatéralisme. c) Sous Clinton ( ), avec l’enlargement, l’interventionnisme tous azimuts se fait plus unilatéral. 2. Après le 11 septembre 2001, la politique extérieure est redéfinie. a) Avec Bush junior, l’unilatéralisme est privilégié. b) Obama : une nouvelle donne ?

19 Entame de la séquence Introduction
Continuité de l’affirmation de la puissance des Etats-Unis du XIXe au début du XXIe s.

20 Peinture de John Gast, 1872, « American Progress »

21 Un monde américain ? (Les Etats-Unis et le monde aujourd’hui)
Source : Aymeric Chauprade, Chronique du Choc des civilisations, Editions chronique, 2009, page 48

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24 Annonce de la problématique :
Dans quelle mesure les modalités de la puissance des Etats-Unis sont-elles le fruit d’un nouveau rapport au monde depuis 1918 ? Autrement dit, les ruptures ont-elles été plus fortes que la continuité dans les chemins de la puissance des Etats-Unis au XXe s. ?

25 A. DANS L’entre-deux-guerres, un isolationnisme DES ETats-unis. 1
A. DANS L’entre-deux-guerres, un isolationnisme DES ETats-unis ? 1. L’idéalisme wilsonien contrecarré ( ). a) La New Diplomacy de Wilson : une rupture ?

26 Message du 8 janvier 1918 du président W. Wilson au Congrès américain
Source : [...] Nous sommes entrés dans cette guerre parce que des violations du droit se sont produites qui nous touchaient au vif, et qui rendaient la vie de notre peuple impossible, à moins qu'elles ne fussent réparées, et que le monde ne fût une fois pour toutes assuré contre leur retour. Ce que nous exigeons dans cette guerre n'est donc rien de particulier pour nous-mêmes. Ce que nous voulons, c'est que le monde devienne un lieu sûr où tous puissent vivre, un lieu possible spécialement pour toute nation  éprise de la paix, comme la notre, pour toute nation qui désire vivre librement de sa vie propre, décider de ses propres institutions, et être sûre d'être traitée en toute justice et loyauté par les autres nations, au lieu d'être exposée à la violence et aux agressions égoïstes de jadis. Tous les peuples du monde sont en effet solidaires dans cet intérêt suprême, et en ce qui nous concerne, nous voyons très clairement qu'à moins que justice ne soit rendue aux autres, elle ne nous sera pas rendue à nous-mêmes.

27 Message du 8 janvier 1918 du président W. Wilson au Congrès américain
C'est donc le programme de la paix du monde qui constitue notre programme. Et ce programme, le seul possible selon nous, est le suivant : 1° Des conventions de paix, préparées au grand jour ; après quoi il n'y aura plus d'ententes particulières et secrètes d'aucune sorte entre les nations, mais la diplomatie procédera toujours franchement et à la vue de tous. 2° Liberté absolue de la navigation sur mer, en dehors des eaux territoriales, aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre, sauf dans le cas où les mers seraient fermées en tout ou en partie par une action internationale tendant à faire appliquer des accords internationaux. 3° Suppression, autant que possible, de toutes les barrières économiques, et établissement de conditions commerciales égales pour toutes les nations consentant à la paix et s'associant pour son maintien. 4° Échange de garanties suffisantes que les armements de chaque pays seront réduits au minimum compatible avec la sécurité intérieure.

28 Message du 8 janvier 1918 du président W. Wilson au Congrès américain
5° Un arrangement librement débattu, dans un esprit large et absolument impartial, de toutes les revendications coloniales, basé sur la stricte observation du principe que, dans le règlement de ces questions de souveraineté, les intérêts des populations en jeu pèseront d'un même poids que les revendications équitables du gouvernement dont le titre sera à définir. 6° Évacuation du territoire russe tout entier et règlement de toutes questions concernant la Russie qui assure la meilleure et la plus libre coopération de toutes les nations du monde, en vue de donner à la Russie toute latitude, sans entrave ni obstacle, de décider, en pleine indépendance, de son propre développement politique et de son organisation nationale ; pour lui assurer un sincère et bienveillant accueil dans la société des nations libres, avec des institutions de son propre choix, et même plus qu'un accueil, l'aide de toute sorte dont elle pourra avoir besoin et qu'elle pourra souhaiter. Le traitement sui sera accordé à la Russie par ses nations sœurs dans les mois à venir sera la pierre de touche de leur bonne volonté, de leur compréhension des besoins de la Russie, abstraction faite de leurs propres intérêts, enfin, de leur sympathie intelligente et généreuse.

29 Message du 8 janvier 1918 du président W. Wilson au Congrès américain
7° Il faut que la Belgique, tout le monde en conviendra, soit évacuée et restaurée, sans aucune tentative pour restreindre la souveraineté dont elle jouit au même titre que toutes les autres nations libres. Aucun autre acte isolé ne saurait servir autant que celui-ci à rendre aux nations leur confiance dans les lois qu'elles ont elles-mêmes établies et fixées, pour régir leurs relations réciproques. Sans cet acte réparateur, toute l'armature du droit international et toute sa valeur seraient ébranlées à jamais. 8° Le territoire français tout entier devra être libéré et les régions envahies devront être restaurées ; le préjudice causé à la France par la Prusse en 1871 en ce qui concerne l'Alsace-Lorraine, préjudice qui a troublé la paix du monde durant près de cinquante ans, devra être réparé afin que la paix puisse de nouveau être assurée dans l'intérêt de tous.

30 Message du 8 janvier 1918 du président W. Wilson au Congrès américain
9° Une rectification des frontières italiennes devra être opérée conformément aux données clairement perceptibles  du principe des nationalités. 10° Aux peuples de l'Autriche-Hongrie dont nous désirons voir sauvegarder et assurer la place parmi les nations, devra être accordé au plus tôt la possibilité d'un développement autonome. 11° La Roumanie, la Serbie, le Monténégro devront être évacués ; les territoires occupés devront être restaurés ; à la Serbie devra être assuré un libre accès à la mer ; les rapports des États balkaniques entre eux devront être déterminés par un échange amical de vues basé sur des données d'attaches traditionnelles et nationales historiquement établies ; des garanties internationales d'indépendance politique, économique et d'intégrité territoriale seront fournies à ces États.

31 Message du 8 janvier 1918 du président W. Wilson au Congrès américain
12° Aux régions turques de l'Empire ottoman actuel devront être garanties la souveraineté et la sécurité ; mais aux autres nations qui sont maintenant sous la domination turque, on devra garantir une sécurité absolue d'existence et la pleine possibilité de se développer d'une façon autonome, sans être aucunement molestées ; quant aux Dardanelles, elles devront rester ouvertes comme un passage libre pour les navires et le commerce de toutes les nations sous la protection de garanties internationales. 13° Un État polonais indépendant devra être créé, qui comprendra les territoires habités par des populations indiscutablement polonaises, auxquelles on devra assurer un libre accès à la mer ; leur indépendance politique et économique aussi bien que leur intégrité territoriale devront être garanties par un accord international. 14° Il faut qu'une société des nations soit constituée en vertu de conventions formelles ayant pour objet d'offrir des garanties mutuelles d'indépendance politique et d'intégrité territoriale aux petits comme aux grands États.

32 b) Les raisons d’un échec.

33 2. Un repli américain (1921-1941) ? a) Dans les années 1920, un repli très relatif.

34 b) L’impact de la Crise de 1929 : le repli isolationniste.

35 c) De la « neutralité crispée » à Pearl Harbor.

36 « Just So There'll Be No Misunderstanding. »
« Juste pour qu’il n’y ait pas de malentendu ». Dessin américain de 1940

37 Charte de l’Atlantique, au large de Terre-Neuve,
Les 8 points de la Charte de l’Atlantique, au large de Terre-Neuve, 14 août 1941 Source : (site de l’Université du Nord Texas)

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39 Conclusion partielle – transition vers le B.
Le prétendu isolationnisme américain est relativisé : quand leurs intérêts économiques sont touchés, les Etats-Unis savent durcir le ton et préparer un engagement militaire. Démocratie et libre-marché sont toujours liés comme nous le voyons plus tard dans la doctrine de l’enlargement de Bill Clinton. Les élèves complètent le schéma sagittal comme suit.

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41 B. A l’HEURE DE LA GUERRE FROIDE, Les Etats-Unis ASSUMENT LEUR PUISSANCE MONDIALE ( ). 1. Après 1945 et contre l’URSS, la puissance devient complète. a) Une puissance économique et commerciale : le système de Bretton woods ( ).

42 La puissance financière : le système de Bretton Woods
Source : manuel Belin de 1ère Histoire L/ES/S 2011 page 19

43 Source : manuel Belin de 1ère Histoire L/ES/S 2011 page 22

44 b) Une puissance militaire : un réseau d’alliances.

45 Le monde en 1955 : le réseau d’alliances des Etats-Unis dans la Guerre froide
Source : manuel Terminale Histoire S/ES/L Nathan J. Marseille, 2004

46 c) Une puissance culturelle : l’American Dream.

47 La puissance culturelle L’accord Blum-Byrnes (28 mai 1946) : « Jalons pour l’Histoire », INA :

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49 Richard Hamilton ( ) : « Just What Is It That Makes Today’s Homes So Different, So Appealing ? » (1956) 26 cm X 24,8 cm. (Qu'est-ce qui peut bien rendre nos foyers d'aujourd'hui si différents, si sympathiques ?)

50 Les Epoux Arnolfini De Jan Van Eyck (1434) 82 cm X 62 cm, National Gallery, Londres.

51 a) Les années Nixon (1969-1974) et la politique de Kissinger.
2. De la fin des années 1960 à 1990, la diplomatie américaine permet de gagner la Guerre Froide. a) Les années Nixon ( ) et la politique de Kissinger.

52 La politique triangulaire de Kissinger, un réaliste
Nous ne considérions pas notre ouverture vers la Chine comme fondamentalement antisoviétique. Notre but était de purger notre politique étrangère de tout sentimentalisme […]. Si nous tendions la main à la Chine, ce n'était pas pour nous allier avec la Chine contre l'Union soviétique, mais pour nous placer dans une situation favorable à la poursuite d'ob­jectifs constructifs - pour donner à chaque puissance com­muniste l'avantage de meilleures relations avec nous. Un tel équilibre pourrait assurer une certaine stabilité entre les grandes puissances, et même une éventuelle coopération pour les années 1970 et 1980 […]. H. KISSINGER, À la Maison Blanche, Fayard, 1979, trad. Agence française de traduction, Partie 1/3

53 Outre les avantages de la diplomatie triangulaire, il y avait d'autres raisons [à cette politique] dont le Vietnam. Une ouverture vers la Chine pouvait nous permettre d'en finir avec cette guerre douloureuse […]. Le conflit sino-soviétique plaçait le Vietnam du Nord dans une position des plus déli­cates, pour une raison d'ordre pratique (entre autres) : une grande partie de l'aide militaire soviétique était acheminée par train à travers la Chine, ce qui requérait un minimum de coopération entre l'URSS et la Chine. Hanoi avait probable­ment compris quelle marge de manœuvre nous offrait le conflit sino-soviétique […]. H. KISSINGER, À la Maison Blanche, Fayard, 1979, trad. Agence française de traduction.  partie 2/3

54 Mais l'impact que notre politique chinoise eut sur l'Amérique fut bien plus important encore. La guerre du Vietnam sem­blait enlever tout espoir de politique créative et engendrer une répulsion profonde devant tout engagement à l'étranger, accompagnée, dans certains milieux, par un insidieux dégoût de soi. Le coup de théâtre que représentait la fin de notre brouille avec ce grand peuple, son importance sur le plan humain et pour l'avènement de la paix dans le monde, tout cela apportait une bouffée d'air frais rappelant ce que l'Amérique pouvait réaliser en tant que leader mondial. H. KISSINGER, À la Maison Blanche, Fayard, 1979, trad. Agence française de traduction.  partie 3/3

55 b) De 1974 à 1984, la politique extérieure des Etats-Unis se recentre sur son ennemi soviétique (Guerre Fraîche).

56 L’arrière-cour des Etats-Unis dans les années 1970-1980.
manuel Terminale Histoire S/ES/L Nathan J. Marseille, 2004

57 Afrique et Moyen-Orient vus par les Etats-Unis au début des années 1980.
manuel Terminale Histoire S/ES/L Nathan J. Marseille, 2004

58 1904, caricature de William Allen Rogers ( ) “Theodore Roosevelt and his Big Stick in the Caribbean”.

59 c) De 1984 à 1990, les Etats-Unis accompagnent la lente agonie de l’URSS.

60 1er traité sur le désarmement
Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan signent le traité de Washington sur le désarmement nucléaire en Europe, en décembre 1987. 1er traité sur le désarmement Source : manuel de Première L/ES/S Hachette istra 2011, page 171

61 Conclusion partielle – transition vers le C.
La Guerre froide aura été le temps fort du Siècle américain : le Soft power et le Hard power se sont définis et développés de 1945 à 1990 accompagnant les Trente Glorieuses. Les élèves complètent le schéma sagittal.

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63 C. depuis 1990, COMMENT rester la superpuissance mondiale. 1
C. depuis 1990, COMMENT rester la superpuissance mondiale ? 1. Après la Guerre Froide, que faire de la superpuissance ? a) Une superpuissance qui ne se lie pas les mains dans des traités et protocoles qui peuvent la museler.

64 b) De 1990 à 1992, Bush senior privilégie toutefois le multilatéralisme.

65 Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990) 1/7
Site du Monde diplomatique Nous sommes réunis ce soir, témoins dans le golfe Persique d’évènements aussi significatifs qu’ils sont tragiques. Aux premières heures du 2 août, à la suite de négociations et après que le dictateur irakien Saddam Hussein eut promis de ne pas recourir à la force, une puissante armée irakienne envahit son voisin nullement méfiant et beaucoup plus faible, le Koweït. En l’espace de trois jours, cent vingt mille soldats irakiens et huit cent cinquante chars avaient déferlé sur le Koweït, et marchaient vers le sud pour menacer l’Arabie Saoudite. C’est à ce moment-là que je décidai de contrecarrer l’agression. […] Ce soir, je veux vous parler de ce qui est en jeu, de ce que nous devons faire ensemble pour défendre partout les valeurs du monde civilisé et pour maintenir la force économique de notre pays.

66 Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990) 2/7
Nos objectifs dans le golfe Persique sont clairs, précis et bien connus : - L’Irak doit se retirer du Koweït complètement, immédiatement et sans condition ; - le gouvernement légitime du Koweït doit être rétabli ; - la sécurité et la stabilité dans le golfe Persique doivent être garanties ; - les ressortissants américains à l’étranger doivent être protégés. Ces objectifs ne sont pas seulement les nôtres. Ils ont été approuvés par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies à cinq reprises ces cinq dernières semaines. La plupart des pays partagent notre volonté de faire respecter les principes. Et un grand nombre d’entre eux ont intérêt à ce que la stabilité règne dans le golfe Persique. Ce n’est pas, comme Saddam Hussein le prétend, les Etats-Unis contre l’Irak. C’est l’Irak contre le monde. Comme vous le savez, je viens d’avoir un entretien très fructueux avec le président de l’URSS, M. Mikhaïl Gorbatchev.

67 Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990) 3/7
Je suis content que nous oeuvrions de concert en vue d’établir de nouvelles relations. À Helsinki, nous avons affirmé, dans notre communiqué commun, notre détermination à réagir devant la menace que l’Irak fait peser sur la paix. Nous avons déclaré, je cite : " Nous sommes unis pour estimer que l’agression par l’Irak ne doit pas être tolérée. Aucun ordre international pacifique n’est possible si des Etats plus forts peuvent dévorer leurs voisins plus faibles. " Il est clair qu’aucun dictateur ne peut plus compter sur l’affrontement Est-Ouest pour bloquer l’action de l’ONU contre toute agression. Un nouveau partenariat des nations a vu le jour. Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix. Une ère où tous les pays du monde, qu’ils soient à l’Est ou à l’Ouest, au Nord ou au Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie.

68 Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990) 4/7
Une centaine de générations ont cherché cette voie insaisissable qui mène à la paix, tandis qu’un millier de guerres ont fait rage à travers l’histoire de l’homme. Aujourd’hui, ce nouveau monde cherche à naître. Un monde tout à fait différent de celui que nous avons connu. Un monde où la primauté du droit remplace la loi de la jungle. Un monde où les Etats reconnaissent la responsabilité commune de garantir la liberté et la justice. Un monde où les forts respectent les droits des plus faibles. (...) Les autres dirigeants d’Europe, ceux du Golfe et d’autres parties du monde comprennent que la façon dont nous résoudrons cette crise aujourd’hui pourrait façonner l’avenir des futures générations. L’épreuve à laquelle nous faisons face est importante, comme le sont les enjeux. Il s’agit du premier assaut contre le nouveau monde que nous recherchons, le premier test de notre détermination. Si nous n’avions pas réagi de manière décisive à cette première provocation, si nous n’avions pas continué de faire preuve de fermeté, ce serait un signal donné aux tyrans actuels et potentiels du monde entier.

69 Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990) 5/7
Les Etats-Unis et le monde doivent défendre leurs intérêts communs vitaux. Et ils le feront. Les Etats-Unis et le monde doivent soutenir la primauté du droit. Et ils le feront. Les Etats-Unis et le monde doivent se dresser contre l’agression. Et ils le feront. Et une dernière chose : dans la poursuite de ces objectifs, les Etats-Unis ne se laisseront pas intimider. Des questions de principe d’une importance vitale sont en jeu. Saddam Hussein veut absolument effacer un pays de la face de la terre. Nous n’exagérons pas. Nous n’exagérons pas non plus lorsque nous disons que Saddam Hussein échouera.

70 Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990) 6/7
Des intérêts économiques vitaux sont également menacés. L’Irak à lui seul possède environ 10 % des réserves pétrolières mondiales. L’Irak plus le Koweït en possèdent le double. Si on permettait à l’Irak d’absorber le Koweït, il aurait, en plus de l’arrogance, la puissance économique et militaire nécessaire pour intimider et forcer la main à ses voisins - des voisins qui ont la part du lion des réserves pétrolières du monde. Nous ne pouvons pas permettre qu’une ressource aussi essentielle soit dominées par un être aussi tyrannique. Et nous ne le permettrons pas. Les récents évènements ont certainement montré qu’il n’existe pas de substitut au leadership américain. […] Les forces armées de pays de quatre continents ont répondu à l’appel du roi Fahd d’Arabie Saoudite en vue de dissuader l’agresseur et, si nécessaire, de défendre ce pays contre toute attaque. Musulmans et non-mulsulmans, arabes et non-arabes, les soldats de nombreux pays ont serré les rangs, résolus à déjouer les ambitions de Saddam Hussein. Nous pouvons citer cinq résolutions par lesquelles le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne l’agression de l’Irak. Elles exigent le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces irakiennes, la restauration du gouvernement légitime du Koweït, et elles rejettent catégoriquement la tentative cynique et égoïste d’annexion du Koweït. […]

71 Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990) 7/7
Nous commençons à entrevoir une Organisation des Nations Unies qui fonctionne comme ses fondateurs l’avaient envisagé. (...) Le Conseil de sécurité a décrété des sanctions économiques obligatoires à l’encontre de l’Irak, qui sont destinées à obliger ce pays à renoncer au butin de sa conquête illégale. Le Conseil de sécurité a aussi pris la mesure décisive d’autoriser le recours à tous les moyens nécessaires pour garantir le respect de ces sanctions. De concert avec nos amis et alliés, les bâtiments de la marine nationale des Etats-Unis patrouillent aujourd’hui dans les eaux du Moyen-Orient. Ils ont déjà intercepté plus de sept cents navires dans le cadre de l’application des sanctions. Trois dirigeants de la région avec lesquels j’ai parlé hier m’ont dit que ces sanctions donnaient des résultats. L’Irak commence à en sentir les effets. […] Merci, bonne nuit, et que Dieu bénisse l’Amérique.

72 c) Sous Clinton ( ), avec l’enlargement, l’interventionnisme tous azimuts se fait plus unilatéral.

73 LA POLITIQUE DE « L’ENLARGEMENT » DE BILL CLINTON
« Les Etats-Unis sont une puissance mondiale et ils ont des intérêts dans toutes les régions de la Terre. Les Etats-Unis devront être actifs dans chaque aire qui se dessine aujourd’hui, pour contribuer à maintenir la paix et la stabilité et pour promouvoir la démocratie. Nous savons que les autres pays ont le regard tourné vers nous, non seulement à cause des dimensions de la force et de la force de notre pays, mais pour ce que nous représentons et pour ce à quoi nous sommes disposés à nous opposer. Nous ne sommes pas, et nous ne pouvons pas être, le gendarme du monde. Mais là où nos intérêts et nos idéaux le demandent, et quand nous aurons la possibilité de laisser notre empreinte, nous agirons et, si c’est nécessaire, nous assumerons le rôle de leader. Nous avons souscrit à des engagements forts importants d’un bout à l’autre du monde en Asie, en Amérique latine, en Océanie, au Moyen-Orient et naturellement en France – et nous les tiendrons. Bill Clinton, entretien accordée à la revue française de géopolitique Limes, n° 1, 1997.

74 LA POLITIQUE DE « L’ENLARGEMENT » DE BILL CLINTON (suite)
Nous sommes décidés, en particulier, à favoriser le flot montant de la démocratie et du libre marché sur tous les continents. Ceci est le reflet non seulement de nos idéaux, mas aussi de nos intérêts. Si un pays est démocratique, les probabilités qu’il engage une guerre contre un autre pays ou bien qu’il commette des abus envers des droits de son peuple diminuent. Et les probabilités qu’ils soit un bon partenaire commercial et qu’il collabore avec nous pour combattre les nouvelles menaces que les démocraties doivent ensemble affronter (les Etats hors-la-loi, le terrorisme, la criminalité internationale et le trafic de la drogue) augmentent. » Bill Clinton, entretien accordée à la revue française de géopolitique Limes, n° 1, 1997.

75 Conciliation entre idéalisme et réalisme en politique extérieure
LA POLITIQUE DE « L’ENLARGEMENT » DE BILL CLINTON (suite) Nous sommes décidés, en particulier, à favoriser le flot montant de la démocratie et du libre marché sur tous les continents. Ceci est le reflet non seulement de nos idéaux, mas aussi de nos intérêts. Si un pays est démocratique, les probabilités qu’il engage une guerre contre un autre pays ou bien qu’il commette des abus envers des droits de son peuple diminuent. Et les probabilités qu’ils soit un bon partenaire commercial et qu’il collabore avec nous pour combattre les nouvelles menaces que les démocraties doivent ensemble affronter (les Etats hors-la-loi, le terrorisme, la criminalité internationale et le trafic de la drogue) augmentent. » Bill Clinton, entretien accordée à la revue française de géopolitique Limes, n° 1, 1997. Conciliation entre idéalisme et réalisme en politique extérieure

76 2. Après le 11 septembre 2001, la politique extérieure est redéfinie
2. Après le 11 septembre 2001, la politique extérieure est redéfinie. a) Bush Junior privilégie l’unilatéralisme.

77 Les Etats-Unis et le monde au lendemain
du 11 septembre 2001 Source : Questions internationales N° 41 de janvier-février 2010

78 b) Obama : une nouvelle donne ?

79 Extraits du Discours du Caire « A new Beginning » (4 juin 2009).
Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant Extraits d’un long discours programmatique. The Guardian, mis en ligne le 5 juin 2009 De même que les musulmans ne correspondent pas à un stéréotype grossier, l’Amérique n’est pas le stéréotype grossier de l’empire mû par ses seuls intérêts. Les Etats-Unis ont été l’une des plus grandes sources de progrès que le monde ait jamais connues. Nous sommes nés d’une révolution contre un empire. Nous avons été fondés sur un idéal selon lequel tous sont créés égaux, et nous avons versé du sang et lutté pendant des siècles pour donner un ses à ces mots - à l’intérieur de nos frontières et partout dans le monde. Nous sommes formés de toutes les cultures, attirés vers tous les bouts de la Terre et dévoués à une idée simple : « E pluribus unum. » Car l’expérience récente nous a appris que lorsqu’un système financier s’affaiblit dans un pays, la prospérité est affectée partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, tous sont en danger. Quand une nation cherche à obtenir l’arme nucléaire, le risque d’une attaque nucléaire augmente pour toutes les nations.

80 Extraits du Discours du Caire « A new Beginning » (4 juin 2009)
Extraits du Discours du Caire « A new Beginning » (4 juin 2009). Quand des extrémistes violents opèrent dans une chaîne de montagnes, des gens sont en danger de l’autre côté de l’océan. Et quand des innocents en Bosnie ou au Darfour sont massacrés, c’est une tache sur notre conscience collective. Voilà ce que signifie partager dans ce monde du XXIe siècle. Là est la responsabilité que nous avons l’un envers l’autre en tant qu’êtres humains. C’est une responsabilité difficile à comprendre. Car l’histoire humaine a souvent été une suite de nations et de tribus s’assujettissant les unes les autres pour servir leurs intérêts propres. Or, dans cette ère nouvelle, pareilles attitudes iraient à l’encontre du but recherché. Compte tenu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élèverait une nation ou un groupe au-dessus des autres échouera inévitablement. Alors, quoi que nous pensions du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nos problèmes doivent être résolus par le partenariat, le progrès doit être partagé.

81 Conclusion générale Les élèves terminent le schéma sagittal.
On doit arriver à l’idée que la continuité l’emporte sur les apparentes ruptures dans les relations des Etats-Unis au monde. La recherche puis le maintien de la puissance mondiale faisant tour à tour passer les Etats-Unis du non-entanglement à l’intervention dans les deux conflits mondiaux et au containment contre l’URSS ou contre ceux qui pourraient menacer leur leadership (Chine surtout, Russie dans une moindre mesure). L’intervention militaire des Etats-Unis à l’échelle mondiale serait le prolongement de la Destinée Manifeste et de la Doctrine Monroe qui ne concernaient au départ que le continent américain. Par ailleurs, l’idéalisme en politique étrangère, quand il existe, n’exclut pas la défense des intérêts du pays et une forme de Realpolitik (ex : idéalisme de G. Bush junior allié au contrôle du pétrole du Moyen-Orient).

82 Une composition portant sur une partie du cours
Piste d’évaluation Une composition portant sur une partie du cours (A, B ou/et C) : Exemples : - La puissance des Etats-Unis dans l’entre-deux-guerres (1918 à 1941). - Les Etats-Unis et le monde de 1941 à nos jours : les chemins vers l’hyperpuissance.

83 Ressources bibliographiques et sitographiques
Ouvrages : - NOUAILHAT Yves-Henri, « Les Etats-Unis et le monde au XXe siècle », Armand Colin, 1997. - LACROIX Jean-Michel, « Histoire des Etats-Unis », PUF, collection Quadrige, 2010. A l’occasion de la question d’Histoire au concours du PLP2 Lettres-Histoire dans les années « Les États-Unis et le monde : rapports de puissance ( ) aux plans politique, militaire, économique et culturel. », beaucoup de manuels sont parus chez différents éditeurs qui recoupent en grande partie la période et la problématique de la question de classe de terminale. On peut citer : - ZWANG Annie, « Les Etats-Unis et le monde : rapports de puissance ( ) », Ellipses, 2000.

84 Ressources bibliographiques et sitographiques (suite)
Un ouvrage récent revisite la question en revenant sur les lieux communs :  - GOLUB Philip, « Une autre histoire de la puissance américaine », Seuil, novembre 2011 (Philip S. Golub est professeur de Relations internationales et d’économie politique internationale à l’Université Paris VIII ainsi qu’à l’Université américaine, il est aussi éditorialiste contributeur au Monde Diplomatique). Sites : - SY-Wonyu Aïssatou, université de Rouen, « Le mythe de l’isolationnisme, ou comment trahir les Pères fondateurs », Cercles 7 (2003), revue disciplinaire du monde anglophone. L’article de Sy-Wonyu relativise l’isolationnisme américain de la première moitié du XIXe s. (« non-entangling alliance » sous les présidences de John Quincy Adams et Thomas Jefferson).


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