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Quels sont les fondements du commerce international et de linternationalisation de la production?

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1 Quels sont les fondements du commerce international et de linternationalisation de la production?

2 La mondialisation peut être définie comme « l'émergence d'un vaste marché mondial des biens, des services, des capitaux et de la force de travail, s'affranchissant de plus en plus des frontières politiques des Etats, et accentuant les interdépendances entre les pays ». Le phénomène de mondialisation comporte deux dimensions : >La mondialisation désigne dabord un processus de développement des échanges et de montée des interdépendances des économies nationales. La seconde dimension de la mondialisation réside dans lémergence de problèmes globaux. (cf chapitres sur le développement durable)

3 Cette mondialisation des économies et des marchés pose une série de questions : Pourquoi les nations commercent-elles ? Quel est le rôle des acteurs économiques dans ce processus de mondialisation ? Comment peut-on réguler une économie qui se mondialise ?

4 I Panorama du commerce international II les théories économiques sur le libre échange et le protectionnisme. III La globalisation financière ou le développement des FTN IV Faut-il avoir peur de la mondialisation, en particulier pour lemploi dans les pays du Nord?

5 I Panorama du commerce international et du processus de mondialisation La mondialisation passe par 1)lintensification des échanges commerciaux

6 On remarque que le commerce international reste dominé durant toute la période par une grande zone géographique à savoir ……………………………………………… En 2010, cette zone représente à elle seule ………………………..% du commerce mondial. De plus, on remarque quentre 1948 et 2010 le poids de certaines zone progresse fortement ……………………………………… ………… la part de la première est multipliée par ………….. la part de la seconde triple et celle de la troisième double. Alors que dautres zones voient leur part diminuer comme Exportations de marchandises En milliards de $ courants et en % Monde (en milliards de $) Monde Amérique du Nord Amérique Latine Europe occidentale Europe c/o, Etats baltes et CEI Afrique Moyen-Orient Asie Membre du GATT / OMC ,5 12,3 31,0 6,0 7,4 2,1 13,8 62, ,6 10,5 34,9 8,2 6,5 2,1 13,2 69, ,4 7,0 41,0 11,0 5,7 3,3 12,6 75, ,2 4,7 44,8 8,9 4,8 4,5 15,0 84, ,4 5,8 39,0 9,5 4,4 6,8 19,1 87, ,8 4,4 43,7 2,9 2,5 3,4 26,3 89, ,8 3,0 45,9 2,6 2,4 4,1 26,2 94, ,2 3,9 37,9 4,0 3,4 6,0 31,6 94,2 l europe occidentale 37,9% Europe, Moyen-Orient et Asie 1,5 Amérique du Nord et Latine, Europe orientale et Afrique

7 Taux d'ouverture = (Exportations + Importations)/2/PIB x 100 2) la hausse du degré douverture des économies

8 Taux douverture = (Exp + Imp)/2 PIB On peut donc observer que les économies nationales sont de plus en plus ouvertes sur lextérieur. Par exemple, si en 1913 le taux douverture de la France était de ……………. % celui-ci était de …………… en 1960 et il est de ……….. % en 2000 et 27% en On observe que par rapport à ses principaux concurrents la France est une économie ……………………………………. 1410% 23 particulièrement ouverte

9 Une interdépendance accrue des économies : les économies sont contraintes d'importer une part croissante de biens et de services étrangers pour satisfaire leur demande intérieure. Ceci nous est donné par le taux de pénétration : Taux de pénétration = Importations/Marché intérieur x 100

10 3)Plusieurs facteurs ont joué en faveur de cette progression : La réduction des tarifs douaniers (cycles du GATT puis de lOMC) Allemagne13268 France20188 Royaume-Uni0238 Droits de douane moyens de 1913 à 1980 Source : Y. AKYUZ, The WTO Negociations and Industrials Tariffs, this World Network, 2006 Droits de douane sur les produits industriels aux Etats-Unis

11 Progrès des moyens de communication et abaissement des coûts de transport

12 La mondialisation passe ensuite par 1) des échanges massifs de capitaux: Les investissements en portefeuille : échanges de titres financiers (actions, obligations) et de titres monétaires (devises) entre résidents et non résidents qui soulignent linternationalisation croissante des marchés boursiers et du marché des changes. Il sagit aussi de transactions bancaires (prêts, emprunts) au niveau international. Les investissements directs à létranger : création de filiales à létranger,prise de contrôle dau moins 10% dune société étrangère, prêts à une filiale, réinvestissement dune partie des profits dune filiale à létranger.

13 Les stocks DIDE à travers le monde En milliards de $ et en % du PIB mondial 24,3% 6,5% 8,8% 18,0% Stocks x 25 Stocks x 4 relativement au PIB mondial

14 La mondialisation cest également 2) la mise en place dun système mondial de production animé par les firmes multinationales. Elles utilisent les investissements directs à létranger les nouvelles technologies de linformation et de la communication (NTIC) pour répartir les tâches productives sur lensemble de la planète en fonction des avantages comparatifs de chaque pays.

15 Le développement des Firmes Transnationales (FNT) Nombre de Firmes Transnationales Nombre de filiales internationales

16 C. Les différentes vagues de la mondialisation La mondialisation nest pas un phénomène nouveau. Depuis le milieu du XIXe siècle, il y a eu au moins deux vagues de mondialisation: La première a commencé vers le milieu du XIXe siècle pour se terminer au début de la Première Guerre mondiale. Elle est caractérisée par une division traditionnelle du travail entre les pays européens qui importent les matières premières et exportent les produits transformés et inversement pour les colonies. La seconde a débuté après la Seconde Guerre mondiale et se poursuit aujourdhui. La croissance du commerce mondial est plus rapide que celle du PIB mondial.

17 Croissance du PIB mondial et des exportations de 1720 à 1950 % annuel moyen PIB mondial exportations mondiales

18 Exportations mondiales PIB mondial En indice base 100 en 1950 Le commerce mondial ne prendra son essor réellement quà partir de Ainsi, on observe que celui-ci a été multiplié par plus de ………25…………… en lespace de 50 ans alors que le PIB mondial était multiplié par ………7………….. Ainsi, le commerce international sest accru …………3.6……………… fois plus vite que la production.

19 Croissance, en volume, des exportations mondiale des marchandises et du PIB mondial, (Variation en %)

20 Lévolution du commerce international après 1945 et ses caractéristiques principales On remarque que cette progression est surtout due à laccroissement des produits manufacturés dont le volume a été multiplié par ………………………… tandis que le volume des produits des industries extractives a été multiplié par ……………………………. et celui des produits agricoles par …………………………….. Variation annuelle moyenne en pourcentage Exportations totale

21 Lévolution du commerce international après 1945 et ses caractéristiques principales Dès lors la part que représentent les produits manufacturés dans le commerce mondial croît passant de ………… % en 1950 à …………… aujourdhui. Celle des produits des industries extractives reste ……………………. Tandis que celle des produits primaires décline fortement passant de ………… à ………………… stable 50% 10%

22 Par ailleurs ce commerce international est jusqualors dominé par les pays européens et notamment le Royaume- Uni, la France et lAllemagne ainsi que les Etats-Unis dont le poids va aller croissant. Enfin, les spécialisations entre pays sont fortement marquées entre pays producteurs de produits bruts, de matières premières et agricoles dune part et dautre part les pays producteurs de produits manufacturés. Cest ce que lon appelle la DIVISION INTERNATIONALE DU TRAVAIL (DIT) TRADITIONNELLE. Part des principaux exportateurs dans le total des exportations de produits manufacturés

23 Un commerce dominé par quelques régions et finalement un petit nombre de pays On remarque clairement que le commerce mondial est dominé par 3 zones principales que sont …………………………………………………………………………………….…………. lesquelles représentent à elles seules ……………………………% des échanges de marchandises, et ………………………% des échanges de services et donc ………………..% du commerce mondial. Europe Occidentale, Asie, Amérique du Nord 82, ,2 Document 5 En milliards de $ courants et en % en 2010 Exportations de marchandises Exportations de services commerciaux Exportations totales Monde Amérique du Nord Amérique du Sud et Centrale Europe CEI Afrique Moyen-Orient Asie ,2 3,9 37,9 4,0 3,4 6,0 31, ,3 3,0 47,3 2,1 2,3 2,6 26, ,8 3,7 39,8 3,6 3,2 5,3 30,6

24 Les 15 premiers pays exportateurs de marchandises et de services en milliards de $ courants et en % Etats-Unis 2. Chine 3. Allemagne 4. Japon 5. Pays-Bas 6. France 7. Royaume-Uni 8. Corée du Sud 9. Italie 10. Hong-Kong Belgique, Singapour, Canada, Russie, Espagne Les dix premiers exportateurs mondiaux Les quinze premiers exportateurs mondiaux ,7 9,4 8,1 4,9 3,7 3,6 3,4 2,9 2, ,3 63,3 Plus précisément le commerce international est dominé par un petit nombre de pays. En effet, à eux seuls les 5 premiers exportateurs mondiaux (……………………………………………………… ………………………………………………………………………..…………..…….. ) représentent ………………….% du commerce international, les 10 premiers exportateurs mondiaux représentent ……………….% des échanges et les 15 premiers …………………….%. Etats-Unis, Chine, Allemagne, Japon et Pays-Bas 35,8 51,3 63,3

25 Qui exporte ?

26 II Les théories du libre échange et du protectionnisme

27 A. Les approches traditionnelles du commerce international : le commerce international comme moteur et facteur de la croissance 1. Le mercantilisme Le mercantilisme est une doctrine économique élaborée entre le XVI ème et le XVII ème siècle. Il considère que l'enrichissement d'une économie nationale repose sur l'échange mais dans le seul sens des exportations. Dans le système mercantile, le commerce extérieur est considéré comme le moyen permettant d'obtenir de l'or et d'accumuler des richesses au sein de la nation grâce à un excédent commercial. On vérifie alors la maxime : "nul ne gagne qu'un autre ne perde" d'A. de Montchrétien. Les auteurs mercantilistes nient les vertus d'une division du travail à l'échelle internationale et légitiment les politiques autarciques de protection (les seules importations légitimes sont celles de métaux précieux).

28 Cette conception de la "richesse" sera sévèrement critiquée par A. Smith dans son ouvrage du même nom, celui-ci défendant l'idée selon laquelle la dite richesse provient non pas d'une accumulation de métaux précieux mais de la production de biens manufacturés, production qui est d'autant plus importante que l'échange international et la division du travail existe. De même, la conception selon laquelle par le biais du commerce international "nul ne gagne qu'un autre ne perde" sera fortement critiquée par les auteurs classiques (A. Smith et D. Ricardo) et néo-classiques (Hecksher-Ohlin-Samuelson) qui vont sattacher à montrer (sous certaines hypothèses) que :

29 2. La théorie des avantages absolus dAdam Smith (1776) Les analyses développées par ADAM SMITH forment le point de départ de la théorie classique des échanges internationaux. "si un pays étranger peut nous approvisionner en une marchandise à meilleur marché que nous ne pouvons le faire nous mêmes, mieux vaut le lui acheter avec une partie du produit de notre activité, employée dans des productions pour lesquelles nous avons quelques avantages". A.SMITH considère que l'élimination des obstacles aux échanges répand "l'opulence générale" (richesse des nations) parce qu'elle ouvre la voie à une division du travail rationnelle fondée sur des coûts de production différents selon les pays (en terme moderne on dira sur des productivités du travail différentes selon les pays). Ainsi, chaque pays devra se spécialiser dans la production et l'exportation des biens qu'il réalise à un coût moins élevé que l'étranger ou ce qui revient au même pour lesquels il dispose d'une productivité du travail plus élevée que les autres. Les gains issus de cet échange seront ainsi partagés entre les deux pays : la division internationale du travail permet ainsi aux deux pays concurrents d'accroître leurs richesses, d'élargir le marché, d'accentuer leur division du travail et de baisser les prix.

30 Portugal Grande Bretagne Coût dun tonneau de vin en heures de travail 80 h120 h Coût dune mesure de tissu en heures de travail 100 h90 h Coût total en autarcie180 h210 h Coût total après spécialisation160 h180 h Gain horaire procuré par la spécialisation 20 h30 h

31 La spécialisation et léchange international ont donc trois avantages : Dune part, la productivité globale des économies augmente puisque la division internationale du travail (DIT) permet déconomiser du temps de travail. Dautre part, la production va augmenter car les pays vont pouvoir consacrer les heures épargnées à une production supplémentaire du bien pour lequel ils sont plus compétitifs. > Enfin, ils vont acheter à moindre coût les produits qu'ils ne savent pas fabriquer avec efficacité, ce qui augmente le pouvoir d'achat de leur population.

32 La DIT est donc à l'origine du commerce international et ce dernier favorise la croissance et le développement. Cette démonstration n'est vraie que si le commerce international n'est pas entravé par des droits de douane qui annuleraient l'avantage absolu, c'est à dire que si le commerce international admet le libre-échange. Pourtant, Adam Smith admet que des mesures protectionnistes puissent être adoptées dans trois cas : Lorsque lindépendance nationale est menacée Lorsque les autres pays sont protectionnistes Lorsque lemploi est gravement menacé.

33 Néanmoins, cette approche du commerce international en termes "absolus" pose bien entendu problème pour les pays qui ne posséderaient aucun avantage de ce type : seraient-ils pour autant exclus des bienfaits supposés de la DIT, aucun autre pays n'ayant intérêt à commercer avec eux ? En sens inverse, un pays qui se révélerait meilleur que les autres pour toutes les productions aurait-il intérêt à produire lui-même tout ce dont-il a besoin ? La réponse que D. RICARDO ( ) apporte à ces questions est connue sous le nom de "théorie des avantages comparatifs".

34 3. La théorie des avantages relatifs de David RICARDO (1816) David Ricardo ( ) reprend le modèle d'Adam Smith mais cette fois-ci un des deux pays est le plus efficace pour les deux produits. On peut alors supposer que ce pays n'a pas intérêt à se spécialiser et à échanger. Pourtant, Ricardo va démontrer que les pays ont intérêt à se spécialiser dans le produit pour lequel il dispose d'un avantage comparatif ou relatif, c'est à dire là où ils ont la plus grande supériorité ou la moins grande infériorité. Avantage comparatif = Productivité du pays A/Productivité du pays B

35 Portugal Grande Bretagne Coût dun tonneau de vin en heures de travail 40 h200 h Coût dune mesure de tissu en heures de travail 80 h100 h Avantage comparatif dans le vin du Portugal 200/40 = 5 Avantage comparatif dans le tissu du Portugal 100/80 = 1,25 Coût total en autarcie120 h300 h Coût total après spécialisation80 h200 h Gain horaire procuré par la spécialisation 40 h100 h Quantité produite après la spécialisation3 tonneaux de vin 3 mesures de drap

36 . La spécialisation a donc augmenté la production mondiale de 2 tonneaux de vin et de 2 unités de tissus supplémentaires. Chaque pays va pouvoir échanger ses excédents et gagner à l'échange à la condition que les prix relatifs du marché mondial ou termes de l'échange soient compris dans la fourchette des prix relatifs de l'échange interne : Prix relatif = prix dun bien B / prix dun bien A Dans notre exemple, la fourchette des prix relatifs internes se situe entre 2 (le tissu coût 2 fois plus cher que le vin au Portugal) et 0,5 (il faut deux fois moins dheures pour fabriquer du tissu que du vin en Grande-Bretagne). Ainsi, si le prix mondial s'établit à 1 (une tonneau de vin séchange contre une unité de tissu), le Portugal gagne 1 mesure de tissu soit 100% de tissu en plus en vendant son vin et la GB gagne 1 tonneau de vin soit 100% de vin en plus en vendant une unité de tissu. Mais, si le prix mondial se fixe à 3 tonneaux de vin pour 1 mesure de tissu, le Portugal perd 0,33 mesure de tissu en plus (une perte de 33%) alors que la GB gagne 5 tonneaux (un gain de 400% !).

37 Portu gal Grande Bretagn e Coût dun tonneau de vin en heures de travail 40 h200 h Coût dune mesure de tissu en heures de travail 80 h100 h Avantage comparatif dans le vin du Portugal 200/40 = 5 Avantage comparatif dans le tissu du Portugal 100/80 = 1,25 Coût total en autarcie120 h300 h Coût total après spécialisation 80 h200 h Gain horaire procuré par la spécialisation 40 h100 h Quantité produite après la spécialisation 3 tonneau x de vin 3 mesures de drap ici, la fourchette des prix relatifs internes se situe entre 2 (le tissu coût 2 fois plus cher que le vin au Portugal) et 0,5 (il faut deux fois moins dheures pour fabriquer du tissu que du vin en Grande-Bretagne). Ainsi, si le prix mondial s'établit à 1 (une tonneau de vin séchange contre une unité de tissu), le Portugal gagne 1 mesure de tissu soit 100% de tissu en plus en vendant son vin et la GB gagne 1 tonneau de vin soit 100% de vin en plus en vendant une unité de tissu. Mais, si le prix mondial se fixe à 3 tonneaux de vin pour 1 mesure de tissu, le Portugal perd 0,33 mesure de tissu en plus (une perte de 33%) alors que la GB gagne 5 tonneaux (un gain de 400% !).

38 Cette démonstration suppose un certain nombre dhypothèses : Limmobilité internationale des facteurs les rendements sont constants ce qui signifie quun pays avantagé le restera et quil ny a pas déconomies déchelle. Le commerce mondial est un commerce interbranche

39 4. Le théorème HOS (1933) HECKSCHER et OHLIN ont montré que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production de la marchandise pour laquelle il a un avantage comparatif en terme de dotations factorielles. Cest-à-dire que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la marchandise qui utilise de manière intensive le facteur de production (travail ou capital technique) dont il est par rapport aux autres le mieux doté et il doit par la suite tendre à exporter cette marchandise. P. A. SAMUELSON (1941, 1948 et 1949) montrera par la suite quil résulte de la spécialisation une tendance à légalisation du prix des facteurs de production dans les différents pays, puisque le facteur qui est abondant dans un pays est davantage demandé (son prix augmente) alors que le facteur rare, moins demandé, voit son prix baisser.

40 Hypothèse n°1 - Deux facteurs : le travail nest pas le seul facteur de production. Il faut lui adjoindre le facteur capital (dont la terre). Mais ces deux facteurs sont immobiles au niveau international comme dans la théorie de Ricardo. Hypothèse n°2 - Un coefficient de capital identique : les technologies de production sont identiques dun pays à lautre, mais diffèrent selon les branches dactivité, cest-à-dire que, quel que soit le pays, pour produire du blé il faut utiliser une proportion identique de travail, de capital et de ressources naturelles, mais que la production dautomobiles nécessite, elle, une utilisation de facteurs différente.

41 La loi de la dotation de facteurs (encore appelée " loi d'Heckscher-Ohlin ") peut être énoncée comme suit : chaque pays dispose d'un avantage comparatif et a intérêt à se spécialiser dans les produits qui utilisent le facteur de production dont il dispose en abondance. Elle consiste à observer que les pays richement dotés en travail (pays à bas salaires) disposent d'une supériorité dans les productions intensives en main- d'oeuvre, telles que le textile par exemple. De même, les pays richement dotés en capital disposeront d'un avantage de coûts comparés dans les productions capitalistiques, telle que la production davions par exemple, les pays disposant d'abondants gisements pétrolifères pourront se spécialiser dans l'extraction (et, le cas échéant, le raffinage) du pétrole, etc. Léchange international de marchandises se révèle donc être un échange de facteur abondant contre des facteurs rares.

42 Le théorème HOS montre que le commerce international enrichit mutuellement les pays qui commercent et tend à égaliser dans tous les pays la rémunération réelle (en pouvoir d'achat) de chacun des facteurs de production. En effet, le pays qui se sera spécialisé dans une industrie à forte intensité de main- doeuvre va augmenter la demande de travail. Le facteur travail va devenir plus rare et donc plus cher (les salaires sont ainsi appelés à augmenter en Chine). A linverse, le facteur capital, moins utilisé, va devenir plus abondant et donc moins cher. Le libre-échange produirait donc des effets particulièrement bénéfiques. Grâce à lui, les différences des niveaux des salaires, ainsi que les disparités des taux de profits de pays à pays tendraient à disparaître. Les économies nationales deviendraient de plus en plus similaires. On retrouve la théorie de la convergence des économies.

43 Pays A richement doté en facteur travail Pays B richement doté en facteur K Coût de la main doeuvre moins élevé Coût du capital moins élevé Spécialisation et DIT Échange international Économies de travail et de K Hausse de la productionHausse de la demande de travail Hausse du coût du travail Hausse de la demande de K Hausse du coût du K Convergence des niveaux de développement

44 La qualité des facteurs de production doit être aussi prise en compte. Cette analyse a été esquissée par W. LEONTIEFF en 1953 et 1956 dans un célèbre paradoxe. Pensant vérifier la théorie HOS et montrer que les Etats-Unis exportent des biens « capital intensif » et importent en échanges des biens « labor intensif » puisquà cette époque comparativement aux autres nations les Etats-Unis ont une dotation factorielle où le capital est plus abondant que le travail, il observe, paradoxalement, le contraire à savoir que les Etats-Unis exportent surtout des produits à forte intensité en travail et non en capital. Ce constat semble donc contredire le théorème dHOS ; mais en réalité selon W. Léontieff il ne fait que le prolonger. En effet, il faut tenir compte de la qualité des facteurs de production. Ainsi, W. LEONTIEFF explique son paradoxe en affirmant que le travailleur américain, plus qualifié et plus productif, vaut trois travailleurs étrangers et au final les Etats-Unis sont comparativement aux autres nations relativement mieux dotés en facteur travail.

45 – Les avantages cumulatifs du commerce mondial en libre- échange : La spécialisation permet une économie de travail et une hausse de la productivité globale Les coûts unitaires vont diminuer ainsi que les prix. La compétitivité du pays va augmenter ce qui va permettre aux firmes de vendre plus sur les marchés intérieurs et extérieurs. > Léchange international provoque une pression à la baisse sur les prix. Limportation de produits moins chers et le renforcement de la concurrence poussent les prix à la baisse ce qui augmente le pouvoir dachat des consommateurs qui vont augmenter leur demande de services internes.

46 Les limites de lanalyse traditionnelle Il n'existe pas une mais deux divisions internationales du travail 1. Les théories classique et néo-classique du commerce international n'expliquent qu'en partie les caractéristiques des échanges internationaux concrètement observables. Elles ne permettent pas de rendre compte par exemple de la forte densité des échanges au sein du monde industriel (entre pays similaires) et de la faiblesse des échanges Nord-Sud (entre pays différents par les dotations et la technologie). La « logique des différences » (de coûts, de dotations, de technologie) inhérente aux analyses classiques et néo-classiques voudrait que le commerce se développe principalement entre pays dissemblables. Tel n'est pas le cas, bien au contraire. Comment se fait-il que les pays du Nord échangent-ils essentiellement entre eux ?

47 Amérique du Nord (16.9) Asie (28.4) Europe occidentale (37.9) Flux des exportations mondiales en 2010 (en % du commerce mondial de marchandises)

48 2. Contrairement à la théorie traditionnelle de Ricardo et dHOS, le commerce mondial ne repose pas seulement sur des différences de productivité et de coûts. Il repose aussi sur des différences de produits. Pour comprendre ces échanges de produits similaires entre pays développés, les économistes keynésiens se tournent vers la demande.

49 Dans la recherche des déterminants des échanges internationaux laccent va être mis, dans les années 60, sur la Recherche- Développement et ses conséquences, le progrès technique et les innovations. R. VERNON exposera dans ce sens sa théorie sur le cycle de vie du produit. 1. Innovation et cycle de vie du produit B. les explications contemporaines du commerce international

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51 Lors de la création dun nouveau produit, les entreprises nationales innovantes vendent exclusivement le produit sur le territoire national, puis à la fin de la phase de nouveauté commencent à apparaître des exportations, peu importantes quantitativement et destinées aux fractions les plus aisées des étrangers. Lors de la phase de maturité, des concurrents commencent à se manifester en mettant en vente sur le marché national ainsi que sur les marchés étrangers des produits très proches. Aussi pour lutter contre la concurrence qui menace leurs exportations, les firmes innovantes vont installer des filiales à létranger ce qui va tendre à diminuer les flux commerciaux. Avec la phase de sénescence, la production dans le pays diminue et les importations en provenance des filiales étrangères des firmes nationales ne cessent de croître.

52 Le cycle de vie du produit de Vernon : un produit est lancé dans le pays qui l'a créé, puis exporté, lorsque la demande s'accroît, vers des pays à niveau égal de développement. Ensuite, une fois le produit normalisé, sa production peut être délocalisée ce qui suscite des échanges intra-firmes au sein des firmes multinationales qui sont, en partie, des échanges intra-branches. Ainsi, contrairement à la théorie traditionnelle, ce nest pas lavantage comparatif qui crée la spécialisation et léchange mais linverse. En effet, lorsque deux pays ont des dotations de facteurs identiques, ils ne devraient avoir aucun intérêt à échanger. Pourtant, en se spécialisant et en échangeant, ils agrandissent la taille de leur marché et dégagent des économies déchelle qui leur donnent un avantage comparatif. On a donc la séquence : Echange international => Economie déchelle => spécialisation => avantage comparatif

53 2. Des avantages comparatifs spontanés aux avantages comparatifs construits les nouvelles théories du commerce international développées par E. HELPMAN et P. KRUGMAN considèrent que les Avantages comparatifs sont plus construits que spontanés. Cest-à-dire que les avantages comparatifs sont plus la conséquence des échanges internationaux que leur origine. En se spécialisant et en prenant part au commerce mondial, chaque pays multiplie ses avantages ; ce nest pas parce quun pays est plus compétitif dans un produit quil lexporte, mais cest surtout en exportant quil devient plus compétitif. Plus précisément, louverture internationale crée lavantage comparatif car elle permet la spécialisation et engendre un effet de dimension

54 3. La demande de diversité des consommateurs Dans ce cadre selon B. Lassudrie-Duchène (1971) il faut relâcher lhypothèse classique et néo-classique dhomogénéité des produits. Lidée ici développée est que les produits dune même branche ne sont pas identiques. Ils sont hétérogènes dans leurs caractéristiques, même si leur utilité est la même. Ils vont différer par leur couleur, leur packaging, leur publicité, leur marketing, leur image, le service après-vente proposé, leur qualité… De plus, selon Lassudrie-Duchêne, la demande des consommateurs est une demande de différence dans la similarité. Lexistence dun commerce international ne sexplique alors pas tant par des différences de prix, et donc de coûts de production, mais par la différenciation des produits, et donc par des politiques stratégiques de recherche, de qualité, de marketing et de publicité. La compétitivité structurelle supplante alors la compétitivité-prix.

55 si les échanges intra-branches se développent entre pays présentant des dotations factorielles proches, il nen reste pas moins que les produits ne sont pas rigoureusement identiques (une Renault nest pas une Opel). Ils présentent un potentiel de différentiation résultant de leur image de marque, de leurs qualités spécifiques. En effet, le goût du consommateur pour la variété offre une part de marché à tout exportateur qui propose une spécification différenciée dun même produit générique. Ceci résulte de la volonté du consommateur de se différencier en acquérant des produits ayant une image de marque valorisante.

56 Le commerce intra-branche : les échanges intra-branches sont des échanges de similarité qui résultent de la proximité des économies. Un commerce intra-branche est un commerce qui se fait à l'intérieur de la branche pour des produits qui se distinguent, soit au niveau de leur utilisation (papier couché/papier journal), soit au niveau de leur technologie (photo papier/photo numérique), soit au niveau de leur marque (Renault/Fiat), soit au niveau de leur qualité. Ce commerce met en concurrence des pays au niveau de développement comparable (échange de biens manufacturés contre d'autres biens manufacturés).

57 La compétitivité hors-prix ou structurelle : Un pays détient une compétitivité structurelle ou hors-prix lorsque, à prix équivalent, ses produits sont mieux adaptés à la demande mondiale. Afin de sadapter en permanence à lévolution de la demande, à lémergence de nouvelles concurrences et de nouvelles exigences du consommateur, chaque entreprise doit faire preuve de toujours plus de réactivité pour préserver ses positions sur ses marchés, les développer et en conquérir de nouveaux.

58 R et D Politique commerciale toyotismeflexibilitéIDE innovations Qualité et différenciation du produit Adaptation aux variations de la demande Compétitivité structurelle ou hors-prix

59 La politique de recherche et dinnovation va permettre une double différenciation des produits : Une différenciation verticale des produits qui consiste à décliner une gamme de produits à partir d'un produit central pour satisfaire les besoins de différenciation des clients qui nont pas les mêmes revenus (de la Twingo à lEspace pour Renault). Les Allemands ont tendance à se positionner sur le moyen et le haut de gamme. Une différenciation horizontale des produits qui consiste à augmenter la variété des produits pour satisfaire la diversité des goûts des consommateurs (ordinateur de bureau, ordinateur portable, ultraportables,…). Le design entre dans cette logique de différenciation. Lentreprise qui saura innover dispose dun monopole temporaire pour conquérir les marchés extérieurs indépendamment du prix (Apple avec lIphone ou l'Ipad par exemple). Dans un contexte de mutations technologiques accélérées, la recherche-développement et linnovation sont devenues un atout primordial de compétitivité.

60 Enfin, les échanges de biens et de services permettent des transferts de technologie qui bénéficient aux pays moins avancés et leur permettent un rattrapage. Le libre échange renforce la concurrence ce qui pèse sur les prix et oblige les entreprises à innover soit en terme de procédé pour réduire leurs coûts de production, soit en terme de produits pour se différencier de ses concurrents La hausse de la taille des marchés va dégager des économies déchelle. (ceci nest pas vrai dans la théorie deRicardo)

61 On voit donc surgir une nouvelle division internationale du travail dans laquelle : Les pays du Nord échangent entre eux des produits similaires (des produits chimiques, des médicaments, des biens déquipement, des automobiles, des produits de télécommunications, des produits électroniques...mais aussi des produits agricoles et alimentaires). Ce commerce intra-branche représente plus de la moitié des échanges. Les pays du Nord échangent avec les pays émergents des biens manufacturés différents. Les pays du Sud exportent des produits intermédiaires (acier), des biens de consommation (textile, cuir, habillement, jouet) mais aussi des produits des NTIC (électronique grand public, télécommunications). Ce commerce interbranche se développe avec le transfert dune partie de lindustrie mondiale dans les nouveaux pays industrialisés (NPI) et lensemble constitué du Brésil, de la Russie, de lInde et de la Chine. Les pays du Nord échangent avec le reste des pays du Sud des produits manufacturés contre des produits primaires car lancienne DIT na pas disparu.

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67 C. Les vertus du protectionnisme : les analyses critiques à légard du libre échange 1. Quest-ce que le protectionnisme Le protectionnisme est une politique économique interventionniste menée par un État dans le but de protéger son économie contre la concurrence des autres États. Les mesures protectionnistes consistent essentiellement à freiner les importations (barrières douanières, normes contraignantes, freins administratifs...), encourager les exportations (subventions diverses, incitations fiscales), privilégier les entreprises nationales dans les appels d'offres de marchés publics, empêcher les investisseurs étrangers de prendre le contrôle d'entreprises nationales Les instruments du protectionnisme

68 Protection tarifaire Non-tarifaire au sens strict Protectionnisme déguisé 1 – Droits de douane 1 – Quota (limitation quantitative) 1 - Dumping 2 – Accords dautolimitation 2 – Manipulation des changes 3 – Normes techniques 3 - Subventions 4 – Normes sanitaires4 – Avantages fiscaux 5 – Règles administratives 5 – Accés privilégié aux marchés publics

69 La protection des industries naissantes (F. List, ), une entreprise qui lance une nouvelle production supporte dans cette phase de lancement des coûts très élevés (coûts dapprentissages…), cette entreprise ne pourra pas lutter contre les entreprises qui produisent le même type de bien et depuis plus longtemps quelle. 3. Les théories partisanes du protectionnisme a) Le protectionnisme pour favoriser le libre échange, ou la théorie du protectionnisme éducateur List considère que les concurrents sont tous des étrangers, il est donc favorable à la prise de mesures protectionnistes, provisoires, qui a pour but de permettre à cette entreprise de se développer à labri de la concurrence étrangère. Lorsque lentreprise parvient à maîtriser ses coûts et quelle est devenue compétitive, List est favorable au libre échange.

70 Le protectionnisme défensif de Nicholas Kaldor ( ), il consiste à protéger les entreprises de la concurrence étrangère notamment lorsque les entreprises sont en difficulté à cause de celle-ci, à court terme cela peut protéger les entreprises menacées de disparaître, il permet donc de sauvegarder des activités qui sont peu compétitives et au final à court terme de sauvegarder des emplois. De plus le protectionnisme va permettre de laisser du temps au pays pour prendre des mesures de reconversion et de reclassement. b) Le protectionnisme défensif, lapproche de Nicholas KALDOR

71 III La globalisation financière ou le développement des FTN

72 1) La naissance du GATT En 1947, les accords du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade, Accords Généraux sur les Tarifs douaniers et le commerce) sont signés. Le GATT a pour objectif de coordonner internationalement la libéralisation du commerce extérieur. Au centre du GATT il y a le MULTILATÉRALISME Lobjectif principal de laccord était labaissement des droits de douane et la réduction des restrictions quantitatives ou qualitatives aux échanges.

73 2) Les principes du GATT a/ Absence de discrimination entre les pays membres, principe de réciprocité : b/ Absence de discrimination concernant les produits : clause de la nation la plus favorisée ou multilatéralisme : Chaque pays s'engage à appliquer les mêmes règles (fiscalité, normes) sur son territoire au niveau des produits et entreprises étrangers qu'au niveau des produits et entreprises nationaux. les règles sappliquent à tous les signataires et ne peuvent pas être négociée de pays à pays (refus du bilatéralisme). Tout ce qui est accordé à un pays doit lêtre aux autres. la réciprocité (ou principe du donnant-donnant) : un pays qui reçoit des avantages commerciaux est tenu d'accorder en retour des concessions équivalentes.

74 c/ Interdictions des restrictions quantitatives et abaissement des barrières douanières d/ Interdiction du Dumping et des subventions à lexportation

75 3. Les principaux résultats du GATT Taux douverture de 1950 à 1995 pour léconomie mondiale

76 Réduction des droits de douane :

77 4. Mais aussi ses limites Le commerce des textiles et des vêtements ainsi que lagriculture et les services nétaient pas couverts par le GATT (sauf Uruguay Round) Aussi, les tarifs douaniers sont restés très élevés pour lagriculture et les services. Tarifs douaniers par pays et par secteur dactivité en 1994

78 lOMC 153 états membres ce qui représente 97% du commerce mondial champ d'action beaucoup plus vaste (marchandises mais aussi services, propriété intellectuelle), par ailleurs il constitue une enceinte de négociation permanente qui évite la technique assez lourde des cycles de négociations.

79 2. Ses buts sont de favoriser par la libéralisation des échanges une croissance non inflationniste et créatrice d'emplois. Prendre en compte l'objectif de développement durable : le développement est durable lorsqu'il répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Promouvoir la participation des PED aux échanges mondiaux.

80 La globalisation financière est un prolongement du libre échange : les capitaux peuvent circuler librement dun pays à lautre. Au lieu de produire localement puis dexporter, les firmes peuvent vouloir produire directement à létranger. On parle alors dIDE ou de délocalisation : 1)Au sens strict, la délocalisation consiste à changer de lieu une unité de production ; il sagit alors de louverture dune unité de production à létranger, concomitante à la fermeture dune unité locale, sans que soit affectée la destination des produits. 2)Dans un deuxième sens, la délocalisation désigne le recours à la sous-traitance proposée par une société étrangère afin de fournir des biens ou des services auparavant produits localement. 3)Dans un troisième sens, on parle de délocalisation pour toute création dunité de production à létranger plutôt que sur le territoire national, sans fermeture dusine dans le pays dorigine.

81 B L E DEVELOPPEMENT DES FIRMES MULTINATIONALES : L EMERGENCE D UN NOUVEL ACTEUR DANS LA DIT 1. Les IDE dhier à aujourdhui Il serait faux de croire que les flux des IDE sont un phénomène récent. En effet, les flux dIDE existent dès le 19 ème siècle. A cette époque ils sont orientés aux 2/3 des pays occidentaux vers les pays en développement. Ainsi, en 1914 sur 100 euros dIDE 62,8 sont situés dans les pays en développement.

82 Les stocks DIDE à travers le monde En milliards de $ et en % du PIB mondial 24,3% 6,5% 8,8% 18,0% Qui gagne en intensité Stocks x 220 Stocks x 4 relativement au PIB mondial

83 Répartition des stocks dIDE entrants 62,8 37,2 32,7 67, , ,9 37, ,4 PEDPDEM Part divisée par 2 Part multipliée par 1, Pays émergents

84 PDEM en % Zone euro France Etats-Unis dAmérique 37,267,3 57,5 22,1 4,5 11,9 75,1 25,6 4,7 26,0 75,9 21,8 5,2 37,3 64,8 25,5 5,3 17,1 63,9 24,6 4,7 17,2 PED en % Afrique Amérique du Sud sans le Brésil Asie du Sud-Est 62,832,7 42,5 5,9 2,6 24,9 2,9 1,8 3,1 23,3 2,1 2,5 3,6 31,4 2,8 2,2 4,9 32,4 2,8 2,4 5,3 Economies émergentes 0,0 0,83,83,7 Brésil Chine Inde 2,5 0,1 0,0 1,8 1,0 0,0 1,6 2,6 0,2 3,4 3,0 1,0 3,3 3,5 1,0 STOCK en milliards de $nd Stocks et répartition des stocks des IDE entrants en % Daprès Manuel de Statistiques du CNUCED Ed. 2011, Février 2012

85 Principaux pays d'accueil des IDE à fin 2010 (données en milliards de dollars)

86 Principaux pays investisseurs à fin 2010 (données en milliards de dollars)

87 Flux dIDE entrants (en % du total) Pays développés Pays en développement Pays émergents

88 Flux dIDE sortants (en % du total) Pays développés Pays en développement Pays émergents

89 2. Les motivations des FMN La prise de contrôle de matières premières, une raison historique Le premier objectif est dacheter ou encore celui du contrôle et de lexploitation des matières premières. Cette stratégie dimplantation à létranger, qui se décide en fonction de la localisation des matières premières, est dominante à la fin du XIX et au début du XX mais reste une réalité aujourdhui. Les sept sœurs du pétrole la United Fruit Company, les cinq géants du grain, les diamants, … Ce sont les FMN dites primaires.

90 Les limites à la croissance interne des entreprises les incitent à rechercher des débouchés externes par les exportations et le développement des filiales à létranger. Les pays développés sont le lieu privilégié dimplantation de ce type dinvestissement. Au delà de laccroissement du nombre de consommateurs les avantages sont multiples : - Réduction des coûts liés aux transports - Mieux connaître le marché - Effet de marque auprès des consommateurs (proximité locale, création demplois) - contourner les mesures protectionnistes Ce sont les FMN dites à stratégies commerciales (IBM, Ford et Carrefour en Asie, Mac Donalds) La recherche de débouchés extérieurs, une seconde raison à partir des années 1950

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92 1302 Hypermarchés 2919 Supermarchés 6252 Maxidiscompte4813 Proximité

93 Depuis une trentaine dannée une nouvelle raison de produire à létranger a pris une importance croissante : la pression des coûts de production et plus largement la recherche davantages comparatifs. Dans ce cadre, ces IDE qualifiés de verticaux accentuent la DIT de complémentarité. Ce sont les FMN dites à stratégies productives. A la recherche des avantages comparatifs, une troisième raison (à partir des années 70-80)

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95 Depuis une vingtaine dannée une dernière raison est apparue celle de la recherche de véritable conglomérat. En effet, avec la globalisation les FMN cherchent à constituer de grands groupes réunissant des sociétés industrielles, commerciales mais également financières. Elles utilisent les stratégies précédentes selon les coûts, les marchés, les nouveautés technologiques, et les gains financiers. Pour cela elles multiplient les accords de fusions et dacquisitions. Ce sont les FMN dites à stratégies globales A la recherche de constitution de conglomérats (à partir des années 90)

96 La mise en place de la Décomposition Internationale des processus productifs et le développement des échanges intra-firmes La production des entreprises multinationales se fait de plus en plus sur le mode de la fragmentation ou de lintégration verticale : les activités productives sont réparties sur un réseau international de sites, chaque site étant spécialisé dans la production dun ou plusieurs biens intermédiaires, lesquels constituent des inputs pour dautres sites ce qui génère des échanges intra-firmes.

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98 A Les stratégies de localisation

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100 20 Minutes, 12 octobre 2005.

101 Fabrication dun iPod produit en octobre 2005 et vendu 299 dollars. ComposantFournisseur Lieu de fabrication Prix dusine Marge brute du fournisseur Disque durToshiba (Japon)Chine73,3919,45 Module daffichageToshiba-MatsushitaJapon23,276,68 Contrôleur vidéoBroadcom (US)Taiwan Singapour8,364,39 Contrôleur généralPortalPlayer (US)US ou Taiwan4,942,21 AssemblageInventec (Taiwan)Chine3,86 BatterieND (Japon)ND2,890,87 Mémoire SDRAMSamsung (Corée)Corée2,370,67 Back enclosureND (Taiwan)ND2,300,69 MainboardPCB (Taiwan)ND1,900,57 Mémoire mobileElpida (Japon)Japon1,850,46 Ensemble des 10 principaux composants125,1339,85 Autres composants19,28 Ensemble consommations intermédiaires144,40 Conception, marketing Apple (US)US224,4080 Distribution (gros et détail) Prix final299,4075

102 Vendu 299 dollars, liPod génère un peu plus de 195 dollars de profits dont 80 dollars pour Apple.

103 3) Le développement des échanges intra-firmes Logiquement lon constate que ce sont dans les secteurs les plus concentrés et les plus intenses en capital (automobile, pharmacie, Equipement électrique) que les échanges intra-firmes sont les plus élevés alors que dans les secteurs peu concentrés (les petites structures demeurent la règle) et à forte intensité en main dœuvre que les échanges intra-firmes sont les moins importants. Le commerce intra-firme désigne les échanges internationaux de biens ou de services entre différentes entreprises appartenant au même groupe.

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105 De récentes études considèrent quaujourdhui un tiers des échanges internationaux au sein des PDEM sont des échanges intra-firmes. ExportationsImportations Etats-Unis dont firmes américaines dont firmes non américaines Japon dont firmes japonaises dont firmes non japonaises France dont firmes européennes

106 IV Faut-il craindre la mondialisation en particulier pour l emploi?

107 1) Les conséquences positives pour les pays du Sud - Accroissement du PIB (Investissement facteur de croissance) ; - Embauche (hausse du PA, de la conso, baisse du chômage) - Transferts de technologie - Hausse des revenus des ménages et à terme accroissement des recettes de lEtat - Appréciation de la monnaie nationale du fait des IDE et dun accroissement des exportations (baisse du prix des importations). Lappréciation de la monnaie attire dautres IDE

108 2) Les conséquences négatives pour les pays du Sud -Instabilité, lIDE peut se retirer et conduire à la destruction demplois - Dépendance voire soumission vis-à-vis de létranger / le pays risque de se laisser enfermer dans des spécialisations nécessitant une main dœuvre peu qualifiée - Industrialisation forcée et risque de pénurie agricole (si industrialisation avant la révolution verte) - Creusement des inégalités entre les secteurs ou certaines zones géographiques - Les profits peuvent être rapatriés et non réinvestis - Appauvrissement du pays en ressources

109 3) Les délocalisations sont favorables aux pays riches -le secteur industriel a perdu quelques 1.5 millions demplois en 20 ans mais durant les années 80 et 90 les exportations de produits industriels progressent au même rythme que celui des importations. Cependant les différences sont grandes selon les secteurs. La France reste attractive pour les IDE étrangers en raison dune main dœuvre qualifiée et productive et des infrastructures de qualité. - La chute spectaculaire des emplois industriels résulte des transformations du système de production et des modes dorganisation : la productivité du travail augmente de 4% par an alors que le PIB naugmentait que de 1.5 à 2% par an. - Le recours croissant à lexternalisation

110 Mais faute de compétitivité suffisante louverture internationale peut remettre en cause des productions nationales et ainsi détruire des emplois La France connaît des points faibles par rapport à ses concurrents dans certains secteurs tels que : Dès lors de nombreux emplois ont été perdus dans ces secteurs, et les plans de reclassement des salariés se sont multipliés.

111 Le 3 Mai 2011, le Tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de la société Textiles de France (avec fermeture totale dici une semaine). Textiles de France est le nom actuel dune entreprise très ancienne ( 1854) et connue sous le nom de Gratry Lorthiois. Etablie à Louviers dans l'Eure (43 salariés), l'entreprise textile Audresset, la dernière a exercé ce type d'activité dans une ville longtemps capitale régionale de l'industrie textile, a fermé ses portes le mercredi 18 décembre Production nationale en % des ventes97,282,350,141,7 Importations en % des ventes2,817,749,958,3 Emplois en milliers665,6430,8141,985,4 Lindustrie du textile en France

112 La production des constructeurs automobiles français réalisée en France

113 Lemploi en France de 1952 à 2006

114 - Les délocalisations se font principalement du Nord vers le Nord : La majorité des IDE durant les années 90 et début 2000 était constituée déchanges croisée entre lEurope et les USA. On assiste toujours à un phénomène de polarisation là où se concentre la matière grise mondiale, même si la main dœuvre y est chère. - En délocalisant, les entreprises gagnent en compétitivité. Ceci permet une baisse des prix qui permet à son tour daugmenter le pouvoir dachat donc la consommation et le développement de nouveaux secteurs dactivité (thèse du déversement). Ainsi, la délocalisation de la fabrication du matériel informatique par les USA a permis une baisse des prix de 10 à 30% supérieure à ce quelle aurait été sans ce processus.. Cette baisse des prix a permis la création dun surplus de richesse de 230 milliards de $ entre 1995 et 2002, soit un supplément de 0.3% de PIB par an.

115 4) Les délocalisations sont dangereuses pour les pays riches La montée en gamme des pays en développement et le dévpt des NTIC rendent délocalisables y compris les services Du coup tous les emplois sont menacés : lInde, paradis de la délocalisation high tech : - de 6000 par an pour un ingénieur parlant anglais, plus de diplômés par an sortant décoles dingénieurs réputées, un réservoir de ingénieurs anglophones… Les salariés du Nord mis en concurrence avec ceux du Sud ce qui joue à la baisse sur les conditions de travail au Nord Elles sont durement ressenties localement : la délocalisation est souvent dabord un enjeu territorial Enfin, le mouvement des délocalisations est une tendance lourde dont certains estiment quil va connaître une forte accélération dans les prochaines années. Ainsi la masse salariale américaine délocalisée était estimée à 4 milliards de $ en 2000, 24 en 2005 et sans doute 65 en Et lEurope devrait suivre le mouvement, avec u décalage de quelques années.

116 B Que faire face aux délocalisations ? Abaisser le coût du travail ? Doper linnovation et la recherche Durcir les règles du jeu pour les entreprises qui délocalisent Renforcer les normes sociales mondiales Augmenter les coûts du transport Agir sur la fiscalité : la question de la TVA sociale

117

118 COÛT DU TRAVAIL La proposition phare est la baisse de 30 milliards d'euros, soit 1,5 % du PIB, des cotisations sociales, de préférence en un an, au plus en deux ans. Les cotisations famille et maladie versées par l'employeur seraient réduites de 20 milliards, celles des salariés de 10 milliards. Ces baisses ne cibleraient pas que les bas salaires mais s'appliqueraient également à ceux représentant jusqu'à 3,5 fois le SMIC (près de euros). Pour assurer le financement de la protection sociale, 20 à 22 milliards d'euros seraient récupérés en augmentant la CSG de 2 points, 5 à 6 milliards d'euros en relevant la TVA de certains produits qui bénéficient de taux réduits, et 2 à 3 milliards en jouant sur la fiscalité anti-pollution (taxe carbone) et celle des transactions financières, de l'immobilier et les niches fiscales. Question dactualité 2 mesures du rapport Galois

119 EDUCATION, RECHERCHE ET INNOVATION Les budgets de la recherche et du soutien à l'innovation seraient "sanctuarisés" pendant le quinquennat, et 2 % des achats courants de l'Etat réservés à des innovations de PME. Les entreprises se rapprocheraient des universités et établissements scolaires techniques ou professionnels. Elles entreraient au conseil d'administration de ces derniers. Le nombre de formations en alternance serait doublé sur le quinquennat et un droit individuel à la formation serait attaché à chaque personne, et non à l'emploi qu'elle occupe. La priorité serait donnée par le Commissariat à l'investissement au numérique, aux nanotechnologies, à la santé ou encore à la transition énergétique.


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