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journées techniques « i.u.v »

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Présentation au sujet: "journées techniques « i.u.v »"— Transcription de la présentation:

1 journées techniques « i.u.v. 2014 »

2 Normaliser? La normalisation des matériels :
contrainte pour les SP ou outil d’optimisation des matériels ? De formation technique, j’intègre la profession comme volontaire pendant mes études, puis comme professionnel en J’ai occupé diverses fonctions, tout d’abord comme équipier en centre de secours. Officier depuis 1978, j’ai d’abord servi au sein des services techniques puis ensuite comme chef de centre, de groupement et enfin des fonctions en direction. Je participe depuis 1982 aux travaux de la Commission Technique de la FNSPF C’est ma formation de base et mon passage initial aux services techniques du SDIS91 qui m’ont entraîné à participer depuis de longues années à la normalisation dans le cadre de la FNSPF. Jean-Paul DEGRANGE Conseiller technique de la FNSPF

3 Normaliser? Quoi? Pourquoi? Qui? Comment? Travaux en cours
La normalisation est souvent critiquée, mais elle est aussi très mal connue. Cette présentation est destinée à mieux expliquer sa place et son intérêt au sein de notre profession. Cette présentation s’appuiera sur les points suivants: Quoi?, Pourquoi?, Qui?, Comment?, puis sur un état des projets en cours en lien direct avec le sujet de ce colloque. Le thème des Coûts n’est pas abordé directement, mais apparaîtra à travers la trame de l’exposé et peut-être dans les questions que nous regrouperons à la fin de l’exposé, à l’exception de celles de ma co-présentarice, Agnès HUBERT. Q1: vous nous parlez de « normaliser », alors que le discours actuel est plutôt d’aller vers « moins de normes », n’est ce pas contradictoire?. C’est une très bonne question. En effet, le 17 janvier 2013, lors de la Présentation de la mission de lutte contre l’inflation normative confiée par le Premier Ministre à Alain Lambert et Jean-Claude Boulard, ces derniers ont pris, je cite, « la posture de chasseurs de normes absurdes dans le cadre d’une période courte d’ouverture de la chasse »… Cette initiative doit cependant être relativisée car par le terme « NORMES », il faut comprendre ici Loi, Décret, arrêté et réglementation ainsi bien sûr que normes techniques. Le sujet qui nous concerne aujourd’hui ne porte que sur les normes techniques qui de plus ne sont pas obligatoires sauf lorsqu’elles le sont rendues par un texte réglementaire, mais comme le mot « norme » est le plus souvent compris dans son sens « technique » plutôt que « réglementaire », votre question est tout à fait légitime. Q2: A quels travaux normatifs participez-vous ? Je participe aux travaux normatifs français depuis 82 et Européens depuis 90, ce qui m’a permis d’acquérir une certaine expertise dans ce domaine. Depuis 2007 je suis animateur du groupe CEN qui normalise les véhicules utilisés par les sapeurs-pompiers. Pour ce qui est de la désincarcération je participe depuis 2012 aux travaux du groupe de travail CEN qui a en charge les cisailles, écarteurs, vérins et coussins de levage.

4 Normaliser – quoi? Beaucoup de choses, avec au départ une volonté d’interchangeabilité: Bouches d’incendie Demi-raccords Au départ, la normalisation appliquée à des équipements avait pour objectif l’interchangeabilité des pièces constitutives. Ainsi en France, pour l’ère moderne, c’est Napoléon qui a initié le premier programme de fabrication de matériel complexe, normalisé dans le détail pour que les pièces de chaque produit fini puissent être interchangeables avec celles d’un autre. Ce matériel, vous l’avez deviné je pense, était un fusil… Plus proche de nous et de notre domaine d’activité, les bouches à incendie ont été normalisées , ce qui n’était pas le cas au départ et quelques incendies graves ont démontrés l’intérêt de la normalisation. Même chose bien sûr pour les demi-raccords Paradoxalement, je dois vous indiquer que dès le début des travaux européens de normalisation il a été prévu de NE PAS les normaliser au niveau européen…, le coût induit étant disproportionné par rapport aux bénéfices, sans parler des querelles nécessaires pour se mettre d’accord!. C’est pourquoi les corps frontaliers disposeront encore longtemps de pièces de jonction spécifiques…

5 Normaliser – quoi? Les performances ont aussi été prises en compte:
CCF (légers, moyens et lourds) Pompes (500, 750, 1000, 2000 L/min) Matériels hydrauliques de désincarcération Après cette phase dimensionnelle, les performances ont aussi été prises en compte, particulièrement pour définir des catégories de véhicules ou de pompes, et la première norme française sur les matériels de désincarcération avait comme objectif de initial le « classement » des matériels.

6 Normaliser - pourquoi? Ces matériels existent depuis longtemps
Jusqu’à la fin des années 80 ils n’étaient pas « normalisés ». Les matériels de désincarcération existent depuis longtemps et font partie de l’équipement des sapeurs pompiers depuis des décennies. Qui n’a pas entendu parler de cisailles GALEGO ou de la marque Tirfor? Différents corps avaient même définit des véhicules et des « armements type », par exemple ce véhicule secours routiers de Seine et Marne, que j’ai conduit en opérations, et dont j’ai réalisé la photo en 1977, sans savoir qu’elle était destiné à illustrer la future édition 1978 du célèbre RIM… Le Règlement d’Instruction et de Manœuvres. Apparues aux USA en 1972, les célèbres cisailles HURST – baptisées « jaws of life » en anglais par référence au film « les dents de la mer » (Jaws en anglais), commençaient à arriver en France. La période était propice à l’équipement des sapeurs pompiers avec ces matériels, compte tenu de la forte croissance du nombre d’accidents, et des véhicules qui se transformaient alors en amas de tôles tordues après des chocs à des vitesses encore peu limitées à l’époque. Les normes de ces matériels n’existaient pas en France à ce moment là. Q3: Mais alors, s’il n’y avait pas de norme dans les années 80. Pourquoi ne pas avoir continué ainsi ? Comme je l’ai déjà indiqué, la première norme française sur le sujet a été faite à l’initiative des sapeurs-pompiers pour arriver à « classer » les matériels. Ensuite avec les travaux européens le sujet a été repris puis transformé pour répondre à l’arrivée de la Directive « machines », nous le verrons plus loin. < Le VSR de Melun, en photo dans le « RIM » 1978

7 Normaliser - pourquoi? Il était nécessaire de pouvoir comparer
Des commerciaux prêts à tout. Normes DIN existantes mais surtout « descriptives ». Un projet à partir de travaux menés par un membre le la CTF. Une NF S en octobre 1989. Au cours des années 80, dans un marché en pleine expansion, les commerciaux étaient prêts à tout pour vendre leurs machines. Des tests divers et variées étaient organisés en vue de démontrer que le matériel proposé étaient le meilleur et le plus puissant. Des locomotives ont même été découpées alors que cela ne représentait pas la majorité des accidents de circulation… Les normes qui existaient alors en Europe pour les matériels de désincarcération étaient des normes DIN. Elles avaient surtout pour objectif de faire rentrer les outils dans un volume et une masse bien précis de façon à bien se ranger dans les engins germaniques qui étaient déjà presque tous équipés de ce type d’équipement. Un capitaine du SDIS77, membre de la commission technique de la FNSPF, ingénieur de formation, a alors proposé une méthode d’étude comparative « objective » de ces matériels. Ses travaux ont été publiés à l’occasion du Congrès en 1987 et sont à la base de la norme française de Cette norme reprenait bien sûr des éléments dimensionnels, mais aussi des essais destinés à la classification.

8 Normaliser - pourquoi? Depuis, le contexte et les besoins ont évolué:
Prise en compte des exigences de la Directive Machines Les normes européennes sont un outil qui permet de se conformer aux exigences essentielles des Directives Donc analyse de risques et mise en évidence de critères de sécurité. La construction de l’Europe, avec la volonté de permettre le « libre échange » des produits, a introduit le besoin de prévoir des niveaux minima de sécurité, ce qui a été à l’origine de la mise en place de « Directives » Européenne, qui sont des sortes de Lois « supranationales » Attention, ces textes sont élaborées de façon consensuelle – ce n’est pas « Bruxelles qui impose »…, chaque état participe et les règles d’élaboration sont strictes, mais il n’y a pas beaucoup de publicité sur ces travaux même s’ils sont publics Chaque pays doit ensuite « traduire » les Directives dans son propre contexte réglementaire – c’est-à-dire ses lois nationales – pour les rendre applicables. Les normes techniques sont un moyen, non obligatoire généralement, de prouver la conformité aux exigences essentielles. A partir de 1990, le contexte a évolué avec la mise en place d’un comité technique de normalisation européen – le CEN TC 192 – en charge de normaliser les équipements utilisés par les sapeurs pompiers. Un de ses groupe de travail a été chargé de travailler sur les matériels de désincarcération et les coussins de levage. Je l’ai déjà cité, il s’agit du CEN/TC192/WG7. La philosophie globale retenue pour les normes réalisées par ce comité technique est l’atteinte d’exigences minimales. Cette approche qui était à l’époque très différente de l’approche DIN a donné lieu à de belles discussions multilingues… avec l’aide de pas mal de tasses de café et de verres de bières, mais consommés avec modération bien sûr !...

9 Normaliser - pourquoi? Depuis, le contexte et les besoins ont évolué:
Depuis décembre 2004, une EN 13204 Mise en place de critères de sécurité « vérifiables ». Maintien de performances minimales « vérifiables ». Les discussions autour des projets ont abouti en 2004 à la publication de l’EN qui reprenait beaucoup d’aspects de la norme française. Cette norme à été publiée en tant que NF en avril 2005, et un amendement a été adopté en 2012 pour prise en compte de modifications de la Directive « Machines » Les exigences minimales demandées par une norme doivent pouvoir être vérifiées, c’est pourquoi il y a toujours deux parties: la définition de l’exigence et ensuite la méthode de vérification. Q4: C’est donc pour cela qu’il faut connaître les principales exigences des normes relatives aux matériels que l’on utilise ? Connaître la norme n’est pas aussi important que de bien avoir pris connaissance de la notice d’emploi et suivi la formation nécessaire à l’utilisation. Cependant pour ceux qui se posent des questions, et pour les acheteurs, il est impératif de bien connaître les exigences minimales contenues dans une norme. Je dis exigences minimales, car c’est le plus souvent le cas: la norme impose un niveau minimum de performances, et un matériel conforme est censé réaliser ce minimum. Les organismes de certification disposants des accréditations nécessaires sont là pour le vérifier, si bien sûr vous avez exigé une certification par tierce partie. Ces valeurs mini ne sont pas forcément conformes aux besoins exprimés, et c’est là que la connaissance de la norme est importante car il faudra savoir quels points doivent être majorés pour vos appels d’offres. Ne pas se contenter de demander un matériel « plus performant », mais fixer des exigences et surtout des méthodes de vérification. Q5: Quelles sont les normes qui concernent les matériels utilisés pour la désincarcération ? Il y a principalement deux normes, celles relatives aux « coussins de levage utilisés par les services de secours» la NF EN 13731, et celle des « Matériels hydrauliques de désincarcération à double effet » la NF EN Cependant ces normes font elles-mêmes référence à de nombreuses autres normes. La NF EN fait ainsi référence à 24 autres normes: depuis celle des gants de sapeurs-pompiers, celles relatives aux flexibles en caoutchouc, à celles concernant la sécurité des machines et à des normes à propos des aciers de construction puisque ce sont les seuls pour lesquels une norme existait au moment de la réalisation de ce texte. Beaucoup d’autres matériels utilisés en intervention secours routier répondent aussi à des normes, par exemple tous les EPI, mais ce n’est pas vraiment le sujet central de ce colloque. .

10 Normaliser – qui? Industriels, utilisateurs et administration
En France, ce système « tripartie » est bien en place. Un projet de réalisation d’une norme doit être validé avant même que sont contenu soit défini. Le « bureau de normalisation » qui assure le secrétariat technique tient compte de tous les avis avant la publication. Une norme n’est pas le produit de travaux confidentiels menés dans le secret d’un bureau d’étude. C’est un travail collectif et impérativement collectif pour le domaine qui nous concerne. De plus, la phase d’enquête publique qui est prévue permet à chacun de s’exprimer. Ce qui est dommage c’est que beaucoup pratiquent « l’abstention » et sont ensuite très critiques, en expliquant que la norme produite ne correspond pas à leurs besoins, besoins qu’ils se sont bien gardé d’exprimer lorsqu’ils pouvaient le faire… C’est l’AFNOR (Association Française de Normalisation), qui est chargée par l’Etat français de piloter la normalisation. Pour les matériels sapeurs-pompiers dont nous parlons aujourd’hui, AFNOR a délégué ce rôle à l’Union de Normalisation de la Mécanique (UNM) Q6: Quel est le rôle du Ministère de l’Intérieur alors qu’il ne finance pas les SDIS ? Effectivement les aides de l’Etat sont de plus en plus rares… Cependant, le Ministère est l’autorité de tutelle, qui doit donner un avis favorable pour que la norme soit publiée par AFNOR et assure les relations avec les autres ministères et les différentes instances. Il est donc incontournable. De plus, dans certains cas il a un rôle moteur, par exemple pour la création de la norme sur les FAD dont nous reparlerons.

11 Normaliser – comment? Des processus parfaitement « normalisés »…
1. demande 2. évaluation de l’opportunité 3. inscription au programme de travail 4. élaboration d’un document de travail 5. consultation de la commission de normalisation 6. enquête publique 7. homologation et publication 8. mises à jours Voici la méthode qui est suivie au plan national, que je ne vous décrirais pas dans le détail mais que vous retrouverez dans le document disponible: 1. La demande 2. L’évaluation d’opportunité 3. L’inscription au programme de travail 4. L’élaboration d’un document de travail 5. La consultation formelle de la commission de normalisation 6. L’enquête publique 7. L’homologation et la publication 8. La mise à jour de la collection française Ce cycle complet prend plusieurs années, et les révisions doivent avoir lieu tous les 5 ans, le cycle est alors plus court et la norme peut être maintenue sans être révisée. Q7: Comment donner mon avis et mes idées pour des évolutions ? Chacun peut répondre lors des enquêtes, par contre pour les créations, il est nécessaire de faire partie d’un groupe de travail. Pour les sapeurs-pompiers qui n’en ont pas partie, il est toujours possible de proposer des idées au correspondant local du groupe technique régional qui se chargera de transmettre ou proposera une participation aux travaux. Pour les enquêtes, les documents sont disponibles sur le site « http://www.enquetes-publiques.afnor.org/ » Ces informations sont aussi diffusées par les correspondants de la FNSPF au niveau des GTR, mais il faut quand même adresser des réponses individuelles. Q8: Comment sont contrôlés les matériels vis-à-vis de la norme ? Voir diapo suivante

12 Normaliser – comment? Quels contrôles?
Autocontrôle comme règle de base pour les normes non obligatoires. Tierce partie le plus souvent en France pour les SP, par exemple avec AFNOR Certification Q8: Comment sont contrôlés les matériels vis-à-vis de la norme ? Il convient de bien prendre en compte qu’une norme technique n’est pas une obligation, mais un moyen d’arriver à une présomption de conformité aux Directives et réglementations. Bien sûr, il y a le cadre « réglementaire » des marchés publics, mais même dans ce cadre la norme n’est pas obligatoire si cette absence de référence peut être justifiée. C’est cependant une bonne garantie… Le premier responsable de la conformité est le « fabricant » (celui qui met sur le marché national…) Il doit assurer la conformité aux réglementations diverses qui sont applicables. Si une norme existe et qu’il y est fait référence, le fabricant peu dans la plupart des cas garantir lui-même que le produit est conforme… Dans le système français, il est le plus souvent fait appel à un organisme « tiers » qui doit répondre à des critères stricts d’accréditation pour le domaine contrôlé. Ce peut être un laboratoire ou un organisme de certification. Q9: Qui prévenir en cas de problème constaté avec un matériel?. En premier lieu, il faut bien identifier le problème et faire une enquête en interne. Le fabricant doit ensuite être questionné. Une information et une recherche de cas similaires auprès de collègues est utile. La commission technique de la FNSPF est un bon moyen pour cela… En fonction de la gravité de l’incident ou accident, il peut y avoir des procédures à suivre en vue d’informer l’autorité de tutelle. Simultanément, et uniquement si l’enquête interne montre que le matériel en cause est normalisé et certifié, il faut rapidement informer l’organisme certificateur qui pourra prendre les mesures correctives nécessaires. Pour beaucoup de matériel SP, c’est AFNOR Certification (comité NF377) qui est compétent, et c’est donc à lui qu’il convient de s’adresser si l’on constate un problème sur un matériel « normalisé ET certifié ». Bien sûr il n’est pas interdit d’informer aussi son autorité de tutelle…, mais c’est n’est pas elle qui a réalisé l’achat et le contrôle du matériel.

13 Normaliser – comment? Q10: Que signifient tous ces sigles ?
La normalisation est organisée à plusieurs niveaux : Le plus proche de nous est le niveau national. En France, comme je vous l’ai expliqué il y a quelques instants, c’est l’AFNOR qui pilote. Au niveau de l’Europe, c’est le CEN qui regroupe les organismes de normalisation de tous les pays Européens et membres de l’AELE Q10: Que signifient tous ces sigles ? Effectivement, avec les noms complets ce sera plus explicite…. Au niveau de l’Europe, le Comité Européen de Normalisation regroupe aujourd’hui les 33 pays de l’AELE (Association Européenne de Libre Echange) European Free Trade Association (EFTA) en anglais, donc plus de pays que l’Europe politique ou la zone €uro. Austria, Belgium, Bulgaria, Croatia, Cyprus, Czech Republic, Denmark, Estonia, Finland, Former Yugoslav Republic of Macedonia, France, Germany, Greece, Hungary, Iceland, Ireland, Italy, Latvia, Lithuania, Luxembourg, Malta, Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Romania, Slovakia, Slovenia, Spain, Sweden, Switzerland, Turkey, United Kingdom Une norme qui est réalisée dans le cadre du CEN doit obligatoirement être reprise dans les normes nationales de chaque pays et remplacer les normes de même nature qui pouvaient exister. Au niveau mondial, c’est l’ISO qui assure les travaux de normalisation, mais à la différence des travaux CEN, il n’y a aucune obligation de reprise dans les collections nationales. Les principes de réalisation des normes reprennent globalement les mêmes règles. En annexe, vous trouverez les liens nécessaires.

14 Normaliser – comment? Au niveau CEN, les travaux sont attribués à des Comités Techniques (TC) qui sont organisés avec des groupes de travail (WG) et parfois des sous-groupes. Il faut que 5 pays au moins acceptent de travailler activement sur un sujet pour que les travaux commencent. Par contre, contrairement au principe utilisé en rance, il n’est pas nécessaire que chaque pays soit représenté par des utilisateurs, des constructeurs et l’état. Les participants sont des experts désignés par leur bureau de normalisation national. Q11: Comment le sapeur-pompier peut-il faire évoluer les normes ? Les normes sont le résultat d’accord entre tous les partenaires concernés, et j‘insiste encore une fois, chacun peut s’exprimer, au moins lors de l’enquête publique. Tous les avis sont écoutés et discutés.

15 Normaliser – comment? Q12: Quels sont les travaux en cours ?
Pour l’ISO, l’approche est globalement identique. Il existe un accord, baptisé « accord de Vienne » qui règle le principe de la coopération entre ISO et CEN pour éviter les doublons. Une norme CEN peut être reprise en norme ISO et inversement, mais il n’y a pas d’obligation de le faire…, et il est nécessaire pour cela que des comités de normalisation traitant des mêmes sujets existent afin qu’ils puissent donner leur accord. Q12: Quels sont les travaux en cours ? Dans le domaine qui nous concerne directement. Il y a deux sujets principaux :

16 pr NF ISO 17840 « Véhicules routiers — Fiche de secours »
Travaux en cours pr NF ISO « Véhicules routiers — Fiche de secours » Était en enquête en 2013 Un travail conjoint SP / constructeurs / DGSCGC à partir de l’expérience acquise. FDIS en cours de finalisation, donc publication possible avant la fin de l’année Document ISO pas nécessairement repris dans tous les pays de l’UE Les constructeurs automobiles français, la DGSCGC (Direction Générale de la Sécurité Civile et des Gestions de Crises) et des représentants de groupes de travail sapeurs-pompiers, ont proposé il y a plus d’un an aux autres constructeurs de faire une norme ISO pour les FAD, afin qu’il y ait un modèle unique de ce document pour tous les sapeurs-pompiers à l’international. Ce projet de norme (pr NF ISO « véhicules routiers – fiche de secours ») était en enquête en 2013. Qui a répondu? Très peu d’entre vous je le sais, et pourtant je suis certain que ce sujet est important pour vous… Je ne participe pas directement à ces travaux, mais je les présente ici car ils font partie des évolutions « normatives » à venir. Vous aurez plus de détails techniques dans une autre conférence, demain. C’est un très bon travail proposé au niveau mondial, mais son statut ISO n’impliquera pas forcément son adoption par tous les pays du CEN car l’accord de Vienne ne rend pas une norme ISO obligatoire alors qu’une norme EN doit être reprise dans tous les pays du CEN comme je vous l’ai déjà expliqué, et je sais que son adoption n’est pas à l’ordre du jour d’au moins un pas voisin… Pour qu’elle soit utilisée partout en Europe, la prochaine étape devra donc passer par une reconnaissance EN de cette norme ISO, ce qui ne sera pas simple car il n’existe pas de groupe miroir au niveau CEN.., il y a probablement des solutions mais je ne la connais pas aujourd’hui.

17 norme EN 13204 Travaux en cours
Nouvelle rédaction avec des essais en relation avec les prescriptions Pas de prise en compte des outils autonomes Un manque d’essai réaliste, donc la nécessité de faire des propositions pendant l’enquête publique La révision de la norme EN « matériels de désincarcération » a été réalisée par le CEN/TC 192 WG7, et la nouvelle version qui devrait être proposée à l’enquête publique au second semestre, est maintenant terminée. J‘ai pu obtenir quelques modifications : Le positionnement des prescriptions d’essais directement après les exigences – ce ne semble pas très important, mais il y avait des prescriptions non vérifiées, et des essais ne correspondant pas aux prescriptions… La modification de la prescription relative à l’essai des cisailles – les lames font maintenant partie de l’essai et seul l’aspect du fil de la lame n’est pas pris en compte Je n’ai pas obtenu par contre la prise en compte des matériels autonomes sur batterie, et aucun essai représentatif des découpes de montant de véhicule n’est ajouté pour le moment. Q13 : Justement, est-il normal que des lames de cisaille cassent en intervention? C’est une question complexe. En effet, si l’on considère les lames en tant que « pièces d’usure », il est logique que la casse survienne … un jour! Normalement, avec le bon contrôle des matériels et la bonne formation des utilisateurs, cela ne devrait pas arriver, pourtant il y a trop de cas avérés pour restreindre cela à une mauvaise utilisation ou un mauvais entretien. Des recherches pour identifier les causes précises sont en cours mais il semble que les facteurs soient multiples car pour le moment cette identification n’est pas complète, même si la nature des matériaux coupés a beaucoup évoluée depuis quelques années. Regardons ensemble le projet proposé et les points qui me semblent nécessiter une modification.

18 Domaine d’application
Les systèmes de désincarcération hydrauliques à double effet sont destinés, principalement à découper, écarter ou pousser les parties structurelles des véhicules routiers. Ces systèmes sont composés d'un bloc d’alimentation indépendant, de l’outil (des outils) et des raccordements et accessoires prévus nécessaires. A l’écran, les points principaux du domaine d’application. Il n’y a pas de modifications importantes envisagées pour le moment, ce qui pose au moins deux problèmes :

19 Problèmes Les systèmes de désincarcération hydrauliques à double effet sont destinés, principalement à découper, écarter ou pousser les parties structurelles des véhicules routiers. Ces systèmes sont composés d'un bloc d’alimentation indépendant, de l’outil (des outils) et des raccordements et accessoires prévus nécessaires. Premier point: Cette écriture ne couvre pas les outils autonomes sur batterie puisqu’il faut un “bloc d’alimentation autonome” Pour incorporer ces outils dans le “champ d’application” de la norme révisée, ma proposition est de demander pendant l’enquête d’écrire: “Ces systèmes sont composés d'un générateur de puissance, de l’outil (des outils) et accessoires prévus nécessaires.”, à la place de ce qui est actuellement écrit. D’autres modifications seront aussi nécessaires pour se conformer avec le fait que "le bloc d'alimentation" peut être "inclus" dans l'outil. (Position du "bloc d'alimentation", flexibles, raccords rapides, exigences pour les packs de puissance.) Mais il ne s’agit que de quelques changements seulement. Si vous voulez des informations sur «comment répondre» à l'enquête publique, demandez-le moi… j’aurais fait un point plus précis d’ici là.

20 Problèmes Les systèmes de désincarcération hydrauliques à double effet sont destinés, principalement à découper, écarter ou pousser les parties structurelles des véhicules routiers. Ces systèmes sont composés d'un bloc d’alimentation indépendant, de l’outil (des outils) et des raccordements et accessoires prévus nécessaires. Second point important : En complément de leur fonction principale, les matériels doivent aussi pouvoir être utilisés sur des structures de construction impliquées dans les accidents. Couper des fers à béton n'est pas le point principal, mais il est le seul critère qui soit testé pour le moment... La norme en vigueur et le projet actuel de révision utilisent en effet une norme qui est applicable aux aciers de construction ...

21 Aciers utilisés actuellement
Tous ces profils, destinés à classer les matériels, sont inclus dans la norme depuis le début de son écriture au début des années 2000 et avant dans une norme française publiée en 1989… donc préparée encore avant…! Cette nuance d'acier a été utilisée parce que ce métal était le seul qui était normalisé au niveau européen en ce moment-là. A cette époque également, les aciers utilisés dans la fabrication d'automobiles étaient très proches, et il y avait beaucoup de morts sur les routes, en particulier en France. Pour améliorer la sécurité, les constructeurs automobiles et les fabricants d'acier ont bien sûr développé des aciers spéciaux, mais il est interdit de se référer à une «référence fabricant» dans une norme, française ou européenne… Cependant, depuis quelques temps une nouvelle norme, qui couvre ce domaine, est en préparation… Les plaques d’acier doivent être conformes au EN :2004, Tableau 5, type S235, Les profilés en acier doivent être conformes au EN :2004, Tableau 5, type S235 et à l’EN (dimensions).

22 Un profil type « automobile »…
Acier prEN10338:2014 HCT1180G2 e=1mm Il est maintenant possible d'ajouter un "profil type voiture", qui symbolise un montant « B » En effet une nouvelle norme Européenne préparée par les fabricants d’aciers européens et par les constructeurs automobiles, traite des aciers utilisés pour les voitures actuelles et futures Et il est possible de faire référence à un projet de norme dans un texte normatif…! La référence d’acier et son épaisseur, ainsi que le dessin définitif du profil seront à faire valider et éventuellement évoluer en fonction des remarques des constructeurs automobiles. Déterminé avec l’aide d’un constructeur automobile, ce profil – éventuellement amélioré - peut devenir la section « type montant B» du profil utilisé pour les essais de coupe des cisailles. En voici un prototype réalisé la semaine dernière. Ne faites pas d’essais avec aujourd’hui, ce n’est pas le bon acier! Pour le moment, ce nouvel essai n’a pas encore été ajouté au projet qui sera soumis à enquête publique… Donc il faudra une mobilisation de chacun, et dans plusieurs pays, pour que cette demande soit prise en compte. Mais ensemble nous pouvons le faire… Il pourrait donc être ajouté au projet de norme ... si vous le demandez! Comme le dit la publicité du Loto, pour gagner, il faut jouer… prEN “Produits plats non revêtus laminés à chaud et laminés à froid d'aciers multiphases pour formage à froid”

23 Questions? J’en ai maintenant terminé.
Merci de m’avoir écouté, avez-vous des questions?

24 Merci de votre attention

25 Sites utiles: Pour le monde: http://www.iso.org/iso/home.html
Pour l’Europe: Pour la France:


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