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Histoire de léconomie De la préhistoire aux années 2000 Cours 3.

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1 Histoire de léconomie De la préhistoire aux années 2000 Cours 3

2 : les dates 1919 : le traité de Versailles disloque les empires politiques ottomans et austro-hongrois et impose un diktat économique improductif à lAllemagne : Jeudi noir à la Bourse de New-York qui déclenche une crise économique mondiale durable : Fin de la deuxième guerre après la capitulation du Japon vaincu par lexplosion de deux bombes nucléaires dans deux villes. Le nombre total de victimes pendant la seconde guerre mondiale est estimé à 60 millions dont 10% causés directement par le génocide de la population européenne juive par les allemands : chute du communisme en URSS en écho à la chute du mur de Berlin en 89. Abolition des lois de ségrégation raciales dapartheid (le fait de tenir à part) en Afrique du Sud où une minorité de descendants de colons blancs dominaient la vie politique et économique au détriment dune majorité noire : Le plus meurtrier attentat terroriste est perpétré aux Etats-Unis qui subissent en plus la chute boursière de la nouvelle économie basée sur les technologies de linformation et de la communication dont le World Wide Web est le moteur.

3 Les Faits historiques, économiques et technologiques. Profondes transformations dans la structure des économies capitalistes qui se manifestent par une forte concentration du capital et les débuts de la production de masse puis ceux de la consommation de masse. Important mouvement dexpansion coloniale des pays européens en Asie et Afrique suivi par leffondrement des empires coloniaux à la fin de la seconde guerre mondiale. Apparition dun Etat communiste en Russie qui deviendra lune des deux superpuissances avec les USA. Leffondrement du communisme au début des années 1990 aura pour conséquence le développement dun capitalisme sauvage lors de la transition. Crise économique mondiale lors des années 1930 qui entraîne un chômage important et durable. Léconomie mondiale connait des cycles dexpansion et récession: expansion de 1900 à 1929; récession de 1929 à 1945, expansion de 1945 à 1973; récession de 1973 à 1990, expansion de 1990 à 2001, légère récession de 2001 à Les inventions: Première traversée de lAtlantique nord sans escale par Lindbergh en Avènement du cinéma parlant, de la radio, de la télévision puis de lordinateur et enfin dInternet. Premiers pas de lhomme sur la lune et mise en orbite de nombreux satellites.

4 Les néo-classiques et leur descendant: ultra-libéralisme et monétarisme Cette école de pensée a immergé vers la fin du 19ème siècle pour régner jusquà la crise de 1929 et renaître de ses cendres lors des années Appelée aussi néo-libérale, cette école promeut la supériorité du libéralisme économique: soumise à la libre concurrence, une économie de marché est le meilleur des systèmes économiques. Si la réalité noffre pas les résultats escomptés, cest à cause dimperfections quil faut tenter de supprimer. Le Marché, symbole de l'harmonie de lordre naturel, permet d'utiliser de façon optimale toutes les ressources rares disponibles dans l'économie et doit recouvrir tous les secteurs de la vie économique et sociale à l'exception de trois domaines essentiels, que sont la justice, la police, la défense ( voire les infrastructures et un minimum d'éducation): cet Etat minimal se dénomme l'Etat-Gendarme. Dans cette optique, l'Etat doit équilibrer son budget, procéder à une réduction des déficits publics, des impôts, et à une éradication de l'inflation… Selon les libéraux, il ne faudrait jamais entraver le libre jeu du marché : toute intervention extérieure introduit des rigidités obligatoirement néfastes ( ou sous-optimales ) pour la société. Ces auteurs tentent de construire des modèles dEconomie pure, lesquels à linstar de la Physique permettent de trouver les lois naturelles de léconomie. Lanalyse économique prend son essor via la formalisation mathématique et tente de prouver que la libre concurrence est le meilleur moyen dassurer le développement de la richesse. Leurs analyses et méthodes mathématiques ont fait naître une nouvelle discipline: la microéconomie qui est reprise par la plupart des économistes depuis cette époque. La microéconomie a développé la notion déquilibre économique : une formalisation mathématique abstraite présentant des modèles déconomies idéales et optimales mais reposant sur des hypothèses théoriques imparfaitement vérifiées dans la réalité.

5 Le modèle idéal néo-classique Selon la théorie du producteur, les entreprises embauchent tant que la productivité marginale du travail (cest à dire la production du dernier salarié embauché) est supérieure au salaire. Ils ont une attitude similaire face à linvestissement en capital dont les rendements sont dabord croissant grâce aux économies déchelle puis décroissants. il doit tenir compte des prix du marché fixés par le jeu de l'offre et de la demande. Tout aussi rationnel que le consommateur, il a pour objectif de maximiser ses profits en trouvant la combinaison productive optimale. Selon la théorie du consommateur, lindividu adopte une attitude rationnelle visant à « maximiser son utilité » sous la contrainte de son budget. A chaque dépense il compare lutilité marginale des biens afin de hiérarchiser ses préférences et soriente vers les plus utiles. Dans l'optique néoclassique, cet agent est "souverain" et autonome c'est à dire qu'il est dégagé de toute influence, subordination et de tout désir dimitation.

6 Equilibre économique et concurrence pure et parfaite La concurrence pure et parfaite mène à la croissance si 5 conditions sont réunies: 1. L'atomicité de l'offre et de la demande : les agents économiques ont une taille tellement réduite et sont tellement nombreux sur le Marché, qu'ils ne peuvent en aucun cas, de façon autonome, influer sur les prix et quantités échangées. Il n'y a ni entreprise dominante, ni possibilité d'entente entre les différentes entreprises, ou consommateurs. 2. L'homogénéité du produit : le consommateur doit être incapable de différencier les produits, en fonction de l'entreprise qui les fabrique ; par conséquent, il est interdit à une entreprise de se distinguer de ses concurrents par des moyens tels que la publicité, l'utilisation de marques ou autre. 3. La fluidité du Marché : quiconque veut formuler sur le Marché, une offre ou une demande en a la possibilité, sans coût ni délai : l'entrée et la sortie du Marché sont libres. Les quantités échangées et les prix sont libres ( absence de quotas, de contingentement, de rationnement… absence aussi de rigidités tels que les cartels, ou les intrusions de l'Etat…). 4. La transparence du marché : tous les agents économiques doivent pouvoir accéder à toutes les informations disponibles. Linformation doit être donc accessible à tous et sans côut. 5. La mobilité des facteurs de production : les facteurs de production ( capital - travail ) doivent pouvoir se déplacer sans obstacle d'une activité à une autre en fonction des perspectives de salaires et de profits. Il existe un marché pour chaque type de biens ou de services ( travail, capital biens de consomation). Le mécanisme autorégulateur conduit à la détermination d'un prix d'équilibre qui égalise l'Offre et la Demande et permet de procéder à l'échange.

7 Le chômage selon lécole néo-classique Si létat nintervient pas dans les marchés du travail et des capitaux, alors chômage durable et sous investissement sont impossibles: le plein emploi est assuré car: Une offre de travail supérieure à la demande entraîne une concurrence entre les travailleurs qui fait baisser le niveau des salaires. Cette baisse des salaires engendrent une hausse de la demande de main dœuvre et ainsi le chômage disparaît Le chômage persistant a pour origine soit des personnes ne souhaitant pas volontairement travailler; soit lintervention de lEtat et des syndicats qui rendent rigides le marché du travail en empêchant les salaires de baisser. La formule choc Baisse du salaire= hausse de la demande de main douvre peut être critiquée comme Keynes n a pas manqué de le faire: Le salaire est certes un coût pour lentreprise mais il est aussi un revenu pour les travailleurs. Si le salaire baisse, les travailleurs vont moins consommer et les entreprises vont réduire leur production donc leur demande de main dœuvre.

8 Les héritiers des néo-classiques Lultralibéralisme de F. Hayek: il développe deux thèmes porteurs: 1. Le marché joue un rôle déterminant dans la formation du lien social: il est la preuve dun ordre naturel et autorégulateur issu des comportements différents des individus. La société étant un ordre spontané et régulé, lEtat ne doit pas intervenir sauf pour veiller au respect de la liberté économique. Hayek se prononce ainsi en faveur dune dénationalisation de la monnaie pour laisser la création monétaire aux soins de la concurrence. Le libéralisme économique ne doit pas être influencé par lintervention étatique même démocratique car celle-ci agit sous la pression dintérêts particuliers. 1. La thèse des inégalités créatrices: le libre marché, tout en assurant lutilisation optimale des ressources, provoque des inégalités et des soufrfances dans la répartition des revenus: Ces inégalités sont nécessaires à lévolution du libre marché: les fortunes gagnées agissent comme des mécanismes incitatifs. Les bas revenus sont aussi vu comme un mécanisme les individus à davantage faire des efforts pour sadapter et sinsérer dans le monde des gagnants. Ainsi, il ne faut surtout pas chercher à réduire les inégalités sociales de manière artificielle car cela brise le dynamisme et lefficacité du marché.

9 Les héritiers des néo-classiques Le monétarisme de M. Friedman: il défend lidée que la monnaie nest quun voile: ainsi toute politique monétaire visant à faire baisser le chômage est illusoire. Seule la stabilité des prix (contrôle de linflation) doit être un objectif des politiques monétaires. La masse monétaire doit être strictement contrôlée afin de correspondre au niveau réel de la croissance des économies. Quant au budget de lEtat, il doit être équilibré car tout déficit est néfaste pour la stabilité des prix et détourne linvestissement privé. Léconomie de loffre: son représentant, A. Laffer, estime que les capacités de production des firmes sont limitées par les multiples interventions étatiques dont celles relatives aux prélevements obligatoires: Les impôts réduisent lattrait du travail et ils font donc diminuer loffre de travail de manière artificielle ce qui engendre des salaires trop élevés. Ils réduisent aussi lépargne privée et donc linvestissement. Les prestations sociales, elles favorisent le loisir au détriment du travail ce qui diminue aussi loffre de travail artificiellement. Cela réduit la création de richesse et donc, in fine, le montant des impôts collectés: trop dimpôt tue limpôt.

10 John Maynard Keynes: le sauveur Il naquit en 1883, l'année de la mort de Marx. Après de brillantes études, il réussit le concours de la fonction publique malgrè une mauvaise note en économie qu'il commente ainsi: 'les examinateurs en savaient sans doute moins que moi.' Il devint célèbre après sa démission de la fonction publique et la rédaction d'un livre 'les conséquences économiques de la paix' où il critiquait sévèrement les conditions économiques imposées à l'Allemagne par le traité de Versailles quil pensait inapplicable car il avait deux objectifs de base inconciliables: 1. Ruiner lAllemagne économiquement 2. Exiger quelle paye les indemnités de réparation en cash Il fit preuve de préscience en annonçant de grands désordres à venir en Europe à cause de ce traité: le danger qui se présente est celui du déclin rapide du niveau de vie de la population jusquà une véritable famine qui peut engendrer la léthargie mais également lhystérie nerveuse ou la rage. Ces sentiments peuvent emporter ce qui subsiste de pouvoir organisé et submerger les efforts de la civilisation. Après la réoccupation de la Rhur par la France car lAllemagne narrivait pas à rembourser, linflation devint galopante et léconomie allemande, sous perfusion américaine, reçut le coup de grâce lors de la crise de Cela prépara larrivée au pouvoir allemand des extrémistes.

11 La crise de 1929 et la grande dépression Wall Street connut un boom progressif à partir de 1924 jusquà 1929 où le marché financier seffondra en octobre. Quelques causes à cette crise: la forte croissance des nouvelles industries (automobiles, métallurgie, radiocommunication) créa une confiance illimitée envers lavenir et engendra une spéculation tout azimut: boom puis chute de limmobilier en Floride. Cette spéculation fut renforcé par leffet de levier dans lachat dactions à la bourse: lacheteur ne verse que 30% du prix de laction. Spéculation encore renforcée par les banques daffaires qui prenaient des risques inconsidérés en mettant en place de nouvelles sociétés dinvestissement qui spéculaient sans avoir les réserves pour le faire. La grande dépression provoqua une chute de léconomie américaine qui sétendit au monde entier et qui ne fut terminer quavec le début de la seconde guerre mondiale: La production industrielle baissa de moitié en 3 ans Il y eut un taux de chômage de 25% soit treize millions de personnes aux USA en Les revenus agricoles baissèrent de 50%. Prise de mesures protectionnistes aux USA puis dans les pays européens: baisse des échanges internationaux. Baisse de 94% des investissements

12 La théorie générale de Keynes Afin de comprendre comment une économie pouvait rentrer de manière durable en récession, Il énonça deux idées nouvelles dans son livre la théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie. 1. La dépression nest pas un phénomène temporaire qui se corrige tout seul. Keynes fit admettre lidée que léconomie pouvait trouver son équilibre avec le sous-emploi et la sous utilisation des capacités de production. Une partie des revenus pouvait être ni dépensée ni investie mais gardée en liquide ou dans un compte en banque. Ainsi réduire les salaires selon la théorie classique pouvait même aggraver le chômage car cette baisse saccompagnerait dune baisse de la consommation et donc, in fine, de la production. 2. Afin daugmenter la production et briser léquilibre du sous-emploi, il faut améliorer la pouvoir dachat. LEtat doit donc emprunter léquivalent de lépargne non investie et le dépenser, ce qui augmente la demande globale. Ce système amène un remède pour les périodes de dépression mais il peut aussi être appliqué lors des périodes de forte croissance: quand les recettes fiscales augmentent et que les besoins sociaux diminuent, lEtat doit réduire son déficit. Ainsi, en phase de croissance, une augmentation des impôts et la réduction des dépenses étatiques sont un frein à lexpansion économique, ce qui évite toute surchauffe de léconomie. Ainsi, Keynes faisait de linvestissement le moteur de léconomie: en cas de contraction de lépargne et de baisse des investissements, toute léconomie serait touchée.

13 Le new deal Afin denrayer la dépression qui augmentait aux USA, un nouveau gouvernement mis en place un programme réformateur denvergure en 1933: le New Deal dont les principales mesures furent: Un programme dinvestissement étatique denvergure afin demployer les chômeurs et relancer la consommation et ainsi la production. Routes, barrages, aéroports, ports, salles de concert et des logements furent construits via linvestissement étatique. Mise en place dune législation sociale permettant aux ouvriers de se réunir autour de syndicats. Création de la sécurité sociale afin de couvrir les risques inhérents au système industriel de baisse des revenus occasionnés par le chômage et le vieillissement. Baisse des taux dintérêts pour attirer des emprunteurs et relancer linvestissement privé. Possibilité pour le secteur agricole et le secteur industriel de fixer des prix arbitraires et de sentendre. Ces mesures permirent aux Etats-Unis de sortir de la dépression en faisant jouer le mécanisme du multiplicateur: Si quelquun investit 100 millions dans une usine, 50 millions vont permettre dacheter des machines et 50 millions vont servir à payer les salaires des employés. Les 50 millions destinés à lachat de machine vont renforcer la demande de machines donc augmenter la production de ces machines ce qui permettra lembauche de nouveaux salariés et une hausse du pouvoir dachat bénéfique à la consommation. Les autres 50 millions versés aux employés sont dépensés dans des biens de consommation, ce qui entraîne une production accrue de ces biens: ce qui est aussi bénéfique à la création demploi. Le processus continue ainsi de suite: linvestissement initial de 100 millions va permettre la circulation, in fine, de 500 millions dans différentes couches des secteurs économiques. Mais il fallut attendre la seconde guerre mondiale pour que la machine industrielle puisse tourner à plein régime et ainsi faire disparaître le chômage.

14 Les héritiers de Keynes La récession des années a redonné du lustre à lidéologie classique et néo-classique car les remèdes keynésiens pour sortir de la crise ne fonctionnaient plus. La mondialisation des économies rendaient de moins en moins efficaces les politiques budgétaires de relance. Ainsi, en 1983, une politique budgétaire expansive fut mise en place en France: elle fut un échec car la hausse du pouvoir dachat profita à lachat de produits étrangers et ne relança pas la consommation de biens produits sur le territoire national: cela empêcha le multiplicateur de tourner à fond. Leurs apports sont divers et variés mais tous sentendent sur les principes suivant: Limportance de la demande effective de biens de consommations car cest elle qui entraîne les investissements des entreprise. Le refus de considérer que le salaire est un prix qui se fixent comme les prix des marchandises. La conviction que linstabilité foncière des économies capitalistes de marché doit être régulée par lEtat ou des institutions indépendantes.

15 Joseph Schumpeter ( ) Entrepreneur et innovation Linnovation comme moteur de léconomie: Lévolution économique et la croissance proviennent davantage des innovations que dune hausse du capital ou de la production. Grâce aux innovations, léconomie sort dun état stationnaire et connaît un nouveau dynamisme qui affecte lensemble de la société: principe de destruction créatrice Les innovations en se diffusant vont bouleverser les modes de consommation en répondant à des besoins non satisfaits. Le progrès technique transforme aussi la structure de léconomie et celle de la société: la combinaison des facteurs de production (travail et capital) se modifie, les qualifications et compétences évoluent, ce qui change aussi la conception des programmes éducatifs. Le progrès technique assure des positions dominantes et bouleverse l'état des rapports de force entre les pays. les innovations créent de nouvelles activités économiques et des synergies. Lentrepreneur et la prise de risque: lentrepreneur fait un pari en misant sur une nouvelle technologie quil tente dimposer par son dynamisme. Lentrepreneur est motivé par les bénéfices potentiels qui lui reviendront si linnovation, sur laquelle il parie, se diffuse: Le profit est donc pour Schumpeter la récompense liées à linitiative risquée de lentrepreneur. Le profit provient du monopole momentanée que linnovation assure à lentreprise dans son secteur. Lentreprise retire aussi des bénéfices en faisant payer des droits de licence aux entreprises qui souhaitent utiliser linnovation. Les monopoles issus de linnovation sont bénéfiques pour léconomie en général selon Schumpeter car ils attirent les entreprises dans une course à linnovation car elles souhaitent avoir une position dominante sur leur marché.

16 La déréglementation: le cas du secteur de l'énergie et d'Enron Au cours des années 1990, les réglementations encadrant les secteurs de l'énergie, des télécommunications, des transports, de la finance bancaire ont été assouplies voire anéanties dans le but d'intensifier une libre concurrence devant redynamiser ces secteurs. Aux Etats-Unis, la réglementation de ces secteurs datait du New Deal et avait fait naître des monopoles 'naturels' car l'on estimait que la concurrence n'y était pas viable. L'évolution économique dicta le besoin de modifier la structure de la réglementation car une concurrence semblait envisageable. A la fin des années 1990, Enron était aux USA le modèle de la nouvelle entreprise américaine: elle avait prouvé que la déréglementation pouvait permettre aux firmes novatrices de redynamiser l'économie. Il opérait en tant que distributeur d'énergie. Enron avait déjà profité de la déreglementation du gaz avant de jouir de celle de l'électricité qui fut inaugurée en 1998 en Californie. Elle s'est muée de compagnie de gazoducs en distributirce en société commerciale achetant et vendant du gaz et de l'électricité dans un marché créé de toute pièce. Avant cette déréglementation, les consommateurs achetaient leur électricité à un monopole privé soumis à des règles strictes. La logique économique d'établir un monopole dans la production et le transport de l'énergie consiste à rentabiliser les investissements nécessaires à la production et réduire les coûts d'installation et de maintenance d'un réseau déservant tous les foyers. A partir des années 80, on estima qu'une déréglementation pouvait s'opérer pour créer une concurrence dans la production et la distribution finale de l'énergie: seul le transport restait un monopole naturel.

17 Deux ans après la déréglementation, les prix passèrent de 30$ à 200$ le mégawattheure. Pour la première fois, il y eut des coupures répétées de courant. Les grandes compagnies de vente d'électricité furent acculées à la faillite car elle avait encore l'obligation de vendre l'électricité à prix fixe alors qu'elle devait l'acheter aux producteurs à des prix toujours plus élevés. L'Etat de Californie du injecter 45 milliards $ pour stabiliser cette situation catastrophique pour l'économie californienne. Après la fixation de prix réglementés, le mégawattheure passa de 234$ à 59$ en deux mois. La crise avait pour cause une pénurie d'électricité due en partie par des manipulations de la part des producteurs et des distributeurs dont certains eurent des amendes de plusieurs milliards $: Différents producteurs avaient déconnectés des centrales pour cause de réparation alors que la pénurie se faisait déjà sentir: ainsi le prix de vente continuait d'augmenter. Les distributeurs vendaient à d'autres états la production californienne d'électricité, ce qui alimentait davantage la pénurie et la hausse des prix.

18 Enron: la comptabilité au pouvoir Enron qui lors de sa splendeur affiché un CA supposé de 100 milliards $ connut lors du dénouement de la crise énergétique en Californie fit une faillite éclair. Ses principaux ont été condamnés à des peines de prison ferme ainsi qu'à des amendes records pour avoir manipulé les résultats comptables de l'entreprise pendant au moins 3 années: Une des astuces comptables utilisées était grossière: inscrire immédiatement dans le compte de résultat des ventes à terme de gaz ou d'électricité, celles qui dont la livraison et le paiement sont différés. Ainsi Enron portait la valeur de cette vente à ses revenus immédiats sans inscrire la dépense nécessaire à l'achat: des revenus sans coûts sont, en effet, hautement profitable même si Enron finirait bien par inscrire la dépense mais tant que la firme était en croissance, ce système gonflait les revenus et diminuait les dettes. La seconde fraude comptable est un peu plus sophistiquée: Enron comprend qu'il n'a pas besoin de vendre de l'énergie à quelqu'un d'autre pour profiter davantage de la première astuce: il peut créer une société écran et lui vendre de l'énergie en s'engageant à lui racheter à terme. En s'engageant à racheter l'énergie, Enron devrait bien sur inscrire une dette potentielle dans ses comptes mais elle ne fait pas alors qu'elle a bien inscrit la première recette. Le système devient très intéressant si Enron a besoin de prêts bancaires sans vouloir les inscire dans ses comptes: sa société écran contracte un prêt, paye comptant les achats d'énergie dont la livraison est prévue dans un an. Au final, ce sont les actionnaires d'Enron dont beaucoup de salariés et de retraités qui virent le cours de l'action et leurs économies s'effondrer. Un mois avant la faillite d'Enron, l'ensemble de la direction avait vendu pour un milliards d'action alors qu'il exhortait les salariés d'Enron de pas vendre les leurs pour que les cours ne s'effondrent pas.

19 Le FMI/ La Banque Mondiale La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont été créés en 1945 pour deux missions respectives: La Banque mondiale dont la mission première fut de préter de l'argent afin de financer la reconstruction européenne suite aux destructions de la guerre s'occupe désormais de faire des prêts à taux réduit aux économies en développement afin de réduire la pauvreté. Sa devise est 'Notre rêve: un monde sans pauvreté' Le FMI a une mission difficile: assurer la stabilité économique mondiale: si une économie régionale connait une récession, le FMI est censé lui préter de l'argent afin de stimuler la demande selon des principes keynesiens. Ces deux institutions ont des missions censées répondre aux problèmes économiques connus: Les imperfections des marchés et du libéralisme économique qui entrainent des crises conjoncturelles. Investir dans des programmes et infrastructures délaissés par le secteur privé.

20 l'échec des institutions internationales sa naissance, le FMI avait été créé afin de corriger les imperfections du marché et aider les pays en difficulté à adopter des politiques expansionistes: Augmentation des dépenses publiques, réductions d'impôts ou baisse des taux d'intérêts pour stimuler l'économie Or depuis les années 1980, le FMI n'octroie des fonds que si les états en difficulté libéralisent leur économie tout en menant des politiques d'austérité: Réduction des déficits, augmentation des impôts et hausse des taux d'intérêts. En effet, les deux institutions furent noyautés par des personnes pronant la libéralisation des marchés et la non-intervention de l'état : ces personnes ont été nommés grace à l'influence de Thatcher et de Reagan, deux chantres de l'ultra- libéralisme. Ainsi, il arrive même que la Banque Mondiale refuse d'accorder des prets à un pays pour éradiquer une maladie car ce dernier n'a pas respecté à la ligne le plan économique dicté par le...FMI. Les crises argentines, mexicaines, asiatiques et russes furent longues à se résorber et socialement explosives: Le FMI a toujours octroyé des prêts à ces pays sous condition qu'ils adoptent des mesures économiques libérales et austères: or ces mesures, dans tous les cas cités n'ont fait que prolonger les crises et affaiblir leur structure économique nationale.


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