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1 Véronique Bussy-Malgrange Jean-Claude Réveil Resclin-Champagne-Ardenne 2008 Le risque infectieux en Ehpad et MAS.

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1 1 Véronique Bussy-Malgrange Jean-Claude Réveil Resclin-Champagne-Ardenne 2008 Le risque infectieux en Ehpad et MAS

2 2 Ecologie microbienne du corps humain le corps humain = milliards de cellules et milliards de bactéries et ??? milliards de virus Le problème Les bactéries vivent avec nous au sein de flores commensales constituant des écosystèmes

3 3 Mais où sont les microbes ?

4 4 T. Digestif :10 14 Xf

5 5 Principales espèces microbiennes résidentes et transitoires

6 6 Les voies de contamination

7 7 Protection non stérile

8 8 Les voies de contamination Protection stérile

9 9 Bacilles au microscope électronique

10 10 Bacilles gram - genre entérobactérie

11 11 Empreinte de main sur boite de Pétri

12 12 Linfection Conflit entre un microorganisme et un hôte (animal, végétal, autre microorganisme) ………..aux dépends de hôte!!! Symptômes: –Boutons, ulcérations, douleur, pus…. –Fièvre, fatigue Déshydratation, dénutrition –….

13 13 Principales infections en Ehpad et microorganismes en cause Infection urinaire: –E. coli (colibacille), P. aeruginosa Infection de plaie, infection cutanée: –S. aureus, P. aeruginosa Infection respiratoire: –virus de la grippe Diarrhée: –norovirus, rotavirus, C. difficile Conjonctivite: –virus

14 14 La colonisation par les BMR (bactéries multirésistantes aux antibiotiques) Simple portage Aucun symptôme dinfection Mais risques: –pour la collectivité (diffusion du microorganisme) –pour le patient si microorganisme en en situation de pathogénicité -S. aureus résistant à la méticilline (SARM) -Entérobactéries secrétant une béta-lactamase à spectre étendu (EBLSE) Microorganismes les plus fréquents:

15 15 Les spécificités du risque en Ehpad Le risque « patient » Le risque « structure » Le risque « prévention »

16 16 Dynamique de survenue d un « événement indésirable » Patient Soignant Equipe Tâches Conditions de travail Organisation Accident Contexte institutionnel

17 17 Les déterminants de la Fragilité Système de santé St. socio- économique Capacités adaptation Age >85 ans Dépression Troubles cognitifs Milieu de vie Réseau social FRAGILITE Diapositive: Pr JL Novella, CHU, Reims

18 18 La structure 2.Charge, conditions de travail des agents Taux interventions et manipulations/patient Nb soignants ETP/1000 JH et /lit (SAE 2005): –Long séjour: 1,5 JH 0,56 /lit –Court Séj (méd): 3,6 JH 1,29 /lit –Ehpad: <0,30 /lit 3.Une architecture parfois mal adaptée

19 19 La structure: lieu de vie « chez soi » 4.Lorganisation des soins: Les soignants de la structure –le médecin coordinateur ou responsable –Les IDE, AS, AMP, animateurs, … –Les filières de soin Les soignants « de famille » –Le médecin généraliste –Les IDE, AS libérales –Le laboratoire « du patient » –Lhabitude dun établissement de soin Coordonner le parcours des soins !!!

20 20 Domaines concernés par la prévention Les individus –patient –soignant Les matériels Lenvironnement du patient Lenvironnement (air, eau)

21 21 En cas dépidémie (ou de risque…) Lidentifier le plus tôt possible : nb résidents, germes, sites infectés précautions adaptées : Contact Gouttelettes Air Traitement adapté Signaler : événement rare, grave, évitable Ddass Resclin CClin Est Cire Est InVS

22 22 Linformation du résident Intégrer le résident (ses proches autorisés) dans le choix de sa prise en charge linformer Information comprise Dans le respect de la confidentialité !!

23 23 Et en plus Surveiller les infections dans létablissement Auditer et évaluer ses pratiques Etudier ses échecs (culture positive de léchec) Travailler en réseau –Au sein de son propre établissement –Avec dautres établissements

24 24 La prévention : ses difficultés La formation des intervenants: –Prévention des infections –Bon usage des antibiotiques Investigation, Surveillance: –Organisation balbutiante –Spécifité non prise en compte Dépistage Mais coût et déficit en soignants !!!

25 25 La prévention : ses difficultés Vie en collectivité : Risque transmission croisée +++ Règles de prévention strictes du sanitaire inadaptées Risque « social » Mener une réflexion sur la cohérence des stratégies de prise en charge

26 26 Le risque de dissémination est très bas. Le cas des bactéries multirésistantes aux antibiotiques (BMR) sans signe clinique dinfection Portage sain : colonisation (présence) dun site anatomique, sans signe clinique dinfection Présence au niveau dun site anatomique lésé ou infecté, correctement isolé de lenvironnement

27 27 Simple portage ou infection (± BMR) correctement isolée de lenvironnement Le résident peut quitter sa chambre –Vêtements non souillés Le résident peut se rendre dans les lieux de vie en collectivité –Ses mains sont désinfectées (lavage, SHA) Avant de manger Avant de quitter sa chambre Après tout contact contaminant –Provisoirement, il ne côtoiera pas un résident sous antibiotiques Attention aux entérocoques résistants aux glycopeptides (ERG) Diffusion +++ Désinfection environnement du résident +++

28 28 La signalisation sur la porte –Un plus –Mais à proscrire si mal vécue –Évaluer : –la nécessité de sa mise en place –les alternatives à linformation des professionnels extérieurs à létablissement (ambulanciers, visites,…) Sont indispensables: –La signalisation dans le dossier, sur le planning mural infirmier –La transmission dinformation Simple portage ou infection (± BMR) correctement isolée de lenvironnement

29 29 Isolement = Contraintes Psychologiques quantitative et qualitative des contacts sociaux : personnel soignant famille autres pensionnaires Dépersonnalisation de lacte de soins Une situation iatrogène en puissance –incompréhension, plaintes, tristesse, colère –dépression glissement perte dautonomie Qualité de vie ?

30 30 Repenser le concept disolement Stratégie pour la maîtrise de la diffusion des BMR en LS/Ehpad Equilibre précaire Isoler le germe et non le patient « Précautions contact » Optimiser les précautions « standard »

31 31 Le risque communautaire Les infections virales –Les diarrhées à rotavirus, à norovirus,… –Les conjonctivites à adénovirus –La grippe –……. Les infections respiratoires aigues: –Le pneumocoque –Les virus Potentialisation par la collectivité

32 32 Le cas du patient déambulant Le massage des mains du résident par tout soignant* est réalisé « sans compter », lors de chaque rencontre…. Avec une dose de SHA!!! Le flacon de SHA est en permanence dans la poche des soignants!!! * Soignants = médecin, IDE, AS, AMP,psy, stagiaires,…

33 33 Echanges ES Ehpad Famille Ne pas retarder ou refuser le retour du patient –Transparence de linformation entre lES et lEhpad –Assurance-Qualité : Audits adaptés Faciliter laccueil dans les familles (visites, fêtes, …) –Informer correctement les familles Formation +++ des soignants en Ehpad

34 34 Perte de chance médicale ou affective = NON

35 35 La prévention des infections liées aux soins chez les soignants Les règles de bon usage à suivre Le rôle du médecin « santé au travail » Les précautions « standard » +++ Le respect des protocoles Les vaccinations : –Obligatoires (anti hépatite B) –Recommandées (grippe +++) …..

36 36 Tout cela avec des personnels en nombre « contraint »!!

37 37 Les ouvrages Infections chez le sujet âgé –P. Veyssier, Editions Lamarre Maîtriser les infections nosocomiales en gériatrie –B. Cassou, M. Rothan-Tondeur, Editions Ellipses

38 38 Les recommandations, avis, circulaires (Cf Nosobase) Générales: Bonnes pratiques de soins en Ehpad –DGS, 2004 Hygiène et prévention des infections dans les Ehpad –CClin Ouest, 2002 Bonnes pratiques de soins en Ehpad –Ministère de la santé, Société Française de Gériatrie et de Gérontologie, 2007 Spécifiques: –C difficile, circ 2006 –Pneumocoque, avis CSHP 2005


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