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Introduction à la lexicologie Conférence 12 La lexicographie (1)

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1 Introduction à la lexicologie Conférence 12 La lexicographie (1)

2 Questions à discuter: 1. La définition de la lexicographie et les types des dictionnaires. 2. La macrostructure : choix et ordre des entrées.

3 Sources: Alisé LEHMANN, Françoise MARTIN-BERTHET. Lexicologie, sémantique, morphologie, lexicographie. Paris, Armand Collin, 2014. Aino NICLAS-SALMINEN. La lexicologie. Paris, Armand Collin, 2010. Alain POLGUÈRE. Notions de base en lexicologie. Observatoire de Linguistique Sens-Texte (OLST), Montréal, 2001. Louis-Jean CALVET. Il était une fois 7000 langues. Paris, Fayard, 2011. Ana GUTU. Aspects systémique et fonctionnel des antonymes. Chisinau, 2005. Lidia MORARU, Catalina BOTNARUC. Lexicologie de la angue française. Chisinau, 2014, USM. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k22361w http://www.atilf.fr/spip.php?rubrique77

4 1. La définition de la lexicographie. Le terme lexicographie a couramment deux acceptions, il désigne: 1)La confection des dictionnaires: choix des unites lexicales à traiter, méthode de leur description, techniques de presentation, en vue de la publication; c’est aussi l’art du lexicographe, qui est l’auteur d’un dictionnaire: Pierre Larousse, Emile Littré sont de grands lexicographes français du XIX-e siècle. 2)L’étude des dictionnaires, comme discipline scientifique: definition des types d’ouvrages, analyse des methods, description du texte; en ce sens, elle est différenciée de la lexicologie, qui étudie le lexique comme partie du système de la langue, indépendamment de sa representation dans les dictionnaires, ou qui s’attache à l’analyse de mots particuliers en langue et dans les textes. Pour éviter cette ambiguité, on a créé le terme métalexicographie pour la deuxième acception.

5 Les types des dictionnaires La typologie des dictionnaires s’appuie sur trois oppositions principales qui concernent a) le contenu: -dictionnaires monolingues vs bilingues/polyglottes; -dictionnaires de langue vs encyclopédiques; -dictionnaires généraux vs spécialisés. b) le support: -Dictionnaires sur support papier vs électroniques. c) Le public: - Dictionnaires classiques vs d’apprentissage. Dictionnaire monolingue Dictionnaire de langue Dictionnaire sur papier Dictionnaire polyglotte Dictionnaire encyclopédique Dictionnaire électronique

6 Dictionnaire monolingue vs bilingue Le dictionnaire monolingue fait suivre les entrées d’une langue, de leur description dans cette langue, principalement par une définition et des exemples. Le dictionnaire bilingue fait suivre les entrées d’une langue source par les équivalents d’une langue cible: par exemple, un dictionnaire français-anglais fait suivre les entrées en français de leur équivalents en anglais. Le dictionnaire polyglotte fait suivre les entrées d’une langue de leurs équivalents dans d’autres langues.

7 Dictionnaire monolingue vs bilingue Le dictionnaire bilingue ne se réduit pas à une double nomenclature, parce que les langues ne se correspondent pas mot à mot. Son efficacité dépend d’une description juste de l’entrée dans un article répondant aux mêmes exigences que celles du dictionnaire monolingue: traitement de la polysémie, indication des emplois, collocation, expressions. L’ouvrage considéré comme le premier dictionnaire de la lexicographie française est un dictionnaire bilingue français-latin: Le Dictionnaire français- latin de Robert Estienne, de 1539. Il résulte de l’inversion du Thesaurus latin- français du même auteur de 1531. Le français passe en entrée: c’est la première liste alphabétique de mots français, même si elle est déformée par sa fonction initiale de traduction du latin. L’équivalent latin sert à indiquer le sens autant qu’à traduire du français au latin. Dans les dictionnaires postérieurs, la place du latin comme indication du sens se réduira au profit de la définition française, pour finalement disparaitre.

8 Dictionnaire de langue et dictionnaire encyclopédique Le dictionnaire de langue (appelé aussi dictionnaire de mots) traite des signes de la langue. L’entrée donne accès à des informations linguistiques complètes et détaillées telles que: prononciation, graphie, classe grammaticale, contexte, signification, sens, expressions, synonymes, antonymes, etc. L’encyclopédie traite des référents du monde. Les entrées donnent accès à des informations encyclopédiques telles que: histoire, géographie, et/ou sociologie de la chose nommée, description détaillée, illustration, explications diverses, etc. (selon le type de référent). Ce sont majoritairement des noms: noms propres qui renvoient à des référents individuels (personnes, lieux, institutions, événements, etc.); noms communs et adjectifs qualificatifs susceptibles de conduire à des savoirs ou à des croyances sur le monde (notions, domaines, sciences et techniques, objets, etc.).

9 Le dictionnaire encyclopédique de Diderot et D’Alembert L’Encyclopédie Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772), dite Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, mettait en entrée des mots du vocabulaire commun de toutes classes pour les acceptions spécialisées: abaisser comme terme d’algèbre, de géométrie, d’arboriculture, de pâtisserie; lentement comme terme de musique: répond à l’italien adagio, et marque un mouvement lent et posé. Un dictionnaire encyclopédique est censé faire le tour (cyclo-) des connaissances (-pied-, cf. propédeutique, pédant, du grec paideuein « enseigner » apparenté à pais, paidos « enfant », cf. pédagogie.

10 Le dictionnaire encyclopédique Le dictionnaire encyclopédique (appelé aussi dictionnaire des choses) participe des deux modèles: -Comme encyclopédie, il accueille les noms propres, des illustrations, et présentent des développements encyclopédiques pour les entrées concentrées; -Comme dictionnaire de langue, il y a une nomenclature générale, qui inclut les mots grammaticaux, ou des mots lexicaux peu susceptibles de conduire à des savoirs sur le monde (comme agréable, désespérément). Il sera souvent accueillant aux terminologies, et sa description linguistique (morphologique, sémantique, syntaxique) ne sera aussi détaillée que celle d’un dictionnaire de langue, se bornant souvent à l’indication de la classe grammaticale et à une définition.

11 Le dictionnaire encyclopédique le Petit Larousse Le Petit Larousse illustré est un dictionnaire encyclopédique: il comporte des illustrations; les noms propres sont présents, ressemblés dans une deuxième partie; dans la première partie (noms communs et autres classes de mots), l’article comporte une partie encyclopédique signalée comme telle lorsque l’entrée s’y prête (par exemple, abstrait /en art; absurde /en philosophie). Il donne aussi certaines des informations des dictionnaires des langues: classe grammaticale, étymologie, prononciation, s’il y a difficulté, définition. Il en est de même dans les ouvrages comparables, qui eux, aussi interclassent les noms propres: le Dictionnaire Hachette, le Dixel (Le Robert). Un dictionnaire de noms propres comme le Petit Robert 2, est un dictionnaire encyclopédique spécialisé qui s’ajoute au Petit Robert - qui e un dictionnaire de langue.

12 Le dictionnaire de langue le Robert Le Petit et le Grand Robert sont des dictionnaires de langue, explicatif et alphabétique. Ils regroupent toutes les informations sur le mot: étymologie, significations, sens variables, contextes, synonymes, antonymes, etc.

13 Entrelacement du monde et de la langue dans les dictionnaires La frontière entre la langue et le monde qui sont privilégiés par les dictionnaires de langue et encyclopédique, est de plus en plus incertaine. Un dictionnaire encyclopédique, même s ’il est un dictionnaire des choses, il décrit ces choses dans une langue, donc, il use la langue, même si les marques linguistiques y sont incorporées de façon minimale. Et vice-versa, un dictionnaire de langue, tend de plus en plus à refléter les phénomènes civilisateurs dans les entrées par le biais des termes, des définitions précises, des citations etc. Le dictionnaire culturel, dirigé par Alain Rey (Le Robert, 2005, 4 volumes) est un dictionnaire de langue, dans la lignée des Petit et Grand Robert, qui présente, en outre, des développement encyclopédiques sous formes d’encadrement variables comme volume – allant d’une page à quelques pages. (pour les mots alchimie, anarchie, antisémitisme etc.).

14 Dictionnaire général vs dictionnaire spécialisé Un dictionnaire général présente toutes les unités lexicales de la langue qu’il décrit, ou, du moins, tend vers l’exhaustivité, dans des limites imposés par les dimensions pratiques de l’ouvrage. Il en donne une description générale. Un dictionnaire spécialisé opère une sélection des entrées selon le critère retenu, ou traite particulièrement un aspect spécifique de la description. Les dictionnaires spécialisés peuvent être: -dictionnaires encyclopédiques spécialisés (les dictionnaires terminologiques) et -dictionnaires de langue spécialisés (dictionnaire des synonymes, des antonymes, des homonymes, des paronymes)

15 Dictionnaire extensif vs dictionnaire restrictif Le critère quantitatif peut se trouver à la base de cette classification: -Un dictionnaire extensif rassemble un nombre assez grand d’entrées. -Un dictionnaire restrictif contient un nombre limité d’entrées, selon le but des ses concepteurs. Un exemple d’un dictionnaire de langue général restrictif c’est le Dictionnaire du français contemporain, dirigé par Jean Dubois, 1971, qui visait à présenter le français le plus habituel dans son état actuel.

16 2. La macrostructure: choix et ordre des entrées. La macrostructure est la structure de la nomenclature (ou ensemble d’entrées), constituée et délimitée par les critères du choix des entrées. « On appellera macrostructure l’ensemble des entrées ordonnées, toujours soumise à une lecture verticale partielle lors du repérage de l’objet du message » (J.Rey-Debove, Etude linguistique et sémiotique des dictionnaires français contemporains, La Hague, 1971, p.21 et 26). Aucun dictionnaire de langue ne peut ni ne doit recueillir tous les mots observables dans les discours. Les nomenclatures sont nécessairement limitées par les dimensions physiques des dictionnaires, même les plus grands. Le Trésor de la Langue Française (1971-94) – 54 280 articles Le Grand Larousse (1971-78) -74 000 entrées Le Grand Robert (2001) – 75 000 entrées Le Dictionnaire de l’Académie Française (9-e édition) – 50 100 entrées

17 3.La macrostructure : choix et ordre des entrées. Les mots observés inclus dans les dictionnaires sont dépendants des corpus pris en compte, qui sont en perpétuelle évolution. Le dictionnaire de langue ne saurait être un index de la parole, qui est la somme de ce que les gens disent. La sélection des mots varie selon les dictionnaires et leur conception. Principe de la fréquence. On trouve dans tous les dictionnaires de langue les mots les plus courants, connus de la grande majorité des locuteurs. Ils constituent un noyau commun de mots dits « fréquents » ou « usuels », autour desquels s’étagent les couches de lexique de fréquence moyenne et basse. Le principe de fréquence impose que tout dictionnaire doit comporter dans sa nomenclature les termes qui sont d’une fréquence d’usage ou de familiarité supérieure aux termes les moins fréquents qu’il inclut dans ses entrées.

18 3. La macrostructure : choix et ordre des entrées. Principe de la variation intralinguistique. A) La variation diachronique. Un dictionnaire de langue est appelé à refléter le lexique de son temps, soit celui d’une synchronie pratique que l’on peut estimer à environ 60 ans pour tenir compte de la coexistence des générations. Par exemple, le TLF se base sur un corpus des textes littéraires du XIV-X-e et XX siècles; le Dictionnaire de J.Dubois est un dictionnaire strictement synchronique avec 25 000 entrées. B) La variation diatopique. Les dictionnaires intègrent volontiers à la nomenclature des régionalismes français, des francophonismes etd’autres variantes régionales du français pour éviter la centralisation excessive.Ces dépouillements sont fait avec la contribution des informateurs locaux. C) La variation diaphasique ou diastratique. Les dictionnaires acueuillent des mots familiers courant, des mots des sociolectes etc.

19 3. La macrostructure : choix et ordre des entrées. Principe d’introduction des unités lexicales spécifiques. Les termes spécialisés sont largement présents dans les dictionnaires de langue, mais cette présence diffère d’un ouvrage à l’autre. Le Dictionnaire du français contemporain de J.Dubois s’est voulu un dictionnaire de langue pur, car on a écarté les termes trop spécifiques de domaines trop étroit. Le Lexis, au contraire, a fait une large place aux termes des sciences techniques. Principe de la délimitation de l’unité lexicale. Les entrées sont généralement les mots graphiques, dont font partie les composés reliés par trait d’union (sans-papiers, garde-frontière). Les nomenclatures font des exceptions à cette règle et certaines présentent des préfixoïdes radicaux tels que afro-; americano-; anthrope-. Il est impossible aux dictionnaires d’enregistrer les unités polylexicales à cause du volume physique restreint. Cela n’ empêche qu’elles apparaissent dans la structure de l’entrée pour illustrer les possibilités combinatoires des mots.

20 3. La macrostructure : choix et ordre des entrées. L’ordre des entrées – le regroupement. Le regroupement consiste à rassembler plusieurs entrées dans un même article: une entrée principale, ou vedette, est suivie de sous –entrées. Cette disposition s’oppose à l’ordre alphabétique linéaire, dans lequel chaque entrée est à sa place alphabétique. Par exemple, le dictionnaire étymologique de Jacqueline Picoche regroupe les familles étymologiques autour du mot français le plus simple, venant du latin populaire, qui est souvent le plus ancien. Le regroupement morphologique. Le regroupement des dérivés et des composés réguliers sous leur base est souvent pratiquée par certains dictionnaires de langue généraux pour montrer les relations morpho-syntaxiques qui structurent le lexique. C’est le cas du dictionnaire Lexis, où l’on trouvera abdication sous la vedette abdiquer ou inabordable sous la vedette aborder.

21 3. La macrostructure : choix et ordre des entrées. Le regroupement sémantique. Les dictionnaires analogiques font des regroupements sémantiques et thématiques, qui vont aussi à l’encontre de l’ordre alphabétique. Leur perspective est onomasiologique, ils sont dépourvus de microstructures. Le Dictionnaire analogique de la langue française, Répertoire des mots par les idées et des idées par les mots, de Jean- Baptiste Boissière est le premier du genre. Le Dictionnaire des idées par les mots de D.Delas et D.Delas- Demon (Le Robert 1979) présente une nomenclature organisée autour d’un millier de mots-centres (abandon, abattre, abondance etc) qui donnent accès à des mots associés. Toutefois, la structuration alphabétique semble être la plus commode, même si à l’intérieur d’un article de dictionnaire on procède inévitablement à des regroupements sémantiques.

22 Devoir Comparez trois dictionnaires que vous pouvez choisir dans la bibliothèque de l’ULIM ou à l’Alliance Française en les décrivant selon la typologie présentée dans cette conférence. Accompagnez votre description de la photo de couverture du dictionnaire. Devoir à envoyer à agutu@ulim.md


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