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La nature et la culture : Lhomme est-il un animal comme les autres ? La nature et la culture : Lhomme est-il un animal comme les autres ?

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1 La nature et la culture : Lhomme est-il un animal comme les autres ? La nature et la culture : Lhomme est-il un animal comme les autres ?

2 Lart Caractéristiques de lhomme comparé à lanimal différenceidentité Conscience ?anatomie Intelligence et raison?physiologie Technique?génétique Langage ?Besoins vitaux Soin hygiénique ?Comportements de satisfaction des besoins vitaux Mode de vie en général (vague) Le travail Les échanges Sciences, philosophie La morale Le Droit, la politique La religion

3 I. Lhomme, un être à part dans la nature ?

4 1. La conception traditionnelle de lhomme : le créationnisme L'entrée dans l'Arche de Noé. Enluminure de Jacquemard de Hesdin, XVe s., France.

5 Créationnisme : théorie se basant exclusivement sur le texte biblique de la Genèse (ou ses reprises coraniques) pour penser quand et comment se sont formés lunivers, la terre, les êtres vivants, lhomme. -âge de la Terre et de lunivers 4000 ans. -le tout crée en 6 jours -tous seraient présents dès lorigine fixisme

6 La scala naturae est la représentation classique de lordre de la création, supposé être hiérarchique et immuable. En haut culmine le créateur, en dessous les anges, puis lhomme, puis le monde animal, le monde végétal, enfin le minéral. Gravure de 1579

7 Carl von Linné ( ) « Il y a autant despèces différentes que lÊtre infini en a créées au départ » Buffon ( ) Les naturalistes au XVIIIe siècle sont créationnistes et fixistes

8 2. La filiation homme/animal: lévolutionnisme de Darwin (1859) Charles Darwin ( )

9 - observation en Argentine : similitudes entre espèces fossiles disparues et les espèces présentes sur le même continent et seulement là. -observation des Galápagos : similitudes et variations entre les espèces de Pinsons. Chaque espèce est adaptée à son milieu. (gros bec grosses graines) « Le voyage à bord du Beagle ( ) »

10 Le rôle du hasard Lévolution peut être expliquée sans avoir recours à lidée de dessein intelligent à lœuvre dans la nature La sélection naturelle Elle est la cause principale de la diversité, elle produit ladaptation de chaque espèce à son milieu La transmission héréditaire Une modification sélectionnée se développe jusquà gagner toute une population, qui va séloigner progressivement de lespèce-mère, jusquà former une autre espèce. Les grands principes de la théorie de Darwin

11 Les variétés sont des espèces naissantes!

12 Un exemple dévolution : la couleur des phalènes du bouleau

13 La théorie évolutionniste explique les similitudes et les variations entre les espèces proches : Proailurus, ancêtre le plus probable des félins, vivait il y a 25 millions dannées

14 Patte de lézardPatte de poule Larcheopteryx Ou entre les espèces éloignées :

15 Toutes les espèces vivantes sont parentes : elles ont un ancêtre commun

16 Selon la théorie de lévolution, lhomme na pas de place singulière dans lordre de la création : - son apparition résulte du concours du hasard et des mécanismes de lhérédité. Rien ne montre quil est le but de la création, ni létape ultime de lévolution.

17 « On ne peut plus croire que l'homme soit l'œuvre d'un acte séparé de création » « avec toutes ses capacités sublimes, l'homme porte toujours dans sa construction corporelle l'empreinte indélébile de sa basse origine. »

18 - Lespèce humaine (Homo sapiens, 35OOO ans) est cousine dune autre espèce : lhomme de Néanderthal, aujourdhui disparu. Ces deux espèces descendent de lhomo erectus. - Toutes ces espèces d hominidés ont eux-mêmes un ancêtre commun avec tous les primates, dont font partie les actuels singes.

19 Crâne dhomo habilis (conservé au Museum dhistoire naturelle) daté de 1,4 millions dannées Squelette de Lucy, australopithèque de plus de 3 millions dannées découvert en Ethiopie Croquis de lévolution supposée des espèces ancêtres de lhomme

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21 La théorie de Darwin a été confirmées de multiples manières, dans des champs très diverse : -paléontologie (étude des fossiles) -embryologie (notamment : comment lembryogenèse rappelle la phylogenèse chez les mammifères) -science de la classification biologique -étude des virus et bactéries (cf. évolution du virus de la grippe A) - etc. Bien sûr, il reste des zones dombres en ce qui concerne la vie: -tout lordre du vivant et son histoire est encore loin dêtre complètement expliqué. Mais explicable. - lapparition des premières formes de vie

22 3.La diversité des sociétés humaines et des comportements humains sexpliquent-elles par la biologie évolutionniste ? a- le « darwinisme » social de H. Spencer Individus et sociétés humaines évolueraient comme les êtres vivants. - la lutte pour la vie est l'état naturel des relations sociales. - elle est source des progrès de l'être humain. de la théorie à lidéologie politique : - au sein des sociétés : supprimer les institutions et comportements qui font obstacle à lélimination des « moins aptes » et à la sélection « des plus aptes ». -entre les sociétés : la compétition entre les groupes humains, la lutte entre les « races » est le moteur de lhistoire.

23 b- la sociobiologie (Edward O. Wilson; Richard Dawkins) Avant la révolution néolithique, il y a ans, lhomme a vécu pendant des centaines de milliers dannées au sein de groupes qui vivaient de la chasse et de la cueillette. Son organisme, ses instincts, les comportements qui en découlent, se sont adaptés à un tel milieu et mode de vie. Les comportements actuels de lhomme se comprennent en fonction de cet EAE (environnement de ladaptation évolutionniste) : nous héritons des gênes de ces ancêtres. exemple : le choix du conjoint. Selon certaines expériences, le choix amoureux est inconsciemment déterminé par des hormones qui fournissent des informations génétiques sur le partenaire, (donc sur sa descendance potentielle).

24 c- Darwin : le processus de civilisation distingue lhomme du régime des autres espèces. Bien que lhomme soit le résultat de lévolution, une rupture s'établit chez lhomme Nous autres hommes civilisés, au contraire, faisons tout notre possible pour mettre un frein au processus de l'élimination [des plus faibles]; nous construisons des asiles pour les idiots, les estropiés et les malades ; nous instituons des lois sur les pauvres … »

25 Si importante qu'ait été, et soit encore, la lutte pour l'existence, cependant, en ce qui concerne la partie la plus élevée de la nature de l'homme, il y a d'autres facteurs plus importants. Car les qualités morales progressent, directement ou indirectement, beaucoup plus grâce aux effets de l'habitude, aux capacités de raisonnement, à l'instruction, à la religion, etc., que grâce à la Sélection Naturelle ; et ce bien que l'on puisse attribuer en toute assurance, à ce dernier facteur les instincts sociaux, qui ont fourni la base du développement du sens moral. La sélection naturelle explique lapparition de lespèce humaine et même des instincts sociaux (tendance de lhomme à entrer en relation avec ses semblables). Mais de ces relations sociales émergent de nouvelles aptitudes. Darwin insiste sur le « sens moral ».

26 II. LHomme, un animal dénaturé par la culture ? 1. LHomme est un animal cultivé « Il est manifeste, (…), que l'homme est par nature un animal politique, et que celui qui est hors cité, naturellement bien sûr et non par le hasard des circonstances, est soit un être dégradé soit un être surhumain » Les Politiques, I,1 Aristote ( )

27 Le cas des « enfants sauvages » semble venir confirmer cette idée : Victor de lAveyron

28 PinelItard Partisan dune nature humaine innée Si lenfant « sauvage » ne présente pas les traits caractéristiques « innées » de lhumain (parole, sociabilité, etc.), cest parce quil mentalement déficient. Pinel y voit là la raison de son abandon. Partisan dune humanité « acquise » Si lenfant est privé de la sociabilité, du langage, de la connaissance réflexive de soi, ce nest pas parce quil est idiot, mais parce quil ne les a pas appris, nayant pas été mis en contact avec ses semblables dans une société.

29 Photos extraites du film de François Truffaut, LEnfant Sauvage

30 On peut ainsi distinguer au moins deux notions de lhumain : être humain au sens biologique : anatomie et physiologie typique de lespèce homo sapiens (espèce de primate) une certaine nature être humain au sens « moral » : - avoir développé des capacités intellectuelles et morales - adopter un mode de vie civilisé avoir acquis une culture

31 2. significations de la notion de « culture » Premier sens : sens agricole : processus de transformation dune terre en vue de la faire fructifier.

32 Par métaphore, Cicéron de « culture de lâme ». La culture désigne alors le processus de formation de lêtre humain, par lequel celui-ci accède à une forme de vie plus élevée. Cf. lidéal humaniste de la Renaissance. « Lhomme ne naît pas homme. Il le devient. » Cicéron (Ier s. a.v.J.C.) Érasme ( ) « Un champ, si fertile soit-il, ne peut être productif sans culture, et cest la même chose pour lâme sans enseignement » Cicéron ( av. J.-C.

33 Ce sens évolue et sappauvrit jusquà désigner les connaissances (scientifiques, humaines, philosophiques, artistiques…) que lon acquière, (devenant ainsi cultivé)

34 Un autre sens apparaît : au sens ethnologique, la culture est le mode de vie et les manières de penser propres à une société lensemble des acquis sociaux « Culture ou civilisation, pris dans son sens ethnologique le plus étendu, est ce tout complexe qui comprend la connaissance, les croyances, lart, la morale, le droit, les coutumes et les autres capacités ou habitudes acquises par lhomme en tant que membre de la société » E. B. Tylor ( )

35 Dans tous les sens, la culture de lhomme se distingue de sa nature, la transforme, voire la nie…

36 Comment distinguer en lhomme ce qui relève de la nature / de la culture (les acquis sociaux) ? Claude Lévi-Strauss : anthropologue ( ) la nature, dans lhomme -(sens courant) : les caractéristiques que nous ne pouvons pas changer -(Définition de LS) : lensemble des caractéristiques que nous tenons de lhérédité biologique : linnée. anatomie, physiologie, instincts -(Critère de reconnaissance selon LS ) : caractéristiques universelles et uniformes. Pourtant, la variété dans les manières de satisfaire les besoins naturels montre que ces pratiques ne sont pas simplement naturelles. 3- la différence entre nature et culture

37 la culture -Définition : habitudes et capacités que lhomme tient de sa communauté ou société, et que celle- ci a crée. -Critère : variable dune société à une autre.

38 Lhomme dispose ainsi dun ensemble de biens matériels, il vit au sein dune organisation sociale, communique à laide du langage et puise les mobiles de ses actions dans des systèmes de valeurs spirituelles. Ce sont là les quatre principaux groupes dans lesquels nous rangeons la totalité des conquêtes culturelles de lhomme. Nous ne connaissons donc la culture quà létat de fait accompli, mais nous ne lobservons jamais, et cest ce dont il importe de se rendre compte avec toute la clarté possible, in statu nascendi (à létat naissant) » « Le comportement typique, caractéristique de létat civilisé, diffère essentiellement du comportement animal à létat de nature. Quelque simple que soit sa culture, lhomme dispose dun ensemble matériel dinstruments, darmes dustensiles domestiques; il évolue dans un milieu social qui lassiste et le contrôle à la fois ; il communique avec les autres à laide de langage et arrive à former des concepts dun caractère rationnel, religieux ou magique. Malinowski, La sexualité et sa répression dans les sociétés primitives (1923). « Les quatre conquêtes culturelles de lhomme »

39 Conception ordinaire: la famille est dabord une entité naturelle, car: - « liens de sang » : rapport biologique parents / enfants - répond à une fonction naturelle (reproduction et survie des enfants). Ex : étude de la famille ou « lien de parenté » par LS

40 Acquis de lethnologie : les structures familiales et rôle assigné à chacun des membres varient dune société à une autre. famille eskimo = famille occidentale.

41 type hawaïen (ex : Hawaï) : frères et sœurs des parents = parents ; tous leurs enfants = frères et sœurs. Système iroquois : le frère de la mère et la sœur du père nont pas le même statut que le frère du père et la sœur de la mère (ce qui se répercute sur la génération suivante: leurs enfants ne sont que des cousins).

42 4. La culture comme négation de la nature « Je pose en principe un fait peu contestable : que l'homme est l'animal qui n'accepte pas simplement le donné naturel, qui le nie. Il change ainsi le monde extérieur naturel, il en tire des outils et des objets fabriqués qui composent un monde nouveau, le monde humain. L'homme parallèlement se nie lui-même, il s'éduque, il refuse par exemple de donner à la satisfaction de ses besoins animaux ce cours libre, auquel l'animal n'apporte pas de réserve ». Georges Bataille ( )

43 a-Lhomme nie la nature hors de lui par la transformation de son milieu Cultures dans le Kansas cultures dans une zone désertiques entre lAfrique du sud et la Namibie

44 Ocean Dome, Miyazaki sur lîle de Kyushu au Japon

45 Le projet Biosphère II, désert de lArizona

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47 Mise à distance de la dimension animale du corps : -Soins hygiéniques - Vêtements : fonction naturelle mais aussi fonction morale : pudeur -occultation de certaines pratiques qui renvoient à notre animalité dans lintimité b- Lhomme nie la nature en lui : le refus de lanimalité

48 transformation esthétique du corps : de linitiation à lesthétisation quotidienne Dans nombre de sociétés, lenfant ne devient véritablement homme quune fois passée les rites dinitiation (intégration dans la communauté ) peinture corporelle chez les Aborigènes dAustralie Rituels de scarification chez les Papous

49 Maîtrise des instincts/pulsions par lintériorisation de règles et de valeurs. - Négation de certains réflexes instinctifs (ex : méfiance, peurs) ou de pulsions - Contrôle : différer leur satisfaction ; adopter une manière de les satisfaire

50 Intégration dans des pratiques qui nont plus rien de naturel et qui sont entièrement « symboliques » - pratiques religieuses - pratiques artistiques - Fêtes et jeux - etc. Aucune fonction naturelle: fonction simplement sociale et culturelle Dimension « symbolique » : ont du sens pour ceux qui sy livrent /qui les comprennent : des règles, des buts, des valeurs… qui « expliquent » le sens de ces pratiques. Ce sens ne se comprend pas dun point de vue naturel.

51 5. Y a-t-il encore quelque chose de naturel en lhomme ? - La thèse culturaliste : Rien nest naturel en lhomme Margaret Mead ( ), Mœurs et Sexualité en Océanie

52 Identité masculine, « virile » Identité féminine « efféminée » Tempérament (Traits psychologiques) Activité et fonction sociale Ideal-type de lidentité sexuelle dans les sociétés occidentales traditionnelles (années 30) Lidentité sexuelle varie dune société à lautre

53 Identité masculine, « virile » Identité féminine « efféminée » Tempérament (Traits psychologiques) Agressif, brutal, dominateur, Volontaire, actif courageux actif Douce, sensible Servile Passive Timide Activité et fonction sociale Travail Guerre Travail domestique Education des enfants Ideal-type de lidentité sexuelle dans les sociétés occidentales traditionnelles (années 30)

54 Identité masculine, « virile » Identité féminine « efféminée » Tempérament (Traits psychologiques) Agressif, brutal, dominateur, Volontaire, actif courageux actif Douce, sensible Servile Passive Timide Activité et fonction sociale Travail Guerre Travail domestique Education des enfants Ideal-type de lidentité sexuelle dans les sociétés occidentales traditionnelles (années 30) Lidentité sexuelle varie dune société à lautre

55 selon M.Mead, lidentité masculin/féminin est une construction sociale la nature humaine peut être modelée librement par la société conséquences politiques : justifie une politique féministe contre la domination masculine Idéologie : ensemble didées qui justifient une certaine vision de la société au service des intérêts dun groupe particulier Lanalyse anthropologique libère de lidéologie naturaliste et sexiste et justifie ici une politique féministe. Remarque : la société a le pouvoir de faire évoluer la culture : - changement involontaire (évolution des mœurs ) - changement délibéré (action politique ou civile)

56 AnimalHomme NatureCulture NaturelArtificiel UniverselParticulier InnéAcquis InstinctRaison Hérédité génétique Héritage social GènesEducation BesoinsDésirs Déterminé par les instincts Liberté III- Le partage entre lhumanité et lanimalité est-il si pertinent? Lopposition stricte homme / animal nest-elle pas simpliste ?

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58 1- rapprocher lhomme de lanimal : a- la nature de lhomme le pousse à acquérir une culture l'homme est par nature un animal politique Aristote ( )

59 des dispositions naturelles à la culture -la main nous rend capable de la maîtrise doutils -nos organes vocaux nous rendent capable de parler. -Le cerveau nous rend capable dacquérir des aptitudes intellectuelles (Aristote : le coeur).

60 « Comme tout organisme vivant, lêtre humain est génétiquement programmé, mais il est programmé pour apprendre. Tout un éventail de possibilités est offert par la nature au moment de la naissance. Ce qui est actualisé se constitue peu à peu pendant la vie par linteraction avec le milieu » François Jacob (1920- ) -plus profondément, ce sont nos gènes qui nous prédisposent à lacquisition dune culture

61 Mais il reste que les acquis culturels ne se réduisent pas au développement de notre nature biologique. La culture ne peut apparaître quen société (holisme). Aristote insiste sur le fait que dans la communauté, nous apprenons: -le langage -les normes et les valeurs -nous développons notre pensée.

62 b- entrecroisement des facteurs naturels et culturels Pour presque tous les phénomènes humains il y a à la fois des causes naturelles et des causes culturelles. des cas-limites - des conduites complètement naturelles - des conduites complètement culturelles

63 Facteurs culturels Facteurs individuels ( ψ individuelle) Facteurs naturels douleurs respiration digestion Arts, religion Jeux de hasard suicide jeux, sports pratiques esthétiques préférences alimentaires alimentation, orientation sexuelle sexualité Préférences individuelles, désirs particuliers 3 sortes de facteurs dans les comportements humains

64 Peut-on ordonner ces facteurs ? - la nature joue surtout comme un support, détermine surtout des besoins très généraux (ex: pulsion sexuelle, besoin alimentaire) -elle peut être plus davantage déterminante (ex: hétérosexualité, domination masculine, alimentation carnée…) -Mais la culture peut décider de lorientation finale (ex: ce qui est permis ou interdit en matière sexuelle ou alimentaire; végétarianisme, homosexualité, etc).

65 2- rapprocher lanimal de lhomme : les « proto-cultures » animales préjugé : les animaux seraient conditionnés par leurs instincts (innés) nombre despèces acquièrent des capacités par lexpérience (acquis) Éthologie : science du comportement animal

66 certains de ces acquis sont des acquis sociaux : acquis par transmission sociale

67 Document : « la culture des chimpanzés » Identités homme - animal: - transmission sociale par imitation et enseignement des aînés -des traits universels et des variantes culturelles propres à chaque groupe - des comportements similaires entre groupes dont le but est cependant différent -un progrès culturels

68 des différences manifestes avec les cultures humaines, mais comment les comprendre ? Deux manières : - Thèse continuiste : il ny a que des «différences de degrés » entre lhomme et lanimal les cultures animales seraient alors des « proto-culture » (proto : premier) - thèse dualiste ou discontinuiste : des « Différences de nature » (différence dessence) entre lhomme et lanimal les « cultures » animales ne seraient pas de véritables cultures. Mais quest-ce qui ferait cette différence de nature ?

69 3- les cultures humaines sont lexpression dune pensée symbolique les conduites de certains animaux sont animées par une intention mais cette intention est-elle consciente, connue de lacteur ? lhomme est capable dexprimer intention, et sens de son action dans un langage, composé - de termes abstraits (« bien / mal »; etc. ) - dune grammaire qui nous rend capable de combiner des pensées Les conduites humaines sont donc animées de pensées et intention symboliques (= qui ont une signification) qui tirent (en partie) leur sens de la société (cf. notion de « représentations sociales »).

70 La culture, ce sont les manières de vivre acquises qui trouvent source dans la transmission sociale et qui ont du sens pour ceux qui les pratiquent : les manières de vivre humaines sont toujours aussi accompagnées de représentations sociales

71 Conclusion : -Il serait absurde de nier que lhomme soit, sur le plan biologique, un animal. - il fait partie de ses espèces sociales, animées par des instincts sociaux (Darwin). - dans certaines sociétés animales, lindividu acquière des aptitudes par la transmission. - dans les sociétés humaines, ces acquis culturels sont clairement animées de représentations mentales (pensées) qui sont aussi des représentations sociales.


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