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Apport des PME dans le développement économique Union des Entreprises pour l’Emergence du Sénégal –UDEES Apport des PME dans le développement économique.

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1 Apport des PME dans le développement économique Union des Entreprises pour l’Emergence du Sénégal –UDEES Apport des PME dans le développement économique. Professeur Moustapha Kassé Doyen Honoraire, membre des Académies et Officier des Palmes académiques. Chambre de Commerce Dakar 29 mai 2012 à 15 h Chambre de Commerce Dakar 29 mai 2012 à 15 h.

2 INTRODUCTION: La PME un levier du développement et de la croissance. Je voudrai, pour lancer le débat, partir de 4 constats déterminants pour la compréhension de notre problématique de la PME/PMI comme levier du développement et de la croissance. 1.Une idée fausse mais répandue: Les pays africains doivent rentrer dans la « modernité industrielle » par le chemin de la grande entreprise. Cette idée avancée dans le débat sur le développement est historiquement fallacieuse. Les pays industrialisés ont construit leur développement à partir de la ramification de plus en plus dense de petites activités de production et de commerce souvent «au ras du sol ». Il en a été de même en Asie de l'Est, comme en Amérique Latine. 2. Une idée ignorée: La véritable épine dorsale de l'économie européenne est constituée de PME. Elles présentent 99 % des entreprises, fournissent deux tiers des emplois dans le secteur privé et génèrent plus de la moitié de la valeur ajoutée créée. Neuf PME sur dix sont en fait des micro-entreprises comptant chacune en moyenne, deux personnes.

3 3. Une idée vérifiée: En Afrique subsaharienne, c'est la plus grande partie des populations (70 % au Sénégal) qui vit grâce à ces PME, petites sociétés, urbaines ou rurales dont les appellations sont diverses: secteur informel, économies populaires qui sont micro-entreprises inventives dont le produit par tête est très faible, faute de capital, de savoir- faire, d'éducation élémentaire, de technologie et de crédit. 4. Une justification de ce rôle stratégique: Les PME symbolisent surtout le dynamisme, la capacité d’adaptation, la diversité nécessaire à la croissance. Dans ce contexte, si la place et le rôle des PME dans l’économie suscitent toujours un large débat, accès aux marchés, obstacles à l’obtention des prêts, coût du crédit, niveau des fonds propres, dépendance à l’égard des clients ou des fournisseurs les plus importants; elles sont l’une des clés du développement.

4 Plan de l’exposé. I/ Les apports des PME/PMI dans le développement.  Définition.  Caractéristiques et analyse dynamique du tissu des PME au Sénégal.  Rôle dans le développement économique et social. II/ Les contraintes bloquant l’expansion des PME/PMI.  Contraintes sociologiques, juridiques et réglementaires.  Contraintes économiques et financières.  Contraintes techniques. III/ Les formes innovantes d’organisation des PME: clusters et pôles de compétitivité.  Les Raisons d’être des clusters d’entreprises et pôles de compétitivité.  Mode d’organisation.  Les Bénéfices attendus.

5 I/ Les apports des PME/PMI dans le développement économique.

6 1°) Définition: laPME, Cendrillon de l’économie. 1°) Définition: la PME, Cendrillon de l’économie.  On compte PME répertoriées au Numéro d’Identification Nationale des Entreprises et Associations (NINEA) en 2003, plus de en 2006, en C’est encore beaucoup trop peu.  Les Petites et Moyennes Entreprises ou Industries (PME/PMI) sont définies en fonction des critères de volume d’investissement, de taille des effectifs, de chiffre d’affaires.  Le Code des Investissements, la nouvelle Charte élaborée par le Ministère des PME retient 3 critères :  Effectif compris entre un (01) et vingt (20) employés ;  Tenue d’une comptabilité allégée ou de trésorerie certifiée par une structure de Gestion Agréée (CGA) selon le système comptable en vigueur au Sénégal (SYSCOA) et,  Chiffre d’affaires hors taxes annuel n’atteignant pas les limites suivantes définies dans le cadre de l’impôt « synthétique » : 50 millions de F CFA pour les PE qui effectuent des opérations de livraisons de biens ; 25 millions de F CFA pour les PE qui effectuent des opérations de prestations de services ; 50 millions de F CFA pour les PE qui effectuent des opérations mixtes telles que définies par les textes relatifs audit impôt.

7 2°) Caractéristiques et analyse dynamique du tissu des PME au Sénégal. Les PME présentent au moins 9 traits caractéristiques: 1.entreprises individuelles de type familial ou de groupements (GIE) qui constituent une source de revenus pour des familles; 2.faibles ressources propres; 3.grande flexibilité et capacité d’ajustement aux conditions du marché et des besoins des consommateurs ; 4.dynamisme en matière de création d’emplois. 5.Non observation des dispositions réglementaires: code du travail et fiscalité; 6. bas niveau de compétence technique et professionnelle ce qui entraine : insuffisance des équipements techniques et problèmes de qualité des produits; 7.accès limité au financement bancaire; 8.Un taux d’échec élevé. 9.forte localisation des PME dans la région du Cap Vert.

8 3°) Rôle dans le développement économique et social. Le poids et le rôle peuvent s’apprécier à 3 niveaux:  De la croissance économique. Les petites et moyennes entreprises représentent environ 70% du tissu des entreprises et cela dans les secteurs porteurs de la croissance BTP, Commerce, Industrie et Services.  Du développement global : termes quantitatifs avec des problèmes de fiabilité des statistiques. Plus de 40% du total du chiffre d’affaires des entreprises modernes ; lfes PME industrielles réalisent les chiffres d’affaires les plus importants (1,3 milliard en moyenne), suivies de celles des BTP (en moyenne 1 milliard) et de celles du Commerce (800 millions) ; 20% et plus du Produit Intérieur Brut, Environ 30% de la valeur ajoutée nationale. Les PME industrielles en tête en terme de contribution).  Au niveau social: rôle d’amortisseur de crise.. En effet, entre 40% et 50% des emplois créés. PME important foyer important de Génération de revenus.

9 II/ Les contraintes à l’expansion des PME/PMI.

10 1°) Contraintes sociologiques, juridiques et réglementaires.  Caractère familial va se traduire par la faiblesse des fonds propres et une certaine instabilité de la PME.  Lourdeur des réglementations, le coût du travail dans le secteur formel et la rigidité de la législation, les nombreux décrets et arrêtés d’application pas encore pris constitue des limites qui rendent non opérationnelles l’amélioration de l’environnement juridique des entreprises.  Forte concentration de la fiscalité sur les entreprises du secteur formel (80% du produit fiscal en moyenne).  Beaucoup d’autres facteurs aggravants comme la faiblesse des administrations et des systèmes judiciaires incapables de faire respecter la législation et les contrats, ainsi que la corruption.

11 2°) Contraintes économiques et financières sont les plus importantes. Au départ, faisons quelques observations préliminaires (5) qui jouent en défaveur de la PME: 1.Le très faible taux de bancarisation qui est d’environ 12%, ce niveau est largement en deçà de celui de certains PVD comme l’Afrique du Sud (63%), le Maroc (62%) la Tunisie (60%), la Namibie (55%), le Botswana (54%), et la Zambie (33%). Le niveau de financement de l’économie reste légèrement supérieur à environ 20% du PIB ce qui constitue un handicap sérieux.

12 2. La trop forte concentration des crédits bancaires sur trois secteurs (78% des concours) : les services (28%), le commerce (26%) et les industries manufacturières (24%). 3. Les crédits long terme sont faibles: ils ne représentent que 5% des crédits et ils se concentrent pour plus de 70% aux grandes entreprises. Les PME ne mobilisent que 13,5 milliards sur 64,5 milliards toutes entreprises confondues. 4. Les besoins de financement des PME sont énormes: ils sont de 3 ordres : le financement des investissements (40%), le financement du stock (30%) et le financement de nouvelles activités(15%). 5. Au plan quantitatif, ils se chiffrent à environ 170 milliards de FCFA, sont couverts à hauteur de 60% par le SFD dont les offres de financement se concentrent sur quelques trois secteurs : le commerce, les services divers et l’artisanat. Le commerce prédomine et absorbe 60 à 80% des crédits. Il importe dans cette optique, de développer et d’élargir le SFD, secteur qui reste largement dominé par 3 grands réseaux (CMS, ACEP, PAMECAS) qui concentrent 85% de la clientèle, 90% de l’encours des dépôts et 92 % de l’encours de crédit.

13 3°) Les contraintes techniques. Elles sont nombreuses mais 2 sont à souligner:  L’état des infrastructures de base, les coûts élevés de certains facteurs ainsi que les coûts de transaction. Cet ensemble influe sur la rentabilité, l’instabilité et l’incertitude qui entourent l’environnement de la PME.  L’absence de qualification du personnel se pose.Cela s’explique par l’absence de programmes de formation et la qualité du système éducatif et de formation qui accorde un intérêt secondaire à la formation professionnelle.

14 III/ Les politiques de promotion des PME et les formes innovantes d’organisation : clusters et pôles de compétitivité.

15 1°) Les politiques de promotion des PME: les« Small Business Act » 1°) Les politiques de promotion des PME: les « Small Business Act » « Small Business Act ». Ces politiques A l’échelle mondiale on assiste à une convergence des politique de promotion des PME adoptées par les États: ce sont les divers « Small Business Act ». Ces politiques s’articulent autour des points qui suivent:  l'application du principe « priorité aux PME »;  la simplification des procédures de démarrage et recentrage des dispositifs institutionnels;  la stimulation de l'esprit d'entreprise et d’innovation par l'enseignement et l'apprentissage;  la réduction des charges administratives et amélioration de l’environnement des affaires;  Les nombreuses institutions d’encadrement et dispositifs d'accompagnement. Cela aboutit à une gestion centrale éparpillée.  Et l’aide à l'internationalisation des PME. Les structures et dispositifs de promotion et d’appui aux PME sont nombreux (20) et mal coordonnés. Il faut y pallier.

16 2°) Les formes innovantes d’organisation : clusters et pôles de compétitivité.  Les Raisons d’être des clusters d’entreprises et pôles de compétitivité : De nombreux obstacles au développement et à la croissance des PME résultent de leur isolement : individuellement, les PME ont des difficultés à réaliser des économies d’échelle sur les intrants, à mettre en place une division efficace et spécialisée du travail, ainsi qu’à internaliser des fonctions telles que la formation du personnel, la veille sur le marché, l’innovation technologique ou la logistique. Le développement d’une collaboration des PME entre elles, ainsi qu’entre les PME et les institutions locales, leur permet de mieux faire face à ces problèmes. Cela établit le lien entre le local, le national et l’international.  Mode d’organisation : Les ressorts de l’avantage compétitif des clusters reposent sur la spécialisation, la coopération et la flexibilité : le développement d’un cluster s’accompagne d’une spécialisation accrue des compétences techniques des ressources humaines locales. Les infrastructures et les instituts de formation au sein du cluster se spécialisent fortement. Le savoir-faire accumulé au niveau local est la principale motivation des entreprises qui viennent s’installer Cela nécessite disponibilité des ressources mais aussi flexibilité des entreprises.  Bénéfices attendus : Quatre bénéfices de la formation de clusters : une meilleure adaptation aux marchés, une action collective qui rend les entreprises plus efficaces et plus compétitives, une mise en commun de moyens et une mise en commun de savoir-faire et de compétences.

17 En conclusion: indispensable retour de l’Etat.  Aider à l’émergence d’une clase puissante d’entrepreneurs  Aider à l’émergence d’une clase puissante d’entrepreneurs capables d’ exploiter toutes les opportunités qui s’offrent aux PME. Cela appelle une vision stratégique de l’Etat dans un cadre rigoureux de PPP.  Le rôle déterminant de l’Etat  Le rôle déterminant de l’Etat, il serait totalement absurde d’en douter, un seul instant. Ainsi, quand l’Etat n'intervient pas assez, les marchés ne fonctionnent pas parfaitement (information imparfaite, externalité...), au demeurant, quand il intervient trop, les marchés perdent de leur efficience (distorsions, dysfonctionnement…).  Rationaliser et coordonner  Rationaliser et coordonner les nombreux dispositifs et structures de promotion et de résolution les contraintes particulièrement financières et techniques.  Le patriotisme économique et la préférence nationale  Le patriotisme économique et la préférence nationale: Ils doivent être, dans cette vision, un des repères essentiels pour bâtir une stratégie qui corrèle les critères de développement (recherche, innovation créativité industrielle) et la maîtrise des affrontements économiques de toute nature. En paraphrasant Zaki LAÏDI, le patriotisme économique, il faut le pratiquer mais ne pas trop en parler. Il suffit de trouver les outils et de les utiliser à bon escient.

18 MERCI DE VOTRE ATTENTION

19 Des informations complémentaires

20 Les 4 catégories de PME: 1.La petite entreprise individuelle: 20% 2.La petite entreprise artisanale: 35% 3.La PME émergente: 25% 4.La PME structurée: 20% Un pôle de compétitivité est sur un territoire donné, l'association d'entreprises, de centres de recherche et d'organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale (stratégie commune de développement), destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d'un (ou de) marché(s) donné(s). Quatre éléments principaux sont la clé du succès du pôle : 1.la mise en œuvre d'une stratégie commune de développement économique cohérente avec la stratégie globale du territoire, 2.des partenariats approfondis entre acteurs autour de projets, 3.la concentration sur des technologies destinées à des marchés à haut potentiel de croissance, 4.une masse critique suffisante pour acquérir et développer une visibilité internationale Définition d’un cluster Mickaël PORTER (1998, p. 197) donne la définition suivante : « un cluster est la concentration géographique d’entreprises interdépendantes : fournisseurs de biens et de services dans des branches industrielles proches ; les firmes livrant le produit final coopèrent avec les universités, et leurs concurrentes ». Dans les districts comme dans les clusters, la concentration spatiale génère des externalités positives Dans les districts comme dans les clusters, la concentration spatiale génère des externalités positives (réduction des coûts, développement de l’innovation, …) mais aussi des externalités négatives (congestion par exemple).

21 Economies externes d’agglomération: District industriel, compris comme le groupement d'entreprises interdépendantes avec un marché du travail spécialisé. La notion de « district industriel » a été mise en avant par Alfred Marshall (1890) : Généralement l'agrégation d'un grand nombre de petits ateliers, comme la création de quelques grandes usines, permet d'atteindre les avantages de production à grande échelle... Il est possible de couper le processus de production en plusieurs segments, chacun pouvant être réalisé avec le maximum d'économies dans un petit établissement formant ainsi un district composé d'un nombre important de petits établissements semblables spécialisés pour réaliser une étape particulière du processus de production » (Source : DATAR ). Un siècle plus tard environ Giacomo Becattini reprend cette notion en la précisant : « Une entité socio-territoriale caractérisée par la coexistence active d'une communauté ouverte d'individus et d'une population segmentée d'entreprise (Becattini, 1989, 1991). » Plus de détails sur l'article concernant les districts industriels et leurs déclinaisons contemporaines.DATARdistricts industriels et leurs déclinaisons contemporaines Un district est composé Un district est composé pour l’essentiel de très petites entreprises familiales, alors qu’un cluster accueille petites, moyennes et grandes entreprises 1.Le district est spécialisé dans un produit donné. Le cluster recouvre un secteur vaste d’activités, la santé par exemple, et intervient sur tous les maillons de la chaîne de valeur ajoutée : R  D, formation 2.Un district a ses différents acteurs plus concentrés, ce qui facilite les échanges implicites de savoir faire (Knowledge spillover, retombées, effets induits) ; ces échanges peuvent certes déborder les frontières du district. Dans les clusters le spillover réciproque, moins intense en raison de leurs vastes aires porte plutôt sur les travaux de R  D. Dans les deux cas le processus perd de son efficacité avec la distance ; 3.Dans les districts comme dans les clusters, la concentration spatiale génère des externalités positives (réduction des coûts, développement de l’innovation, …) mais aussi des externalités négatives (congestion par exemple) Un cluster d'entreprises est une concentration géographique d'entreprisesreliées ensemble, de fournisseurs, et d'institutions associés dans un domaine particulier. Un cluster d'entreprises est une concentration géographique d'entreprises reliées ensemble, de fournisseurs, et d'institutions associés dans un domaine particulier. Les clusters sont considérés comme augmentant la productivité des entreprises qui y participent et qui peuvent concurrencer, nationalement et globalement. Ce concept, également connu sous le nom de cluster concurrentiel, cluster industriel ou cluster de Porter. Ce concept a été développé la première fois par Michael Porter en Le développement des clusters est depuis devenu un point central de certains programmes gouvernementaux.

22 Une innovation peut être Une innovation peut être (Kline and Rosenberg 1986) : - un nouveau produit - un nouveau process- la substitution par un matériau moins cher dans le processus de production - la réorganisation de la production, des fonctions internes, ou une nouvelle distribution des rôles leader, afin de réduire les coûts et d’augmenter l’efficacité Un régime de recherche Un régime de recherche est une description synthétique du modèle de croissance de la connaissance scientifique et de la production scientifique actuelle. Un régime n’est pas un champ ou une discipline, mais plutôt un jeu cohérent des propriétés des dynamiques des processus de recherche dans un champ. Bonaccorsi, A. (2005). Search regimes and the industrial dynamics of science. PRIME. Manchester: p.2


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