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IUFM de Creteil JLA AGIR POUR LA MIXITE IUFM de Creteil JLA Le système éducatif français est marqué par un double paradoxe: - Les filles réussissent.

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2 IUFM de Creteil JLA AGIR POUR LA MIXITE

3 IUFM de Creteil JLA Le système éducatif français est marqué par un double paradoxe: - Les filles réussissent mieux à lécole dans tous les secteurs - Les diplômes, les qualifications, les parcours de réussite des filles sont moins « rentables » que pour les garçons concernant les orientations et les carrières

4 IUFM de Creteil JLA 1)Les filles réussissent mieux à lécole que les garçons 2) Quelques améliorations dans le domaine de lemploi 3) Mais, à diplôme égal, les salaires des femmes restent plus bas 4) Le « plafond de verre » existe toujours 5) Les violences faites aux filles 1)Les filles réussissent mieux à lécole que les garçons 2) Quelques améliorations dans le domaine de lemploi 3) Mais, à diplôme égal, les salaires des femmes restent plus bas 4) Le « plafond de verre » existe toujours 5) Les violences faites aux filles

5 IUFM de Creteil JLA LES FILLES REUSSISSENT MIEUX A LECOLE QUE LES GARCONS Les filles réussissent mieux à tous les niveaux dans le système scolaire. Si près de 15% des garçons ont des difficultés à lire ; elles ne sont quun peu plus de 7% de filles dans ce cas. Il y a près de 8 filles sur 10 au niveau du baccalauréat ; alors quil ny a que 6 garçons sur 10. Plus dune fille sur deux dans sa génération obtient un diplôme du supérieur ; il ny a quun garçon sur trois. Les filles sont également beaucoup moins présentes dans les situations de décrochage scolaire.

6 IUFM de Creteil JLA En 2009, plus dun garçon sur 5 sort du système éducatif sans diplôme qualifiant. Il y a moins dune fille sur 10 dans ce cas « La proportion des filles sans diplôme ne cesse de régresser depuis 1999 » (Note INSEE, 23 février 2010)

7 IUFM de Creteil JLA « Ce qui est préoccupant dans le cas de la France est que le différentiel de performance filles-garçons se soit creusé ( +11 points ) depuis 2000 un peu plus fortement que la moyenne de ses partenaires……La représentation par genre des niveaux les plus faibles dans les enquêtes PISA est particulièrement éloquente. Elle montre la concentration de la difficulté scolaire sur les garçons. En France, 26% des garçons ( plus dun garçon sur quatre !) et 14% des filles ( moins dun fille sur sept) natteignaient pas, en 2009, le niveau de compétence 2 en lecture, considéré comme un minimum à atteindre pour réussir son parcours personnel….. » Les inégalités à lécole. Rapport du Conseil économique social et environnemental. Septembre 2011, pages 47 à 49

8 IUFM de Creteil JLA « Les disparités dans les trajectoires et les acquis scolaires se creusent également entre filles et garçons, mais désormais au détriment de ces derniers, surtout lorsquils sont issus de milieux défavorisés. En effet, dès lécol eprimaire les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons….Lécart entre les deux sexes sest même creusé depuis En outre, les garçons fournissent les plus grosses cohortes des victimes du décrochage scolaire…. » Rapport de la Concertation « Refondons lEcole de la République », page 12…. Octobre 2012

9 IUFM de Creteil JLA Les résultats de lenquête internationale PISA ont confirmé ces chiffres en mettant en avant Les résultats de lenquête internationale PISA ont confirmé ces chiffres en mettant en avant La triple fracture sociale, ethnique et sexuée

10 IUFM de Creteil JLA Une étude de 2010 publié dans le numéro des Cahiers Pédagogiques de février 2011 le montre

11 IUFM de Creteil JLA Dorigine maghrébine Français « de souche » GarçonsFillesGarçonsFilles Baccalauréat43%74%64%74% CAP/BEP22%11%21%16% Brevet7%6%6%5% Sansdiplôme28%9%9%5%

12 IUFM de Creteil JLA De façon plus générale, quel que soit le niveau denseignement, les filles sont plus jeunes que les garçons et redoublent moins souvent. Les différences précoces de résultats scolaires entre filles et garçons expliquent en grande partie leurs parcours différents car on connaît linfluence très forte du retard scolaire sur les scolarités futures des élèves. En effet, les filles entrent en CP avec des niveaux de compétences plus élevés que les garçons. Par la suite, elles réussissent également mieux à tous les examens du premier cycle ( 82% de réussite au Brevet contre 79% pour les garçons, du second cycle (84,4% de réussite au baccalauréat contre 79,9% pour les garçons), mais également à tous les examens de lenseignement supérieur En effet, les filles entrent en CP avec des niveaux de compétences plus élevés que les garçons. Par la suite, elles réussissent également mieux à tous les examens du premier cycle ( 82% de réussite au Brevet contre 79% pour les garçons, du second cycle (84,4% de réussite au baccalauréat contre 79,9% pour les garçons), mais également à tous les examens de lenseignement supérieur

13 IUFM de Creteil JLA Les garçons sont plus souvent que les filles dans les dispositifs réservés aux élèves à besoins scolaires particuliers ou à ceux en « rupture » scolaire. Garçons Filles Garçons Filles Classes de SEGPA 70% 30% Dispositif « soutien » collège 63% 37% Dispositifs Relais 86% 14%

14 IUFM de Creteil JLA Quels moments de rupture garçons/filles EN PRIMAIRE Lentrée dans la tâche scolaire Lentrée dans la tâche scolaire Les élèves en difficultés lourdes de lecture sont 7 garçons pour 3 filles. Les élèves en difficultés lourdes de lecture sont 7 garçons pour 3 filles. Il y a un vrai enjeu concernant la réussite des garçons tout au long du cursus, car on sait combien les difficultés de lecture pèsent sur la suite de la scolarité. Il y a un vrai enjeu concernant la réussite des garçons tout au long du cursus, car on sait combien les difficultés de lecture pèsent sur la suite de la scolarité. Ce nest pas dallergie à la lecture quil faut évoquer, mais de difficultés dentrer pour le jeune garçon dans le « métier délève », dans la tâche scolaire. Ce nest pas dallergie à la lecture quil faut évoquer, mais de difficultés dentrer pour le jeune garçon dans le « métier délève », dans la tâche scolaire.

15 IUFM de Creteil JLA Or, compte tenu des stéréotypes fonctionnant encore dans les familles et dans la société, les filles qui effectuent très tôt de nombreuses petites tâches à la maison à linverse des jeunes garçons, savent mieux maîtriser les différentes composantes des tâches scolaires, composantes du métier délève : Or, compte tenu des stéréotypes fonctionnant encore dans les familles et dans la société, les filles qui effectuent très tôt de nombreuses petites tâches à la maison à linverse des jeunes garçons, savent mieux maîtriser les différentes composantes des tâches scolaires, composantes du métier délève : Lénoncé, lordre donné Lénoncé, lordre donné Laccomplissement Laccomplissement La Validation La Validation La Correction La Correction La Finition. La Finition. On sait combien la non-maîtrise de ses composantes est pénalisante pour certains garçons qui vont refuser les corrections, et ne pas tenir compte de ce que signifie la finition en « bâclant » souvent leur travail scolaire. On sait combien la non-maîtrise de ses composantes est pénalisante pour certains garçons qui vont refuser les corrections, et ne pas tenir compte de ce que signifie la finition en « bâclant » souvent leur travail scolaire.

16 IUFM de Creteil JLA « Il sest avéré quen fin dannée toutes les filles avaient intégré les cinq étapes alors que seulement 30% des garçons allaient jusquà la troisième étape….Jai réalisé un sondage auprès de garçons en échec ou largement en-dessous de leurs capacités de deux classes de seconde…. Ils ont tous déclaré sarrêter à la deuxième étape. Ce sont précisément ceux qui ne rédigent pas leurs exercices, qui se scandalisent de ne pas avoir tous les points bien que leur résultat soit juste, et qui ne notent pas la correction des exercices en classe si on ne les oblige pas, persuadés que cela ne sert à rien…. Cette expérience ma conduite à mener une enquête à propos des cinq moments de la tâche scolaire auprès de sept classes de lycée…..Les filles sont trois fois plus nombreuses que les garçons à effectuer les cinq moments de la tâche scolaire. 78% des garçons ne vérifient pas et (ou) ne corrigent pas…. » Céline GUERIN « Une innovation menacée ? La mixité scolaire » Mémoire présenté en vue du diplôme des Hautes Etudes de Pratiques Sociales sous la direction de Mr Guy AVANZINI, professeur émérite de lUniversité Lyon 2 (Université de Haute Alsace. SERFA), pages Céline GUERIN « Une innovation menacée ? La mixité scolaire » Mémoire présenté en vue du diplôme des Hautes Etudes de Pratiques Sociales sous la direction de Mr Guy AVANZINI, professeur émérite de lUniversité Lyon 2 (Université de Haute Alsace. SERFA), pages

17 IUFM de Creteil JLA Tous les garçons ne sont pas concernés par ces difficultés en lecture, mais que plus de 4 garçons sur 10 ne soient pas considérés comme des lecteurs efficaces doit inquiéter toute la société, y compris par rapport à ce que cela peut signifier en terme de pédagogies spécifiques en direction des garçons concernés.

18 IUFM de Creteil JLA La liaison école collège Labsence de tout rite de « sortie de lenfance » vers lâge de 10/12 ans pèse sur les jeunes notamment sur les garçons qui ne savent pas sils sont enfants ou jeunes. La jeune fille « réglée sait quelle est sortie de lenfance.

19 IUFM de Creteil JLA Gestionnaire de la cour de lécole ; subissant la cour du collège. Gestionnaire de la cour de lécole ; subissant la cour du collège. Lélève, notamment le garçon, était le « patron » de la cour et des divers espaces de lécole primaire quil maîtrisait bien. Il va se retrouver au collège dans un espace dont il ne possède pas toutes les clés, ce qui peut générer une certaine angoisse. Lélève, notamment le garçon, était le « patron » de la cour et des divers espaces de lécole primaire quil maîtrisait bien. Il va se retrouver au collège dans un espace dont il ne possède pas toutes les clés, ce qui peut générer une certaine angoisse. Le grand du primaire, le petit du collège Le grand du primaire, le petit du collège En CM2, le ou la jeune était le « grand » ou la « grande » de lécole. Il se retrouve en 6e, le petit dernier avec des élèves quil juge « beaucoup plus âgés » et « peu accueillants ». Un sondage réalisé à propos de la journée de lutte contre léchec scolaire montre en 2010 que plus de 80% des jeunes jugent quils sont bien accueillis par les enseignants et ladministration et seulement 50% jugent laccueil des autres élèves du collège « satisfaisants ». La crise didentité générée par ce changement de perspective peut être dautant plus grave quelle se situe au tout début de lentrée dans ladolescence. En CM2, le ou la jeune était le « grand » ou la « grande » de lécole. Il se retrouve en 6e, le petit dernier avec des élèves quil juge « beaucoup plus âgés » et « peu accueillants ». Un sondage réalisé à propos de la journée de lutte contre léchec scolaire montre en 2010 que plus de 80% des jeunes jugent quils sont bien accueillis par les enseignants et ladministration et seulement 50% jugent laccueil des autres élèves du collège « satisfaisants ». La crise didentité générée par ce changement de perspective peut être dautant plus grave quelle se situe au tout début de lentrée dans ladolescence.

20 IUFM de Creteil JLA Au college LES DIFFERENCES DE MATURITE Dans lécole française, le moment décisif concernant lorientation des élèves se situe entre la classe de quatrième et la classe de troisième. Il touche donc les jeunes à lâge de 14/15 ans. Dans lécole française, le moment décisif concernant lorientation des élèves se situe entre la classe de quatrième et la classe de troisième. Il touche donc les jeunes à lâge de 14/15 ans. Or, à cet âge où se joue une grande partie de ce qui va faire la réussite ou non du parcours scolaire des jeunes, où linstitution leur demande de construire un projet personnel, tous les spécialistes de la psychologie de ladolescence le disent, cest le moment du plus grand écart de maturité entre les jeunes garçons et les jeunes filles. Or, à cet âge où se joue une grande partie de ce qui va faire la réussite ou non du parcours scolaire des jeunes, où linstitution leur demande de construire un projet personnel, tous les spécialistes de la psychologie de ladolescence le disent, cest le moment du plus grand écart de maturité entre les jeunes garçons et les jeunes filles.

21 IUFM de Creteil JLA Pèsent sur les garçons la disparition de tous rituels dintégration sociaux à un moment donné de leur vie et le flou régnant entre 16 et 25 ans autour de lentrée dans lâge adulte. Pèsent sur les garçons la disparition de tous rituels dintégration sociaux à un moment donné de leur vie et le flou régnant entre 16 et 25 ans autour de lentrée dans lâge adulte. Cette société dadolescence où lon est préado, et post-ado, où se développe pour les trentenaires la notion « dadulescence », ni tout à fait ado, ni tout à fait adulte, elle heurte, on le comprend bien, beaucoup plus la construction de lidentité masculine que celle de lidentité féminine où la rupture enfant/adulte est marquée par des transformations corporelles et le fait dêtre devenue en capacité dêtre mère. Cette société dadolescence où lon est préado, et post-ado, où se développe pour les trentenaires la notion « dadulescence », ni tout à fait ado, ni tout à fait adulte, elle heurte, on le comprend bien, beaucoup plus la construction de lidentité masculine que celle de lidentité féminine où la rupture enfant/adulte est marquée par des transformations corporelles et le fait dêtre devenue en capacité dêtre mère.

22 IUFM de Creteil JLA A ladolescence, un entre-deux entre enfance et âge adulte qui commence de plus en plus tôt et finit de plus en plus tard, où la crise de lintériorité se traduit par une image toujours insatisfaite de limage de soi dans le miroir des autres. Est-ce que les jeunes garçons vont voir autour deux, des hommes plus âgés, des semblables en situation dadulte- référent ?

23 IUFM de Creteil JLA Une enquête sur les sanctions au collège menée par Sylvie AYRAL « La fabrique des garçons » a montré « que pour les garçons la sanction est un véritable rite de passage qui permet à lheure de la construction de lidentité sexuée, daffirmer avec force sa virilité, dafficher les stéréotypes de la masculinité, de montrer que lon ose défier lautorité »

24 IUFM de Creteil JLA Dans les faits, lunivers scolaire apparaît comme un lieu de confrontations intersexes et dactivation de stéréotypes de genre ( représentation de soi en tant quhomme ou en temps que femme) plutôt que de coéducation des sexes.Garçons et filles partagent la classe en deux espaces distincts, ne mangent pas ensemble, ne fréquentent pas les mêmes endroits dans la cour, même si cela nempêche ni les amitiés, ni les flirts, ni les amours qui se déroulent sur un fond de « guerre des sexes »………..En définissant les infractions et en punissant les garçons, linstitution scolaire stigmatise ces derniers et les consacre collectivement dans leur « virilité ». Elle renforce linégalité entre sexes dans laquelle sinscrit en creux linvisibilité des filles. » Sylvie AYRAL « Sanctions et genre au collège » Socio-logos, Revue de lAssociation française de Sociologie, 5/ logos.revues.org/2486http://socio- logos.revues.org/2486

25 IUFM de Creteil JLA LES QUESTIONS DIDENTIFICATION ET DORIENTATION Les filles ont donc durant leur cursus scolaire et leur adolescence, présentes devant elles, des semblables, femmes référentes, auxquelles elles peuvent sans peine sidentifier, ce qui pour une bonne part explique également quelles souhaitent, leurs études réussies, rejoindre ces métiers quelles jugent valorisants. Les filles ont donc durant leur cursus scolaire et leur adolescence, présentes devant elles, des semblables, femmes référentes, auxquelles elles peuvent sans peine sidentifier, ce qui pour une bonne part explique également quelles souhaitent, leurs études réussies, rejoindre ces métiers quelles jugent valorisants.

26 IUFM de Creteil JLA On peut en effet, penser que les filles se dirigent plus spontanément à la fin de leurs études vers des métiers quelles rencontrent pendant leur scolarité, avec lesquelles elles peuvent sidentifier, dont elles ont pu faire dune certaine manière des modèles des personnes qui les exercent. Les jeunes filles construisent donc souvent un cursus scolaire adapté au métier choisi ce qui leur permet de réussir, mais il ne faut pas mettre de côté le fait que cette identification peut éventuellement freiner leurs ambitions. On peut en effet, penser que les filles se dirigent plus spontanément à la fin de leurs études vers des métiers quelles rencontrent pendant leur scolarité, avec lesquelles elles peuvent sidentifier, dont elles ont pu faire dune certaine manière des modèles des personnes qui les exercent. Les jeunes filles construisent donc souvent un cursus scolaire adapté au métier choisi ce qui leur permet de réussir, mais il ne faut pas mettre de côté le fait que cette identification peut éventuellement freiner leurs ambitions.

27 IUFM de Creteil JLA On peut dire aujourdhui que quasiment la totalité des professions féminisées sont des métiers visibles présents dans le quotidien et dans lenvironnement des lieux dhabitation, alors que la majorité des métiers masculins sont souvent des métiers invisibles situés loin des territoires dhabitations. On peut dire aujourdhui que quasiment la totalité des professions féminisées sont des métiers visibles présents dans le quotidien et dans lenvironnement des lieux dhabitation, alors que la majorité des métiers masculins sont souvent des métiers invisibles situés loin des territoires dhabitations.

28 IUFM de Creteil JLA LORIENTATION : UN DEFI « Le point faible des mesures actuelles résident dans le fait quelles se concentrent essentiellement sur les filles. Ainsi, alors que lintérêt des filles pour la technologie suscite beaucoup dattention, on sintéresse moins aux garçons et à leur éventuel accès aux professions liées à lenseignement, au Droit, à la culture, à la santé, (…) Les initiatives dorientation sensibles à la dimension de genre ont tendance à cibler plus souvent les filles que les garçons.(…) ( Rapport européen ( partie sur la France) « Différences entre les genres en matière de réussite scolaire : Etude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe », Juin 2010)

29 IUFM de Creteil JLA Les différences dorientation FILLES/GARCONS Les différences dorientation 3e/2de entre filles et garçons « sont dues aux meilleurs résultats des filles » Les différences dorientation 3e/2de entre filles et garçons « sont dues aux meilleurs résultats des filles » Moins de 20% des filles vont en apprentissage et en professionnel contre plus de 40% des garçons Moins de 20% des filles vont en apprentissage et en professionnel contre plus de 40% des garçons En apprentissage, elles deviennent majoritaires pour lapprentissage niveau licence/master En apprentissage, elles deviennent majoritaires pour lapprentissage niveau licence/master MAIS LES DIFFERENCES SE CREUSENT APRES LA SECONDE SANS RELATION AVEC LES RESULTATS SCOLAIRES

30 IUFM de Creteil JLA DES CHOIX DIFFERENCIES Quand ils se jugent très bons en français, seul 1 garçon sur 10 va en L. Quand elles se jugent très bonnes en français, 3 filles sur 10 vont en L Quand ils se jugent très bons en français, seul 1 garçon sur 10 va en L. Quand elles se jugent très bonnes en français, 3 filles sur 10 vont en L Quand ils se jugent très bons en mathématiques,8 garçons sur 10 va en S. Quand elles se jugent très bonnes en mathématiques, 6 filles sur 10 seulement vont en S Quand ils se jugent très bons en mathématiques,8 garçons sur 10 va en S. Quand elles se jugent très bonnes en mathématiques, 6 filles sur 10 seulement vont en S Les choix doptions dans une même série divergent: Les choix doptions dans une même série divergent: Il y a PARITE globalement sur la série S concernant les inscrits et il y a plus de filles que de garçons obtenant un bac S, MAIS en SPECIALITES plus de 60% de filles en STL, SVT, 50% en Physique Chimie, 45% en Mathématiques, 14% en STI

31 IUFM de Creteil JLA ATTENTION POUR LA MIXITE A LA REFORME ACTUELLE DU LYCEE ATTENTION POUR LA MIXITE A LA REFORME ACTUELLE DU LYCEE OU LE POIDS DES OPTIONS CHOISIES SERA PLUS IMPORTANT QUE CELUI DES SERIES OU LE POIDS DES OPTIONS CHOISIES SERA PLUS IMPORTANT QUE CELUI DES SERIES

32 IUFM de Creteil JLA DANS LE SUPERIEUR Les femmes sont majoritaires dans les filières du supérieur jusquau niveau MASTER. Plus de 50% dentre elles sont diplômées du supérieur. Les femmes sont majoritaires dans les filières du supérieur jusquau niveau MASTER. Plus de 50% dentre elles sont diplômées du supérieur. Il y a PARITE entre les filières littéraires et scientifiques du supérieur, MAIS DIFFERENCIATION: 54% des femmes diplômées en lettres 54% des femmes diplômées en lettres 35% des femmes diplômées de « sciences dures » et ingénieures 35% des femmes diplômées de « sciences dures » et ingénieures 66% diplômées en médecine, écoles vétérinaires et sciences du vivant 66% diplômées en médecine, écoles vétérinaires et sciences du vivant

33 IUFM de Creteil JLA EN 2012, le pourcentage de filles est plus important dans les écoles vétérinaires, à lécole de la magistrature, dans les centres hospitaliers universitaires, que dans les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres

34 IUFM de Creteil JLA Les professions médecins,chirurgiens en France - Moins de 35 ans: 56% de femmes, 44% de garçons - Plus de 50 ans: 29% de femmes, 71% dhommes.

35 IUFM de Creteil JLA La meilleure réussite scolaire des filles a entraîné depuis 2007 une amélioration de lemploi féminin Pour les sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans, En février 2010, le chômage des femmes sorti des études depuis 6 ans est de 14%, celui des hommes de 16%. Il y a 15 ans, lécart était de 9% en faveur des hommes. Pour les sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans, En février 2010, le chômage des femmes sorti des études depuis 6 ans est de 14%, celui des hommes de 16%. Il y a 15 ans, lécart était de 9% en faveur des hommes. « Les femmes commencent à tirer profit de leur réussite scolaire » (note INSEE 2010) « Les femmes commencent à tirer profit de leur réussite scolaire » (note INSEE 2010)

36 IUFM de Creteil JLA Compte tenu des emplois choisis ou occupés par les femmes ( plus demplois tertiaires, moins demplois industriels) la crise touche davantage les hommes que les femmes.

37 IUFM de Creteil JLA En 2011, si emplois salariés ont disparu pour les femmes, le nombre atteint plus de pour les hommes

38 IUFM de Creteil JLA Cette situation est encore accentuée dans les zones urbaines sensibles où le taux de chômage des hommes trois ans après la sortie détudes est de 41,7% et celui des filles de 29%, conséquence de léchec scolaire précoce masculin

39 IUFM de Creteil JLA TOUJOURS DES EMPLOIS FEMININS PRECARISES Lemploi féminin est cependant souvent plus précaire, à temps partiel que les hommes Lemploi féminin est cependant souvent plus précaire, à temps partiel que les hommes De plus, certaines filles scolarisées en France qui à près de 90% sont diplômées ne se dirigent plus aujourdhui vers certains métiers « traditionnellement féminins » non qualifiés. De plus, certaines filles scolarisées en France qui à près de 90% sont diplômées ne se dirigent plus aujourdhui vers certains métiers « traditionnellement féminins » non qualifiés. Ce ne sont pas les Hommes qui les ont remplacé. Ce ne sont pas les Hommes qui les ont remplacé. On assiste dans certains métiers ( assistantes maternelles, aides soignantes, …) au développement demplois précaires féminins proposées à des femmes nouvellement arrivées en France et jamais scolarisées dans notre pays. On assiste dans certains métiers ( assistantes maternelles, aides soignantes, …) au développement demplois précaires féminins proposées à des femmes nouvellement arrivées en France et jamais scolarisées dans notre pays. Il y a aujourdhui des fractures nouvelles dans lemploi féminin. Il y a aujourdhui des fractures nouvelles dans lemploi féminin.

40 IUFM de Creteil JLA MALGRE LEUR REUSSITE SCOLAIRE LE SALAIRE DES FEMMES RESTE INFERIEUR A CELUI DES HOMMES

41 IUFM de Creteil JLA Lécart de salaire horaire femme-homme est très différent en 2010 selon lâge des femmes Moins de 35 ans : écart de 7,8% Entre 35 et 50 ans: écart de 16,4% Plus de 50 ans: écart de 26%

42 IUFM de Creteil JLA De plus, à diplôme égal les choix de carrière des femmes sont différents des hommes. Les femmes choisissent plus les carrières des fonctions publiques moins payées et les hommes les carrières libérales. Ainsi, la première année dexercice de la médecine dans le secteur libéral, le salaire médian est de 2920 euros, pour les fonctions publiques, il est de 2205 euros.

43 IUFM de Creteil JLA Le choix des fonctions publiques ( les femmes sont à 64% des fonctionnaires ) et non des carrières dans le secteur « libéral », notamment pour les femmes diplômées des secteurs juridiques, médicales, architecture, vient des graves discriminations rencontrées dans le secteur privé concernant la grossesse des femmes dénoncées fin 2009 dans le rapport de la HALDE

44 IUFM de Creteil JLA En 2012, 40,4% des cadres et professions intellectuelles supérieures sont des femmes. Il y a 20 ans, elles nétaient que 25%.

45 IUFM de Creteil JLA LE PLAFOND DE VERRE EXISTE TOUJOURS ….. Dans lEducation nationale, les femmes : sont majoritaires comme enseignantes sont juste à parité comme chefs détablissement, MAIS Sont minoritaires dans les corps des: -I-Inspecteurs dacadémie, (39%) -R-Recteurs, (29%) -I-Inspecteurs généraux, -D-Directeurs administration centrale

46 IUFM de Creteil JLA Il y a 83% de femmes à lécole nationale de la magistrature, pourtant lEtat a nommé en hommes sur 30 postes comme présidents de Chambres. Il en est de même pour la majorité des postes nommés dans les secteurs où aujourdhui les femmes sont lécrasante majorité des diplômés: Médecine, vétérinaire, pharmacie, avocats, architectes, conservateurs, directeurs de musée.

47 IUFM de Creteil JLA LES VIOLENCES FAITES AUX FILLES La violence « machiste » La violence « machiste » On peut observer les phénomènes suivants : Les garçons en difficulté scolaire face à des filles en réussite scolaire qui apparaissent plus en connivence avec des personnels massivement féminins, ont tendance à vouloir montrer à ces dernières quils sont quand même les plus forts en les bousculant, en les agressant physiquement, voire sexuellement.

48 IUFM de Creteil JLA Ces comportements ne se limitent pas aux banlieues et aux jeunes influencés par lIslam radical. Certains clubs de supporters de football appartiennent à cette catégorie de bandes masculines véhiculant une idéologie profondément misogyne et rabaissant la femme alors quils sont composés de jeunes « gaulois » issus quelquefois de familles aisées…..

49 IUFM de Creteil JLA Cette violence masculine que toutes les enquêtes montrent en accroissement dans les établissements scolaires notamment les dernières années du collège, est aussi alimenté par le rejet par les garçons du modèle « féminin ». Cette violence se manifestent aussi aux dépens des jeunes garçons qui apparaîtraient se comporter « comme des filles », qui sont violemment rejetés assez souvent avec des injures à caractère homophobe.

50 IUFM de Creteil JLA Les quelques chiffres publiés à ce jour donnent une idée de la dégradation du climat entre les jeunes des deux sexes : sur appels reçus par la ligne Jeunes Ecoute Violence dIle-de-France en 2000, environ 4000 avaient trait à des agressions de garçons sur des filles survenues en milieu scolaire. Durant lannée , les violences physiques à caractère sexuel ont représenté 1,3% des actes de violence recensés par le logiciel Signa de lEducation nationale( 1052 actes signalés)

51 IUFM de Creteil JLA Sans compter les mains aux fesses ou les insultes proférés au passage dune mini-jupe ou dune « top » jugée trop provocante. Avec en toile de fond, le poids des représentations et des mentalités qui enferme certains jeunes de tous les milieux sociaux dans la caricature « machiste » : dun côté lhomme à la virilité exacerbée ; de lautre la femme mère ou putain….Comme le disait en 2003, un responsable de lEducation nationale : « Il nest pas rare que les filles fassent lobjet dinsultes sexistes dans les couloirs des établissements. Il faut que les enseignants réagissent davantage contre ces incivilités et ces rapports de force » Sans compter les mains aux fesses ou les insultes proférés au passage dune mini-jupe ou dune « top » jugée trop provocante. Avec en toile de fond, le poids des représentations et des mentalités qui enferme certains jeunes de tous les milieux sociaux dans la caricature « machiste » : dun côté lhomme à la virilité exacerbée ; de lautre la femme mère ou putain….Comme le disait en 2003, un responsable de lEducation nationale : « Il nest pas rare que les filles fassent lobjet dinsultes sexistes dans les couloirs des établissements. Il faut que les enseignants réagissent davantage contre ces incivilités et ces rapports de force »

52 IUFM de Creteil JLA QUE FAIRE ? On ne peut que se féliciter que la circulaire de rentrée 2011de lEducation nationale impose à tous les établissements scolaires « la mise en place d'indicateurs sexués sur les violences mais aussi sur les résultats scolaires des élèves »[1] afin de leur permettre de pouvoir analyser leur situation. On ne peut que se féliciter que la circulaire de rentrée 2011de lEducation nationale impose à tous les établissements scolaires « la mise en place d'indicateurs sexués sur les violences mais aussi sur les résultats scolaires des élèves »[1] afin de leur permettre de pouvoir analyser leur situation.[1] Il est très important pour un établissement scolaire détablir des statistiques sexuées pour agir efficacement pour la réussite scolaire de tous. Il est très important pour un établissement scolaire détablir des statistiques sexuées pour agir efficacement pour la réussite scolaire de tous. [1] Circulaire de rentrée 2011 de lEducation nationale. B.O.E.N. du 5 mai 2011 [1] Circulaire de rentrée 2011 de lEducation nationale. B.O.E.N. du 5 mai 2011 [1]

53 IUFM de Creteil JLA Cest ce qua réalisé en le collège Marcel DORET du Vernet ( Haute- Garonne). Voici quelques extraits du diagnostic qui recouvre toutes les études nationales et qui permet de travailler localement pour faire changer ce qui sy déroule :

54 IUFM de Creteil JLA « A première vue, le collège du Vernet, collège rural de 733 élèves ne pose pas de problèmes particuliers en termes dinégalités entre les filles et les garçons. 54% de garçons et 46% de filles y sont scolarisés…… La fréquentation du CDI montre que les filles lisent et empruntent beaucoup plus de romans que les garçons.. …. La fréquentation du CDI montre que les filles lisent et empruntent beaucoup plus de romans que les garçons.. …. Un étude menée sur le 1er trimestre 2010/2011 montre que les garçons sont plus sanctionnés que les filles ( 7 fois moins que les garçons). De la même manière, les garçons reçoivent plus de punitions que les filles. » Un étude menée sur le 1er trimestre 2010/2011 montre que les garçons sont plus sanctionnés que les filles ( 7 fois moins que les garçons). De la même manière, les garçons reçoivent plus de punitions que les filles. »

55 IUFM de Creteil JLA Une certitude : Toutes les études montrent quen Europe comme en Amérique du Nord, la solution ne réside absolument pas dans labandon de la mixité. Une certitude : Toutes les études montrent quen Europe comme en Amérique du Nord, la solution ne réside absolument pas dans labandon de la mixité. La réponse à des problèmes en relation avec des différences dans la qualité des apprentissages liées aux différences de sexe est dordre pédagogique et éducatif, comme lont montré les éléments du diagnostic, La réponse à des problèmes en relation avec des différences dans la qualité des apprentissages liées aux différences de sexe est dordre pédagogique et éducatif, comme lont montré les éléments du diagnostic, Le rapport EURYDICE « Différences entre les genres en matière de réussite scolaire : Etude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe » publié par la Commission Européenne en juin 2010 a eu limmense intérêt de mettre une nouvelle fois laccent sur le fait que mettre des filles et des garçons ensemble ne suffit pas à gérer légalité, mais quil faut gérer réellement la mixité pour obtenir la réussite de tous. Le rapport EURYDICE « Différences entre les genres en matière de réussite scolaire : Etude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe » publié par la Commission Européenne en juin 2010 a eu limmense intérêt de mettre une nouvelle fois laccent sur le fait que mettre des filles et des garçons ensemble ne suffit pas à gérer légalité, mais quil faut gérer réellement la mixité pour obtenir la réussite de tous.

56 IUFM de Creteil JLA Ce rapport essaie de sortir du débat piégé : classe ou école non mixte ; classe mixte en mettant bien en avant les expériences où dans une classe mixte, il y a des moments séparés non mixtes pour mieux favoriser les apprentissages et la réussite de tous. « Certaines écoles primaires ( En Ecosse et dans les pays nordiques) séparent les filles des garçons pendant de courtes périodes durant la journée, sans organiser de classes non mixtes fixes. Lidée est doffrir plus despace à la fois aux garçons et aux filles » Ce rapport essaie de sortir du débat piégé : classe ou école non mixte ; classe mixte en mettant bien en avant les expériences où dans une classe mixte, il y a des moments séparés non mixtes pour mieux favoriser les apprentissages et la réussite de tous. « Certaines écoles primaires ( En Ecosse et dans les pays nordiques) séparent les filles des garçons pendant de courtes périodes durant la journée, sans organiser de classes non mixtes fixes. Lidée est doffrir plus despace à la fois aux garçons et aux filles »


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