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1 INTERVENIR POSITIVEMENT ÉTABLIR ET MAINTENIR UNE RELATION POSITIVE AVEC SON ADOLESCENT (E). Document réalisé par Richard Robillard et Chantal Boutet.

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1 1 INTERVENIR POSITIVEMENT ÉTABLIR ET MAINTENIR UNE RELATION POSITIVE AVEC SON ADOLESCENT (E). Document réalisé par Richard Robillard et Chantal Boutet

2 2 TABLE DES MATIÈRES Prémices. Lestime de soi de ladolescent(e) Guider le jeune dans le labyrinthe de sa vie. Chercher à comprendre, lire et rejoindre ladolescent(e). La souffrance de ladolescent(e). La communication émotionnelle avec ladolescent(e). Une qualité de présence envers ladolescent(e) par une approche positive. Léducation positive des jeunes. Les toxiques relationnels qui nuisent à la relation positive. Des pièges susceptibles daccentuer une insécurité émotionnelle chez les adolescent(e)s. Des interventions dans une approche positive. Références.

3 3 PRÉMICES CHAQUE ADOLESCENT CHERCHE À ÊTRE HEUREUX. POUR ÊTRE HEUREUX IL A BESOIN DADULTES MATURES, RESPONSABLES AVEC UNE APPROCHE POSITIVE ENVERS LUI. CHAQUE ADOLESCENT FAIT DE SON MIEUX AVEC CE QUIL POSSÈDE ET CE QUIL EST AU MOMENT OÙ IL AGIT. CHAQUE ADOLESCENT RECHERCHE INSTINCTIVEMENT À SATTACHER À DES ADULTES QUI DÉMONTRENT UN «CAREGIVING» (capacité de donner des soins et surtout de la sécurité émotionnelle). CHAQUE ADOLESCENT A BESOIN DE CET ATTACHEMENT ET DUNE QUALITÉ DE PRÉSENCE DADULTES POUR LUI PERMETTRE DATTEINDRE UNE MATURITÉ AFFECTIVE.

4 4 LESTIME DE SOI DE LADOLESCENT(E) LE DÉVELOPPEMENT DE LESTIME DE SOI LESTIME DE SOI LESTIME DE SOI POUR SA PERSONNE POUR SA PERFORMANCE MARQUES MARQUES DAFFECTION DE RECONNAISSANCE

5 5 DEUX FORMES DESTIME DE SOI À VALORISER Chez tout être humain, il existe deux formes destime de soi. Deux dimensions qui doivent être également valorisées. LESTIME DE SOI POUR SA PERSONNE (amour de soi) (des marques dattention et daffection pour la personne) LESTIME DE SOI POUR SA COMPÉTENCE (confiance en ses capacités, habiletés, aptitudes, performances, comportements) (des marques de reconnaissance et dadmiration pour la performance, la compétence) «Lestime de soi pour sa personne et celle pour sa compétence sont toutes deux nécessaires. Il importe de trouver un juste équilibre entre les deux, de les harmoniser correctement.» (Monbourquette, J. (2002). De lestime de soi à lestime du Soi. De la psychologie à la spiritualité. Outremont, Novalis, chapitre 3 et 4) 5

6 6 GUIDER LE JEUNE DANS LE LABYRINTHE DE LA VIE

7 7 CHERCHER À COMPRENDRE, LIRE, REJOINDRE ET AGIR AVEC CONNAISSANCE Il est essentiel de COMPRENDRE les processus de développement que vit chaque enfant et adolescent. Pour comprendre il faut se sapproprier et intégrer des connaissances sur le développement humain. La compréhension permet de mieux: -LIRE la personne (le jeune, lenfant, ladolescent) au premier, deuxième et troisième niveau. Ne pas se limiter, voire dépasser, les comportements, les agissements, le verbal et le non-verbal de la personne. «Que se passe-t-il pour cette personne? – Que vit-elle intérieurement? – Quest-ce que ses comportements minforment sur son vécu intérieur?» -Cette lecture de lautre (ce qui exige la voie longue) me permet de mieux le REJOINDRE (entrer en contact avec son univers – établir une synchronie) -Lorsquon rejoint lautre on est mesure de mieux AGIR (au lieu de réagir) avec souvent plus de connaissances, de compétences, dintentions justes et en lien avec les besoins de développement et de maturité de la personne. Chercher à comprendre, à lire, à rejoindre et à agir le plus adéquatement possible est une responsabilité de ladulte mature et responsable et qui veille à la sécurité émotionnelle du jeune.

8 8 LA SOUFFRANCE DE LADOLESCENT(E) Chaque adolescent vit des moments de souffrance. Elle est inévitable pour apprendre à vivre. La question est de savoir si je contribue à la souffrance de ladolescent ou si je latténue et si je lapaise. Le terme souffrance vient du grec, pathos. Cest létat de la personne qui souffre, qui éprouve de la douleur physique ou morale, qui ressent un manque. Synonymes : blessure, chagrin, déchirement, douleur, épreuve, mal, peine, torture, tourment. Émotions et sentiments reliés à la souffrance : tristesse, colère, découragement, désillusion INTENSITÉ DE LA SOUFFRANCE TYPES DE PRÉSENCE À LA SOUFFRANCE SOUFFRANCE AFFREUSE, ATROCE, CONTINUE, EXTRÊME, INSUPPORTABLE SOUFFRANCE LÉGÈRE ALLÉGER, APAISER, ATTÉNUER IGNORER, NIER, BANALISER 8

9 9 LA COMMUNICATION ÉMOTIONNELLE «La communication émotionnelle vise à avoir une qualité de relations humaines qui contribue au bien-être. Lessentiel consiste à entretenir des relations humaines qui vous donnent le sentiment dêtre apprécié, de pouvoir donner quelque chose, dêtre enrichissant pour les autres. Avoir limpression daméliorer la vie des gens qui nous entourent.» (p. 20) Référence: Servan –Schreiber, 2009

10 10 UNE QUALITÉ DE PRÉSENCE ENVERS LADOLESCENT(E) PAR UNE APPROCHE POSITIVE

11 11 QUALITÉ DE PRÉSENCE Quest-ce quune qualité de présence? Quest-ce quune qualité de présence? Une seule certitude, la présence de mes élèves dépend étroitement de la mienne. – Daniel Pennac dans «Chagrin décole». La présence est cette capacité dêtre réellement là pour lautre et pour soi-même. Il sagit là dun gage profond defficacité dans la relation avec lautre. La qualité et le niveau de la présence influencent la façon de percevoir une situation, de lanalyser et dagir positivement pour le bien-être de ladolescent et notre propre bien-être.

12 12 LA PSYCHOLOGIE POSITIVE «La psychologie positive est «létude des conditions et processus qui contribuent à lépanouissement ou au fonctionnement optimal des personnes, des groupes et des institutions» (Gable et Haidt, 2005, p. 104). Comme cette définition lindique, il ne sagit pas dune conception égocentrique, caractérisée par la quête quasi exclusive de lépanouissement et du développement personne. Elle concerne les relations interpersonnelles et les questions sociales, voire politiques. Ainsi, la psychologie positive peut tout aussi bien concerner lépanouissement des élèves dune classe, les bonnes relations au sein dune équipe de travail ou encore le mode de communication entre les leaders.» (p. 5) «Des psychologues en psychologie positive ont défini le champ de ses applications: Entre autres, lamélioration de léducation scolaire en utilisant plus largement la motivation, les affectifs positifs et la créativité dans les écoles.» (Janssen, 2011, p. 25) Référence: Lecomte, 2009

13 13 LÉDUCATION POSITIVE «Nul ne peut nier que la grande majorité de léducation que nous offrons depuis des décennies aux adolescents est basée sur le négativisme, la coercition, la punition. Du moins une éducation, qui très souvent saccroche aux détails négatifs au lieu de prendre en considération lensemble de la personne. Une éducation qui nutilise pas rapidement le positivisme, surtout lorsquon fait face à des difficultés, à des situations difficiles. «Sattacher aux détails est nécessaire lorsque, face au danger, sous le coup de nos émotions négatives, nous cherchons le moyen de survivre. Mais il est important de pouvoir développer une vision globale lorsque, le danger étant écarté, guidés par nos émotions positives, nous avons la possibilité daméliorer notre façon de vivre.» (Janssen, 2011, p. 81) Quel est le besoin fondamental dun adolescent qui vit une situation difficile, voire en souffrance? Cest de recevoir de la part de ladulte une intervention positive. Une intervention qui laide à se libérer du négatif, de la douleur, de la souffrance pour retrouver un état paisible, de bien- être avec lui-même et les autres.

14 14 LES VERTUS ET LES FORCES EN PSYCHOLOGIE POSITIVE Référence: Cottraux, 2012 VERTUFORCE SAGESSE ET SAVOIR Forces cognitives qui favorisent lacquisition et lusage de la connaissance.. Curiosité. Amour de lapprentissage. Jugement/Pensée critique/ouverture desprit. Créativité/Ingéniosité/Débrouillardise. Intelligence émotionnelle. Sagesse/Perspective COURAGE Forces émotionnelles qui impliquent lexercice de la volonté pour atteindre les buts que lon sest fixés, malgré les obstacles internes et externes.. Bravoure. Persévérance. Authenticité/Intégrité/Honnêteté HUMANITÉ ET AMOUR Forces interpersonnelles consistant à tendre vers les autres et à leur venir en aide.. Aimer et se permettre dêtre aimé. Gentillesse et générosité

15 15 LES VERTUS ET LES FORCES EN PSYCHOLOGIE POSITIVE3 Référence: Cottraux, 2012 VERTUFORCE JUSTICE Forces qui sont à la base dune vie sociale harmonieuse et qui sexpriment dans les activités civiques (famille, communauté, nation et monde.). Travail déquipe/Citoyenneté. Sens de léquité et impartialité. Leadership TEMPÉRANCE Forces qui protègent contre lexcès.. Humilité et modestie. Prudence/Discrétion. Maîtrise de soi TRANSCENDANCE Forces qui favorisent louverture à une dimension universelle et donnent un sens à la vie.. Appréciation de la beauté et de lexcellence. Gratitude. Espoir/Optimisme/Ouverture desprit vis-à-vis du futur. Pardon et clémence. Humour et espièglerie. Entrain/Passion/Enthousiasme

16 16 LÉDUCATION POSITIVE DES JEUNES Construire des émotions et des traits de personnalité positifs chez nos jeunes SELIGMAN, 2011

17 17 LÉDUCATION POSITIVE DES JEUNES «LES ÉMOTIONS POSITIVES CHEZ LES JEUNES ENFANTS ET ADOLESCENTS Lorsque vous êtes confronté à des colères, des bouderies et des pleurnichements, vous risquez très facilement de perdre de vue le fait que les jeunes enfants ont beaucoup démotions positives. Les émotions positives ont des conséquences qui élargissent notre perspective, la construisent et la maintiennent. Contrairement aux émotions négatives, qui réduisent notre répertoire pour lutter contre les menaces immédiates, les émotions positives favorisent la croissance. Les émotions positives émanant dun enfant son signal lumineux qui identifie sont bien-être. Premier principe de la parentalité: Les émotions positives élargissent et développement les ressources intellectuelles, sociales et physiques qui constituent le compte bancaire de lenfant, dans lequel il puisera plus tard dans la vie. Lévolution a donc fait des émotions positives un élément essentiel dans la croissance des enfants.» (p. 292) Référence: Seligman, 2011

18 18 LÉDUCATION POSITIVE DES JEUNES «LES ÉMOTIONS POSITIVES CHEZ LES JEUNES (suite) Lorsquun enfant éprouve des émotions négatives, il senfuit ou, sil ny a aucun lieu familier sûr pour se cacher, il se fige sur place. Une fois quil se sent à nouveau en sécurité, il quitte son refuge et saventure dans le monde. Lévolution a vu que lorsque les enfants sont en sécurité, ils ressentent des émotions positives et se développement et élargissent leurs ressources par lexploration et le jeu. Ceci est un domaine où lattachement sécure a beaucoup dimportance. Lenfant ayant un attachement sécure commence à explorer et acquérir de la maîtrise plus tôt quun enfant à lattachement insécure. Mais le danger supplante lélargissement, et si la figure dattachement disparaît, les émotions négatives se manifestent et lenfant (même si il a un attachement sécure) revient vers son répertoire sécuritaire, mais limité. Lenfant ne prend pas de risques. Lorsque la figure dattachement sécure revient, lenfant devient heureux et sécure, désireux de prendre à novueau des risques.» (p ) Référence: Seligman, 2011

19 19 LÉDUCATION POSITIVE DES JEUNES «LES ÉMOTIONS POSITIVES CHEZ LES JEUNES (suite) Si les émotions positives sont si abondantes chez les jeunes enfants, cest parce quil sagit dune période fondamentale pour lélargissement et la construction des ressources cognitives, sociales et physiques. Les émotions positives accomplissent cela de plusieurs façons: Tout dabord, elles génèrent directement lexploration, qui facilite à son tour la maîtrise. La maîtrise produit plus démotions positives, créant une spirale ascendante démotions agréables. Lenfant vit lélargissement et la construction dun «compte bancaire» de ressources, initialement petit, augmentant considérablement avec le positivisme et la sécurité. Deuxième principe de parentalité: augmentez les émotions positives chez lenfant pour enclencher une spirale ascendante démotions positives plus nombreuses.(p ) Référence: Seligman, 2011

20 20 LÉDUCATION POSITIVE DES JEUNES «LES ÉMOTIONS POSITIVES CHEZ LES JEUNES (suite) Lidée délargissement et de construction affirme que, lorsque les individus ressentent des émotions positives, ils ont une tout autre façon de penser et dagir. Leur pensée devient créative et ouverte, et leurs actions deviennent aventureuses et exploratoires. Ce répertoire élargi crée plus de maîtrise face aux défis, ce qui à sont tour génère plus démotions positives, ce qui devrait encore élargir et construire la pensée et laction, ainsi de suite. Si ce processus existe chez lenfant et si nous (les adultes) pouvons lexploiter, les implications pour une vie plus heureuse sont énormes.» Troisième principe de parentalité: Prendre autant au sérieux les émotions positives de lenfant que ses émotions négatives, et ses forces autant que ses faiblesses. La psychologie positive tient compte autant des caractéristiques positives et négatives chez lindividu et qui influencent sa motivation.» (p ) -En tant que parents et enseignants, la plus agréable de nos tâches est de construire des émotions et des traits de personnalité positifs chez les enfants, plutôt que simplement soulager des émotions négatives et déliminer des traits négatifs.» ( Référence: Seligman, 2011

21 21 LÉDUCATION POSITIVE DES JEUNES «LES ÉMOTIONS POSITIVES CHEZ LES JEUNES (suite) Les trois principes de parentalité et déducation (entre autres à lécole) qui se dégagent de la psychologie positive: a)Les émotions positives élargissent et construisent les ressources intellectuelles, sociales et physiques dans lesquelles les enfants puiseront plus tard dans la vie. b)Augmenter les émotions positives chez les enfants peut enclencher une spirale ascendante démotions positives; et avoir une influence palpable sur leur motivation. c)Les traits de personnalité positifs que manifeste lenfant sont tout aussi authentiques que ses traits négatifs.» (p. 296) Référence: Seligman, 2011

22 22 LÉDUCATION POSITIVE DES JEUNES «LES FORCES ET LES VERTUS CHEZ LES JEUNES ENFANTS ET ADOLESCENTS La prémisse: Les émotions positives conduisent à lexploration, qui conduit à la maîtrise, celle-ci conduisant elle-même non seulement à des émotions positives mais aussi à la découverte des forces personnelles des enfants. Jusquà sept ans, la principale fonction de léducation positive est daugmenter les émotions positives. Cest environ vers sept ans que les adultes (parents et enseignants) et les enfants constatent quelques forces émerger clairement. Pour aider les adultes et les enfants à identifier ces forces, Katherine Dahlsgaard a mis au point un questionnaire pour les enfants. Demandez à lenfant de remplir le questionnaire en privé, puis de vous appeler quand il a terminé. Si lenfant a moins de dix ans, lisez-lui chacune des questions ci-dessous à haute voix; sinon, laissez-le remplir le questionnaire tranquillement tout seul. Après avoir lu lénoncé, lenfant se demande comment il se sent: «je me sens…Tout à fait daccord…Daccord…Ni daccord, ni pas daccord…En désaccord…En total désaccord…» et il entoure le chiffre correspondant. Le questionnaire reprend, pour chaque force, deux des questions les plus discriminantes du questionnaire complet sur le site Internet: » (p ) Référence: Seligman, 2011

23 23 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Sagesse et connaissance Référence: Seligman, 2005, LA CURIOSITÉCOTE a)Lénoncé «Même quand je suis seul, je ne mennuie jamais» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Quand je veux savoir quelque chose, je cherche dans un livre ou sur lordinateur, plus souvent que la plupart des autres enfants de mon âge.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La curiosité».

24 24 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Sagesse et connaissance Référence: Seligman, 2005, LAMOUR DE LAPPRENTISSABE – LE GOÛT DAPPRENDRECOTE a)Lénoncé «Cela me passionne dapprendre quelque chose de nouveau.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Je déteste visiter les musées.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lamour de lapprentissage – Le goût dapprendre».

25 25 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Sagesse et connaissance Référence: Seligman, 2005, LE JUGEMENTCOTE a)Lénoncé «Quand un problème survient durant un jeu ou une activité avec mes amis, je suis capable de dire pourquoi cest arrivé.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Mes parents me disent toujours que jai un mauvais jugement.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Le jugement».

26 26 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Sagesse et connaissance Référence: Seligman, 2005, LINGÉNIOSITÉCOTE a)Lénoncé «Jai toujours plein de nouvelles idées dactivités amusantes.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Jai plus dimagination que les autres enfants de mon âge.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lingéniosité».

27 27 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Sagesse et connaissance Référence: Seligman, 2005, LINTELLIGENCE SOCIALECOTE a)Lénoncé «Quel que soit le groupe denfants avec lequel je suis, je my adapte toujours.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Quand je me sens heureux ou triste ou en colère, je sais toujours pourquoi.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lintelligence sociale».

28 28 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Sagesse et connaissance Référence: Seligman, 2005, LA PERSPECTIVECOTE a)Lénoncé «Les adultes me disent que jagis de façon très mature pour mon âge.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Je sais quelles sont les choses vraiment importantes dans la vie.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La perspective».

29 29 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Courage Référence: Seligman, 2005, LA BRAVOURECOTE a)Lénoncé «Je suis capable de me défendre, même quand jai peu.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Même si on peut se moquer de moi, je fais ce qui me paraît correct.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La bravoure».

30 30 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Courage Référence: Seligman, 2005, LA PERSÉVÉRANCECOTE a)Lénoncé «Mes parents me félicitent toujours parce que je mais mon travail.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Lorsque jobtiens ce que je souhaite, cest parce que jai travaillé fort pour y arriver.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La persévérance».

31 31 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Courage Référence: Seligman, 2005, LINTÉGRITÉCOTE a)Lénoncé «Je ne lis jamais le journal personnel ni le courrier des autres.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Je suis prêt à mentir si cela peut méviter des problèmes.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lintégrité».

32 32 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Lhumanité et lamour Référence: Seligman, 2005, LA GENTILLESSE – LA BONTÉCOTE a)Lénoncé «Je fais leffort dêtre gentil avec les nouveaux venus de lécole.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Jai aidé un voisin ou mes parents au cours du mois passé, sans quon me le demande.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La gentillesse et la bonté».

33 33 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: Lhumanité et lamour Référence: Seligman, 2005, LAMOURCOTE a)Lénoncé «Je sais que je suis la personne la plus importante dans la vie de quelquun dautre.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Même si je me dispute beaucoup avec mon frère, ma sœur ou un cousin, je continue à prendre soin deux.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lamour».

34 34 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La justice Référence: Seligman, 2005, LA CITOYENNETÉ – LE CIVISMECOTE a)Lénoncé «Jai vraiment du plaisir à appartenir à un groupe parascolaire.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «À lécole, je peux travailler très bien dans un groupe.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La citoyenneté».

35 35 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La justice Référence: Seligman, 2005, LÉQUITÉ – LIMPARTIALITÉCOTE a)Lénoncé «Même si je napprécie pas quelquun, je le traite de façon juste.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Quand jai tort, je ladmets toujours.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Léquité et limpartialité».

36 36 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La justice Référence: Seligman, 2005, LEADERSHIPCOTE a)Lénoncé «Quand je joue avec les autres (dans un jeu ou un sport), ils souhaitent que je sois le leader (le chef).» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «En tant que leader, jai gagné ladmiration ou la confiance damis ou de coéquipiers.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Leadership».

37 37 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La tempérance Référence: Seligman, 2005, LA MAÎTRISE DE SOICOTE a)Lénoncé «Je peux facilement marrêter de jouer à un jeu vidéo ou de regarder la télévision si je dois le faire.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Je suis tout le temps en retard dans ce que je fais.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La maîtrise de soi».

38 38 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La tempérance Référence: Seligman, 2005, LA PRUDENCECOTE a)Lénoncé «Jévite les situations ou les enfants qui risquent de mamener des problèmes.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Les adultes me disent toujours que je fais de bons choix à propos de ce que je dis et de ce que je fais.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La prudence».

39 39 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La tempérance Référence: Seligman, 2005, LHUMILITÉCOTE a)Lénoncé «Je préfère laisser les autres enfants parler deux plutôt que de parler seulement de moi.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Des personnes mont décrit comme un enfant qui se vante.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lhumilité».

40 40 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La transcendance Référence: Seligman, 2005, LAPPRÉCIATION DE LA BEAUTÉCOTE a)Lénoncé «Jaime plus écouter de la musique, ou voir des films ou danser que la plupart des autres enfants de mon âge.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Jaime regarder les arbres changer de couleur en automne.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La transcendance».

41 41 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La transcendance Référence: Seligman, 2005, LA GRATITUDECOTE a)Lénoncé «Quand je pense à ma vie, je vois beaucoup de choses pour lesquelles je peux dire merci.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Joublie de remercier mes enseignants lorsquils mont aidé.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La gratitude».

42 42 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La transcendance Référence: Seligman, 2005, LESPOIRCOTE a)Lénoncé «Quand je reçois une mauvaise note à lécole, je pense et je me dis toujours que je ferai mieux la prochaine fois.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Quand je serai grand, je pense que je serai un adulte très heureux.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lespoir».

43 43 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La transcendance Référence: Seligman, 2005, LA SPIRITUALITÉCOTE a)Lénoncé «Je crois que chaque personne est spéciale et a un but important ou une mission importante dans la vie.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Quand les choses vont mal dans ma vie, mes croyances religieuses maident à me sentir mieux.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «La spiritualité».

44 44 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La transcendance Référence: Seligman, 2005, LE PARDONCOTE a)Lénoncé «Quand quelquun blesse mes sentiments, je ne cherche jamais à me venger.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Je pardonne aux gens pour leurs erreurs.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Le pardon».

45 45 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La transcendance Référence: Seligman, 2005, LHUMOURCOTE a)Lénoncé «La plupart des enfants pourraient dire quon samuse bien avec moi.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Quand un de mes amis va mal ou est malheureux, je fais ou je dis quelque chose pour rendre la situation joyeuse.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lhumour».

46 46 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «Vertu: La transcendance Référence: Seligman, 2005, LENTRAINCOTE a)Lénoncé «Jadore et jaime ma vie.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord b)Lénoncé «Quand je me réveille le matin, jai hâte de commencer ma journée.» Tout à fait daccord Daccord Ni daccord, ni pas daccord En désaccord En total désaccord Additionne les scores pour ces deux phrases et écris le résultat dans la case vide. Il sagit de ton score pour «Lentrain».

47 47 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «RÉSUMÉ DES SCORES DES FORCES DE LENFANT Vous avez maintenant le score pour chacune des 24 forces de lenfant réparties dans six vertus. Inscrivez les scores ci-dessous. VERTU: LA SAGESSE ET LA CONNAISSANCE (LE SAVOIR) 1.La curiosité: ___ 2.Lamour de lapprentissage: ___ 3.Le jugement: ___ 4.Lingéniosité: ___ 5.Lintelligence sociale: ___ 6.La perspective: ___ Référence: Seligman, 2005, 2011

48 48 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «RÉSUMÉ DES SCORES DE VOS FORCES PERSONNELLES VERTU: LE COURAGE 7.La bravoure: ___ 8. La persévérance: ___ 9.Lintégrité: ___ VERTU: LHUMANITÉ ET LAMOUR 10. La gentillesse: ___ 11. Lamour: ___ VERTU: LA JUSTICE 12. La citoyenneté: ___ 13. Limpartialité: ___ 14. Le leadership: ___ Référence: Seligman, 2005, 2011

49 49 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «RÉSUMÉ DES SCORES DE VOS FORCES PERSONNELLES VERTU: LA TEMPÉRANCE 15. La maîtrise de soi: ___ 16. La prudence: ___ 17.Lhumilité: ___ VERTU: LA TRANSCENDANCE 18. Lappréciation de la beauté: ___ 19. La gratitude: ___ 20. Lespoir: ___ 21. La spiritualité: ___ 22. Le pardon: ___ 23. Lhumour: ___ 24. Lentrain: ___ Référence: Seligman, 2005, 2011

50 50 LE QUESTIONNAIRE DES FORCES POUR LES JEUNES «RÉSUMÉ DES SCORES DE VOS FORCES PERSONNELLES Lenfant aura généralement cinq scores ou moins se situant à 9 ou 10; ce sont ses forces les plus importantes, du moins telles quil les a notées. Lenfant aura également plusieurs scores faibles, entre 4 (ou moins) et 6; ce sont vos faiblesses. Inscrivez les forces et les faiblesses ci-dessous. Référence: Seligman, 2005, 2011 MES FORCESMES FAIBLESES

51 51 CONSTRUIRE LES FORCES DES JEUNES LE DÉVELOPPEMENT DES FORCES CHEZ LE JEUNE «Le développement des forces est identiques au développement du langage. Chaque nouveau-né normal a la capacité dapprendre nimporte quelle langue, et une ouïe fine pourrait reconnaître les sons rudimentaires de chaque langue dans les babillements précoces. Mais ensuite, cette «diversité gazouillante» se fixe. Le gazouillis du bébé se dirige de plus en plus vers la langue parlée par les personnes vivant autour de lui. À la fin de la première année de la vie, ses vocalisations ressemblent aux sons de la langue maternelle. Les nouveau-nés ont la capacité de développer les vingt-quatre forces tout au long de leur enfance. Lorsque le jeune enfant cherche les domaines qui lui apportent des louanges, de lamour, de la sécurité et de lattention, il sculpte ses forces. En découvrant ce qui fonctionne et ce qui échoue dans son petit monde, il va sculpter avec finesse la forme de plusieurs forces.» (p. 337) Référence: Seligman, 2011

52 52 CONSTRUIRE LES FORCES DES JEUNES LE DÉVELOPPEMENT DES FORCES CHEZ LE JEUNE «Le premier conseil à propos de la construction des forces chez les enfants est de récompenser toute manifestation de chacune de ces forces. Vous découvrirez que lenfant se dirige vers une ou quelques-unes dentre elles. Ce sont les semences de ses forces personnelles, et le questionnaire des forces chez les enfants aidera à les nommer et à les affiner. Le second conseil cest de faire son possible comme adulte pour permettre à lenfant dexprimer ces forces personnelles naissantes au cours des activités quotidiennes. Lorsquelles se manifestent, les reconnaître en les nommant à lenfant.» (p. 338) Référence: Seligman, 2011

53 53 LES TOXIQUES RELATIONNELS QUI NUISENT À LA RELATION POSITIVE Référence: Spinnler, 2012

54 54 LES TOXIQUES RELATIONNELS «Chacun est susceptible de vivre avec des personnes des toxiques relationnels. Un toxique relation est toute parole et tout comportement qui empoissonnent les relations. Certains comportements et certaines paroles sont très évidemment toxiques. Mais dautres nen ont pas trop lair, à première vue. Cependant, ils le sont quand même, à la longue. Cest une preuve de maturité psychoaffective que dêtre capable déviter dutiliser des toxiques relationnels. Il existe deux catégories de toxiques relationnels: A) Les toxiques relationnels absolument inadmissibles. B) Les toxiques relationnels quil faut sefforcer déviter, à tout prix.» (p ) Référence: Spinnler, 2012

55 55 LES TOXIQUES RELATIONNELS « Toxiques relationnels absolument inadmissibles La violence physique – frapper quelquun, jeter des objets, claquer les portes, ainsi que tout geste menaçant. Les cris, les hurlements. Les insultes. La moquerie. Le cynisme. Les critiques non constructives. Les reproches gratuits. Les commentaires déplacés. Rabaisser une personne; se mettre en «position haute». Les jugements dépréciatifs. Le dénigrement. La non-fiabilité: mensonge, dissimulation, rétention dinformation, falsification, engagements non tenus, rendez-vous manqués, etc. La calomnie, le médisance. Les accusations sans fondement. Les menaces, le chantage.» (p. 165) Référence: Spinnler, 2012

56 56 LES TOXIQUES RELATIONNELS «Toxiques relationnels absolument à éviter, à tout prix. Les questions stupides, répétitives. Les questions intrusives. Les conseils non sollicités. Râler. La contradiction systématique. La bouderie. La non-réponse aux questions sensées et légitimes. Se plaindre, se poser en victime (des circonstances, des autres, de la vie, du destin, de son interlocuteur…) sans prendre sa part de responsabilité dans les événements. La provocation. La fuite (de la relation, de la discussion). Le négativisme, le défaitisme, le catastrophisme.» (p. 166) Référence: Spinnler, 2012

57 57 LES TOXIQUES RELATIONNELS «Toxiques relationnels absolument à éviter, à tout prix. (suite) Le contrôle abusif: espionnage, surveillance malsaine. Les interdictions, les injonctions sortant du strict cadre de la vie commune. Les ordres donnés dans un style autoritaire (menaçant). Se poser en «donneur (euse)» de leçons. Les reproches implicites. Le mépris, le dédain, la suffisance. Rechercher lapprobation à tout prix, rechercher des compliments sans arrêt. Les sollicitations incessantes. Vouloir «avoir raison» en tout temps. Exiger que lautre «reconnaisse quon a raison». La flatterie, la flagornerie. Les cadeaux inappropriés.» (p. 166) Référence: Spinnler, 2012

58 58 LES TOXIQUES RELATIONNELS «Le cynisme nuit à la relation Il faut savoir que certaines formes de communication viennent systématiquement détruire lharmonie entre les personnes. Pourtant, ce sont souvent des modèles quon nous a enseignés (à la maison, à lécole, avec des adultes) comme le cynisme. Cynisme: «Qui exprime ouvertement et sans ménagement des sentiments, des opinions qui choquent le sentiment moral ou les idées reçues, souvent avec une intention de provocation.» Les études montrent que dans une relation, le cynisme tue, quelle que soit la nature de la relation. Plus il y a ce cynisme, plus le risque de discorde et de mésentente est important. Il faut bien reconnaître que le cynisme procure toujours une petite satisfaction, celle de se sentir plus fort que lautre. Mais cette joie mesquine ne vaut pas grand-chose, elle ne permet pas de construire, de nourrir et denrichir une relation. On nie lautre dune certaine façon, ce qui détruit forcément une part de la relation.» (p ) Référence: Servan –Schreiber, 2009

59 59 LES TOXIQUES RELATIONNELS «UNE VIE SANS TOXIQUES RELATIONNELS Commencer par soi-même Si lon souhaite sincèrement vivre dans une atmosphère libre de tout toxique relationnel, il faut commencer par ne plus en émettre soi-même; ou du moins, veiller consciemment à éviter autant que possible den émettre soi- même. Il faut se garder de toute complaisance envers soi-même. Ce nest pas parce que «les autres» utilisent des toxiques, quon peut se les autoriser. Ce serait nuisible, inutile et immature. Il nest pas difficile de sabstenir complètement de tous les toxiques inadmissibles (première catégorie). Cest une question déducation, de politesse, de respect de son prochain, déthique, de contrôle émotionnel et dintelligence relationnelle. Toute personne mature est capable, sans faire des efforts énormes, de ne commettre aucune erreur en ce qui concerne les toxiques absolument inadmissibles.» (p. 167) Référence: Spinnler, 2012

60 60 LES TOXIQUES RELATIONNELS «UNE VIE SANS TOXIQUES RELATIONNELS (suite) Commencer par soi-même (suite) En ce qui concerne les toxiques à éviter (la deuxième catégorie), cest plus difficile. Si nous nous efforçons sincèrement de les éviter, cela nous différencie déjà des personnes vraiment toxiques, car celles-ci ne font pas ce genre deffort. Au contraire, elles ne comprennent pas, ou sentêtent à ne pas comprendre, ou revendiquent carrément le droit de râler, de bouder, de se poser en victime, et ainsi de suite. Il y a une différence entre ceux que lon doit considérer comme des personnes toxiques et les personnes qui, à loccasion, malgré leur évidente bonne volonté, se laissent aller à lun ou lautre toxique relationnel à éviter. Pour éviter de commettre les toxiques relationnels à éviter, il faut accepter les retours et les commentaires des autres. Il faut accepter que nos vis-à-vis, nos relations, nous fassent remarquer que nous sommes en train de fauter. Mieux vaut continuer à saméliorer, plutôt que denclencher une défense narcissique. Prendre lhabitude dobserver ce qui se passe en nous et de considérer la situation dans son ensemble, et vouloir saméliorer, on parvient à séloigner des toxiques relationnels à éviter.» (p ) Référence: Spinnler, 2012

61 61 LES TOXIQUES RELATIONNELS «UNE VIE SANS TOXIQUES RELATIONNELS (suite) Refuser les toxiques «absolument inadmissibles». Il est important de ne pas tolérer nimporte quel toxique relationnel de la catégorie des «absolument inadmissibles». Il est important de signifier clairement aux auteurs quon na aucune envie, ni intention de tolérer ce genre de toxiques. On a le droit – et le devoir – de dire: «Ceci est inacceptable et jentends que tu renonces à faire ou dire des choses pareilles!». On peut le dire sur nimporte quel ton, selon la situation et lhumeur du moment: humour, sérieux, sévère, en grondant, tout est bon en autant que lon respecte la personne et quon a lobjectif de laider par larrêt des toxiques absolument inadmissibles. De toute façon, il faut le dire dune manière non équivoque. On énonce les limites, sans états dâme, sans méchanceté, mais avec fermeté.» (p ) Référence: Spinnler, 2012

62 62 LES TOXIQUES RELATIONNELS «UNE VIE SANS TOXIQUES RELATIONNELS (suite) Réagir aux toxiques à éviter. On ne doit pas rester passif et les subir les toxiques à éviter sans rien dire. Il lui mentionner que sa façon de dire ou de faire «nest pas la meilleure manière de résoudre la question, ou de partager des idées, ou de créer un climat approprié à la discussion, etc.». Il faut tenter de régler les enjeux pratiques en contrôle de ses émotions. Donner à lautre à comprendre que, sil tient à la relation, il na pas intérêt à continuer dans des attitudes toxiques. Au fond de nous-mêmes, il faut être absolument déterminé à ne pas subir éternellement les comportements toxiques de la personne pour pouvoir établir une relation agréable et positive.» (p ) Référence: Spinnler, 2012

63 63 LES TOXIQUES RELATIONNELS « UNE VIE SANS TOXIQUES RELATIONNELS (suite) On ne peut changer lautre. MAIS: on peut peut-être laider à changer. Quand il sagit de la question des toxiques relationnels, ce que lon demande aux personnes de changer – comme à soi-même, dailleurs – ce nest pas leur intérieur (car il y a de la bonté), mais bien lextérieur. La chose intéressante, cest quà force de se contrôler – même si cest sous la pression extérieure – à force dêtre obligées de trouver dautres stratégies, dautres sujets de conversation, les personnes toxiques commencent à lêtre de moins en moins. Il y a des explications à ce changement. Dabord le «positif» est aussi contagieux que le «négatif». Les gestes positifs (sourire, demandes respectueuses, modèles) illuminent et finissent par transformer les personnes les plus moroses. Deuxièmement, lorsquun comportement change, les cognitions – cest-à-dire les pensées – finissent par sajuster. Troisièmement, «plus il y a de toxiques relationnels dans lambiance, plus cest normal quil y en ait». En sabstenant soi-même démettre des toxiques relationnels et ne demandant aux autres de faire pareil, on change la norme. On établit le «normal», cest la situation saine, sans toxiques relationnels.» (p ) Référence: Spinnler, 2012

64 64 LES TOXIQUES RELATIONNELS «EN RÉSUMÉ Non seulement les toxiques relationnels sont désagréables à supporter, mais, en plus, ils font vraiment des dégâts dans les rapports humains et chez les gens. Chacun de nous a la possibilité dassainir le climat relationnel dans son environnement immédiat. Il suffit de sabstenir soi-même démettre des toxiques relationnels et de ne plus tolérer que les autres en fassent. Nous avons des chances darriver à assainir latmosphère relationnel, même à relativement court terme.» (p ) Référence: Spinnler, 2012

65 65 DES PIÈGES SUSCEPTIBLES DACCENTUER UNE INSÉCURITÉ ÉMOTIONNELLE CHEZ LADOLESCENT(E)

66 ÊTRE UN ADULTE MATURE ET RESPONSABLE 66 TYPES DADULTES Adulte colonne vertébrale -Il structure, organise, groupe autour de lui les éléments essentiels pour le bien-être des personnes du groupe. -Il offre une surveillance flexible. Adulte Jello -Il attire, il séduit, il cherche à se faire un ami de lenfant ou de lado. -Il a besoin de lapprobation, de lamour de lenfant. -Il sait quil doit proposer des normes à lenfant, mais il ne veut pas le frustrer, lui déplaire ou le voir bouder ou fâché contre lui. -Il fait beaucoup de compromis. -Avec un tel adulte, lenfant apprend, curieusement, à se sentir responsable du bien-être de ladulte. Adulte mur de béton -Il est rigide, inflexible, autoritaire;. -Il est braqué sur sa propre façon de faire. -Il impose parfois par la force, par la menace et bientôt par la violence le mode dagir qui lui paraît normal. (Foucault, 2006)

67 67 TROIS TYPES DADULTES ET TROIS TYPES DE SURVEILLANCE «Ladulte «colonne vertébrale», cest lidéal à atteindre. Il structure, il organise, il groupe autour de lui les éléments essentiels pour le bien-être des personnes du groupe. Tout en prenant soin de lui-même, il offre une surveillance flexible. Ladulte «mur de béton» est lantithèse du précédent. Il est rigide, inflexible, autoritaire; il est braqué sur sa propre façon de faire. Il impose parfois par la force, par la menace et bientôt par la violence le mode dagir qui lui paraît normal. -Ladulte «colonne vertébrale», est ferme, mais souple, capable de plier au besoin, mais sans casser, ni baisser les bras, arrivera plus facilement, à long terme, à bien surveiller le jeune, que ladulte «mur de béton», rigide et inflexible, qui pourra être trompé par ses succès apparents, à court terme.» (Foucault, 2006 p.25-26)

68 68 TROIS TYPES DADULTES ET TROIS TYPES DE SURVEILLANCE (suite) «Ladulte Jello» est à mi-chemin entre les deux types dadultes. Tantôt branlant et mou, tantôt ferme et même dur, il se distingue surtout par sa couleur. Ses multiples couleurs. Il attire, il séduit, il cherche à se faire un ami de lenfant ou de lado. Il a besoin de lapprobation, de lamour du jeune. Il sait quil doit proposer des normes à lenfant et à ladolescent, mais il ne veut pas le frustrer, lui déplaire ou le voir bouder ou fâché contre lui. Il est prêt à tous les compromis, même les plus bas pour se concilier la faveur de lenfant. -Avec un tel adulte, lenfant et ladolescent apprennent, curieusement, à se sentir responsable du bien-être de ladulte. La suite nest pas difficile à imaginer: aucune autonomie (maturité) véritable ne peut sortir dun tel brouillamini. La distinction entre ladulte et lenfant, si nécessaire à la construction de toute autonomie et maturité, est abolie. La distance intergénérationnelle disparaît, pour le plus grand plaisir de lenfant et même, quelque fois, en lui procurant une apparence de bien-être. Mais à quel prix!» (Foucault, 2006 p ) 68

69 69 ÊTRE UN «PONT DATTACHEMENT» ENVERS LES ENSEIGNANT(E)S DE LÉCOLE «Le réussite émotionnelle et scolaire de ladolescent(e) dépend pour la majorité des jeunes du lien dattachement envers des adultes significatifs pour eux. Des adultes matures et responsables. Des adultes envers lesquels je me sens en sécurité émotionnelle. Des adultes motivés, motivants, inspirants, attachants et ayant une saine autorité. Le parent doit favoriser le jeune à créer un lien dattachement avec des enseignant(e)s de lécole. Le parent doit parler en bien de lécole, des enseignant(e)s quil a rencontrés et en qui il a confiance pour le développement de son adolescent(e). 69

70 LES BIENFAITS DE LATTACHEMENT 70 Permet davoir de linfluence. Permet dexercer une saine autorité. Permet dexiger lattention. Permet de formuler des consignes. Active les instincts de proximité. Évoque le désir dêtre bon et dapprendre. Influence la motivation et le choix. «Nous devons nous donner comme priorité de garder notre enfant auprès de nous: le garder sous notre aile, lui donner envie de nous appartenir, et faire en sorte quil se sente bien avec nous». (Neufeld et Maté, 2005, p.271)

71 LE PIÈGE DE LAUTONOMIE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LATTACHEMENT Depuis plusieurs décennies, lobjectif premier de plusieurs adultes (parents, enseignants) ainsi que des programmes déducation vise à ce que lenfant et surtout ladolescent devienne «autonome». La définition de lautonomie pour plusieurs adultes est: «que le jeune sorganise seul et le plus rapidement possible». (Daniel, 2005, p. 49) «Sois autonome! Prends tes décisions! Arrange-toi tout seul! Tu nauras pas toujours quelquun pour te dire quoi faire dans la vie!» Plusieurs adolescents (particulièrement ceux qui ont un attachement insécure) associent lautonomie à ne pas déranger ladulte; ce qui les amène à sen éloigner et par conséquent à éviter de sattacher. Le fait ne pas pouvoir sattacher à des adultes renforce, chez ladolescent, un attachement aux pairs; ce qui ne lamène pas à développer sa maturité affective. «Lautonomie nest pas la faculté de sarranger seul. Être autonome ne signifie pas «être capable tout seul»; cela ne signifie pas non plus travailler seul, être solitaire et ne pas avoir besoin des autres.» (Daniel, 2005, p. 49) Il y a deux formes dautonomie: Une autonomie saine et une autonomie malsaine. 71

72 LE PIÈGE DE LAUTONOMIE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LATTACHEMENT (suite) Lautonomie saine est la capacité de choisir et dagir pour répondre à ses besoins ainsi quau développement de son estime de soi, de sa confiance en soi, de sa maturité et de son attachement aux personnes significatives. «Répondre à ses besoins et à son développement «en trouvant la meilleure façon den satisfaire les exigences en interaction avec son environnement et les gens qui en font partie». (Daniel, 2005, p. 50) Être autonome, cest détenir et assumer le pouvoir de choisir ses propres moyens pour répondre à ses besoins; cest se rendre responsable de ses choix et de ses actions en interaction avec les autres. Tout cela dans lintérêt bienfaisant de soi-même et dautrui. Lacquisition progressive de lautonomie se fait avec et par les autres, les personnes qui sont des figures dattachement. Lautonomie nest pas synonyme dindépendance, mais plutôt de saine dépendance (dinterdépendance), celle qui assure léquilibre et le développement harmonieux et sain. Une saine dépendance à des figures dattachement. «Lautonomie nest pas un contenu en soi à enseigner» (Roque et col. 1999, p.44). Cest un processus qui se fait graduellement lorsque les conditions sont en place. Lautonomie saine demande un attachement sécure et le développement de la maturation. 72

73 73 LE PIÈGE ET LERREUR DE NON SURVEILLANCE «Sous linfluence du souci dautonomie à tout prix, les adultes en viennent à restreindre leur surveillance, à ne pas « vouloir jouer à la police ». Cette absence de surveillance a un impact considérable sur le développement de la sécurité de lenfant, ce qui amène lenfant immature à devenir en souffrance. Comment aider ladolescent à acquérir la sécurité émotionnelle? -En le protégeant dans les diverses situations, -en le guidant avec douceur, avec amour, -en tenant compte de ses besoins et -en communiquant avec lui, pour quil comprenne, quil apprenne, quil sache et que, bientôt, il soit capable de comprendre pourquoi, comme adulte responsable, jagis comme je le fais avec lui. Je laide en le SURVEILLANT, en étant présent aux événements vécus par lui. Protéger ladolescent est le premier devoir de tout adulte. Surveiller adéquatement ladolescent est le moyen le plus efficace pour le protéger dont dispose ladulte et que surveiller veut dire savoir, proposer des normes et sanctionner. Surveiller, cest «veiller sur»; cest veiller den haut, de haut. Il nest pas nécessaire de tout contrôler pour que la surveillance soit correcte. Il suffit de savoir. La surveillance a pour but non pas de sécuriser ladulte, mais dassurer la sécurité de ladolescent.» (Foucault, 200)

74 74 LE PIÈGE ET LERREUR DE LA MOTIVATION INTRINSÈQUE Quest-ce qui motive fondamentalement un jeune? Cest de faire plaisir à sa figure dattachement. Le jeune possède cette capacité dêtre bon pour les personnes à qui il est attaché. Alors, sa première motivation cest dêtre bon pour ladulte en qui il a confiance, en qui il est attaché afin de recevoir un regard et un sourire bienveillant de reconnaissance à son égard. Il faut donc encourager le jeune à faire ce quon lui demande pour nous. Il a besoin de savoir pour qui il fait des choses. Cest très stimulant (même pour des adultes). Lorsque lon souhaite engager un adolescent dans lexécution dune tâche, il devient important de lui mentionner POUR QUI il le fait. En sachant pour qui il le fait, cela a pour incidence dencourager lémission du comportement souhaité. – «Fais le pour moi.» – «Japprécierais que tu me fasses plaisir en….» – «Merci de mavoir fait plaisir.» – «Merci de me lire cette phrase.»

75 75 LE CERVEAU DE LADOLESCENT NE FONCTIONNE PAS COMME CELUI DE LADULTE Il est très facile de prendre pour acquis que le cerveau de ladolescent fonctionne comme celui de ladulte. Le jeune ne traite pas les informations (cognitives et affectives) de la même manière que ladulte. Il na souvent pas la même capacité de compréhension des informations externes et internes. Le devoir de ladulte est toujours de protéger le cerveau du jeune et particulièrement son cerveau émotionnel. Protéger son cerveau émotionnel et dattachement cest en prendre soin; ne pas tout lui dire mais lessentiel de manière POSITIVE. La maturité affective du jeune provient dun cerveau émotionnel protégé par des adultes. Une protection faite de surveillance (veiller sur…) et dattachement.

76 76 LE PIÈGE ET LERREUR DOBLIGER LE REGARD DE LENFANT ON NE FORCE PAS ET ON LOBLIGE PAS LE REGARD DE LADOLESCENT! Il arrive très souvent que lon demande à ladolescent de nous regarder dans les yeux. De nous donner son regard. On en force jamais ladolescent à nous regarder dans les yeux. On RECHERCHE son regard avec PATIENCE et BIENVEILLANCE. Regarder quelquun dans les yeux est un geste de vulnérabilité. Plus on force le regard, plus le cerveau du jeune doit se défendre; et parfois, il se détache de la personne en manifestant une contre-volonté. Il est préférable dattendre avant davoir le regard du jeune et que celui-ci nous offre un regard du cœur. Cest fondamentalement une question de respect de ladulte envers le jeune.

77 77 DES INTERVENTIONS DANS UNE APPROCHE POSITIVE

78 78 LEMPATHIE ET LÉCOUTE LEMPATHIE «La psychologie donne au mot «empathie» trois sens distincts: Reconnaître les sentiments dautrui; Ressentir ce quil ressent; Agir avec compassion à sa détresse. Ces trois sens du terme décrivent une séquence en trois points: je te remarque, je midentifie à toi, je te porte assistance.» (Goleman, 2009, p. 101) LÉCOUTE «Lécoute est une attention qui va au-delà dune empathie momentanée, une présence soutenue qui facilite les rapports. On est là pour lautre, on est complètement à son écoute. On essaye de le comprendre plus que de le convaincre. Les personnes dotées dune bonne capacité découte ne prennent pas seulement le temps dentendre les autres; elles posent des questions pour mieux comprendre leur situation dans son ensemble – et pas uniquement le problème ou le diagnostic du moment.» (Goleman, 2009, p )

79 79 AGIR DE FAÇON POSITIVE «Notre vie quotidienne fourmille dattitudes négatives qui gâchent la vie de tout le monde. Nous réagissons très souvent par une approche négative. Trop souvent, certaines attitudes ont un résultat inverse à celui que lon escomptait. Tout simplement par ce quon a réagit de manière négative. On peut faire différemment et éviter ces «parasites» à condition dagir de façon positive. Pour cela, il faut, non seulement comprendre les processus du développement de ladolescent, mais également être attentif à la façon dont on se comporte selon nos pensées, nos perceptions et nos interprétations du moment. En fait, il sagit de transformer les problèmes en occasions positives. Lorsque les interprétations positives lemportent dans nos interventions, les adultes et les jeunes sépanouissent.» (Pujos, 2005, p. 8) Diaporama de «La fenêtre»

80 80 AGIR DE FAÇON POSITIVE «DES EXEMPLES DE TRANSFORMATION DES PROBLÈMES EN OCCASIONS POSITIVES. «Il narrête pas de faire des bêtises!» - Autrement dit: Il apprend. «Cet enfant magace!» - Apprenons à laimer autrement. «Cest de sa faute!» - Nul ne doit culpabiliser. «Il ne mécoute pas!» - Je limite les interdits. «Il travaille mal à lécole!» - Donnons-lui confiance en lui. «Quil est difficile à éduquer!» - Travaillons notre lien dattachement. «Il dit des gros mots!» - Oui, mais sait-il vraiment ce quil dit? «Il est révolté!» - Ce nest quun mauvais moment à passer (un nuage). «Il vole!» - Si cétait pour nous signaler quil souffre? «Il ment!» - Et si cétait pour se protéger? «Quel idiot!» - On peut rire de ses sottises. «Quel têtu!» - Quelle détermination! «Il se conduit mal!» - Enseignons-lui à bien prendre sa place. (Pujos, 2005)

81 81 LE RECADRAGE «Il sagit de modifier la perception du problème, de rechercher un nouveau point de vue de la situation; de sintéresser à son pôle opposé (positif) du problème. Un nouveau point de vue de la situation peut aboutir à un comportement différent. En fait, il sagit de voir (recadrer sa perception, sa représentation, sa vision) différemment une situation, une personne et particulièrement de manière plus positive. «Pour lélève: un nouveau point de vue de la situation peut entraîner un comportement différent. Pour lenseignant: un nouveau point de vue de la situation peut aboutir à des réactions différentes.» (Durant, 1997, p. 90)

82 82 RECADRER SA PERCEPTION DE LÉLÈVE EN SOUFFRANCE ET BLOQUÉ DANS MA MATURITÉ AFFECTIVE Excité Entêté Provocant Désobéissant Moqueur Blâme les autres Intolérant Inabordable Rancunier Énergique Persévérant Confiant Autonome Espiègle, taquin Esprit critique Sensible, exigeant Sélectif Stratégique, bonne mémoire

83 83 LA MENTALISATION « Mentaliser, cest comprendre ce que lautre ressent, cest faire le lien entre ses ressentis internes (le malaise quil éprouve quand il a faim ou peur, par exemple) et ses comportements (les cris, les pleurs). Mentaliser, cest interpréter, mettre des mots sur un ressenti. – Désirs : «Tu es en colère parce que tu nas pas pu sortir.» – Croyances : «Tu es joyeux parce que tu pensais que je nallais pas revenir.» – Regrets : «Tu es triste parce que tu ne voulais pas lui faire de mal en le poussant.» – Objectif : «Tu es fier parce que tu as réussi ton examen.» – Valeurs : «Tu es frustré parce quelle ta menti.» Autres exemples de mentalisation : – «Cest difficile pour toi en ce moment.» – «Ça ne va pas pour toi actuellement.» – «Tu ne voulais pas ça!» La mentalisation est une activité de lesprit qui exige une qualité de présence à soi et à lautre. («Il a fait une crise dans le magasin parce quil était fatigué, car je lavais traîné partout toute la journée et quil en avait assez.») Ladulte peut utiliser la compréhension que sa capacité réflexive lui donne pour adapter plus sensiblement son comportement de soins aux besoins de ladolescent («caregiving»).

84 84 INTERVENTIONS DE MENTALISATION ENVERS DES ÉLÈVES EN SOUFFRANCE «Ça ne va pas pour toi actuellement?» «Ça ne fonctionne pas présentement pour toi?» «Ça ne va pas comme tu le voulais ou comme tu le voudrais?» «Tu ne voulais pas ça!» «Jai limpression que tu souffres présentement!» «Jobserve que tu nes pas bien présentement!» «Cest difficile pour toi actuellement?» «Ce nest certes pas ce que tu désirais!» «Je suis conscient de ta souffrance actuellement.» «Je suis là pour toi. Tu peux compter sur moi pour taider!» «Je suis sensible à ta souffrance!» «Ta souffrance minquiète!»

85 85 LE DÉPÔT…ET LE RETRAIT «Il sagit de commenter, individuellement et en groupe, fréquemment et positivement, les comportements adaptés de tous les élèves de la classe, de les surprendre lorsquils sont en train de réussir (un dépôt) Par la suite, il est plus facile de demander quelque chose de négatif (retrait) car on a déposé du positif dans le «compte de banque». Faire un retrait sans charge émotionnelle (en contrôle de ses émotions). Lélément le plus important est de garder un solde positif dans le compte.» (Royer, 2005). Il importe de DÉPOSER chez lélève des marques daccueil, de bienvenue, dacceptation, de reconnaissance, dencouragement, dempathie, de compassion et de compréhension afin de rejoindre son cerveau émotionnel et son cœur.

86 86 LÉTIQUETAGE DUNE FORCE OU DUNE QUALITÉ «Létiquetage («tu es déterminé») permet aux jeunes de tisser un lien entre leurs actes et ce quils sont. Il est intéressant de créer ce lien quand lacte va dans le sens de ce que lon attend deux. Ils intériorisent lidée que cest dans leur nature dêtre, par exemple, courageux ou encore serviable, déterminé, etc. Ils sont donc plus enclins à réaliser des actes qui impliquent leur qualité (force) manifestée par le parent particulièrement en public. Cette technique a révélé quelle avait une grande efficacité éducative (Sciences et Avenir, septembre 2009).

87 JE CHOISIR CONSCIEMMENT

88 88 AVOIR DES ATTENTES POSITIVES «Lorsquon manifeste clairement des attentes à des jeunes, leurs comportements ont tendance à les rejoindre. Ce phénomène est aussi connu sous le nom deffet Pygmalion. Lhistoire suivante lillustre bien : Un jeune enseignant fut appelé à occuper un poste au secondaire avec le groupe le plus difficile. Comme à lhabitude, le directeur lui remis tous les papiers dusage concernant sa classe. Les semaines passèrent et on nentendit pas parler de cette classe, ce qui fut surprenant compte tenu du peu dexpérience de lenseignant et de la composition du groupe. Au mois de novembre, lors de la remise du bulletin, la direction fut surprise de constater que la moyenne du groupe était excellente. Les commentaires sur les problèmes disciplinaires étaient très rares.

89 89 AVOIR DES ATTENTES POSITIVES «La direction rencontra lenseignant pour le féliciter et connaître son secret. Lenseignant lui répondit quil navait aucun mérite compte tenu du fort quotient intellectuel de ses élèves et quau contraire, il travaillerait à ce que les résultats soient encore plus forts. La direction demanda alors à lenseignant comment il avait pris connaissance des quotients intellectuels de ces élèves. Ce dernier répondit que parmi les documents reçus en début dannée, un dentre eux indiquait le niveau dintelligence de ses élèves. Il ajouta quil leur répétait souvent quils étaient brillants et quil était choyé de commencer sa carrière avec des élèves aussi doués. Le directeur demanda à voir ce document. Cette liste nindiquait pas les quotients intellectuels, mais bien les numéros de casier des élèves ! Les attentes de lenseignant, basées sur une fausse information, avaient créés une situation, une prophétie positive qui sétait réalisée delle-même.» (Royer, 2005, p )

90 90 RÉFÉRENCES Cottraux, J. (2012). Psychologie positive et bien-être au travail. France, Elsevier Masson. Foucault, P. (2006). Surveiller son enfant: une porte ouverte sur lattachement. Outremont, Les Éditions Logiques. «Guédeney, N. et Guédeney, A. (2009). Lattachement : approche théorique. Du bébé à la personne âgée. Pays-Bas, Elsevier Masson. Goleman, D. (2009). Cultiver lintelligence relationnelle. Paris, Robert Laffont. Lecomte, J. (2009). Introduction à la psychologie positive. Paris: Dunod. Neufeld, G. (2005). Rejoindre les jeunes en difficulté. In colloque Gordon Neufeld. Montreal. Pujos, B. (2005). Avec mon enfant, je positive! Les éditions de LHOMME. Roque, S., Langevin, J., Drouin, C. et Faille, J. (1999). De lautonomie à la réduction des dépendances. Montréal, Éditions Nouvelles Royer, É. (2005). Comme un caméléon sur une jupe écossaise. Comment enseigner à des jeunes difficiles sans sépuiser. Québec, École et Comportement. Servan-Schreiber, D. (21009). Le bonheur est dans lassiette. Dans, Stéphane Osmont, À la poursuite du bonheur. Paris, Albin Michel. Spinnler, ). (2012). Vivre heureux avec les autres. Paris: Odile Jacob.


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