La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

SYMPTOMATOLOGIE CEREBELLO- SPASMODIQUE LA SCLEROSE EN PLAQUE.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "SYMPTOMATOLOGIE CEREBELLO- SPASMODIQUE LA SCLEROSE EN PLAQUE."— Transcription de la présentation:

1 SYMPTOMATOLOGIE CEREBELLO- SPASMODIQUE LA SCLEROSE EN PLAQUE

2 GENERALITES La sclérose en plaques (SEP) est une maladie détiologie inconnue : pour certains, elle trouve son origine à cause de certains virus lents ; pour dautres, à cause de troubles du système immunitaire. Elle pose des problèmes à la fois cérébelleux et spastiques. La SEP évolue par poussées, et est régressive en partie, car à chaque poussée, les déficits demeurent et sadditionnent. Ces poussées sont des poussées de type inflammatoire. La SEP est une maladie fréquente en Europe du Nord, en Amérique du Nord et en Afrique du Sud : elle touche les pays à haute hygiène de vie. On a remarqué que chez les migrants, on a le même taux de SEP que sils été restés dans leur pays dorigine : la SEP est donc liée aussi aux attitudes de vie. Si elle débute chez ladulte jeune, cest la maladie de Charcot-Vulpian (vers 20 ans). La SEP touche plus les femmes que les hommes, et apparaît autour de la 20 ème année. La personne se grabatise doucement, et lévolution dépend de lintervalle libre entre les 2 premières poussées : - si elles sont rapprochées : la personne devient rapidement grabataire - si elles sont éloignées : cest un bon pronostic pour la personne Le tableau clinique de la SEP est extrêmement varié : il va de la simple paralysie dun membre à la paralysie totale. Elle débute toujours par un problème visuel (diminution de lacuité visuelle, diplopie), puis par linstallation des troubles neurologiques.

3 ANATOMO-PATHOLOGIQUE Dans la SEP, on observe une démyélinisation de la substance blanche du système nerveux central que entraîne donc un ralentissement ou une interruption de la conduction nerveuse. Cette démyélinisation est responsable de troubles neurologiques multiples et variés : sensoriels, sensitifs, moteurs et viscéraux. troubles sensoriels Il sagit de la diminution de lacuité visuelle ou de la diplopie. troubles sensitifs On trouve : - des dysesthésies : sensations bizarres et étranges au niveau cutané, à type de ruissellement deau chaude à la surface de la peau - des anesthésies : elles posent le problème descarres au niveau des zones dappui - des hypo ou hyperesthésies : ces sensations sont dues à des mauvaises informations à point de départ cutané - des troubles de la sensibilité profonde : mauvaises informations des muscles troubles viscéraux On trouve majoritairement un dysfonctionnement vésical. De plus, le profil psychologique du patient SEP est particulier : il dénie sa pathologie, puis devient indifférent vis-à-vis de celle-ci.

4 troubles moteurs On trouve : - des paralysies : elles peuvent entraîner une monoplégie, une diplégie, une paraplégie ou une hémiplégie. Elles sont de type tronculaire : elles entraînent des paralysies du sciatique, du médian, de lulnaire,… Ces paralysies entraînent la spasticité - des syncinésies - une altération de léquilibre - une incoordination - un retentissement sur lécriture et sur la parole : lécriture est « hachée », et la parole est scandée, de type cérébelleuse EVOLUTION Lévolution de la SEP se fait de 2 manières : - discontinue : après chaque poussée, on observe une régression +/- importante - continue

5 SEMIOLOGIE Les troubles rencontrés dans la SEP peuvent être associés ou concomitants. syndrome pyramidal Il est caractérisé par : - une diminution de la force musculaire - une hypertonie de type élastique (elle sinverse souvent : hypertonie en flexion) - une abolition des réflexes cutanés abdominaux, mais une conservation des ROT (qui sont vifs, polycinétiques et diffusants) - un BBK positif Ce syndrome pyramidal siège préférentiellement au niveau des membres inférieurs. Dans latteinte pyramidale, la démarche du patient est touchée : elle est raide, avec fatigabilité du patient et une diminution de la force musculaire. Cette faiblesse musculaire se manifeste par un ressenti de lourdeur au niveau de la racine des membres, les pieds traînant au sol et les genoux se dérobant. Cette marche se caractérise aussi par : - une augmentation du polygone de sustentation - à la phase dappui : une fixation en récurvatum des genoux - à la phase oscillante : une absence de pas pelvien (le passage du pas se fait par élévation de lhémi-bassin), la mise en varus-équin du pied et une absence de propulsion de lhallux Au fil des poussées de la SEP, cette marche devient de plus en plus digitigrade.

6 La rééducation devra conserver lextensibilité, la trophicité et la contractilité musculaires. Devant cette faiblesse musculaire, les techniques de renforcement musculaire seront à proscrire, car elles augmenteraient la fatigabilité du patient ; aussi il faut prévoir des phases de repos pendant la journée pour éviter de fatiguer le patient. De plus, lenvironnement social et professionnel sera à organiser : accessibilité des locaux, suppléances pour maintenir la marche (orthèses des membres inférieurs, orthèses électriques, cannes,…). Les exercices en piscine seront, pour certains, le moyen le plus intéressant pour entretenir la musculature. La recrudescence de la faiblesse musculaire signe une nouvelle poussée de la maladie. Lhypertonie spastique est source de tension : elle positionne les membres inférieurs dans les attitudes peu fonctionnelles, entraînant raideurs articulaires et rétractions musculo-tendineuses. Pour limiter cette hypertonie, on préconise les bains froids et des compresses glacées. Lattitude spastique place : - une hanche en adduction – rotation interne - un genou en extension - un pied en varus-équin donc le membre inférieur en triple extension. Parfois, cette triple extension peut se transformer en triple flexion quand il y a une épine irritative (escarres, ongles incarnés, infections urinaires,…). Enfin, on trouve un BBK positif, des ROT vifs, polycinétiques et diffusants, des réflexes cutanés abdominaux qui ont disparu, un clonus et une trépidation épileptoïde du pied. syndrome cérébelleux Il se caractérise par une incoordination avec : - asynergie - hyperdococinésie - hypermétrie - dysmétrie - dyschronométrie On trouve aussi des troubles de léquilibre, car la SEP touche la coordination axiale. Ce syndrome cérébelleux siège préférentiellement au niveau des membres supérieurs, mais touche aussi les membres inférieurs.

7 Latteinte cérébelleuse peut être concomitante ou indépendante de latteinte pyramidale. Elle conduit à une marche ébrieuse et talonnante. La SEP donne une forme ataxique (de forme cérébelleuse et proprioceptive), et cette incoordination motrice intéresse autant les membres supérieurs que les membres inférieurs. Cette ataxie donne des troubles de la posture avec augmentation des oscillations et une perturbation de léquilibre. A lexamen posturo-graphique, on note le déplacement du centre de gravité du corps. Il est 2 à 3 fois plus important que chez le sujet sain, et encore plus si le sujet a les yeux fermés. Ainsi, le patient SEP est tributaire de la vue pour contrôler son équilibre, et donc, en rééducation, on appliquera les principes de la rééducation cérébelleuse et proprioceptive. On trouve aussi, dans cette atteinte cérébelleuse, une parole scandée, explosive, traduisant une dysarthrie, ainsi que des dyskinésies volitionnelles marquées par un tremblement intentionnel à renforcement terminal. troubles associés troubles vestibulaires = vertiges rotatoires : on peut les retrouver en tant que troubles associés aux atteintes pyramidales et cérébelleuses, mais on peut aussi les retrouver seuls dans une SEP. troubles sensoriels = diminution de la vue : le premier signe dune atteinte oculaire chez le patient SEP est la névrite optique. Ensuite, on peut aussi avoir une paralysie oculo-motrice. troubles sensitifs subjectifs = dysesthésies, paresthésies, hyperesthésies… : ce sont les douleurs du patient SEP ; elles sont multiples et variées : - douleurs liées à lhypertonie : elles accompagnent les contractures en flexion ou en extension ; ces douleurs peuvent être déclenchées par la pression des masses musculaires, et elles diffusent généralement dans la partie basse du corps (membres inférieurs) - douleurs ostéo-articulaires : elles sont à type de dorsalgies, de lombalgies, qui peuvent être liées à lostéoporose, ce qui implique alors, chez le patient SEP, une verticalisation régulière, des exercices de kiné passive, de massage et de lutilisation de la thermothérapie (ultrasons et infra-rouges surtout)

8 - douleurs par atteinte des voies sensitives : on peut trouver - un syndrome cordonal postérieur : sensations douloureuses en étau, sensation de peau cartonnée (« cuirasse »), de vêtements trop serrés, de fourmillements, présentes par contact dun vêtement ; pour le traitement de ces douleurs, on utilise des vêtements compressifs pour diminuer ces sensations désagréables - des douleurs spino-thalamiques : sensations de brûlures, rebelles à tout traitement - le signe de LHermitte : ce sont des décharges électriques qui descendent le long de la colonne vertébrale, irradiant dans les membres inférieurs, lorsque le patient exécute une flexion de la nuque ; ces douleurs peuvent disparaître delles-mêmes, sans aucun traitement - des névralgies du trijumeau : elles provoquent des douleurs irradiant sur la face, à la face latérale des joues - des douleurs chroniques : elles sont vécues par le patient comme une entité pathologique ; elles peuvent diminuer par utilisation du TENS (100 à 200 Hz), de lélectrothérapie et de la cryothérapie, en stimulant les fibres nerveuses de gros calibre une modification générale du caractère : le patient SEP passe par 4 stades successifs - 1 er stade : cest létape intervenant lors du diagnostic de la maladie : il y a un déni de la maladie, le patient refuse le diagnostic, et il y a développement dune angoisse très vive chez le patient, qui diminue ensuite lorsquil y a retour à son autonomie antérieure ; comme il se sent mieux, le patient va avoir tendance à en faire trop, à intensifier son activité physique (fatigue +++), ce qui peut avoir un retentissement sur la SEP - 2 ème stade : cest létape de résistance : avec les poussées qui réapparaissent, le patient accepte sa maladie, mais il développe un espoir de guérison, et donc, il recherche toutes sortes dexplications pour échapper à sa maladie : il cherche des causes externes (trop de travail, de stress,…) et internes (hérédité,…) à sa maladie - 3 ème stade : cest létape de laffirmation progressive de la maladie : le diagnostic est accepté par le patient, ainsi que son affection ; il y a un désintéressement du patient vis-à-vis de sa maladie, mais aussi vis-à-vis de la rééducation et du traitement médical : cest donc une phase où il faut agir et forcer le patient à ne pas lâcher - 4 ème stade : cest létape de lintégration : le patient vit en tenant compte des contraintes dues à sa maladie ; le problème est quà chaque poussée, langoisse réapparaît, et dautant plus fort que les poussées sont rapprochées

9 REEDUCATION Les buts de la rééducation du patient SEP sont modestes : - conserver létat orthopédique du patient - le soutenir psychologiquement La rééducation consiste : - en du nursing pendant les poussées - en une rééducation symptomatique en dehors des poussées Les bilans On réalise : - un bilan général - un bilan passif = orthopédique, visuel (peau et muscles), sensitif, hypertonie,… - un bilan actif = contrôle du mouvement et ce dans chaque cas : si cest un syndrome vestibulaire, cérébelleux, cordonal postérieur ou proprioceptif Traitement kinésithérapique principes - proscrire tout renforcement musculaire, la fatigue du patient ayant des conséquences sur les poussées - éviter toute épine irritative (escarres, ongles incarnés, infections urinaires,…)

10 buts - entretenir les mobilités articulaires - diminuer la spasticité - corriger la marche - conserver le capital musculaire moyens syndrome pyramidal : on va utiliser - la cryothérapie = bains ou douches (plus pratiques) froides - les mobilisations passives - les postures dinhibition - les mobilisations actives syndrome cérébelleux - la coordination - léquilibre syndrome sensitif profond : on travail la vision (béquille optique du patient) syndrome vestibulaire : on réalise - du travail proprioceptif - du travail de loculo-motricité, sil y a une atteinte spécifique oculo-motrice rééducation de la marche - utilisation de la canne - travail de giration des ceintures - lutte contre le récurvatum du genou dans la phase dappui - travail du pas pelvien - travail de diminution du polygone de sustentation, en mettant le pied portant le plus près possible de la ligne de marche (car sinon la marche nest pas économique)


Télécharger ppt "SYMPTOMATOLOGIE CEREBELLO- SPASMODIQUE LA SCLEROSE EN PLAQUE."

Présentations similaires


Annonces Google