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Agression sexuelle à ladolescence Joanne Couillard, Bsc Nursing Jean-Yves Frappier, md, FRCP, MSc. Médecine de ladolescence CHU Sainte-Justine Franziska.

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1 Agression sexuelle à ladolescence Joanne Couillard, Bsc Nursing Jean-Yves Frappier, md, FRCP, MSc. Médecine de ladolescence CHU Sainte-Justine Franziska Baltzer, md, CSPQ Programme de santé des adolescents Hôpital pour enfants de Montréal

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3 Julie Julie, 15 ans, est contactée au téléphone par un homme qui dit connaître une de ses amies décole et la nomme. Il lui propose de la rencontrer chez lui pour répondre à un questionnaire. Son amie a répondu au même questionnaire. Elle se présente chez lindividu. Pour compléter la questionnaire, il lui demande de mettre un maillot de bain, ce quelle fait. Il y aura agression sexuelle. Julie, 15 ans, est contactée au téléphone par un homme qui dit connaître une de ses amies décole et la nomme. Il lui propose de la rencontrer chez lui pour répondre à un questionnaire. Son amie a répondu au même questionnaire. Elle se présente chez lindividu. Pour compléter la questionnaire, il lui demande de mettre un maillot de bain, ce quelle fait. Il y aura agression sexuelle.

4 Sarah Sarah, 13 ans, invite chez elle un garçon, malgré linterdiction de ses parents, absents pour la soirée. Ils se sont caressés, mais quand le garçon a voulu faire lamour, elle a refusé et il la forcé. Sarah en parle 3 jours plus tard à Annie, une bonne amie. Annie décide den parler à sa mère qui contacte la mère de Sarah pour laviser que cette dernière a été agressée sexuellement. La mère ne comprend pas pourquoi Sarah ne la pas mise au courant. Sarah, 13 ans, invite chez elle un garçon, malgré linterdiction de ses parents, absents pour la soirée. Ils se sont caressés, mais quand le garçon a voulu faire lamour, elle a refusé et il la forcé. Sarah en parle 3 jours plus tard à Annie, une bonne amie. Annie décide den parler à sa mère qui contacte la mère de Sarah pour laviser que cette dernière a été agressée sexuellement. La mère ne comprend pas pourquoi Sarah ne la pas mise au courant.

5 Des situations à gérer au-delà du choc Non respect de consignes ou dinterdits Mensonges sur un projet de sortie Parents qui ne sont pas au courant La famille dysfonctionnelle Les parents qui apprennent que… Interprétation différente des parents et de ladolescente Interrogation des parents quant à la virginité de leur fille

6 Des situations à gérer au-delà du choc Prise de drogues ou dalcool État dintoxication (volontaire ou non): perte de mémoire des événements Ladolescente de retour de fugue (maison, C.A….) Ladolescente au prise avec une gang

7 Des situations à gérer au-delà du choc Ladolescente amenée dans la foulée dune déclaration: sattendait-elle à tout ce cirque? Ladolescente qui changera sa version des faits Ladolescente indifférente Le doute de la victime à savoir si cest une agression ladolescence: prise de risque, autonomie…. Et le garçon agressé sexuellement!! Ces éléments vont colorer laccueil, lévaluation Ces éléments vont colorer laccueil, lévaluation et les interventions

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9 Définition, classification Une définition large aide à se situer Il est utile de distinguer certains aspects: Gestes et activités à caractère sexuel Gestes et activités à caractère sexuel Types dagresseurs (intrafamilial ou tiers / + fréquent) Types dagresseurs (intrafamilial ou tiers / + fréquent) Fréquence des actes sexuels Fréquence des actes sexuels délai entre la visite et lagression sexuelle délai entre la visite et lagression sexuelle

10 DANGER Danger dassocier à grave versus moins grave Abus sexuel intrafamilial versus extra Les gestes sexuels : pénétration vs autres gestes Ce qui est plus important est la manière dont la victime est affectée

11 Majorité des agressions sexuelles : Agresseur connu (connaissance proche ou lointaine) Agression unique Épisode unique Pas de violence apparente (coups et blessures physiques) Parfois violence verbale ou psychologique et des menaces La victime paralyse souvent sous le coup de la peur et de la honte Lagresseur fait comprendre quil vaut mieux garder le silence, pendant et après

12 Réalités Prévalence élevée 18 ans ou moins: 8-17% des filles 2-8% des garçons Majorité des agressions non dévoilées aux instances policières ou autres, donc…

13 Pourquoi est-ce difficile pour les victimes de dévoiler lagressions sexuelle? Peur de la réaction des parents, peur de perdre leur autonomie Peur de décevoir leurs parents Protège leurs parents Nont pas été écoutés ou ont été découragés dans leurs tentatives de dévoiler lagression Ne sont pas certains que ce qui se passe est anormal …

14 La clientèle Tous et toutes à risque mais… Tous et toutes à risque mais… Clientèles biaisées: Clientèles biaisées: Victimes qui dévoilent Victimes qui dévoilent Aux ressources publiques: santé, scolaire, communautaire… Aux ressources publiques: santé, scolaire, communautaire… déclaration policière déclaration policière Clientèles biaisées selon nos organismes Clientèles biaisées selon nos organismes

15 La clientèle Caractéristiques particulières de la clientèle à Montréal (pourcentages approximatifs): Caractéristiques particulières de la clientèle à Montréal (pourcentages approximatifs): Agresseur connu: 71% Agresseur connu: 71% Problème sociofamilial> 50% Problème sociofamilial> 50% Vit en C.A., F.A., F.G.20% Vit en C.A., F.A., F.G.20% Toxicomanie (victime adolescente): 20% Toxicomanie (victime adolescente): 20% Victimisation sexuelle antérieure: >20% Victimisation sexuelle antérieure: >20% Ingestion drogues/alcool: Ingestion drogues/alcool: non volontaire13% non volontaire13% Délai < 72hrs: ++(si urgence) Délai < 72hrs: ++(si urgence)

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17 ATTITUDES Reconnaître quil existe une différence entre nos attentes dadulte et la réalité des agressions sexuelles à ladolescence Accepter de travailler avec un certain malaise

18 ATTITUDES Écouter, cela donne du pouvoir à la victime Engagement sans identification à la victime ou en préservant une distance Aide versus contrôle (particulièrement à ladolescence) Croire la victime Vrai ou pas, elle a besoin daide

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21 Chaque situation est unique Rien nest vrai tout le temps et pour tous personnaliser lintervention personnaliser lintervention Lévaluation est la première et principale intervention Évaluer avec… et avec ladolescente seule…

22 ÉVALUATION Le but de lévaluation: Si la victime a besoin de soins et lesquels? (santé physique ou émotionnelle ou mentale) Sil y a des preuves à recueillir? Si la victime est en sécurité? Globale et liée à lévénement

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24 Clarifier son rôle Atmosphère paisible et rassurante Langage adapté Lire au delà de la réaction apparente Si malaise de la victime ou de lintervenant(e), exprimer ce malaise Écouter… même le silence

25 Aider à comprendre quelle nest pas seule à avoir ces sentiments et que ses réactions sont normales Inviter la victime à exprimer ce quelle ressent et ne pas présumer Avoir une approche globale : elle ne se résume pas à une adolescente agressée. Bien cerner qui elle est, ce quelle vit.

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27 Ne pas être surpris par les histoires Pas pour faire la preuve Ne pas partir en quête de la vérité Lhistoire évolue Lhistoire vise à évaluer lensemble des besoins de la victime La victime ne doit pas se sentir jugée, ne pas linterroger sur le pourquoi de lagression ou de tels comportements

28 À RECUEILLIR Accompagnée de… Lagression:Circonstances Lien avec lagresseurs Facteurs de risque chez lagresseur Gestes imposés ou subis Symptômes État émotif Saisir létat émotif Soutien disponible dans la famille Problème antérieur de santé mentale ou sociale Santé générale, gynécologique, sexuelle Agression antérieure Problème antérieure Contraception Relations sexuelles antérieures Sécurité

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30 Consentement Moins de 14 ans: Moins de 14 ans: Le consentement doit être signé par un parent. 14 ans et plus: 14 ans et plus: Le consentement doit être signé par ladolescente sauf exceptions On doit toujours avoir le consentement de ladolescente: elle doit sentir quelle est en situation de contrôle. On doit toujours avoir le consentement de ladolescente: elle doit sentir quelle est en situation de contrôle. Vérifier la compréhension du consentement de la victime. Vérifier la compréhension du consentement de la victime. Le DPJ peut consentir à la place des parents. Le DPJ peut consentir à la place des parents.

31 Refus dexamen… Que faire???? Lexamen ne se fait pas de routine Lexamen ne se fait pas de routine Lexamen doit avoir du sens pour ladolescente ou ladolescent Un examen que ladolescente et ladolescent sapproprie Examen complet Buts en plus de ceux mentionnés Buts en plus de ceux mentionnés Vérifier intégrité Rassurer

32 Constatation à lexamen Rares évidences Rares évidences Labsence de lésions ou un examen normal absence agression sexuelle Labsence de lésions ou un examen normal absence agression sexuelle Expliquer à ladolescente les résultats de lexamen et leurs significations (hymen intact, lésions, virginité, etc.) Expliquer à ladolescente les résultats de lexamen et leurs significations (hymen intact, lésions, virginité, etc.)

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34 La présence dun parent (ou accompagnant) La présence dun parent (ou accompagnant) peut rassurer la jeune victime peut rassurer la jeune victime mais peut aussi nuire au déroulement de lentrevue mais peut aussi nuire au déroulement de lentrevue sassurer que la victime est daccord en la rencontrant seule et en sassurant quelle est consciente de la portée de certaines questions qui lui seront posées sassurer que la victime est daccord en la rencontrant seule et en sassurant quelle est consciente de la portée de certaines questions qui lui seront posées Pas les ami(e)s Pas les ami(e)s

35 La réaction des parents Souvent plus visible et audible que celle de la victime Souvent plus visible et audible que celle de la victime Les craintes et réactions des adolescentes diffèrent de la perception quen ont leurs parents et les intervenants Les craintes et réactions des adolescentes diffèrent de la perception quen ont leurs parents et les intervenants

36 Évaluer leurs réactions Évaluer leurs réactions Choc, stress, culpabilité, colère, Choc, stress, culpabilité, colère, Rappel dagression vécue dans le passé Rappel dagression vécue dans le passé Compréhension de lévénement Compréhension de lévénement Doutes Doutes Leurs capacités parentales Leurs capacités parentales Évaluer le soutien Évaluer le soutien Croire Croire Protéger Protéger Soutien émotif Soutien émotif Utilisation des ressources Utilisation des ressources Évaluer la perception du soutien parental Évaluer la perception du soutien parental Auprès de ladolescente Auprès de ladolescente

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38 Aider la victime à définir ses besoins Aider la victime à définir ses besoins Besoins de protection, médicaux et de santé, dinformation générale Besoins de protection, médicaux et de santé, dinformation générale Les réactions habituelles et lévolution de ses réactions Les services existants, les procédures judiciaires Ne pas trop abonder en informations de toutes sortes Ne pas trop abonder en informations de toutes sortes Donner quelques points de repères et personne- ressource disponible Donner quelques points de repères et personne- ressource disponible Personnes aidantes dans lentourage : en parler Personnes aidantes dans lentourage : en parler Sapaiser dans lexpression (écrite ou autres) Sapaiser dans lexpression (écrite ou autres) Encourager à poursuivre sa vie régulière Encourager à poursuivre sa vie régulière

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40 Le secret Le secret = désir den parler Le secret = désir den parler Le secret = peur de linconnu Le secret = peur de linconnu Le secret = anxiété face à la suite…qui sera pénible Le secret = anxiété face à la suite…qui sera pénible Pour lintervenant, on est jamais seul Pour lintervenant, on est jamais seul

41 VICTIM E Ami(e)s Famille Parents école Groupe communautaire TravailVoisins Juge Médecin Psychologue Psychiatre Église Intervenant social Police Expert Infirmière scolaire Parenté

42 Le signalement Que faut-il évaluer en priorité? Que faut-il évaluer en priorité? Êtes vous inquiet de laisser partir ladolescente ? Êtes vous inquiet de laisser partir ladolescente ? Sera-t-elle entourée, protégée ? Sera-t-elle entourée, protégée ? Est-elle dangereuse pour elle-même ? Est-elle dangereuse pour elle-même ? Son milieu ou son mode de vie comporte t-il des risques ? Son milieu ou son mode de vie comporte t-il des risques ?

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44 En fonction des ressources, des problèmes et besoins identifiés au départ En tenant compte de la réalité: les adolescents sont occupés et ne courent pas après nos bons services Le but est de favoriser lexpression des sentiments de favoriser lexpression des sentiments de permettre à la victime de faire le point pour elle-même de permettre à la victime de faire le point pour elle-même de laider à puiser dans ses propres forces et ressources de laider à puiser dans ses propres forces et ressources de normaliser les réactions de normaliser les réactions didentifier des besoins ou problèmes de santé mentale ou physique didentifier des besoins ou problèmes de santé mentale ou physique de poursuivre un développement harmonieux de poursuivre un développement harmonieux Évaluer et intervenir avec…et avec la victime seule

45 Les deux temps (2 semaines et 3 mois) Les deux temps (2 semaines et 3 mois) La réaction La réaction Fonctionnement quotidien Fonctionnement quotidien École, famille, sorties, autonomie École, famille, sorties, autonomie Liens (et lien amoureux) Liens (et lien amoureux) Sécurité Sécurité Démarches et autres interventions Démarches et autres interventions Aspect santé physique (ITS, menstruations et autres) Aspect santé physique (ITS, menstruations et autres) Informations Informations

46 Bilan de ladolescente Bilan de ladolescente Personnes significatives Personnes significatives Évolution (pourcentage de récupération) Évolution (pourcentage de récupération) Avant lagression = 100% Avant lagression = 100% Le jour de lagression = 0% Le jour de lagression = 0% Combien maintenant, en tenant compte de… Combien maintenant, en tenant compte de… Les problèmes actuels Les problèmes actuels Les appréhensions pour le futur Les appréhensions pour le futur Laide reçue Laide reçue Laide souhaitée Laide souhaitée

47 Bilan de lintervenant(e) Bilan de lintervenant(e) Besoins versus les attentes de ladolescente Besoins versus les attentes de ladolescente Ressources personnelles et familiales Ressources personnelles et familiales Intervenants déjà impliqués Intervenants déjà impliqués Ressources disponibles Ressources disponibles Le bilan de lintervenant ne concorde pas toujours avec le bilan de ladolescente Le bilan de lintervenant ne concorde pas toujours avec le bilan de ladolescente

48 Les parents: les premiers et les plus importants intervenants « Je vais bien MES PARENTS ont été là »

49 Soutien aux parents Soutien aux parents Aider à comprendre les réactions de ladolescente Aider à comprendre les réactions de ladolescente Revenir sur leurs doutes Revenir sur leurs doutes Aider à reconnaître leurs capacités Aider à reconnaître leurs capacités Nommer nos préoccupations Nommer nos préoccupations Les aider à soutenir leur fille (être parent) Les aider à soutenir leur fille (être parent) Aider à redonner de lautonomie Aider à redonner de lautonomie

50 Les signes dappel qui éveillent de linquiétude lors de la relance Se présente seule Se présente seule Dort avec sa mère Dort avec sa mère Sabsente de lécole Sabsente de lécole Compte sur elle-même ou ses amis Compte sur elle-même ou ses amis À limpression de stagner ou de se détériorer À limpression de stagner ou de se détériorer Victime nest pas crue Victime nest pas crue Peur morbide de ITS Peur morbide de ITS Difficultés antérieures : familiales, sociales ou de santé mentale Difficultés antérieures : familiales, sociales ou de santé mentale Fermeture répétée à laide offerte Fermeture répétée à laide offerte Consommation drogues ou dalcool (débutée ou augmentée) Consommation drogues ou dalcool (débutée ou augmentée)

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52 La déclaration dune agression survenue plusieurs mois et même plusieurs années avant risque de provoquer les mêmes réactions à court terme que lagression déclarée peu de temps après quelle se soit produite La déclaration dune agression survenue plusieurs mois et même plusieurs années avant risque de provoquer les mêmes réactions à court terme que lagression déclarée peu de temps après quelle se soit produite

53 Réactions / Séquelles Réactions: Réactions: Immédiates Immédiates Prévisibles Prévisibles Limitées dans le temps Limitées dans le temps Séquelles: Séquelles: Plus profondes Plus profondes Moins limitées dans le temps Moins limitées dans le temps Moins prévisibles Moins prévisibles Plus dépendante de la personnalité de la victime Plus dépendante de la personnalité de la victime Se prolongent souvent au-delà de 3 mois Se prolongent souvent au-delà de 3 mois Entravent souvent le fonctionnement quotidien à moyen ou long terme. Entravent souvent le fonctionnement quotidien à moyen ou long terme.

54 Facteurs déterminant la gravité ou la durée des conséquences Le contexte de lagression Le contexte de lagression Les caractéristiques personnelles de la victime Les caractéristiques personnelles de la victime Les réactions et les capacités du milieu familial et de lentourage Les réactions et les capacités du milieu familial et de lentourage Les problèmes concomitants Les problèmes concomitants Les problèmes de santé et la peur des I.S.T. Les problèmes de santé et la peur des I.S.T.

55 État de stress aigue État de stress aigue Peurs, cauchemars Peurs, cauchemars Somatisation Somatisation Culpabilité, agressivité Culpabilité, agressivité déprime déprime Problèmes de socialisation, scolarisation Problèmes de socialisation, scolarisation Bris du lien avec chum Bris du lien avec chum Peurs des activités sexuelles, questionnement sur la sexualité Peurs des activités sexuelles, questionnement sur la sexualité Fuite en avant, négation Fuite en avant, négation Dépression, anxiété Dépression, anxiété

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57 Qui veut quoi et pour qui ?? Qui veut quoi et pour qui ?? Qui référer pour une aide psychologique?? Qui référer pour une aide psychologique?? Éléments dépressifs ou anxieux Éléments dépressifs ou anxieux Un fonctionnement quotidien sévèrement entravé Un fonctionnement quotidien sévèrement entravé Des troubles de lagir Des troubles de lagir Un sentiment de culpabilité envahissant Un sentiment de culpabilité envahissant Des difficultés relationnelles ou sexuelles Des difficultés relationnelles ou sexuelles « Elle sest confiée à moi, il y a une raison à cela » « Elle sest confiée à moi, il y a une raison à cela » « Je lai référée. Mais sest-elle présentée?? » « Je lai référée. Mais sest-elle présentée?? » Lagression sexuelle nest pas un motif de consultation en soi. La souffrance lest. Lagression sexuelle nest pas un motif de consultation en soi. La souffrance lest.

58 LES DROGUES DU VIOL Maud Egedy, Monitrice clinique Jo-Anne Couillard, Inf. B.Sc. Jean-Yves Frappier, md Médecine de ladolescence CHU Sainte-Justine

59 Mise en situation Émilie est allée à une fête chez des amis. Un garçon plus âgé se tient avec elle et ils boivent de lalcool. Par la suite elle se souvient davoir dansé, puis aucun souvenir. Émilie se réveille le lendemain matin nue à coté du garçon. Elle croit quelle a été agressée sexuellement. Est-ce une situation de drogues du viol?

60 LES DROGUES UTILISÉES COMME DROGUES DU VIOL? PRINCIPALEMENT LES DÉPRESSEURS DU S.N.C. MÉDICAMENTS PRESCRITS BENZODIAZÉPINES OPIACÉS DROGUES DE RUE KÉTAMINE, ROHYPNOL, GHB/(GBL)… LES 3 PLUS CONNUES SONT LA KÉTAMINE, LE ROHYPNOL ET LE GHB (GBL)

61 LES DROGUES UTILISÉES COMME DROGUES DU VIOL? Lalcool et le cannabis consommés en grande quantité ne sont pas considérés comme drogues du viol car ils ne sont pas donnés à linsu de la victime Mais lalcool et le cannabis peuvent être consommés en excès avec des conséquences De plus, ils sont parfois utilisés dans le but de commettre une agression sexuelle. Ils peuvent être consommés avec le consentement de la victime ou sous lincitation de lagresseur préméditant une relation sexuelle

62 ALCOOL ET CANNABIS LALCOOL CONSOMMÉ EN GRANDE QUANTITÉ ET LE CANNABIS CONSOMMÉ EN PLUS OU MOINS GRANDE QUANTITÉ : AMORTISSEMENT PERTE DE JUGEMENT ALTÉRATION DE LA COORDINATION SOMNOLENCE AMNÉSIE (PARTIELLE OU TOTALE) Synergie si consommation des deux

63 Québec ( ), cas suspects, < 72hrs, N= 736 Une drogue: 69% ALCOOL 50 %; CANNABIS, BENZO, COCAÏNE 45 %; GHB < 3 % NOMBRE DÉCHANTILLONS (URINE OU SANG)

64 Étude: CHU Ste-Justine DE JANVIER 2000 À AVRIL victimes vues à urgence Cas = 57 victimes suspectées dingestion de drogues du viol, soit 13% 56 filles et 1 garçon Contrôles = 57 victimes: pour chacun des cas, prochaine victime vue à lurgence (sans suspicion)

65 Caractéristiques des victimes CasContrôle Âge (années)15.3 Sexe (garçon)13 Vit avec un ou les deux parents74% Agression sexuelle antérieure25%33% Était sexuellement active65%

66 Caractéristiques des victimes CasContrôle Problèmes de santé mentale11% Problèmes socio-familiaux48%63% En centre daccueil, F.A., F.G.24% Antécédents dusage drogue/R-OH (N= 29 et 41) 55%22% École: Retard ou mauvais résultats (N= 32 et 47)81%60%

67 CasContrôle Nombre dagresseur = 175% Âge de lagresseur: < 18 ans 33% Lien avec agresseurs: étranger29% Les agresseurs

68 CasContrôle Plainte policière: refus (évaluation 2 semaines post) 25% 6% Lieu: domicile victime domicile ami/agresseur autres (bars, hôtel = 9% et 4%) 16% 53% 31% Caractéristiques de lagression

69 CasContrôle Ingestion volontaire: ROH63%9% Ingestion volontaire: drogues29%2% Ingestion contre son gré: ROH8%2% Ingestion contre son gré: drogues12%4% Type damnésie: totale partielle 84% 16% ---- Caractéristiques de lagression

70 CasContrôle Délai entre agression et urgence < 24 heures72% Prélèvement: spermatozoïdes résultat positif21% 77% 45% Prélèvement drogues: urine Hôpital: oui refus 80% 5% 12% 0% Prélèvement ROH/drogues: sang Hôpital: oui refus 75% 5% 12% 0% Visite initiale à lurgence

71 100 ÉCHANTILLONS POUR RECHERCHE DROGUES ET ALCOOL DANS LURINE ET DANS LE SANG 83 NÉGATIFS 8 CANNABIS 7 ALCOOL Ø GHB Nbre de déchantillons (sang et urines)

72 CasContrôle Visite post urgence à 2 semaines: oui non, suivie ailleurs non, ne se présente pas 77% 11% 12% Relance post urgence

73 CasContrôle Perception de lévénement: certaine re: agression se demande si… certaine Ø agression 59% 24% 17% ____ ___ Sommeil: idem difficile sans cauchemars difficile avec cauchemars 54% 28% 18% 23% 25% 52% Appétit: diminué / augmenté50% Suivi 2 semaines

74 CasContrôle Agressivité55% Peurs: de revoir agresseur Vigilance accrue 45% 41% 26% 84% 68% 42% Estime de soi : Ø changement79% Suivi 2 semaines

75 CasContrôle Sentiment de culpabilité: (N petits) davoir consommé alcool/drogues de sêtre rendue sur le lieu 68% 56% 31% 34% % Anxiété: démarches légales49% Isolement26% Présence de somatisation54% Suivi 2 semaines

76 CasContrôle Sentiments envers lagresseur: colère ambivalence, indifférence lui souhaite la mort, prison.. 49% 10% 33% 61% 18% 73% Suivi 2 semaines

77 CasContrôle Reprise des activités: oui, comme avant oui, moins quavant non, interdit de sortie non, ne veut pas 46% 32% 19% 3% 46% 27% 4% 23% Vie sociale: soutien des amis66% Suivi 2 semaines

78 CasContrôle Vie scolaire: difficultés de concentration aucun impact 27% 56% Relation amoureuse: pas de copain avant, ni maintenant copain avant, rupture, difficultés copain avant, aucun impact ou + 44% 14% 35% Suivi 2 semaines

79 Mère Cas Contrôle Réactions: soutien culpabilise contrôle conflits 46% 66% 28% 11% 28% 25% 15% 5% Suivi 2 semaines

80 CasContrôle Évolution perçue par ladolescente: entre 0 et 40 % entre 41 et 80 % entre 81 et 100 % 20% 70% 10% Personnes significatives: parents ami(e) (+copain) frères et sœurs 55% 52% 32% Suivi 2 semaines

81 CasContrôle Aide souhaitée: oui désire / a déjà de laide39% Revue à la clinique 3 mois post-urgence oui non, suivi dans un autre centre non, ne sest pas présentée au RV 75% 9% 16% Appréciation générale: victime a bien récupéré victime a + / - bien récupéré 67% 33% Suivi

82 Drogues du viol Prévention en matière dagression sexuelle: important de donner des conseils visant à éviter les agressions commises avec drogues du viol ( ne pas quitter son verre, rester en groupe…) Très important de sensibiliser les adolescentes au fait que ce ne sont pas seulement les drogues du viol qui facilitent une agression sexuelle mais que plusieurs agressions sont commises sous linfluence de lalcool et du cannabis

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84 Lapproche est globale Adapter la démarche au délai Ne pas devancer, accompagner Ne pas intervenir à tout prix Se donner la chance dune deuxième lecture

85 Viser un développement harmonieux Identité (essais ) Autonomie ( non conformité, risques ) Intimité Respecter et encourager les tentatives de reprise de contrôle de ladolescent sur sa vie Aide = attitudes et non gestes spectaculaires Na pas sisoler, se faire un réseau

86 Agression sexuelle à ladolescence Maman, ta fille passe un mauvais moment


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