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Importance des noms et prénoms traduisant des origines italiennes ou polonaises de ces victimes dun accident minier Statues dun forgeron et dun mineur.

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2 Importance des noms et prénoms traduisant des origines italiennes ou polonaises de ces victimes dun accident minier Statues dun forgeron et dun mineur symbolisant les activités ouvrières de la ville de Montceau-les –Mines Effigie de Marianne, symbole de la République, de la nation républicaine Montceau-les-Mines : monument érigé (en 1905) en lhonneur des victimes de la mine et portant diverses inscriptions ultérieures comme celle qui est photographiée ici, datant de 1956

3 Des immigrés ou descendants dimmigrés en nombre important dans cet accident minier… … et qui constituent une composante importante du monde ouvrier dans la société française à lâge industriel Ouvriers qui eux-mêmes apparaissent ici comme les supports ou les piliers de la nation républicaine…

4 Montceau-les-Mines : monument érigé (en 1905) en lhonneur des victimes de la mine et portant diverses inscriptions ultérieures comme celle qui est photographiée ici, datant de 1956 En quoi limmigration a été fondamentale dans laffirmation dune société française industrielle et urbaine au 20 e siècle? Peut-on parler dune véritable reconnaissance de ce rôle clé dans la France républicaine du 20 e siècle?

5 Evolutions du nombre détrangers en France et de leurs nationalités. Source: Noiriel G. : Atlas de limmigration en France, Autrement, 2006 Trois grandes phases de hausse du nombre détrangers en France apparaissent, suivies dune stagnation ou dune réduction. Mais ces moments de stagnation du nombre détrangers ne signifient pas forcément un arrêt de limmigration, même si les autorités cherchent à la limiter, en particulier depuis le milieu des années En effet est étrangère une personne vivant en France de nationalité non française. Est immigrée une personne née étrangère à létranger, vivant en France, et pouvant avoir acquis la nationalité française. Dès lors lorsque certains étrangers acquièrent la nationalité française et que certains immigrés arrivent en France, limmigration se poursuit tandis que le nombre détrangers peut stagner Les deux premières phases dimmigration sont caractérisées par larrivée dEuropéens, essentiellement de pays limitrophes pour la première, de pays plus éloignés pour la seconde. La troisième phase voit apparaitre de nouvelles origines (Maghreb en particulier). Depuis les années 1980 les origines non européennes sont dominantes.

6 Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Immigration étant liée à lindustrialisation du pays. Et en France immigration ayant permis lessor industriel alors même que les paysans restaient très attachés à leurs (petites) propriétés et que le déclin de la part dagriculteurs dans la population active fut lent jusquen 1945 Trois vagues dimmigration correspondant à des phases de croissance économique (développement industriel du 19 e siècle, phase de reconstruction des années 1920, croissance des Trente Glorieuses…). Cependant existe dès lentre deux guerres une immigration pour raisons politiques (fuite des régimes stalinien, fasciste, franquiste…)

7 Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Processus dimmigration toujours amorcé par larrivée dhommes célibataires ou sans leurs épouses. Immigration nétant pas vue comme définitive au départ. Lobjectif est dapporter un revenu supplémentaire dans le pays dorigine. Cependant retour savérant parfois difficile du fait de la durée de la coupure, des difficultés dinstallation économique dans ce pays… Dès lors immigration devenant définitive. Avec une immigration définitive, enjeu de linstallation de la famille des homme ayant initialement immigré. Depuis les années mesures de « regroupement familial » afin de permettre cette installation. Mesures se justifiant par « le droit de mener une vie familiale normale » pour « les étrangers régulièrement installés » (arrêté du Conseil dEtat du ). Droits des immigrés reconnus en vertu du Préambule de la Constitution du 04 Octobre 1958 mais aussi de la Charte Européenne des Droits de lHomme signée par la France… Avec une immigration définitive, enjeu de linstallation de la famille des homme ayant initialement immigré. Depuis les années mesures de « regroupement familial » afin de permettre cette installation. Mesures se justifiant par « le droit de mener une vie familiale normale » pour « les étrangers régulièrement installés » (arrêté du Conseil dEtat du ). Ce droit est reconnu en vertu du Préambule de la Constitution du 04 Octobre 1958 mais aussi de la Charte Européenne des Droits de lHomme signée par la France… A ce titre enjeux de limmigration dépassant le strict cadre national. Aujourdhui cependant nouveaux « modèles dimmigration » en France avec larrivée de migrants –parfois clandestins du fait dune certaine fermeture des frontières- en simple transit en France, leur objectif étant de rejoindre dautres pays comme le Royaume-Uni…

8 Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Conditions de vie des immigrés italiens du début du 20 e siècle semblant difficiles, tout particulièrement dans le domaine de lhabitat. Nanterre: le bidonville des pâquerettes et en arrière plan la cité des Canibous en construction (entre 1959 et 1961). Source: site de la cité nationale de lhistoire de limmigration. Avec limportante immigration de laprès guerre, développement de bidonvilles dans les périphéries des grandes villes françaises. Construction des grands ensembles en partie liée à la volonté de réduire ces poches dhabitat précaires. Immigrés constituant dès le début de ces cités une part importante de leur population. De ce fait, spécificité des lieux de vie des immigrés

9 Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Les Italiens dHomécourt (Lorraine) Commandant Reynaud, « la colonie italienne dHomécourt ». Le musée social : Mémoires et documents, n° 6, 1910, cité dans Saly P. (dir.) : Industrialisation et sociétés en Europe occidentale ( ), textes et documents, Paris, A. Colin, 1998 « Une petite rivière, lOrne, dont la vallée profondément encaissée sépare les côtes de Moselle de la Woëvre, passe à 21 kilomètres à peine au Nord Ouest de Metz. On trouve sur son cours trois villages, Joeuf, Homécourt, et Auboué, dont le sous-sol, très riche en minerais de fer, est exploité par les aciéries de la marine, les usines de Wendel, et diverses sociétés industrielles ouvriers se sont installés le long de la route qui sépare Auboué de Joeuf. Les paysans lorrains, dédaignant le rude labeur de lusine, ont laissé prendre aux étrangers les places quon eût volontiers réservées aux enfants du pays. Dès la création du nouveau centre industriel, un groupe dItaliens attirés par les salaires élevés, sest implanté dans la région Italiens, terrassiers, mineurs et manœuvres, forment à côté des paysans lorrains et des ouvriers allemands et français, une colonie distincte qui prétend garder sa langue, ses mœurs et ses usages. Toutes les parties de lItalie, depuis la Sicile et la Calabre jusquau Piémont, ont envoyé des représentants qui se groupent par dialectes dans les mêmes maisons. La bande étroite de terrain comprise entre la route de Joeuf, Auboué, et la nouvelle frontière franco-allemande et surtout les pentes abruptes qui descendent du village annexé de Montois, se sont garnies de cabanes en bois appelées cantines qui, groupées en quartiers, servent dhabitation à une population très dense et exceptionnellement turbulente […]. Les 5000 Italiens, venus pour un temps limité, namènent à part de très rares exceptions, ni femmes ni enfants. La plupart sont célibataires et comptent sétablir plus tard en Italie quand, par les économies quotidiennes, ils auront amassé un petit capital. […] On ne mendie pas à Homécourt. Nous venons de constater que les Italiens, sobres, travailleurs, sont en outre dune probité indiscutable, mais nos éloges sarrêtent là. Aucune autorité administrative ou municipale nest admise par ces braves gens qui ne sont pas révoltés mais sont peut-être indépendants à lexcès. Tous ont des papiers en règle… quils se repassent avec facilité […] La mafia existe à Homécourt : elle remplace pour les habitants des cantines les autorités administratives françaises qui nexercent que mollement leur contrôle. La mafia est une société de secours mutuel : elle procure des papiers aux latitanti venus de loin, empêche la découverte des crimes et délits, soigne les blessés, fournit aux meurtriers des alibis et des faux témoins, enfin par la terreur adroitement répandue dans la région, habitue les habitants français à ne jamais traverser lagglomération italienne […] » Difficulté de communication avec le reste de la population du fait de barrières linguistiques Image des immigrés comme celle dun groupe fermé sur lui- même et image ici assez négative de ces immigrés, qui seraient selon lauteur du texte à la fois fraudeurs, criminels et terrorisant le reste de la population. Vision de limmigré qui traduit une certaine hostilité de lobservateur à leur endroit lequel semble tout au long du texte regretter leur présence en Lorraine Constantes difficultés dintégration des immigrés, acceptant des travaux que les Français naccepteraient pas ce qui entraine des tensions… Groupe dimmigrés semblant fermé sur lui-même mais vu lhostilité existant à leur endroit cette fermeture est autant, sinon plus, liée à laccueil très médiocre leur étant réservé quà leur volonté propre.

10 Les descendants dimmigrés et leurs racines. Extrait de la conclusion de louvrage de lhistorien Pierre Milza: Voyage en Ritalie, Plon, 1993 Pierre Milza est un historien français à lœuvre abondante dont le père était un immigré italien. Son voyage en Ritalie est un ouvrage consacré à lhistoire et à la mémoire de limmigration italienne et la conclusion de ce livre est très personnelle Chacun de nous est sorti du creuset, porteur dune part de francité et ditalianité qui varie à linfini et dont le mélange peut produire à peu près tout et son contraire. Pour ma part, après avoir été tricolorisé jusquau bout des ongles par ma famille maternelle, puis par lécole de la République et les scouts de France, je suis parti en quête dune autre identité, celle du père trop tôt disparu, celle dun pays dont lexotisme (tout relatif) satisfaisait ma soif adolescente de distinction. Jai ainsi nourri une différence fabriquée, faite demprunts à ce quil pouvait y avoir de valorisant dans lhistoire et dans la culture de mes deux patries, de mes deux familles, et gommant le reste, sans être tout à fait dupe de lentreprise. En quête de racines distinctes de celles des femmes qui mont élevé, et à qui je dois dêtre ce que je suis, jai au moins appris une chose de ce long voyage : cest que je navais pas, que je ne pouvais pas avoir denracinement unique et définitif. Des fidélités sans doute, des racines, si lon veut, mais que je porte avec moi quand je change dhorizon, comme ces peuples de nomades qui se déplacent avec les images de leurs dieux dans leurs bagages. Mais peut-être est-ce cela qui fait notre spécificité de fils de migrants, dune partie dentre eux du moins : le sentiment dêtre à la fois parfaitement intégrés dans la société qui a accueilli nos pères, dy être devenus transparents, et en même temps dêtre quelque part déternels nomades. Cela peut produire des moments démotion intense, comme celui que jai vécu en visitant Ellis Island en décembre Mais le reste du temps, cela peut aussi aider à se sentir libre et solidaire du reste du monde. » Les descendants dimmigrés et leurs racines. Extrait de la conclusion de louvrage de lhistorien Pierre Milza: Voyage en Ritalie, Plon, 1993 Pierre Milza est un historien français à lœuvre abondante dont le père était un immigré italien. Son voyage en Ritalie est un ouvrage consacré à lhistoire et à la mémoire de limmigration italienne et la conclusion de ce livre est très personnelle Chacun de nous est sorti du creuset, porteur dune part de francité et ditalianité qui varie à linfini et dont le mélange peut produire à peu près tout et son contraire. Pour ma part, après avoir été tricolorisé jusquau bout des ongles par ma famille maternelle, puis par lécole de la République et les scouts de France, je suis parti en quête dune autre identité, celle du père trop tôt disparu, celle dun pays dont lexotisme (tout relatif) satisfaisait ma soif adolescente de distinction. Jai ainsi nourri une différence fabriquée, faite demprunts à ce quil pouvait y avoir de valorisant dans lhistoire et dans la culture de mes deux patries, de mes deux familles, et gommant le reste, sans être tout à fait dupe de lentreprise. En quête de racines distinctes de celles des femmes qui mont élevé, et à qui je dois dêtre ce que je suis, jai au moins appris une chose de ce long voyage : cest que je navais pas, que je ne pouvais pas avoir denracinement unique et définitif. Des fidélités sans doute, des racines, si lon veut, mais que je porte avec moi quand je change dhorizon, comme ces peuples de nomades qui se déplacent avec les images de leurs dieux dans leurs bagages. Mais peut-être est-ce cela qui fait notre spécificité de fils de migrants, dune partie dentre eux du moins : le sentiment dêtre à la fois parfaitement intégrés dans la société qui a accueilli nos pères, dy être devenus transparents, et en même temps dêtre quelque part déternels nomades. Cela peut produire des moments démotion intense, comme celui que jai vécu en visitant Ellis Island en décembre Mais le reste du temps, cela peut aussi aider à se sentir libre et solidaire du reste du monde. » Si la situation dun immigré peut sembler difficile, celle de ses descendants peut paraitre plus enviable, à limage ici de celle de P. Milza qui est un universitaire de renom. Dans cette intégration ou, plus justement ici, assimilation, importance de lécole, du « mariage-mixte » (père italien/ mère française)… Il est également possible dévoquer le rôle de laccession à la nationalité française selon le « droit du sol » à partir de la loi de 1889 principe réaffirmé par la loi de Lexpression de « creuset » français utilisée ici renvoie à cette intégration de populations dorigines diverses sur plusieurs générations. Pour autant si la France a su intégrer (ou assimiler) les enfants dimmigrés au cours du 20 e siècle cest aussi grâce aux perspectives de promotion sociale offertes par une économie en croissance assez vigoureuse, en particulier durant les Trente Glorieuses. La croissance ralentie actuelle est à linverse source de plus de difficultés dintégration. Dès lors, il y a moins un problème dimmigration que de marché du travail peu intégrateur dans la France du début du 21 e siècle…

11 Les descendants dimmigrés et leurs racines. Extrait de la conclusion de louvrage de lhistorien Pierre Milza: Voyage en Ritalie, Plon, 1993 Pierre Milza est un historien français à lœuvre abondante dont le père était un immigré italien. Son voyage en Ritalie est un ouvrage consacré à lhistoire et à la mémoire de limmigration italienne et la conclusion de ce livre est très personnelle Chacun de nous est sorti du creuset, porteur dune part de francité et ditalianité qui varie à linfini et dont le mélange peut produire à peu près tout et son contraire. Pour ma part, après avoir été tricolorisé jusquau bout des ongles par ma famille maternelle, puis par lécole de la République et les scouts de France, je suis parti en quête dune autre identité, celle du père trop tôt disparu, celle dun pays dont lexotisme (tout relatif) satisfaisait ma soif adolescente de distinction. Jai ainsi nourri une différence fabriquée, faite demprunts à ce quil pouvait y avoir de valorisant dans lhistoire et dans la culture de mes deux patries, de mes deux familles, et gommant le reste, sans être tout à fait dupe de lentreprise. En quête de racines distinctes de celles des femmes qui mont élevé, et à qui je dois dêtre ce que je suis, jai au moins appris une chose de ce long voyage : cest que je navais pas, que je ne pouvais pas avoir denracinement unique et définitif. Des fidélités sans doute, des racines, si lon veut, mais que je porte avec moi quand je change dhorizon, comme ces peuples de nomades qui se déplacent avec les images de leurs dieux dans leurs bagages. Mais peut-être est-ce cela qui fait notre spécificité de fils de migrants, dune partie dentre eux du moins : le sentiment dêtre à la fois parfaitement intégrés dans la société qui a accueilli nos pères, dy être devenus transparents, et en même temps dêtre quelque part déternels nomades. Cela peut produire des moments démotion intense, comme celui que jai vécu en visitant Ellis Island en décembre Mais le reste du temps, cela peut aussi aider à se sentir libre et solidaire du reste du monde. » Les descendants dimmigrés et leurs racines. Extrait de la conclusion de louvrage de lhistorien Pierre Milza: Voyage en Ritalie, Plon, 1993 Pierre Milza est un historien français à lœuvre abondante dont le père était un immigré italien. Son voyage en Ritalie est un ouvrage consacré à lhistoire et à la mémoire de limmigration italienne et la conclusion de ce livre est très personnelle Chacun de nous est sorti du creuset, porteur dune part de francité et ditalianité qui varie à linfini et dont le mélange peut produire à peu près tout et son contraire. Pour ma part, après avoir été tricolorisé jusquau bout des ongles par ma famille maternelle, puis par lécole de la République et les scouts de France, je suis parti en quête dune autre identité, celle du père trop tôt disparu, celle dun pays dont lexotisme (tout relatif) satisfaisait ma soif adolescente de distinction. Jai ainsi nourri une différence fabriquée, faite demprunts à ce quil pouvait y avoir de valorisant dans lhistoire et dans la culture de mes deux patries, de mes deux familles, et gommant le reste, sans être tout à fait dupe de lentreprise. En quête de racines distinctes de celles des femmes qui mont élevé, et à qui je dois dêtre ce que je suis, jai au moins appris une chose de ce long voyage : cest que je navais pas, que je ne pouvais pas avoir denracinement unique et définitif. Des fidélités sans doute, des racines, si lon veut, mais que je porte avec moi quand je change dhorizon, comme ces peuples de nomades qui se déplacent avec les images de leurs dieux dans leurs bagages. Mais peut-être est-ce cela qui fait notre spécificité de fils de migrants, dune partie dentre eux du moins : le sentiment dêtre à la fois parfaitement intégrés dans la société qui a accueilli nos pères, dy être devenus transparents, et en même temps dêtre quelque part déternels nomades. Cela peut produire des moments démotion intense, comme celui que jai vécu en visitant Ellis Island en décembre Mais le reste du temps, cela peut aussi aider à se sentir libre et solidaire du reste du monde. » Pour autant, rapport original à la nation française. Celle-ci nest pas vue comme une appartenance exclusive. Même si la volonté daffirmer des racines étrangères procède autant dun souci de distinction, daffirmation de soi, que dun contact réel et intime avec le pays dorigine dune partie de la famille, cette volonté puise sa légitimité dans une histoire familiale en apparence distincte de celle de nombreux autres Français. Ce que décrit ici Milza avec le recul de luniversitaire est une réalité présente chez de nombreux enfants dimmigrés… Et litinéraire de P. Milza nest pas une exception puisquen France aujourdhui, entre le quart et le tiers des Français ont au moins lun de leurs grands parents qui est un immigré… Ce qui en dit long sur le potentiel sentiment éprouvé par de nombreux Français dêtre « déternels nomades »…


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