La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Groupe détudes et de recherches Ville-Hôpital (GERVIH) GYMKHANA 1 Parcours diagnostiques et thérapeutiques des personnes à risques dinfection par le VHC.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Groupe détudes et de recherches Ville-Hôpital (GERVIH) GYMKHANA 1 Parcours diagnostiques et thérapeutiques des personnes à risques dinfection par le VHC."— Transcription de la présentation:

1 Groupe détudes et de recherches Ville-Hôpital (GERVIH) GYMKHANA 1 Parcours diagnostiques et thérapeutiques des personnes à risques dinfection par le VHC 15 Décembre 2005

2 Le GERVIH Fondé en 1994 Association nationale de recherche des réseaux Ville-Hôpital 15 réseaux actifs Domaine dinvestigation: viroses chroniques ( VIH,VHC, VHB)

3 Introduction: le dépistage de linfection par le VHC en France Les données épidémiologiques manquent de précision La prévalence du VHC serait de lordre de 1% de la population française ( personnes) Lincidence est mal connue, estimée à 5000 nouveaux cas par an Le nombre de personnes dépistées nest pas connu. Le chiffre de personnes dépistées court, sans argument fort Les recommandations successives insistent sur limportance daugmenter le taux de dépistage.

4 Introduction: le suivi des personnes infectées Là aussi, les chiffres sont mal connus Le nombre des personnes traitées doit être accessible, mais lauteur de ce travail na pas effectué cette recherche… Le nombre de personnes ayant effectué une biopsie (ou un fibrotest ou un fibroscan) nest pas connu, mais est déclaré très faible par la plupart des spécialistes du sujet.

5 Problématique Il ressort de lopinion « générale » que: –Le dépistage de linfection par le VHC reste insuffisant –Il est probable quil existe des obstacles au suivi des patients porteurs du VHC.

6 GYMKHANA 1: objectifs quant au dépistage Mesurer, parmi les patients adultes consultant les médecins (MG et hospitaliers du GERVIH): –Le pourcentage de personnes présentant des facteurs de risque –Parmi ces personnes, le pourcentage de celles qui ont eu une prescription de test de dépistage –Le taux de résultats biologiques effectivement disponibles dans les dossiers médicaux Identifier: –La nature des obstacles à la prescription du test –La nature des obstacles à la réalisation dun test prescrit

7 GYMKHANA 1: objectifs quant au suivi Mesurer, parmi les patients adultes consultant les médecins (MG et hospitaliers du GERVIH) le pourcentage de personnes ayant subi une bénéficié dun suivi conforme aux recommandations en vigueur Déterminer, parmi les personnes qui nont pas bénéficié dun suivi conforme aux recommandations, la nature des principaux obstacles au suivi.

8 GYMKHANA 1: un audit La technique utilisée a été celle de laudit de pratiques (ANAES 1999) La clé de laudit de pratique est la définition de la conduite de référence.

9 GYMKHANA 1: le dépistage définition de la conduite de référence Les facteurs de risque identifiés par la littérature ne sont pas totalement homogènes. A la suite dune analyse soigneuse des données disponibles, le groupe de pilotage a déterminé 14 facteurs de risque. 7 sont considérés dans cette étude comme majeurs (5 par lANAES, 2 par le groupe de pilotage)

10 Les facteurs de risque « majeurs » (en rouge: facteurs ANAES) 1.injection de produits sanguins avant geste chirurgical lourd avant hémophiles. 4.hémodialysés. 5.Infection par le VIH. 6.Usage de drogues intraveineuses (toxicomanie actuelle ou passée, même de courte durée). 7.Usage de drogues par voie nasale (toxicomanie actuelle ou passée, même de courte durée).

11 Les facteurs de risque « mineurs » (en rouge: facteurs ANAES) 1.tatouage, piercing (y compris des lobules doreilles), scarifications, mésothérapie, acupuncture sans utilisation de matériel sécurisé. 2.Antécédent dincarcération. 3.antécédent dacte dexploration médicale utilisant un fibroscope (fibroscopie gastrique, coloscopie, cœlioscopie et autres) avant partenaires sexuels dun sujet porteur du VHC. 5.entourage familial des personnes porteuses du VHC. 6.professionnels de santé. 7.soins médicaux dans les pays à forte prévalence (Asie du Sud-Est, Moyen Orient, Afrique, Amérique du Sud).

12 GYMKHANA 1: le suivi définition de la conduite de référence Un médecin qui prend en charge le suivi régulier dun patient porteur du virus de lhépatite C doit disposer : –de dosages réguliers de transaminases (pas dintervalle précisé, les sources étant contradictoires) –dun résultat de détection de lARN du VHC –si celui-ci savère positif dun génotypage viral du résultat dune biopsie hépatique –si le résultat de la biopsie hépatique montre un score METAVIR de fibrose (F) ou dactivité (A) est supérieur ou égal à 2, un traitement anti VHC doit avoir été mis en oeuvre.

13 Critères dinclusion Étaient inclus dans létude: –Tous les patients adultes consultant (en consultation et non en visite) les investigateurs au cours dune semaine donnée de décembre 2002 –Et acceptant (verbalement) le protocole

14 Les investigateurs 101 investigateurs volontaires répartis de façon homogène sur 11 réseaux français –80 médecins généralistes –21 hospitaliers –Tous les investigateurs ont inclus.

15 Les grandes lignes du protocole Un court questionnaire en salle dattente didentification des facteurs de risque Repris avec le médecin, qui répond ensuite à dautres questionnaires Si pas de facteur de risque: fin de létude Si facteur de risque: un résultat de dépistage est-il disponible? –Oui et dépistage négatif: fin de létude –Non: questionnaire médecin didentification des obstacles –Oui et dépistage positif: la procédure de suivi a-t-elle été conforme? Oui: fin de létude Non: questionnaires médecin didentification des obstacles

16 Les patients inclus 4935 patients –4390 par les généralistes –545 par les hospitaliers Les résultats présentés ici concerneront principalement les généralistes (mais les chiffres sont disponibles pour les hospitaliers)

17 Les patients vus en MG 4390 questionnaires 43% dhommes Âge moyen: 45 ans Tous bénéficiant dune protection sociale 15% bénéficiaient de la CMU ou de lAME Niveaux détudes variés, dont 22% de niveau primaire et 35% de niveau supérieur

18 Les facteurs de risque 85% des patients avaient au moins un facteur de risque Répartition : voir transparent suivant

19 4390 patients vus en MG 3720 patients présentaient un facteur de risque et/ou avaient eu un dépistage 1290 avaient au moins un facteur de contamination identifié comme élevé par le groupe de pilotage 1181 avaient un seul facteur de contamination identifié comme faible par le groupe de pilotage 1246 avaient au moins 2 facteurs de contamination identifié comme faible par le groupe de pilotage,mais pas de facteur de risque élevé 3 avaient eu un dépistage de lhépatite C mais navaient aucun facteur de risque

20 Répartition des facteurs de risque parmi les patients vus en MG N=4390 % (n) Facteurs de risque majeurs (selon le groupe de pilotage) Il est possible que jai reçu une transfusion avant 1992 (notion de transfusion ou de chirurgie lourde) 14,1% (619) Je suis hémophile0,2% (7) Je suis sous dialyse0,2% (10) Je suis porteur du VIH (virus du SIDA)7,0% (308) Jai utilisé, un produit stupéfiant par injection7,2% (317) Jai utilisé, un produit stupéfiant par sniff12,1% (530) Facteurs de risque mineurs (selon le groupe de pilotage) Jai subi au moins une fois une fibroscopie, coloscopie, cœlioscopie avant ,6% (1 473) Jai reçu des soins médicaux en Asie du Sud-Est, Moyen Orient, Afrique, Amérique du Sud 11,6% (510) tatouage, piercing, scarification, mésothérapie acupuncture27,3% (1 197) Jai les lobules doreilles percées52,9% (2 323) Un(e) de mes partenaires sexuels est ou était infecté par le VHC4,4% (191) Jai fait de la prison4,5% (196) Jappartiens à une profession de santé5,2% (229) Une personne de mon entourage familial proche est infectée par le VHC5,1% (222)

21 Le test de dépistage est-il pratiqué? (patients vus en MG) Un test de dépistage de lhépatite C a été prescrit par le médecin (n=3623) non68,6% (2 485) oui31,4% (1 138) Résultat en possession du médecin (si test prescrit) Non11,9% (135) Oui88,1% (1 003) Résultat du test (si résultat en possession du médecin) Négatif73,7% (739) Positif26,3% (264)

22 Obstacles à la prescription du test de dépistage Votre patient a un facteur de risque VHC, et il na pas bénéficié dun dépistage. Pourquoi le dépistage na-t-il pas été prescrit ? n=2485 % (n) 1. Patient rencontré pour la première fois le jour de lenquête15,1% (374) 2. Patient connu, vous naviez pas connaissance jusquà présent du facteur de risque VHC ou vous ne laviez pas identifié comme tel 71,2% (1 769) 3. Vous connaissiez le facteur de risque avant aujourdhui, mais vous navez pas (encore) prescrit le dépistage VHC 7,6% (190) 4. Vous pensiez quun autre médecin avait prescrit le dépistage (double suivi sans coordination) 3,9% (98) 5. Le patient est buveur ou non sevré dune addiction, et vous pensez que la stratégie diagnostique et/ou thérapeutique na pas lieu dêtre pour linstant 0,6% (15) 6. Vous estimez que létat de la relation avec le patient ne rend pas actuellement pertinente la poursuite des investigations 1,4% (35) 7. Problèmes sociaux0,7% (18) 8. Le patient présente un autre problème médical, et vous pensez que la stratégie diagnostique et/ou thérapeutique de lHépatite C na pas lieu dêtre pour linstant 3,7% (93) 9. Autre1,9% (46)

23 Quels sont les facteurs de risque associés à la réalisation du dépistage? (analyse multivariée) OR moyenIC 95% Je suis porteur du VIH (virus du SIDA)16,511,1 – 24,6 Jai utilisé un produit stupéfiant par injection5,83,7 – 9,2 Un(e) de mes partenaires sexuels est ou était infecté par le VHC 3,82,4 – 5,9 Jai utilisé un produit stupéfiant par sniff4,13,0 – 5,5 Jappartiens à une profession de santé1,61,1 – 2,2 Il est possible que jai reçu une transfusion avant 1992 (intervention chirurgicale, accouchement difficile, grave hémorragie, jai été hospitalisé(e) lorsque jétais nouveau-né…) 1,51,2 – 1,9 tatouage, piercing, scarification, mésothérapie acupuncture 1,31,1 – 1,6 Jai subi au moins une fois une fibroscopie, coloscopie, cœlioscopie 1,41,2 – 1,7 Une personne de mon entourage familial proche est infectée par le VHC 1,40,9 – 2,0 Jai reçu des soins médicaux en Asie du Sud-Est, Moyen Orient, Afrique, Amérique du Sud 1,10,8 – 1,4 Je suis sous dialyse2,70,5 – 16,2 Jai fait de la prison1,00,6 – 1,6 Je suis hémophile0,60,1 – 5,4 oreilles percées0,70,6 – 0,8

24 Pourquoi le médecin ne possède-t-il pas toujours le résultat du test lorsquil a été prescrit ? n=135 Le prélèvement a bien été effectué, résultat en attente47,2% (60) Le prélèvement na (pour linstant) pas été effectué car :52,8% (67) Le patient na pas eu le temps37 Le patient a perdu lordonnance8 Le patient a peur du geste physique de prise de sang4 Le préleveur na pas réussi à effectuer le prélèvement sanguin 1 Le patient ne souhaite pas faire le test12 Problèmes sociaux3 Autre6 Non précisé8

25 Dépistage: éléments de discussion Population étudiée Les généralistes du GERVIH ne sont peut-être pas « normaux »: –Intérêt particulier pour les viroses chroniques –Prévalence du VIH parmi leurs patients: 7% Cela doit conduire à considérer les présents résultats sur le dépistage comme une borne supérieure pour les généralistes français

26 Dépistage: éléments de discussion Choix des facteurs de risque Le groupe de pilotage a décidé dajouter trois facteurs de risques à la liste de lANAES (sniff, profession de santé, endoscopies avant 1997) et nen a pas considéré deux (greffés, enfants de mère séropositive pour VHC) Aucune donnée de risque de transmission nest disponible pour le piercing. Le piercing des oreilles a été identifié pour ne pas être négligé car cest le plus fréquent (>50% de la population étudiée)

27 Dépistage: éléments de discussion: qualité du dépistage Trois facteurs de risques majeurs sont à la fois fortement prévalents et bien dépistés: –Infection par le VIH (prévalence 7%, OR 16,5) –Antécédent de shoot (prévalence 7,2%, OR 5,8) –Antécédent de sniff (prévalence 12,1%, OR 4,1) Un facteur de risque majeur est fortement prévalent et moins bien dépisté: –Antécédent de chirurgie lourde avant 1992 (prévalence 14,1%, OR 1,5) Les autres facteurs de risque sont mal dépistés mais ils sont considérés comme mineurs

28 Dépistage/éléments de discussion: la mauvaise qualité du dépistage est-elle liée à une interprétation trop large de la notion de facteurs de risque? Nous avons réeffectué nos calculs en retirant de la liste des patients à risque ceux qui présentaient au plus un facteur de risque mineur: 1135 personnes retirées dont: –89 porteurs de piercing, –643 porteurs doreilles percées, –8 anciens détenus, –295 endoscopés, –7 partenaires sexuels de patients porteurs du VHC, –14 membres de lentourage dun porteur du VHC, –15 professionnels de santé, –64 personnes soignées dans le Tiers-Monde Parmi elles, 148 (13%) ont eu une prescription de dépistage Il reste 2488 sujets présentant plus dun facteur de risque mineur, dont 990 ont eu une prescription de dépistage Le taux de dépistage à bon escient passe de 31,4% à 39,8%

29 Dépistage/éléments de discussion: Doù viennent les freins au dépistage de linfection par le VHC? Même si lon se réfère au chiffre de 60,2% de dépistages non effectués, la majeure partie des freins provient de la non-prescription du test par le généraliste. Deux freins peuvent être levés: –La non-identification du facteur de risque (71,2% des blocages) –Et la non-prescription du test sur un FR identifié (7,6% des blocages) La non-réalisation par le patient dun test prescrit par le médecin nest en cause que dans 5,9% des blocages.

30 Dépistage/conclusion 1: quelles recommandations de dépistage? Un dépistage ciblé sur les recommandations retenues par le groupe conduit à dépister 85% de la clientèle adulte: –Autant faire un dépistage de lensemble des patients, cest plus efficace!! Si lon retient seulement les facteurs de risque majeurs on est amené à dépister 25% (CHIFFRE A VERIFIER) des patients: cest plus raisonnable…

31 Suivi: Résultats Parmi les 4390 patients recrutés en médecine générale, 264 étaient séropositifs pour le VHC Cest sur cette population que nous allons maintenant travailler

32 Suivi: Retour sur la méthode Si la conduite de référence avait été menée à son terme, elle pouvait aboutir logiquement à quatre situations distinctes ci- dessous. 1.ARN VHC négatif, aucun suivi nécessaire ; 2.ARN VHC positif, transaminases régulièrement normales:simple suivi clinique et biologique régulier peut senvisager tous les trois mois ; 3.ARN VHC positif, transaminases perturbées (même inconstamment) :biopsie hépatique nécessaire dans la majorité des cas. Selon le résultat (score METAVIR), proposer ou non un traitement 4.ARN VHC positif, et situation compatible avec labstention de biopsie est « possible ». Un traitement doit être proposé (aucune recommandation nétait à lépoque validée sur lutilisation des algorithmes dévaluation indirecte du score METAVIR à partir de marqueurs plasmatiques.) Le questionnaire médecin était donc logiquement un peu complexe, mais se résolvait en au maximum deux questionnaires successifs dont le second aboutissait à un des quatre cas ci-dessus.

33 Les patients séropositifs pour le VHC sont différents des autres VHC positif (n=264) VHC « non positif » (n=4126) p Sexe Masculin 70,00% (184)41,5% (1706)<0,001 Féminin 30,00% (79)58,5% (2405) Age Moyenne (écart type) 40,7 (9,9)45,3 (17,1)<0,001 Médiane (min – max) 39 (24 – 84)42 (18 – 91) Niveau dinstruction Primaire 16,50% (41)22,7% (883)<0,001 Secondaire 42,60% (106)29,7% (1159) Technique 21,70% (54)11,8% (461) Supérieur 19,20% (48)35,8% (1394) Protection sociale CMU, aide médicale 26,50% (67)14,3% (560)<0,001 Sécu seule 27,30% (69)13,2% (520) Sécu et mutuelle 46,20% (117)72,5% (2845)

34 VHC + n=264 VHC « non + » n=4 126 Transfusion avant ,0% (45) 13,9% (574) Hémophilie0,4% (1) 0,1% (6) Dialysé0,4% (1) 0,2% (9) Antécédent de prise de stupéfiant par sniff74,2% (196) 8,1% (334) Antécédent de prise de stupéfiant par injection 78,8% (208) 2,6% (109) tatouage, piercing, méso, etc..46,6% (123) 26,0% (1074) Oreilles percées49,6% (131) 53,1% (2192) Antécédent de prison34,1% (90) 2,6% (106) Antécédent de fibroscopie, coloscopie32,2% (85) 33,6% (1388) Antécédent de partenaire sexuel infecté30,7% (81) 2,7% (110) personne de lentourage familial proche infectée 20,1% (53) 4,1% (169) porteur du VIH34,5% (91) 5,3% (217) Appartenance à une profession de santé4,5% (12) 5,3% (217) soins médicaux en Asie du Sud Est9,1% (24) 11,8% (486) Nbe facteurs de risque (moyenne, écart type)5,3 (2,0) 1,7 (1,5) FDR observés chez les VHC + Attention la colonne VHC « non + » contient des patients non CONNUS comme VHC+, mais qui peuvent lêtre. Donc pas de calcul dOR.

35 n (%) ARN VHC NEG27 (16.5%) METAVIR < A2 F2 ou traitement dénié par spé36 (22%) Biopsie réalisée, résultat ou courrier spé en attente11 (6.7%) Biopsie réalisée, traitement débuté 54 (32.9%) Données décisionnelles complètes non encore disponibles13 (7.9%) Biopsie inutile selon spé10 (6.1%) Biopsie réalisée, traitement nécessaire, réalisé prochainement 4 (2.4%) transaminases sont constamment normales3 (1.8%) la biopsie non indispensable compte tenu du génotype0 (0%) Attente dun résultat de prélèvement diagnostique réalisé6 (3%) Total conduites correctes, pas de blocage

36 N (%) 1. Un examen biologique imposé par la conduite de référence aurait du être prescrit, il ne la pas été 11(11 %) 2. Un examen biologique imposé par la conduite de référence a été prescrit, mais il na pas été effectué 15(15 %) 3. Une consultation spécialisée a été demandée, le rendez vous na pas été pris (ou le patient a manqué le RV) 25(25 %) 4. La biopsie est nécessaire au regard de la conduite de référence, mais le généraliste ne lestime pas nécessaire ou pas opportune 12(12 %) 5. La biopsie est nécessaire et opportune, elle na pas été prescrite 2(2 %) 6. La biopsie a été prescrite, elle na pas été réalisée (RV pas pris, ou manqué) 15(15 %) 7. La biopsie a été réalisée, le traitement est indiqué, il na pas été mis en oeuvre 15(15 %) 8. Non précisé 5(5 %) Total situations de blocage, 7 motifs identifiés (en bleu, les situations qui pourraient impliquer la responsabilité du MG)

37 Non prescription dexamen biologique: le MG est-il responsable? (en bleu, les situations accessibles à une action de formation) (11 patients concernés) n 1. Les résultats présents dans le dossier sont anciens, le bilan complémentaire na pas été réactualisé 3 2. Le patient na pas été revu depuis longtemps5 3. Les transaminases sont connues normales, et le généraliste nest ni inquiet(e) ni pressé(e) 3 4. Le généraliste a oublié ou négligé de prescrire cet examen 3 5. Problèmes sociaux1 6. Le patient est buveur ou non sevré dune addiction, et le généraliste pense que la stratégie diagnostique et/ou thérapeutique na pas lieu dêtre pour linstant 2 7. Le généraliste estime que létat de la relation avec le patient ne rend pas actuellement pertinente la poursuite des investigations 3 8. Le patient présente un autre problème médical, et le généraliste estime que la stratégie diagnostique et/ou thérapeutique de lHépatite C na pas lieu dêtre pour linstant 2

38 (12 patients concernés) n Le généraliste pense quun autre médecin a prescrit la biopsie0 Le généraliste manque de correspondants adéquats à la poursuite dun travail commun 0 Le généraliste estime que létat de la relation avec le patient ne rend pas actuellement pertinente la poursuite des investigations 3 Le patient est daccord sur la nécessité du geste, mais estime quil est opportun de le différer pour des raisons professionnelles ou des problèmes sociaux 2 Le généraliste doute de lintérêt des traitements actuels de linfection par le VHC 0 Le généraliste estime que la biopsie nest pas réalisable5 Le généraliste estime que le traitement anti-VHC nest pas réalisable pour linstant 7 Le patient consomme de lalcool ou dautres produits addictifs, et le médecin pense que la stratégie diagnostique et/ou thérapeutique na pas lieu dêtre poursuivie pour linstant 6 Le généraliste pense que le patient ne sera pas compliant au traitement 0 Traitement non réalisable pour une raison médicale2 Contre-indication au traitement2 Autre1 La biopsie est théoriquement nécessaire, mais le MG nest pas daccord (aucune situation ne semble modifiable par la formation)

39 (25 patients concernés) n Le patient na pas eu le temps4 Le patient a « oublié » ou perdu la lettre… 2 Le patient na pas pris de rendez-vous6 Le patient nest pas venu au rendez- vous 2 Le patient craint la suite de la prise en charge (biopsie, lourdeur du traitement) 10 Le patient estime quil est opportun de différer le rendez-vous avec le spécialiste pour des raisons personnelles ou professionnelles 7 Problèmes sociaux3 Autre5 Les craintes du patient: motifs de non- réalisation dune consultation spécialisée

40 (15 patients concernés) n Le patient na pas eu le temps3 Le patient na pas pris de rendez-vous7 Le patient nest pas venu au rendez-vous3 Le patient a eu peur du geste de la biopsie8 Le patient souhaite être endormi 1 Le patient a refusé la biopsie. (peur du résultat, refus à priori de léventualité dun traitement…) 6 Le patient ne supporte pas les contraintes dhospitalisation 3 Le patient est daccord sur la nécessité du geste, mais estime quil est opportun de le différer pour des raisons personnelles ou professionnelles 5 Problèmes sociaux2 Les craintes du patient: motifs de non- réalisation dune biopsie prescrite

41 motifs de non- mise en route dun traitement pourtant indiqué (15 patients concernés) n Le généraliste considère que le traitement nest en fait pas nécessaire, pas indiqué ou pas opportun pour linstant 5 Le généraliste nest pas daccord avec lindication du traitement1 Le généraliste estime que le traitement nest pas réalisable pour linstant 3 Le patient consomme de lalcool ou dautres produits addictifs, et le médecin pense que la stratégie diagnostique et/ou thérapeutique na pas lieu dêtre poursuivie pour linstant 2 Le généraliste pense que le patient ne sera pas compliant au traitement 1 une raison médicale interfère avec la mise en œuvre du traitement0 Il existe une contre-indication au traitement :1 Nécessité dune prise en charge psychiatrique contre-indiquant le traitement 1 Le patient ne souhaite pas commencer son traitement pour linstant 10 Il craint les effets indésirables du traitement5 Le patient est daccord sur la nécessité du traitement, mais souhaite le différer pour des raisons personnelles ou professionnelles 8 Problèmes sociaux1 Autre1

42 suivi: éléments de discussion choix de la population 1 er choix: comparer la population porteuse du VHC à celle qui était connue comme indemne dinfection par le VHC (739 sujets). –Non car le fait dêtre connu comme non porteur du VHC (c'est-à-dire davoir fait un test de dépistage, revenu négatif) est en soi un biais lié à la motivation du médecin et/ou du patient davoir pratiqué ce test de dépistage. –Ce choix naurait été possible que si tous les consultants avaient été testé. Notre choix: comparer les sujets séropositifs à tous les autres sujets parmi lesquels figurent dune part, des séropositifs non connus car non dépistés et dautre part, des sujets séronégatifs, certains étant connus comme tels, dautres non.

43 suivi: éléments de discussion légitimité des comparaisons Effectifs modestes Groupe de comparaison discutable (cf transparent précédent) Nous navons donc pas calculé dodds ratios Nous regardons seulement ce qui « saute aux yeux ». Cest une analyse « à la louche » (mais cest mieux que rien)

44 suivi: éléments de discussion facteurs de risque Avec toutes ces précautions oratoires: –La population infectée présente les facteurs de risque classique, notamment le sniff et la toxicomanie injectable. Cest rassurant… –Le perçage des lobules doreilles napparaît pas « à la louche » comme un élément discriminant entre les deux populations

45 suivi: éléments de discussion réalisation de la procédure conforme La procédure diagnostique relativement complexe, sétale sur plusieurs mois. cette procédure recommandée se déroule sans problème pour 62.1% des patients (164/264). mise en route effective ou programmée dun traitement dans 58 cas (22% de lensemble des patients étudiés, ou 35% des patients correctement suivis). pour 76 patients (28,8% de lensemble des patients étudiés, ou 46% des patients correctement suivis) la biopsie hépatique nest pas nécessaire.

46 suivi: éléments de discussion les problèmes du suivi La procédure diagnostique et thérapeutique pose problème pour 37.9% des patients (100/264). La plupart des obstacles sont rencontrés lorsque la prise en charge est assez avancée pour impliquer un autre médecin que le généraliste : –non réalisation dune éventuelle consultation spécialisée (25/100) –non réalisation dune biopsie hépatique (30/100).

47 suivi: éléments de discussion le généraliste est-il en cause? Au premier abord 38% des cas déchec de la procédure semblaient impliquer le MG Les analyses plus détaillées tempèrent ce résultat : la responsabilité du généraliste est en cause dans léchec de la stratégie, dans un nombre de cas variable selon le stade lobstacle observé, et toujours faible.

48 suivi: éléments de discussion les craintes du patient Trois points de blocage apparaissent à la fois comme majeur et liés au patient –25% des blocages sont dus au fait que le patient na pas consulté le spécialiste quil devait voir –15% des blocages sont dus à la non-réalisation de la biopsie par le patient –15% des blocages sont dus au refus de la mise en route du traitement par le patient

49 suivi: éléments de discussion comment faire mieux? Utilisation de procédures diagnostiques ne mettant pas en œuvre le geste de la biopsie hépatique : algorithmes dévaluation du score METAVIR à partir de données sériques, ou FIBROSCAN –La validation en cours de ces stratégies doit être poursuivie, car leur application peut avoir un résultat significatif sur la qualité de la prise en charge diagnostique Information détaillée du patient sur la nature du geste biopsique Information détaillée du patient sur la nature du traitement et la gestion des effets secondaires.

50 En guise de conclusion Pour complexe quelle soit, la procédure diagnostique et dinitiation du traitement anti VHC est mise en œuvre complètement dans 62.1% des cas, chez les médecins généralistes impliqués dans les réseaux VIH français. dans les 37,9% de cas où lapplication de cette stratégie a posé problème, le principal obstacle rencontré est la réalisation par le patient de la biopsie hépatique. Ce geste est un important sujet dangoisse pour les patients, de même que la mise en œuvre du traitement. En revanche (et contrairement à ce que nous avions observé dans lanalyse des procédures de dépistage) la responsabilité des médecins généralistes dans léchec de la prise en charge de linfection par le VHC est rarement en cause.


Télécharger ppt "Groupe détudes et de recherches Ville-Hôpital (GERVIH) GYMKHANA 1 Parcours diagnostiques et thérapeutiques des personnes à risques dinfection par le VHC."

Présentations similaires


Annonces Google