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Perception visuelle Métriques de lapparence colorée.

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1 Perception visuelle Métriques de lapparence colorée

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3 Couleur et lumière n Lumière et couleur sont en étroite interdépendance. La couleur est en fait la traduction d'une sensation colorée produite sur lœil (3) par la partie de la lumière (1) réfléchie par l'objet (2). n Les sensations colorées produites par un objet dépendent, de ce fait de la composition de la lumière (1) avec laquelle il est éclairé et des interactions rayonnements/matières (absorption, réflexion, diffusion…) spécifiques de cet éclairage (ou illuminant) par l'objet (2).

4 Repérer et mesurer la couleur n Toute utilisation des couleurs oblige à effectuer une acquisition, un repérage, une nomination, un classement afin de faciliter sa communication. La couleur étant un phénomène visuel, son apparence dépend non seulement de la physique des couleurs, mais aussi de son environnement et des mécanismes de perception des couleurs. Cela nous amène à distinguer couleur physique et couleur phénoménologique. Ceci est d'une importance majeure car toute l'histoire des couleurs au travers des systèmes de classification proposés nous montre l'ambivalence du phénomène couleur. Lanalyse critique de lapparence visuelle de la couleur nous fait connaître dans une première approche son caractère tridimensionnel. Cette tri-variance visuelle est à l'origine de la représentation géométrique vectorielle des couleurs et de la colorimétrie physique trichrome qui montre que toute couleur peut s'analyser selon trois composantes lumière ( R, V, B ).

5 Modèle RVB n Le modèle RVB décrit une couleur en fonction de la valeur de rouge de vert et de bleu qu'elle émet. Dans un modèle RVB le blanc correspond à la valeur maximale de rouge, de vert et de bleu. n Chaque couleur du cube peut être décrite par ses coordonnées sur les axes R, V et B, bases fondamentales de la colorimétrie physique.

6 Colorimétrie n La colorimétrie consiste en un ensemble de données physiques et de méthodes mathématiques permettant de quantifier la couleur objectivement. Il convient d'insister sur le fait que ces données et méthodes découlent de l'expérience visuelle. Il est aussi intéressant d'établir un parallèle entre les traitements prenant place dans le système visuel et l'approche empirique de la colorimétrie conventionnelle. n Le système de référence colorimétrique CIE (X Y Z) permet à partir de la connaissance des variables R,V,B, la spécification d'un stimulus de couleur isolé dans un espace à trois dimensions. Sa construction repose sur les égalisations de couleur. Tous les stimulus isolés ayant la même couleur - même s'ils ont un spectre différent - ont les mêmes composantes trichromatiques. En fait, ils initialisent les mêmes signaux dans les cônes rétiniens.

7 Diagramme CIE 1931 n La CIE (Commission Internationale de l'éclairage), créée en 1931, s'est attachée à décrire les couleurs en fonction de leur perception par loeil humain, sous un éclairage standardisé (illuminant C, D65,...). n Le modèle x,y,Y ci-contre présente un inconvénient majeur: selon l'endroit où l'on se trouve sur la carte, un même écart de position ne représente pas forcément une même différence de perception.

8 Apparence visuelle et attributs des couleurs n La perception visuelle est lopération mentale de structuration de la sensation visuelle. Par extension le terme de perception visuelle désigne aussi bien le résultat de lopération perceptive et cognitive que lopération elle-même. Ici, on utilisera le terme apparence visuelle pour désigner le résultat de cette opération n Lorsque lon sélectionne des objets colorés pour établir une collection, on les classe généralement selon trois variables perceptives, les attributs de la couleur : –La teinte ou tonalité chromatique teinte –Le niveau de colorationniveau de coloration –La clartéclarté –Teinte et niveau de coloration caractérisent le caractère chromatique des couleurs. Leur ensemble est souvent considéré comme étant la couleur. –Le niveau de coloration et la clarté sont souvent décrits par un seul adjectif combinant les deux indications et caractérisant une couleur de teinte donnée n La colorimétrie permet de définir et mesurer ces attributs; néanmoins elle ne permet pas de mesurer lapparence des couleurs fonction de ladaptation visuelle chromatique et des contrastes simultanés.contrastes simultanés.

9 Espaces physiques et psychométriques n Certes au plan expérimental, le concept de base, énergétique, donne la possibilité de repérer les couleurs et plus fondamentalement de mesurer les stimulus, en établissant des corrélations entre couleurs mesurées et couleurs perçues. n Mais le désir dévaluer non plus des stimulations mais des sensations et des perceptions, nécessite lintroduction de grandeurs nouvelles, psychophysiques, cest à dire ayant une signification perceptive. Ainsi en dépassant la colorimétrie de base qui traduit la première phase des processus physiologiques (celle de la réponse initiale des cônes stimulés par les rayonnements), la colorimétrie psychométrique se rapportant aux phases suivantes des processus rétiniens et corticaux pour évaluer les sensations, permet la mise en place despaces psychométriques.

10 Les Espaces de représentation n La colorimétrie de base, celle issue de la théorie de Newton reste très proche de modèles physico- mathématique permettant denvisager des espaces vectoriels affines, représentatifs des stimulus, sinscrivant dans des espaces de représentations cartésiennes ou polaires. n Le système CIE qui en résulte est dun emploi universel dans les mesures et les calculs. Par son diagramme de chromaticité x,y, non uniforme, ce système sert à représenter utilement les couleurs.

11 MUNSELL Le système de notation des couleurs mis au point par A.H MUNSELL en 1915, identifie la couleur au moyen de trois attributs : La teinte, la luminosité et la saturation. Cette méthode de notation situe les trois attributs de la couleur selon des échelons ordonnés correspondant à des intervalles visuels égaux.Les données numériques ou paramètres de cette gamme servent à analyser et à décrire la couleur de façon précise dans des conditions parfaitement définies déclairage et dobservation.La notation de teinte ( HUE ), indique la place dune couleur dans un cercle chromatique de 100 teintes régulièrement espacées. Il existe 10 teintes de base ( 5 principales et 5 intermédiaires ), situées dans tous les 10 intervalles du cercle chromatique. La notation de teinte, dusage courant, est fondée sur les noms de 10 teintes de base : Rouge (R), Jaune-Rouge (YR), Jaune (Y ), Vert-Jaune (GY), Vert (G), Bleu-Vert (BG), Bleu (B), Violet Bleu (PB), Violet (P) et Rouge-Violet (RP).

12 Modèle MUNSELL n Dans le modèle de Munsell (ci-dessous) la saturation augmente avec la distance au centre du modèle. n La luminosité (ou luminance) exprime la quantité totale de lumière émise par la couleur. Plus une couleur est haute sur l'axe du modèle, plus sa luminosité est grande. La valeur maximale de luminosité est atteinte pour le blanc. La corrélation MUNSELL/C.I.E donne la méthode de conversion des mesures expérimentales, instrumentales en Renotation Munsell et fournit la première spécification psychophysique sûre pour la réalisation des étalons de couleurs MUNSELL

13 Modèle NCS n Le N.C.S ( Natural Color System Suédois ) ou système naturel des couleurs est basé sur la manière dont lêtre humain perçoit les couleurs, et non pas sur une quelconque théorie de mélanges des pigments. Le besoin de codifier les couleurs de façon systématique est fort ancien. A.S FORSIUS jeta en 1611 dans son livre Physica les bases du N.C.S : Parmi toutes les couleurs, il y a 2 couleurs de base, le blanc et le noir....quatre couleurs intermédiaires les ni - ni un jaune qui soit ni vert ni rouge, un rouge ni jaune ni bleu, un bleu ni rouge ni vert, un vert ni bleu ni jaune. et le gris du blanc au noir.

14 Modèle NCS Une couleur quelconque peut-être décrite de façon univoque par des valeurs de ses caractéristiques élémentaires. Aucune couleur ne peut avoir en même temps une teneur en jaune et une teneur en bleu ou en même temps une teneur en rouge et en vert; il sensuit que du point de vue perceptif, que deux des teneurs sont égales à zéro. Les deux autres caractéristiques chromatiques sont remplacées par la teneur chromatique (c), qui est leur somme, et par la tonalité (H), qui est leur rapport. Dans le système naturel des couleurs NCS, on utilise une méthode psychométrique pour mesurer les couleurs à coté de la méthode physique usuelle. Les notations NCS sont descriptives de la couleur perçue et peuvent être appliquée directement pour la description des couleurs.

15 Modèle NCS Le fait que les couleurs chromatiques peuvent être non seulement apparentées entre elles, mais encore au noir et au blanc, nous conduit à une représentation tridimensionnelle. Un double cône de révolution sest avéré être le modèle le plus pratique avec le cercle des couleurs chromatiques en tant quéquateur, et le noir et le blanc comme pôles. On obtient un modèle du système naturel des couleurs, parfaitement défini sans référence à des échantillons ni à des valeurs de stimuli.

16 Modèle NCS n Notation NCS 2030-Y90R : Teneur en noir s = 20%, teneur chromatique c=30% Teinte Y90R équivalente à 10% de jaune et 90% de rouge, soit en définitive : noir 20, blanc 50, jaune 30x0,1= 3, rouge 30x0,9= 27 Par exemple 2030-Y90R. Le premier chiffre (20) représente la teneur en noir (00 pour le Blanc et 99 pour le Noir), le second (30) la teneur chromatique (00 pour les gris et 99 pour une couleur chromatique pure). Après le trait dunion suit la notation de la tonalité Y90R, donnée comme la position dans le quart de cercle et encadrée par des lettres majuscules des élémentaires adjointes. Une couleur quelconque étant caractérisée par sa teinte, sa teneur chromatique c, sa teneur en noir s et sa teneur en blanc w, toutes trois exprimées en % par échelons de 10%, leur somme est égale à 100, soit c+s+w = 100

17 Modèle NCS n Conclusion –Du fait que les couleurs élémentaires sont innées et complètement indépendantes de ladaptation, on peut faire une spécification de couleur sans tenir compte de lambiance. Un objet coloré, vu dans des ambiances et des éclairages différents reçoit des notations différentes. Cela peut être utilisé pour explorer le rendu des couleurs, ladaptation chromatique, linduction chromatique...Une conclusion plus théorique sur la nature du NCS est quil est le seul système de couleurs qui puisse être reconstruit, même si tous les échantillons NCS et leurs valeurs CIE étaient détruites du fait de quelque catastrophe.

18 Modèle CIELab n L'espace chromatique CIE Lab est un espace à trois dimensions approximativement uniforme du point de vue des écarts chromatiques, et dont le centre est occupé par un stimulus achromatique de couleur blanche. Les trois coordonnées de CIE Lab sont des correspondants approximatifs de clarté, de balance rouge-vert et de balance jaune-bleu, ou de clarté, de chroma et d'angle de teinte. Les écarts de couleur sont calculés comme une distance euclidienne. Pour certaines pratiques industrielles, il peut être souhaitable d'introduire des coefficients de pondération propres à chaque coordonnée (CIE94) qui améliore les caractéristiques du modèle CIE Lab76. On sait désormais que la différenciation des couleurs relève de la comparaison des signaux rétiniens voisins dans la rétine, ce qui explique en partie la construction des coordonnées de CIE Lab à partir de non-linéarités et de différences de composantes trichromatiques.

19 Modèle CIELab n Le modèle CIE Lab, ci-contre a été obtenu à partir de l'espace x,y,Y de la colorimétrie. L'avantage de ce modèle réside dans le fait qu'il conserve les écarts perceptifs. Le modèle x,y,Y est plutôt utilisé pour définir les espaces colorimétriques alors que le modèle CIE Lab, sert à comparer les rendus de couleur, ainsi que leurs écarts visuels. n Le modèle CIE Lab est particulièrement bien adapté à la mesure décarts moyens de couleurs, mais il ne rend pas compte des conditions dobservation et dadaptation

20 Adaptation n Processus de modifications de létat et du comportement du système visuel, dû aux stimulations visuelles quil reçoit.

21 Attribut perceptif n Caractère précis attaché à une sensation ou à un stimulus de couleur et contribuant à les décrire. Lattribut dune sensation nest pas une grandeur, mais il est possible de définir des grandeurs qui soient en corrélation approximative avec un attribut particulier. La clarté, la teinte, la saturation, le chroma sont des attributs de la sensation colorée.

22 Saturation n Niveau de coloration dune surface, évalué relativement à sa luminosité. Il permet destimer la proportion de couleur chromatique pure dans la sensation totale. La saturation dune surface de chromaticité constante est un attribut perceptif indépendant de sa clarté. La saturation CIE 1976 est une estimation de cet attribut dans le système CIE L uv et CIE L ab.

23 Chroma n Niveau de coloration d une surface, évalué relativement à la lumière quelle reçoit. Le chroma d une surface donnée est un attribut perceptif indépendant du niveau d éclairement. Pour une surface de chromaticité constante, le chroma augmente avec la clarté de la surface, contrairement à la saturation. Le chroma CIE 1976 est une estimation de cet attribut calculable dans les systèmes CIE L uv et CIE L ab.

24 Variables énergétiques Facteur de réflexion n Grandeur égale au rapport du flux réfléchi au flux incident dans des conditions fixées. Le facteur de réflexion donne une indication globale sur le matériau, contrairement au facteur de luminance qui varie avec la direction dexamen.

25 Luminance n La luminance est une grandeur physique qui caractérise une surface émettant ou diffusant un rayonnement dans une direction donnée. Cest le quotient du flux émis, par langle solide démission, et par laire apparente de la surface depuis la direction démission. La luminance peut-être évaluée en grandeurs énergétiques (radiance) ou en grandeurs lumineuses (luminance). En français le mot radiance, au sens de luminance énergétique, est acceptable. Il est parfois employé en raison de son identité avec langlais. En colorimétrie, on emploie souvent ce mot de manière incorrecte, pour désigner une grandeur lumineuse, non parfaitement spécifiée. Ne pas confondre avec le facteur de luminance dune surface, qui est égale au rapport de la luminance de lélément de surface dans une direction donnée, à celle du diffuseur parfait éclairé dans les mêmes conditions. n Echelle de grandeurs Scotopique 10 cd/m 2

26 Brillance n Caractère de lapparence lié à létat de la surface des objets et conditionné par les lumières plus ou moins intenses apparaissant comme superposées à leur surface quand ils sont éclairés.

27 Formulaire Espace Colorimétrique CIE Composantes trichromes : X, Y, Z Composantes trichromes pour le blanc de référence : X 0 Y 0 Z 0 Coordonnées trichromes : x,y, z Facteur de luminance : Y/Y n Espace CIE L ab Clarté Psychométrique : L*ab L*ab = 116 ( Y/Y n ) 1/ a* = 500( (X/X 0 ) 1/3 - (Y/Y 0 ) 1/3 ) b* = 200( (Y/Y 0 ) 1/3 - (Z/Z 0 ) 1/3 ) C* ab chroma CIE L ab C* ab = (a* 2 +b* 2 ) 1/2 Angle de teinte CIE1976 équivalent psychométrique de la teinte : h a*b* h a*b* = arctg ( a*/b*) Différence de couleurs : E* ab E* a*b* = ( ( L*) 2 + ( a*) 2 + ( b*) 2 Différence de teinte CIE L ab : H* a*b* H* a*b* = ( ( E* a*b* ) 2 - ( L * ) 2 - ( C* a*b* ) 2

28 Apparence visuelle n Aspect visuel très général qui caractérise les lumières et les objets de notre environnement. La transparence, la brillance, la couleur, la texture..sont des exemples de ces caractères dapparence visuelle.

29 Transparence perceptive n Rendre la transparence par lopaque

30 Apparence des couleurs n Linfluence des conditions dobservation sur lapparence des couleurs est fondamentale : dune part des apparences différentes peuvent résulter dune même stimulation physique lorsquelle est reçue dans des conditions différentes, et dautre part les aspects visuels dune plage colorée peuvent rester, au contraire remarquablement constants malgré les variations considérables des conditions dobservation. Les effets des conditions dobservation constituent le départ de létude de lapparence des couleurs. Ces conditions sont soit spatiales, soit temporelles. Les premières ne varient pas pendant le temps nécessaire à lévaluation de lapparence d une couleur : ce sont la luminance de la plage colorée, la nature de son champ environnant, ses caractéristiques géométriques et létat dadaptation de lobservateur. n Les études préalables menées ont permis la mise en place en 1997 du modèle CIECAM97s comme modèle dapparence des couleurs.

31 Modèle CIECAM97s n CIECAM97s est un modèle d'apparence colorée empirique qui facilite la transcription d'une image entre divers supports, numérique entre autre, tel que l'écran de visualisation, la photographie numérique et sa reproduction sur un support quelconque. Prenant en compte les effets de contrastes simultanés, denvironnement et déclairage, il garantit sur chaque support une apparence colorée identique, satisfaisante pour l'observateur. CIECAM97s relie la spécification colorimétrique X, Y, Z d'un échantillon aux attributs de l'apparence colorée qu'il revêt dans diverses situations: clarté, tonalité, chroma, luminosité, niveau de coloration. Il est structuré en plusieurs étapes, doublées d'un processus d'adaptation chromatique et d'un ajustement de la dynamique lumineuse. Le modèle est réversible. L'approche empirique de CIECAM97s a permis la mise au point d'un outil de quantification de l'apparence colorée dont les mécanismes sont de mieux en mieux introduits dans des modèles neuro- physiologiques.

32 Mécanismes de ladaptation n RAPPELS HISTORIQUES : A la fin du siècle dernier, au cours de ses recherches sur ladaptation chromatique, von Kries avait formulé des hypothèses sur les origines de ladaptation dont il déduisait son illustre loi des coefficients : Les réponses visuelles sont linéairement proportionnelles aux stimulations physiques de chacun des trois systèmes chromatiques de photo- récepteurs, et ce ne sont que les coefficients de proportionnalité qui varient en fonction de ladaptation. Appelant R, G, B les valeurs des trois stimulations des mécanismes visuels par une couleur donnée, vue avec les sensibilités maximales résultant dune adaptation au noir, et R, G, B les valeurs correspondantes de la même couleur après une adaptation donnée, la loi des coefficients peut être exprimée par les relations suivantes : R= k 1 RG=k 2 GB=k 3 B –Remarque : Cette proportionnalité exige une indépendance parfaite des trois mécanismes primaires. (ce qui est loin dêtre le cas en général).

33 Hypothèses non linéaires de ladaptation n Helson, Judd et Warren, partant des primaires déterminées par Wright et Walters et de celles quils avaient dérivées des couleurs déficientes des dichromates, ont déterminé les valeurs numériques de ces facteurs de proportionnalité pour ladaptation à la lumière artificielle (illuminant normalisé A). Ainsi, lorsque les composantes trichromatiques dune couleur vue à la lumière du jour (illuminant normalisé C) sont R, G, B et celles de deux sources respectivement R A, G A, B A et R C, G C, B C ; les composantes trichromatiques R, G, B de la couleur (R, G, B) vue par un observateur adapté à la lumière artificielle seront : –R = (R C / R A )/R = 1,000 R –G= (G C / G A )/G = 1,154 G (1) –B= (B C / B A )/R = 3,327 B

34 n Les primaires R,G,B employées par Helson, Judd et Warren pour la détermination de ces coefficients et exprimées par Judd dans le système X,Y,Z de 1931 de la C.I.E étant : –R = 1,00Y –G = -0,46 X + 1,36 Y + 0,10 Z –B =1,00 Z n Permettent décrire : –X = 1,154 X - 0,458 Y + 0,473 Z –Y = 1,000 Y(2) –Z = 3,327 Z n Soit la mise en place dune écriture matricielle de type –{R,G,B}= M {X/Y,Y/Y, Z/Y} où M est une matrice de 9 coefficients

35 La prévision par les équations (1) et (2) des résultats dadaptations à la lumière artificielle appliquée par Mac Adam à ses très nombreux résultats de mesures sétant montré peu satisfaisante, il proposa de remplacer lorigine de la loi classique des coefficients par des hypothèses non linéaires que le modèle CIECAM97s reprend sous sa forme avec dautres valeurs. Dans cette hypothèse non linéaire, Mac Adam admet que les réponses visuelles sont proportionnelles à la luminance de la stimulation, élevée à une puissance appropriée située entre 1/3 et 1. Cette hypothèse non linéaire sexprime par les équations suivantes : = a 1 + b 1 R p 1 = a 2 + b 2 R p 2 = a 3 + b 3 R p 3 où, sont les trois sensibilités élémentaires au rouge, au vert, et au bleu, a 1, a 2, a 3 des constantes, b 1, b 2, b 3 des coefficients de proportionnalité, R, G, B les valeurs des stimulations primaires rouge, verte et bleue composant la lumière d adaptation, et p 1, p 2, p 3 les exposants exprimant la non-linéarité.

36 n Sur les recommandations de Hunt lors du symposium de Vienne en 1996, suite aux travaux de Bartelson, Breneman, Fairchild, Estevez, Lam, Luo, Nayatani, Rigg, Seim, Valberg …le modèle CIECAM97s se présente comme le résultat dun amalgame de recherches variées sur lapparence des couleurs,

37 Conclusion n Lhistoire du développement des modèles colorimétriques depuis 1931, montre la transformation progressive despaces physico-mathématiques, de type énergétique, en espaces neuro-physiologique de type perceptif. Le modèle empirique CIECAM97s, aboutissement des recherches actuelles, se formule dans un espace à 5 dimensions pour tenir compte des attributs visuels de brillance, luminosité, niveau de coloration, chroma, saturation, teinte, contrairement aux espaces psychométriques CIE1976 qui utilisent 3 dimensions (L, a, b, pour le CIE Lab76, L, u, v pour le CIELuv76,L AN, A, B pour ANLAB (Adams-Nickerson)...). Lapparence des couleurs dans sa dépendance à léclairement, au contexte proche et lointain, nécessite lintroduction de 5 variables dans le modèle CIECAM97simplifié. Des espaces plus complexes de dimensions > 5 sont envisagés pour permettre de modéliser au mieux lapparence des couleurs. n Réf :COLOR APPEARANCE MODELS Mark D. Fairchild

38 Couleur des textiles

39 Groupes d harmonies intrinsèques

40 Une seule couleur + noir + blanc Ensemble sobre 1 - Clarté constante Juxtaposition de saturations différentes 2 - Saturation constante Juxtaposition de clartés différentes Nota - Dans le solide des couleurs, tout plan pivotant sur la droite des gris NW, détermine une gamme monochromatique. ISOCHROME Tous les tons en présence ont la même clarté. Lisophanie favorise la fusion optique à grande distance. 3 -Saturation constante. Juxtaposition de tonalités différentes Tout cercle concentrique à NW, sur un même plan perpendiculaire à NW 4 - Toutes les saturations sont différentes ainsi que toutes les tonalités. ISOPHANE

41 Tous les tons sont de même saturation. La surface présente la même richesse d'intensité. 5 - Toutes les clartés sont différentes ainsi que toutes les tonalités Nota - Cas particulier, égalité de saturation et égalité de clarté, donné en 3 ISOSATURÉ D'une couleur au Noir et au Blanc N - > C - > B Par mélange soustractif Par mélange optique Nota - Chaîne particulière : Une couleur à un gris quelconque CHAÎNE ISOCHROME

42 D'une couleur à l'autre C1 - > C2 En passant par les tons saturés En suivant la ligne droite du mélange matériel, ou du mélange optique. Nota - cas particulier: 2 couleurs complémentaires optiques ou soustractives CHAÎNE POLYCHROME Il est possible d'établir une composition chromatique par différents assemblages de chaînes. Chaîne de 3 coloris dans la zone des roses pâles, avec une chaîne de 4 coloris dans la zone des bleus verts foncés. Ces mécanismes sont complexes et nécessitent une recherche méticuleuse des écarts entre les teintes d'un même groupe. Les relations sauvages se définissent par la juxtaposition de différents points de couleur définis par l'intuition. GROUPEMENT DE CHAÎNES

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46 Envies daventures, de vécu. Matières sportswear authentiques, passées, lavées, surteintes. Puissance et force des éléments aquatiques, priorité aux aspects lisses et glissants Les points clés : Une ambiance sous-marine, le retour de tous les verts et bleu d eaux. Effets de mouvances liquides, d ombres irisées, de taches et d effets de matières (comme des écailles). Tous les aspects lisses et glissants.

47 Secrets des étangs, mystères à fleur d eau, un thème poétique et féminin baigné de fraîcheur. Savants mélanges de bleus aquatiques et de verts végétaux. Effets de textures et de surfaces jouant avec la lumière. Mailles et draperies fluides voilées de transparences sophistiquées. Trompe l œil de matières : veinures de marbre, pierres gravées, coquillages effacés. Onde

48 Surfaces tranquilles.. …et fonds vertigineux. Luxuriance aqueuse? Comme d étranges fleurs d eaux. La beauté froide Camaïeu de verts, bleus, tons aquatiques et algues brunes

49 Souvenirs romantiques. Un collage sentimental de souvenirs précieux venus du passé, évoque une ambiance faite de charme, de jeu, et parfois même de spleen. Poésie écrite à la main et lettres d amour. Arrangements floraux nostalgiques. Cartes sépia, papiers pâlis. Albums de photos vieillies et de souvenirs passés. Romantic Memories

50 Certains tissus ont un toucher ferme et davantage de compacité, d autres virevoltent ou jouent la semi-transparence. Beaucoup de froid, de granité, de tissus nerveux, de crêpe. Finissages et enductions ont de la retenue et du raffinement. Les dessins imitent les techniques les plus diverses. Les silhouettes dégagent une nouvelle féminité. Exotic Mystery Akso

51 Symboles d un équilibre naturel, si fragile, les coloris de savane et de désert, les aspects de craie, les roses blanchies et le douceurs du vert amande. La nature sur des nuages Symboles gamme environnement maison

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53 Teinte La teinte est un des attributs de la sensation visuelle selon laquelle une surface paraît se relier à une où plusieurs des couleurs, jaune, rouge, vert, bleu pour le NCS, jaune, jaune rouge, rouge, rouge violet, violet, violet bleu, bleu, de bleu vert, de vert, de vert jaune pour le MUNSELL. Léquivalent psychométrique de la teinte est langle de teinte CIE L ab :h ab. À des modifications égales de h ab correspondent des changements de teinte égaux. On montre quil existe une assez bonne corrélation de h ab avec la teinte MUNSELL. Dans sa définition, la couleur chromatique sentend comme couleur perçue possédant une teinte, en opposition à la couleur achromatique qui est perçue comme une couleur dépourvue de teinte, ce qui pose le problème de laccord des définitions relatives au blackness, whiteness et colourfulness du NCS puisque que là encore il sagit de la mise en place dun critère dobservation, la quantité plus ou moins perçue de noir, de blanc ou de couleur présente dans la teinte observée.

54 Luminosité / Clarté La luminosité est un des attributs de la sensation visuelle selon laquelle une surface paraît renvoyer (ou émettre) plus ou moins de lumière (brightness). Dans le cas des couleurs de surface leur luminosité relative fournit des indications très importantes, dont résulte lattribut perceptif de clarté. La clarté (lightness) - est la luminosité dune surface évaluée par rapport à la luminosité dun objet blanc éclairé de la même façon. Cest donc une luminosité relative corrélée avec le facteur de luminance de la surface. Ainsi un échantillon gris de facteur de luminance 20% vu parmi dautres objets courants aura une certaine clarté et sera décrit comme gris moyen, cest à dire comme un gris à équidistance perceptive dun noir et dun blanc.

55 Niveau de Coloration Le Niveau de coloration est un des attributs de la sensation visuelle selon laquelle une surface apparaît plus ou moins intensément colorée (Colourfulness). Le niveau de coloration augmente généralement avec l'éclairement. Ce niveau de coloration est un concept issu des espaces psychométriques de la C.I.E en 1976 pour lesquels il entretient une relation étroite avec les termes de saturation (S) et de chroma (C), relation mise en évidence par lexpérience du dièdre ou celle complémentaire dobjets de couleur uniforme, vus sous un éclairement lumineux variable.

56 Rôle des contrastes chromatiques n Chevreul dans ses études pour les Manufactures des Gobelins sur la teinture des laines et leurs couleurs a clairement énoncé les lois de ce quil appelle le contraste simultané. Des couleurs placées côte à côte tendent à paraître plus différentes quelles ne le sont vues séparément. Une couleur sombre sassombrit sur un fond clair, ce dernier séclaircissant subjectivement de son côté. Un rouge paraît plus vif sur un fond vert et ainsi de suite.Ce phénomène joue un grand rôle dans lappréciation comparative des couleurs vues sur un écran de visualisation et des couleurs vues sur une feuille de papier.


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