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P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Economie de l'internet et des nouveaux médias Economie de l'internet et des nouveaux.

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1 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Economie de l'internet et des nouveaux médias Economie de l'internet et des nouveaux médias Master "Economie des télécommunications, de l'internet et des nouveaux médias" 2006 Michel Gensollen

2 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Economie de l'internet et des nouveaux médias (4) biens non-rivaux et dématérialisation Economie de l'internet et des nouveaux médias (4) biens non-rivaux et dématérialisation

3 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens dématérialisés Les biens qui circulent entre producteurs et consommateurs sont dits informationnels dématérialisables (ou numérisables) si à un moment quelconque ils peuvent être réduits à un fichier (suite de 0 et 1) sans perte de qualité ultérieure Dans tous les cas, le bien (ou le service) est [aujourd'hui] matérialisé au moment de la phase initiale de production [sauf production automatique] au moment de la phase finale de consommation [sauf interface directe avec système nerveux] La numérisation et la matérialisation demandent des équipements onéreux Le service initial peut être qualitativement modifié (au moins pour un temps) le spectacle vivant (café concert, music hall,..) vs le même spectacle au cinéma

4 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Trois modèles selon la maîtrise de la numérisation Trois cas sont possibles selon les positions relatives de la numérisation et du marché: 1 – la numérisation est interne au processus de production le bien (ou le service) est fourni au consommateur sous forme matérielle les gains de productivité sont obtenus par les producteurs et se retrouvent +/- dans les prix cas du cinéma (où la reproduction du négatif joue le rôle de la duplication numérique) 2 – le bien se retrouve sur le marché sous forme de fichier numérique 3 - le consommateur numérise lui-même les biens qu'il achète ou qu'il produit photo numérique (cas des musées, qui interdisent la photo pour protéger le modèle ancien)

5 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Le marché des fichiers numériques Dans le cas (2) les consommateurs reçoivent des fichiers numériques ces biens sont naturellement non-rivaux et peuvent circuler: duplication sans coûts, diffusion sur des réseaux, retraitement des œuvres ex du cinéma: on est passé des cassettes VHS (difficiles à copier) aux DVD (techniquement faciles à copier s'ils ne sont pas protégés) Les consommateurs ont dû s'équiper en matériel d'enregistrement / copie / stockage de moins en moins onéreux mais difficiles d'emploi, avec des effets réseaux ils consomment des supports et utilisent des réseaux de télécommunications Les producteurs refusent le modèle (2) et veulent rester au modèle (1) freinent la fourniture de fichiers sur des plateformes légales (alors que les coûts de diffusion des fichiers sont moindre que ceux des supports physiques) fournissent des fichiers verrouillés (DRM) mais protection technique inefficace poursuivent leurs clients qui contournent les protections : Digital Millennium Copyright Act 1998 Pamela Samuelson (Berkeley) Contradiction entre les divers acteurs: ceux qui vendent les équipements (et veulent que ceux-ci soient utiles) ceux qui vendent les raccordements aux réseaux (opérateurs de réseaux) ceux qui vendent les biens numérisés les gestionnaires de droits / les auteurs / les interprètes

6 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens non-rivaux (1) On parle de bien ou de service non-rival lorsque: le bien peut être dupliqué pour un coût très faible devant le coût de production ou le service peut être rendu, pour la même qualité, à un grand nombre d'utilisateurs (cas rare: un cours diffusé) Le bien est donc non-rival si : le support est de coût négligeable (devant le contenu) le duplicateur est un équipement de masse

7 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens non-rivaux (2) La non-rivalité est une propriété technique on peut toujours rendre un bien socialement rival on peut exclure de la consommation techniquement et/ou juridiquement il y a alors : perte de welfare mais rétablissement de mécanismes de marché développement de monopoles La non-rivalité peut être utilisée (pour réduire les coûts) par des agents indifférents (i.e. dont l'utilité ne dépend pas de celles des autres) Mais si : individus en rivalité (ex. lorsque la consommation est indice de statut social) entreprises en concurrence les biens non-rivaux sont appropriés (rendu rivaux) puisque chacun a intérêt à nuire aux autres

8 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens adressés On dit qu'un bien est adressé (sur mesure ou customizé) si il est adapté à un seul consommateur (ou à un très petit groupe) Ui 0 pour tous les i sauf i = i0 par exemple une paire de lunettes pour les biens rivaux adressés, le vol n'est pas à craindre Pour les biens non-rivaux adressés, la duplication est possible mais ne sert à rien les biens sont inutilement non-rivaux Dans le cas des contenus stratégie d'adaptation (pour les logiciels) de particularisation (pour les contenus culturels) conséquences ambiguës sur le welfare (économies d'échelle venant de la standardisation et gains d'utilité venant de l'adaptation) Dans le cas de la méta-information les informations qui permettent de guider le consommateur lui sont propres il s'agit de biens non-rivaux adressés

9 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens circulants (1) Biens circulants : biens que la consommation ne détruit pas ou qu'elle altère marginalement (biens d'occasion) ces biens conservent une "vie économique" après l'acte d'achat deux cas sont possibles selon que l'utilité de l'utilisateur diminue ou non cas d'une œuvre musicale et d'un film Il existe des biens rivaux – circulants il s'agit du marché des immeubles (transactions juridiquement encadrées) des marchés organisés de l'occasion (voitures) distincts des marchés de premier équipement pour la plupart des biens durables, les coûts de transaction étaient trop élevés pour que ces marchés se développent Internet a permis le développement de certains marchés de ce type eBay ou Amazon.com (pour les livres: quel effet sur le prix du neuf ?) Les biens non-rivaux sont naturellement des biens circulants puisque duplication sans coût, la consommation ne les détruit pas mais ils peuvent être rendus artificiellement impropres à la circulation

10 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens circulants (2) Que se passe-t-il quand on rend rival un bien non-rival ? Exemple d'un fichier MP3 qui, techniquement, ne peut pas être copié (DRM) On remplace la mise en commun de fichiers par un marché de l'occasion Dans le cas des biens numériques, la qualité (technique) des biens est constante dans le temps (pas d'usure) L'utilité du bien pour le possesseur peut décroître plus ou moins avec le temps problème différent pour la musique et les films L'utilité du bien peut varier pour tous au cours du temps (effet de mode) Les prix sur les marchés primaire et secondaire seraient identiques (ou voisins) l'usage serait donc +/- gratuit pour un grand nombre d'utilisateurs puisqu'on peut toujours revendre le bien pour son prix d'achat hors coûts de transaction (le temps de trouver un client) les derniers consommateurs (qui ne trouvent plus personne après eux) paieraient finalement la facture le prix du marché primaire serait plus élevé (les vendeurs cherchant à maintenir les profits sur un marché du "neuf" plus étroit) Pour les fichiers, les producteurs vont au-delà de la non-rivalité : la non-circulation les DRM visent non seulement à rendre le bien rival mais aussi à le rendre prisonnier d'un lecteur ainsi l'interdiction de vendre sur eBay un fichier protégé qui avait encore le droit à cinq copies

11 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens circulants (3) Cas des biens inaliénables à duplication onéreuse ils partagent avec les biens non-rivaux le fait qu'on les possède encore après les avoir donnés (ou vendus) mais leur tradition (donner ou vendre) est coûteuse (coûts généralisés) pour celui qui fournit comme pour celui qui reçoit Ces biens forment chez les utilisateurs un "capital social", un "savoir" c'est-à-dire une aptitude à consommer de tels biens : ils forment un capital collectif biens culturels modélisés comme biens "addictifs" par exemple voir: Stigler, George J. and Gary S. Becker "De Gustibus Non Est Disputandum," American Economic Review, 67:2, pp cas du savoir (non complètement codifiable : tacite) celui qui possède le savoir doit "apprendre" à l'autre ce qui est coûteux sauf dans le cas où l'apprentissage peut se réduire à une tradition d'information cas des biens culturels (non complètement académiques) celui qui reçoit un bien culturel doit s'acculturer à un nouveau style

12 P2 Master – Economie de l'internet et des nouveaux médias - MG – 2006 Biens circulants (4) Il y a même des cas où des biens rivaux (aliénables) peuvent former un capital social : cas des objets Kula chacun est propriétaire pour un temps d'un des objets à charge pour lui de le faire circuler (selon des lois compliquées) chaque bien est rival mais l'ensemble appartient à tout le monde l'utilité de chacun dépend de la possession (fractionnée) de l'ensemble On peut parler alors de possession collective différente de la sommes des possessions individuelles les fonctions de ce capital social (formé de capitaux individuels) sont variées savoir scientifique / culture / structuration sociale (statut) ces biens circulent sous un système de prix nuls tiers payant, prestations asynchrones, etc. Pour tous ces biens il faut faire un bilan coûts – welfare : il faut ajouter aux coûts initiaux de production, les coûts de circulation il faut ajouter au welfare initial la valeur des capitaux sociaux constitués (savoir/culture)


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