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Définition et formulation du relativisme.

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1 Définition et formulation du relativisme

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7 Relativisme Dans des domaines variés: -Art -Emotions -Perceptions -Valeurs morales -Science Des manifestations variées: -Opposition diamétrale des jugements -Différence de jugements -Ne pas mettre la même chose sous le même terme -Ne pas hiérarchiser ou classer les choses de la même façon

8 Relativisme Il ny a pas une seule croyance, pas une seule opinion, etc. -selon les cultures -selon les époques -selon les générations -selon les individus -Etc. = diversité Il ny a pas une seule vérité, unique, atemporelle, invariable, absolue : un jugement et son contraire peuvent être vrais relativement à deux points de vue différents. = refus de labsolutisme

9 I. Sources et motivations du relativisme à lépoque contemporaine

10 A.La fin des certitudes A.1. Théologiques

11 Feuerbach ( ) Marx ( ) Nietzsche ( ) Dawkins (1941-)

12 A.La fin des certitudes A.1. Théologiques (1) Autant de valeur possède lhomme, autant et pas plus, son Dieu. La conscience de Dieu est la conscience de soi de lhomme, la connaissance de Dieu est la connaissance de soi de lhomme. A partir de son Dieu tu connais lhomme, et inversement à partir de lhomme son Dieu : les deux ne font quun. Ce que Dieu est pour lhomme, cest son esprit, son âme, et ce qui est le propre de lesprit humain, son âme, son coeur, cest cela son Dieu : Dieu est lintériorité manifeste, le soi exprimé de lhomme ; la religion est le solennel dévoilement des trésors cachés de lhomme, laveu de ses pensées les plus intimes, la confession publique de ses secrets damour. Mais si la religion, consciente de Dieu, est désignée comme étant la conscience de soi de lhomme, cela ne peut signifier que lhomme religieux a directement conscience du fait que sa conscience de Dieu est la conscience de soi de son essence, puisque cest la carence de cette conscience qui précisément fonde lessence particulière de la religion. Pour écarter ce malentendu, il vaut mieux dire : la religion est la première conscience de soi de lhomme, mais indirecte. Partout, par suite, la religion précède la philosophie, aussi bien dans lhistoire de lhumanité que dans lhistoire de lindividu. Lhomme déplace dabord à lextérieur de soi sa propre essence avant de la trouver en lui. La religion est lessence infantile de lhumanité.(Ludwig Feuerbach, Lessence du christianisme(1841), traduction Jean- Pierre Osier, Maspero 1968, pp )

13 A.La fin des certitudes A.1. Théologiques (2) « La religion est le soupir de la créature opprimée, la chaleur dun monde sans coeur, comme elle est lesprit de conditions sociales doù lesprit est exclu. Elle est lopium du peuple. Abolir la religion en tant que bonheur illusoire du peuple, cest exiger son bonheur réel. Exiger quil renonce aux illusions sur sa situation cest exiger quil renonce à une situation qui a besoin dillusion. La critique de la religion est donc en germe la critique de cette vallée de larmes dont la religion est lauréole. La critique a dépouillé les chaînes des fleurs imaginaires qui les recouvraient, non pour que lhomme porte des chaînes sans fantaisie, désespérantes, mais pour quil rejette les chaînes et cueille la fleur vivante. La critique de la religion détruit les illusions de lhomme pour quil pense, agisse, façonne sa réalité comme un homme désillusionné parvenu à lâge de la raison, pour quil gravite autour de lui-même, cest-à-dire de son soleil réel. La religion nest que le soleil illusoire qui gravite autour de lhomme en tant que lhomme ne gravite pas autour de lui-même. » (Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel (1844), traduction A. Baraquin, dans Critique du droit politique hégélien, Editions Sociales, 1975, p197)

14 A.La fin des certitudes A.1. Théologiques (3) « Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement ne fût- ce que pour paraître dignes d'eux ? » (Nietzsche, (1882) Livre troisième, 125.)

15 A.La fin des certitudes A.2. Scientifiques

16 Darwin ( ) Riemann ( ) Lobatchevsky ( )

17 A.La fin des certitudes A.2. Scientifiques Darwin ( )

18 A.La fin des certitudes A.2. Scientifiques Riemann ( ) Lobatchevsky ( )

19 A.La fin des certitudes A.2. Scientifiques

20 1. Etant donnés deux points A et B, il existe une droite passant par A et B 2. Tout segment [AB] est prolongeable en une droite passant par A et B; 3. Pour tout point A et tout point B distinct de A, on peut décrire un cercle de centre A passant par B 4. Tous les angles droits sont égaux entre eux 5. Par un point extérieur à une droite, on peut mener une parallèle et une seule à cette droite. Les 5 axiomes dEuclide

21 A.La fin des certitudes A.2. Scientifiques 5. Par un point extérieur à une droite, on peut mener une parallèle et une seule à cette droite. 5. Par un point extérieur à une droite, on ne peut mener aucune parallèle = géométrie elliptiques ou sphérique.

22 A.La fin des certitudes A.2. Scientifiques 5. Par un point extérieur à une droite, on peut mener une parallèle et une seule à cette droite. 5. Par un point extérieur à une droite, on ne peut mener une infinité de parallèles = géométries hyperboliques

23 A.La fin des certitudes A.2. Scientifiques (18) C'est pourquoi peut-être que de là nous ne conclurons pas mal, si nous disons que la physique, l'astronomie, la médecine, et toutes les autres sciences qui dépendent de la considération des choses composées, sont fort douteuses et incertaines; mais que l'arithmétique, la géométrie, et les autres sciences de cette nature, qui ne traitent que de choses fort simples et fort générales, sans se mettre beaucoup en peine si elles sont dans la nature, ou si elles n'y sont pas, contiennent quelque chose de certain et d'indubitable. Car, soit que je veille ou que je dorme, deux et trois joints ensemble formeront toujours le nombre de cinq, et le carré n'aura jamais plus de quatre côtés; et il ne semble pas possible que des vérités si apparentes puissent être soupçonnées d'aucune fausseté ou d'incertitude (Descartes, Méditations Métaphysiques, Première Méditation )

24 A.La fin des certitudes A.3. Philosophiques (19) Nous ne pouvons pas concevoir une ligne sans la tracer, un cercle sans le décrire, les trois dimensions de lespace sans tirer trois lignes perpendiculaires à partir dun même point origine, ni même le temps, sans tracer une ligne droite : ce mouvement, en tant que description dun espace, est un pur acte de limagination productrice effectuant la synthèse successive de la variété dans lintuition externe en général, aussi nappartient-il pas seulement à la géométrie, mais également à la philosophie transcendantale (Kant, Critique de la Raison Pure, Esthétique Transcendentale, B 154) ».

25 A.La fin des certitudes A.3. Philosophiques

26 Nietzsche ( ) Foucault ( ) Rorty ( ) Kuhn ( )

27 A.La fin des certitudes A.3. Philosophiques -Incertitude quant à lexistence de vérités a priori qui seraient les principes nécessaires de lesprit humain et délimiteraient les limites du concevable (ex : la liste kantienne, et les formes a priori de la sensibilité ) Vérités nécessaires ? Non, toutes contingentes. Vérités de raison ? Non, toute le fruit de lexpérience. Or lexpérience varie, et est faillible.

28 A.La fin des certitudes A.3. Philosophiques -Remise en cause de la supériorité des théories scientifiques les plus récentes, comme étant plus proches de la vérité sur le monde parce quelles suivent une méthode rigoureuse et implacable. -les théories scientifiques sont également le produit dune histoire, lobjet denjeux de pouvoir (Nietzsche, Foucault, et la sociologie des sciences) -lesprit nest pas le « miroir » dune réalité indépendante (Rorty) -Les théories scientifiques sont différentes, mais pas plus vraies les unes que les autres : elles sont incomparables (Kuhn)

29 A.La fin des certitudes A.3. Philosophiques - Vérité comme représentation, correspondance avec une réalité extérieure, indépendante. -La Raison, avec pour modèle la rationalité scientifique. -Notion même de « réalité indépendante »

30 B. Les nouvelles relativités B.1. La relativité physique

31 ( 4) « Plus tôt dans le siècle, la théorie de la relativité restreinte a été prise comme modèle pour le relativisme, bien que cela ait été dû principalement à une mauvaise interprétation de la dite théorie et mené à des confusions. Mais le paradigme se défend quand même. Selon Einstein, des qualités comme la masse et la vitesse, jadis considérées comme absolues et invariantes, sont désormais considérées comme relatives à des référentiels dinertie. Dire que ces qualités sont relatives, cest dire quelles réclament un paramètre de plus quon ne le croyait avant : voilà une première approximation de ce quon entend par relativisme, la thèse selon laquelle un concept C réclame dêtre relativisé à un paramètre P. » (C. Swoyer, 1982, « Vrai pour… », Relativism, Cognitive and Moral, p. 85)

32 B. Les nouvelles relativités B.1. La relativité physique ( 5) « La priori a perdu sa fixité et son statut absolu : il peut se développer et changer avec le progrès de la science, et il varie selon le contexte, dune théorie à une autre (la géométrie euclidienne est a priori dans le contexte de la science newtonienne, mais la géométrie riemanienne est a priori dans le contexte de la relativité générale)…Ce que la relativité nous montre, en fait, cest que la notion da priori doit elle-même être relativisée. » (Friedmann, 1993, « Remarques sur lhistoire des sciences, et lhistoire de la philosophie », p. 50)

33 B. Les nouvelles relativités B.2. La relativité culturelle Frazer ( )

34 B. Les nouvelles relativités B.2. La relativité culturelle

35 Frank Boas ( ) deux principes : « relativisme culturel » et particularisme historique ». Ruth Benedict ( ) Patterns of Culture (1934) Margaret Mead ( ) Melville Herkovits ( ) Les bases de lanthropologie culturelle (1948)

36 B. Les nouvelles relativités B.2. La relativité culturelle (6) « Le principe du relativisme culturel, pour le dire brièvement, est celui-ci : les jugements sancrent dans lexpérience, et lexpérience est interprétée par chacun en fonction de la culture quil sest appropriée…Même les faits du monde physique sont perçus à travers le filtre de la culture, et la perception du temps, de la distance, du poids, de la taille et des autres « réalités » passe par la médiation des conventions de tel et tel groupe. » ( Herskovits, 1960, Lhomme et ses œuvres, p. 61)

37 B. Les nouvelles relativités B.2. La relativité culturelle (7) « Les données des ethnologues prouvent que nos connaissances, mais également nos émotions résultent de notre forme de vie sociale et de lhistoire du peuple auquel nous appartenons. » (Boas, 1940, « Les buts de lethnologie », p. 636) (8) « Une civilisation comme un individu représente un modèle plus ou moins net de pensées et d'actions. Dans chaque culture, on trouve des buts d'action caractéristiques qui ne sont forcément pas les mêmes dans d'autres types de société. En accord avec ces buts, chaque peuple ne cesse de consolider son expérience, et selon que cette manière de voir exerce une pression plus ou moins forte, les détails hétérogènes de la manière de vivre revêtent une forme plus ou moins adaptées à celle-ci. Adoptés par une culture bien établie, les actes les plus saugrenus reflètent les caractéristiques de ses buts particuliers, en subissant parfois d'incroyables métamorphoses. La forme que prennent ces actes, nous ne pouvons la comprendre qu'en comprenant d'abord les mobiles sentimentaux et intellectuels de cette société. » (Ruth Benedict, Échantillons de civilisation, Gallimard, 1950, p )

38 B. Les nouvelles relativités B.3. La relativité linguistique

39 Sapir ( ) Whorf ( )

40 B. Les nouvelles relativités B.3. La relativité linguistique (9) « Ceux qui utilisent des grammaires différentes sont enclins, du fait de leurs grammaires, à faire des observations différentes, et à donner des évaluations différentes dobservations similaires dun point de vue externe. Ce ne sont pas des observateurs qui séquivalent, et donc ils sont conduits à des visions du monde différentes. » (Whorf, 1956, Langage, Pensée et Réalité, p. 221)

41 C. Lère « post-moderne » C.1. Lindividualisme (10) « Ce personnage ….entre ainsi dans une relativité absolue où il ny a pas dautre vérité que les vérités isolées propres à ce que chacun observe et ressent à chaque moment de son existence…La conséquence est que lhomme a divorcé de ses valeurs, et que lEgo sest libéré du Super-Ego de la société. La seule moralité du Hip (Hipster) …est de faire ce quil veut, dès que et où cela est possible ». (Norman Mailer, « The White Negro », Dissent, 1957)

42 C. Lère du « post-moderne » C.2. La fin du rationalisme

43 L'histoire classique des sciences se donne pour fondement des vérités positives contemporaines (détermination actuelle de la folie comme maladie mentale, définition moderne du rapport clinique, analyse positive de la production des richesses, etc.) et tente, en les utilisant comme grilles de lecture pour une interprétation rétrospective, de décrire le mouvement progressif de découverte de ces vérités fonda mentales, c'est-à-dire aussi bien de dégagement des erreurs, des préjugés, des inerties, des occultations, des obscurantismes de toutes sortes. La vérité alors a valeur de partage, permettant de séparer les énoncés précurseurs ou intuitions géniales des théories erronées et autres idéologies. Elle est réfléchie comme ce qui en soi dirige secrètement le mouvement de l'histoire, avant d'être, dans l'illumination d'une découverte, objet d'une conscience scientifique complète et pure. La méthode archéologique de Foucault suppose une première mise à distance critique des énoncés positifs établis, terminaux et définitifs, scientifiques et vrais, une neutralisation de leur puissance d'éclairement rétrospectif. Il ne s'agit pas de contester leur valeur de vérité, mais de chercher pour écrire l'histoire de la psychiatrie, de la médecine ou des sciences humaines un autre ancrage. Le problème n'est pas de faire une histoire en essayant de savoir à chaque fois ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui est en avance et ce qui est en retard (si telle définition de la mélancolie se rapproche de la logique médicale de la dépression, si telle description clinique est valable ou fantasque), mais de penser pour l'ensemble des énoncés et descriptions d'une époque ce qui les rend possibles tous dans leur cohérence. Il faut rechercher en dessous, en deçà de ce qui est dit et vu à une époque, les systèmes contraignants qui rendent ces choses- là, et pas d'autres, visibles et énonçables (Frédéric Gros, introduction à la philosophie de Michel Foucault.

44 C. Lère du « post-moderne » C.2. La fin du rationalisme

45 II. Une position débattue

46 A. En politique

47 Quelques exemples Faut-il autoriser ….(la polygamie, la burka, lexcision, le mariage homosexuel, ladoption par un couple homosexuel, toutes sortes déducations, de modes de vie, etc.)? -Absolutisme : oui / non parce que …. -Relativisme : non pour moi, oui pour eux

48 B. En philosophie B.1.Le relativisme moral et argument par les conséquences

49 B. En philosophie B.2.Le relativisme généralisé et la question de la cohérence

50 B. En philosophie B.3. Lincompatibilité avec le dessein de la philosophie


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