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© IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 La Structure Sociale Cours de sociologie MAJ mars 2008.

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1 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 La Structure Sociale Cours de sociologie MAJ mars 2008

2 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Avertissement Ce cours a été conçu pour servir le programme du DUT « Carrières Sociales » module « M227 Dynamique des populations ». Mais il peut aussi servir à tout enseignement de Sociologie

3 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Plan du cours Objectifs, Définition Hiérarchies Communauté primitive, Réciprocité Sociétés tribales, sociétés de castes Les ordres (Ancien Régime) Les classes sociales (Marx, Bourdieu, Touraine, Darhendorf, Loyd Warner, CSP INSEE ) La mobilité sociale Rôle des acteurs Mesures de la mobilité (France, Europe, Canada, USA) La démographie Les valeurs La Protection sociale Conclusion Bibliographie

4 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Objectif Enoncer des modèles faciles à lire dune réalité difficile à lire en vue de compréhension, classification, comparaison

5 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Définition Une structure sociale est un ensemble déléments fondamentaux dont les relations caractérisent une société donnée Eléments fondamentaux : –Type et composants des hiérarchies –Règles de fonctionnement (Droit, mobilité sociale) –Systèmes de production –Démographie –Systèmes de valeurs et récompenses –Systèmes de solidarité Evolution : ces 6 éléments sont interdépendants. Quand des hommes changent un élément, dautres hommes changent dautres éléments en contrepartie. La structure est alors modifiée.

6 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Deux modes de différenciation ont structuré les sociétés au cours de lhistoire… Hiérarchies de DROIT Communauté primitive Société tribale Société de Castes Sociétés à Ordres Hiérarchies de FAIT Sociétés de Classes

7 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Communauté primitive Groupes de 50 personnes (Pygmées ou Boschimans en Afrique) Absence de chef. Règle de lunanimité On peut discuter ainsi de linterprétation des rêves pdt 3 jours Villages itinérants Alliances inter-villages qui constituent vite des groupes plus ou moins alliés ou en conflit

8 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Lévi-Strauss est le grand spécialiste des sociétés primitives (Les structures élémentaires de la parenté, 1950) Dans les sociétés primitives la structure sociale est avant tout celle de la parenté Prohibition de linceste universelle et variable ainsi que règles de mariage sont la base de la société. Le reste découle Le chef de famille est aussi le « chef » de la production quotidienne des biens et services La réciprocité régule toutes les relations (Mauss Essai sur le don, 1925)

9 Réciprocité (Mauss, Lévi-Strauss, Shalins, Temple…)

10 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Compléments au schéma (J-M. Dutrénit, 2002 chap 2) La réciprocité est létalon implicite dévaluation des interactions Chaque individu lutilise implicitement, comme chaque responsable de groupe ou de nation Quand un individu ou un groupe sécarte trop de la réciprocité positive (nazisme, dictatures, criminels, délinquants, parents ou conjoints abusifs, etc.), il est combattu jusquà rétablissement de relations équilibrées.

11 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Société tribale TRIBU CLAN 1 Lignée 1 Couples couples Lignée2Lignée 3 CLAN 2 Lignée 1 Lignée2 CLAN 3 Lignée 1 CLAN 4 Lignée 1

12 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Principaux caractères des sociétés tribales Ancêtre tribal ou clanique mythique Règles de mariage préférentiel entre cousins croisés (enfants de la sœur du père ou du frère de la mère) ou variantes nexcluant pas la polygamie ni la polygynie) La transmission des biens du clan est ainsi assurée soit en lignée patrilinéaire soit en lignée matrilinéaire en assurant lALLIANCE entre clans La famille est lunité de production Assistance obligatoire et sacrée aux membres de la tribu Indifférence ou guerre aux membres des autres tribus. (Bakunda 2007, Stratégie matrimoniale Tutsi pendant légalité avec les Hutus)

13 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Société de Castes (Inde) C. Bouglé Les castes en Inde J.P. Dumont Homo hiérarchicus Brahmanes (prêtres, financiers, responsables divers) Intouchables (chiffonniers, laveurs, éboueurs, etc.) La Caste est héréditaire mais « équitable ». On change de caste par réincarnation en fonction de sa conduite dans la vie. Bonne conduite actuelle => je renaîtrai chez les Brahmanes, criminel actuel => je renaîtrai Intouchable La caste est endogame : je dois me marier avec une personne de ma caste Actuellement 10% de mariages violent cette règle par décrue de la croyance en la réincarnation Limmobilité de la structure est donc très forte

14 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Emile Durkheim a été le premier à souligner des différences essentielles entre sociétés traditionnelles et sociétés industrielles (La division du travail, PUF, 1900, …2006) Solidarité mécanique : la cohésion sociale d'une société à solidarité mécanique est caractéristique d'une société connaissant une très faible division du travail comme dans les sociétés primitives ; les activités, les valeurs sont les mêmes pour tous les individus ou presque, ce qui les unit mécaniquement les uns aux autres. Les valeurs s'imposent aux individus et l'attachement des individus au groupe est fort. L'individualisme est donc faible, voire très faible, il est ressenti comme une menace pour la solidité de la société. Ex: le village tribal ou indien des castes) Solidarité organique : la cohésion sociale d'une société à solidarité organique est caractéristique d'une société connaissant une forte division du travail comme c'est le cas dans les sociétés industrielles ; les activités exercées par les individus, leurs fonctions, sont souvent différentes les unes des autres et nécessaires les unes pour les autres : c'est leur complémentarité qui fonde la cohésion sociale. Ce sentiment de solidarité ne s'impose pas de lui-même mais par l'action de groupes spécialisés (corporations, etc.) qui déterminent des règles sociales acceptables pour tous. La diversité des activités, des fonctions, des valeurs, favorise l'existence de personnalités diverses, l'individualisme est possible (les individus se différencient les uns des autres) et même encouragé.

15 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les ordres (Ancien Régime) XIIème siècle répartition des rôles sociaux entre 3 ordres (Duby Seigneurs et paysans 1998) Noblesse : Chevaliers défendent les autres Clergé : Prêtres prient et étudient pour les autres Tiers Etat : Serf et artisans produisent pour les autres Caractère héréditaire mais anoblissement par action méritante achat de charges royales Les révolutions industrielles ont détruit les ordres

16 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les classes sociales ont succédé aux ordres comme hiérarchie de fait Définition : Ensemble de personnes caractérisées par le même genre de revenu et des types voisins de profession et capacités personnelles On change de classe sans formalité

17 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les classes (CSP) en France 1999

18 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les revenus : salaire net annuel moyen selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle dans le secteur privé et semi-public

19 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Pays par égalités de revenus selon le coefficient de Gini, Wikipedia/ ONU 2005 Pays par égalités de revenus selon le coefficient de Gini, Le 0 signifie que les revenus sont uniformément répartis alors que le chiffre 1 correspondrait à l'accaparement par une seule personne de toute la richesse nationale. Wikipedia/ ONU 2005coefficient de Ginicoefficient de Gini Egalité

20 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Deux orientations du concept de classe sociale Lapport marxiste Louverture des analyses de la mobilité sociale

21 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Lapport marxiste (Hic Rhodus, hic salta !... Le Capital, 1880, chap. 6) La Force de travail La plus value

22 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 La Force de travail (Le Capital 1880, chap. 6) « Cest lensemble des capacités, physiques et intellectuelles de la personnalité vivante, que lhomme doit mettre en mouvement pour produire des choses utiles » Le salaire nest pas le prix du travail MAIS le prix de la reproduction de la force de travail dans son état moyen : logement, alimentation, éducation instruction des enfants Lentrepreneur loue la force de travail pour un montant dénommé salaire et lutilise à son gré

23 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Le mystère de la plus value… 2 h Journée de travail Valeur produite 5h Valeur du salaire journalier Plus value Plus value = cotis soc + impôts + mat prem + bénéfice

24 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Schéma marxiste structurel du développement des sociétés (1850) forces productives (sciences, techniques, ressources naturelles) transforment en permanence (ou font éclater périodiquement) rapports de production (production, consommation, distribution et marché) et superstructures (institutions et idéologies)

25 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Marx revendique une originalité théorique et pratique… Il considère que lHistoire est lhistoire de la lutte des classes ayant chacune sa conscience de classe. Celle-ci permettrait dobtenir progressivement du pouvoir et tout le pouvoir après une révolution. La révolution socialiste viendrait au terme dune polarisation des classes sociales (bourgeois/prolétaires)

26 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les classes chez quelques sociologues post marxistes Loyd Warner (USA, 1935, anthropologue) bâtit une classification originale : 1 - Il interviewe des habitants afin de trouver une classification de leurs concitoyens selon le prestige. Il obtient une identification des strates de population (tab. p. sq., colonne centrale). 2 – Il construit un index statutaire permettant dordonner tous les individus sur une seule échelle hiérarchique, à partir de 4 critères principaux –Profession –Revenu –Quartier habité –Nature de lhabitat 3 – Il obtient la répartition en % (tab. p. sq., colonne de gauche)

27 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Répartition des individus en % identification des groupes Répartition des individus en % identification des groupes (Loyd Warner)

28 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Sociologues post marxistes (suite) (périodes de publications majeures) P. Bourdieu , épigone de Marx distingue capital économique et capital culturel postule que lhabitus culturel déterminé par léducation sera déterminant par la suite A. Touraine insiste sur la technostructure qui domine et organise les grandes entreprises dabord pour son usage en groupe social Darhendorf insiste sur le conflit M. Crozier Les classes sont secondes après les prises de micro- pouvoirs dans les organisations

29 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 La mobilité sociale

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32 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Catégorie socioprofessionnelle des enfants en fonction de celle du père dans l'enquête FQP, la profession des parents est considérée au moment où l'enquêté finit ses études. A cette époque, les parents étaient déjà bien avancés dans leur carrière. C'est pourquoi, afin de comparer des générations ayant une ancienneté professionnelle proche, on compare la situation professionnelle en 2003 des personnes ayant entre 40 et 59 ans à celle de leurs parents. Chaque catégorie socioprofessionnelle présente une part de mobilité (INSEE Enquête FQP 2003)

33 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Cette mobilité se comprend par la scolarisation forte

34 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit et la croissance du nombre de diplômés : 2% de bacheliers 1999 : 30%

35 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Diplômes par sexe et évolution sur 10 ans

36 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Groupe social des enfants selon le diplôme du père : chaque catégorie de diplôme présente une part de mobilité

37 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Ces statistiques permettent de mieux comprendre les théories « coopératives » de lévolution des sociétés (Davis et Moore, USA, 1930) N.B. Le système sauto alimente dans le temps, de la Préhistoire à nos jours Découvertes scientifiques et techniques Différenciation des compétences (formation) Différentiation des métiers (issus progressivement de nouvelles formations) Différenciation des revenus Concurrence des postes et des places => Mobilité

38 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 On dira que les éléments de la structure présentent… des relations fonctionnelles des degrés de liberté importants des fonctions manifestes de changement (découvertes scientifiques et techniques) des fonctions latentes immobilisantes (places et postes acquis)

39 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Mais les analyses statistiques de la mobilité sociale ont infirmé lhypothèse marxiste de la polarisation. Elles ont permis daller plus loin… Mancur Olson (1980) a montré quun groupe ou une classe na pas de conscience collective. Au contraire, chaque individu joue pour lui et laissera les autres faire les actions coûteuses sans participer lui- même. Il a démontré mathématiquement que le coût de la participation individuelle à laction collective est toujours plus important que le bénéfice obtenu par cette participation.

40 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les analyses de mobilité sociale montrent que les individus utilisent intuitivement ce phénomène: sous la poussée des initiatives individuelles, les catégories sociales se transforment progressivement. La lutte des classes marxiste sefface

41 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Il existe des méthodes encore plus sophistiquées pour apprécier la mobilité

42 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Lecture : Les enfants cadre sup.- alors quils ont 27 ans et quils sont nés en sont 29% à faire partie dune CSP inférieure à celle de leur père. Mais ils ne sont plus que 23% à lâge de 52 ans. Le % de mobiles descendants est passé au total de 18% pour les enfants nés en 1945 à 26% pour ceux qui sont nés en 1970.

43 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Comparaisons entre pays du degré de mobilité intergénérationnelle des gains Miles Corak, Études sur la famille et le travail Statistique Canada Présentation à lintention de la table ronde du PRP «Investir dans la jeunesse: Leçons tirées des politiques, de la pratique et de la recherche» Le 20 juin 2007, Ottawa

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45 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Mobilité intergénérationnelle du revenu des hommes au Canada par Miles Corak* et Andrew Heisz** 1996

46 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Un décile se construit en 2 opérations 1 - Tous les revenus individuels classés par ordre croissant : Revenu zéro Le plus gros revenu 2 - On découpe cette population en 10 parties contenant chacune 10 % dindividus. Chaque décile est donc une tranche de revenus 10% Premier décile 10 e décile

47 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Mobilité intergénérationnelle du revenu des hommes au Canada par Miles Corak* et Andrew Heisz** 1996 (Chiffres de la matrice de transition)

48 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Synthèse des ressorts de la mobilité sociale (Dutrénit 2002)

49 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Lecture du schéma de JMD Condition nécessaire & suffisante de mobilité ascendante : mettre en œuvre la réciprocité (non diplômés trouvant des emplois) Le trajet de Jean Valjean dans Les Misérables 1 re, 2me & 3me période illustre cette proposition La carrière politique est entièrement basée sur la mise en œuvre la réciprocité Le travail social efficace consiste à éduquer les usagers à la réciprocité au-delà des aides offertes

50 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 On ne doit pas oublier la structure démographique Elle interagit avec tout le reste.

51 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Le taux de fécondité générale est calculé en faisant le rapport du nombre total d'enfants vivants à la naissance par le nombre moyen de femmes fécondes (c'est-à-dire entre 15 et 50 ans) pour une année donnée. (Wikipedia 2001)

52 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Conséquences de la fécondité… Plus de 4 enfants par femme => pb déducation. Ex. : LAfrique Moins de 2,1 enfants par femme => pb de paiement des retraites (car les actifs paient les retraites par leurs cotisations)

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55 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Évolution de la population française Dom Tom inclusen milliers Population en milieu d'annéeNaissancesDécèsSolde naturelSolde migratoire évalué ,5560,5+ 236, ,0554,8+ 251, ,3535,5+ 260, ,2532,6+ 268, ,8537,6+ 259, ,9534,5+ 259, ,9533,0+ 257, ,5529,9+ 245, ,0540,6+ 201, ,5528,2+ 213, ,7540,4+ 219, ,7544,7+ 220, ,1539,4+ 218, ,6543,5+ 225, ,5547,4+ 229, ,2540,7+ 267, ,1541,2+ 262, ,6545,4+ 248, ,9562,6+ 231, ,2519,6+ 280, ,8538,2+ 269, (p) ,9531,1+ 299,8+ 94 p : données provisoires.

56 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Evolution démographique INSEE Recensement (Pop ss dble cpte)

57 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Le taux de fécondité représente la probabilité à chaque âge de mettre au monde un enfant. Pour chaque âge a, le taux de fécondité est obtenu en divisant le nombre d'enfants nés en 2000 d'une mère d'âge a par le nombre de femmes d'âge a vivant en Les âges sont placés sur l'axe horizontal. Il s'agit de l'âge atteint au cours de l'année 2000 : les femmes âgées de 28 ans en 2000 sont nées en 1972 ( ). Dans la légende, le chiffre à côté de chaque pays indique la somme des taux par âge (en pratique de 15 à 49 ans) qui est lindicateur conjoncturel de fécondité, appelé aussi indice synthétique de fécondité, exprimé en nombre denfants par femme (au cours de la vie) : 1,88 enfant par femme en France par exemple. Il représente le nombre moyen denfants quauraient les femmes si les taux observés à chaque âge restaient constants à lavenir.

58 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les valeurs Connaissances (cf. distribution des niveaux culturels) et valeurs sont la base de laction des hommes construisant la structure sociale

59 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Ancien point de vue : les valeurs contribuent à freiner le changement Lecture : 68 % des 512 personnes de classes sup. préconisent une formation universitaire comme facteur essentiel de promotion, … Ancien point de vue : les valeurs contribuent à freiner le changement (Hyman, in Boudon et Lazarsfeld 1965) Lecture : 68 % des 512 personnes de classes sup. préconisent une formation universitaire comme facteur essentiel de promotion, … Individus préconisant une formation universitaire % N (effectifs des classes dans léchantillon interrogé) Classes supérieures68512 Classes moyennes Classes inférieures39856 TOTAL Chi deux significatif au seuil de

60 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Dun point de vue fonctionnaliste, on dira … Les variables du tableau sont : classe sociale, valeur attribuée à une formation universitaire Les valeurs = fonction de la classe sociale (Y= a X). Bonne corrélation (Le Chi deux est significatif au seuil de.0001) Fonction manifeste des classes sociales = Elles conditionnent les valeurs de leurs membres Fonction latente = les valeurs des classes sociales contribuent à reproduire le système existant

61 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Remarques critiques sur le commentaire fonctionnaliste du tableau. Ex de débat sociologique… Le fonctionnalisme énonce des fonctions à partir des majorités statistiques. Il passe sous silence les 32% de personnes de classe supérieures qui ne préconisent pas une formation universitaire et les 39% de classes inférieures qui préconisent une formation universitaire. En attirant lattention sur les différences, le fonctionnalisme désigne la partie majoritaire dune classe sociale pour sa totalité (métonymie). En attirant lattention sur les tendances majoritaires, le fonctionnalisme oublie limportance des individualités et leur indépendance. Il aveugle lavenir. Au final, la liberté individuelle disparaît au profit des relations recherchées entre éléments statistique des attributs sociaux.

62 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Nouveau point de vue : les valeurs évoluent Etude internationale sur les valeurs (Inglehart 2005) r²=0.7

63 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Légende graphe précédent Enquêtes par questionnaires à échantillons représentatifs de population de chaque pays. Les scores moyens obtenus permettent de les situer sur ce graphe à deux axes. ( r²=0.7 signifie que les 2 variables de ce schéma rendent compte de 70% de la variance totale calculée à partir de 10 variables différentes.) Traditional values = Lautorité des anciens domine, il est obligatoire de vivre comme les générations précédentes Secular-rational values = Laïcité, science et techniques innovantes sont les références dominantes de la vie politique et sociale Survival values = Survivre le lendemain est le souci dominant la vie individuelle et collective Self expression values = Les formes les plus originales de la liberté individuelle sont dominantes dans léconomie, les lettres, sciences, arts, vie quotidienne, etc…

64 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Lecture SYNCHRONIQUE du graphe (situation présente) La Russie de 1993, située en haut à gauche du graphe, présente en moyenne des valeurs très rationalistes-laïques, mais aussi des valeurs liées à la survie quotidienne (sans doute liées au bouleversement économique et social engendré par labandon du socialisme) La Suède est aussi rationaliste-laïque que la Russie, mais son économie dabondance lui permet de préconiser des valeurs de réalisation de soi (en haut à droite du graphe) Le Zimbabwe (en bas à gauche) sexprime à travers des valeurs dautorité traditionnelle et de survie (économie de survie) Puerto Rico (en bas à droite) est à la fois traditionnaliste et réalisation de soi.

65 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Lecture DIACHRONIQUE du graphe ( perspective historique ) 1.Les pays modernes (quart supérieur droit du graphe) à un moment de leur histoire, ont eu les mêmes valeurs que les pays africains ou asiatiques (quart inférieur gauche du graphe) 2.La vie sociale dans ces derniers pays est centrée sur une réciprocité restreinte au groupe tribal alors quelle est centrée sur une réciprocité généralisée au monde entier dans les pays modernes 3.Cest donc le contenu des actes de la vie sociale qui diffère dun pays à lautre aujourdhui. Mais dans chaque pays, ce contenu évolue au gré de la volonté des acteurs souvrant ou se fermant au monde des sciences et des techniques 4.N.B. Ces énoncés sont vrais EN MOYENNE dans chaque pays. Des exceptions sécartent toujours fortement de la moyenne !

66 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Conclusion Les VALEURS font évoluer les sociétés Solidarité mécanique liée aux valeurs traditionnelles et de survie La Renaissance et les Lumières ont précédé le développement économique (A. Peyrefitte La société de confiance, 1998) Solidarité organique liée à la rationalité et à lexpression de soi Evolution essentielle : les sociétés européennes de lAntiquité et du Moyen Age préconisaient des valeurs analogues à celles des sociétés Africaines ou Sud-Asiatiques daujourdhui. Ces dernières évoluent rapidement de nos jours.

67 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 La Protection sociale Est une forme de solidarité moderne Elle corrige la structure des revenus

68 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Les dépenses de protection sociale en Europe en 2002 (en % du PIB) Drees, ÉTUDES et RÉSULTATS N° 435 octobre 2005

69 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Protection sociale et PIB en France

70 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Gains liés au fait davoir deux enfants plutôt quaucun, obtenus grâce au système socio-fiscal Gains annuels, exprimés en pourcentage du revenu moyen national, données OCDE, 2004

71 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 … 4 autres pays européens Centre danalyse stratégique La note de veille. n° 74 –

72 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Conclusion générale 1 La structure sociale Est mouvante en permanence Résulte des millions dactions quotidienne des individus (Boudon, Weber, Tocqueville, Olson) Présente temps de latence et de changement accéléré Cf. mots clés sur le web « théories de la stratification » et R. Boudon Traité de sociologie (2 chap. de M. Cherkaoui)

73 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Conclusion générale 2 Une sociologie approximative & la rumeur publique ont exprimé sur les classes sociales : limmobilité des personnes dans leur classe dorigine en se basant sur lobservation des seuls immobiles (Bourdieu) une générosité démagogique en utilisant implicitement la norme dexternalité : « ce qui arrive à lindividu serait dû à linfluence de ses proches » Il serait déterminé par lenvironnement une application primaire du modèle des sciences de la nature (détermination du comportement par des causes antérieures et externes (souvent Durkheim)

74 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Conclusion générale 3/3 En réalité les classes sociales sont des lieux de passage pour une partie de la population car Nos 100 milliards de neurones permettent anticipation, motivation, et ambition. Ils dépassent la transmission normative de lorigine sociale (Neurosciences => les causes sont dans le futur que les personnes anticipent…) Cette capacité ouvre des degrés de liberté. Certains individus renversent les valeurs de leur milieu dorigine Solidarité et Protection sociale soutiennent cette liberté Des résultats + détaillés en sociologie des groupes sociaux, de la famille, des organisations, des valeurs, de la compétence sociale permettent dexemplifier et déclairer ces points délicats.

75 © IUTenligne.net Pr. J-M. Dutrénit 2008 Bibliographie Bakunda Rwanda, lenfer des règles implicites, Harmattan, 2007 Bouglé C. Les castes en Inde in Mendras Eléments de sociologie Corak M. Études sur la famille et le travail Présentation à lintention de la table ronde du PRP «Investir dans la jeunesse: Leçons tirées des politiques, de la pratique et de la recherche» Le 20 juin 2007, Ottawa, Web site Statistique Canada Davis et Moore, Some principle of stratification, Am J of Soc vol 10 Duby Seigneurs et paysans 1998 Dumont J-P. Homo hiérarchicus, Gallimard 1965 Durkheim La division du travail, PUF, 1900, …2006 Dutrénit Action sociale et qualité sociale, Paris LHarmattan, 2002, 320 p. Lévi-Strauss Cl. Les structures élémentaires de la parenté, PUF 1950) Marx, Le Capital chap. 6 & 7 Mauss M. Mauss Essai sur le don, 1925 Olson M. La logique de laction collective, PUF 1980 Peyrefitte A. La société de confiance, O. Jacob, 1998 Shalins M. Age de pierre, âge dabondance, Gallimard, 1972 Temple site web à ce nom Weber M. Economie et Société, Plon 1971


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