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Risque lié aux légionelles? Dr JARRIGE Bruno Centre de Gestion du Risque Infectieux Nosocomial CGRIN CHU de la Guadeloupe.

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1 Risque lié aux légionelles? Dr JARRIGE Bruno Centre de Gestion du Risque Infectieux Nosocomial CGRIN CHU de la Guadeloupe

2 2 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Les légionelles (1) 1977 : découverte par Mac Dade (USA) Legionella spp Origine hydro-tellurique: eaux douces, rivières, lacs, sols humides Bacille Gram négatif aérobies non sporulés, non acido-résistants, non capsulés Taxonomie 48 espèces différentes de Legionella et 3 sous- espèces correspondant à 70 sérogroupes L. pneumophila type 1

3 Légionelles observées au microscope optique après coloration de Gram (x1000) Légionelles observées en immunofluorescence directe à partir dune expectoration

4 4 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Les légionelles (2) Souches cliniques et souches environnementales Legionella pneumophila responsable de plus de 90% des légionelloses serogroupe 1 retrouvé dans 80% des cas est-ce lié à une prédominance environnementale? BEH 29/07/2003 « Caractérisation des souches cliniques et environnementales de Legionella en France, » comparaison de 259 souches cliniques isolées en France avec souches environnementales obtenues dans la même période répartitions différentes : Lp1 : en clinique = 95% souches, dans l environnement < 30% L non pneumophila : en clinique = 1%, dans lenvironnement=25% risque dapparition dune légionellose 50 fois + important si eaux de distribution colonisées par Lp1 (OR=52,6). Conclusion: Lp1 + fréquente en clinique = facteurs de virulence spécifiques Lp1 - fréquente dans lenvironnement = + souvent ssf intra-cellulaire (amibes libres) ou dans biofilm, donc - facilement détectables et donc sous-estimées?

5 5 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Les conditions de survie température de croissance entre 25 et 45°C max à 60°C eau stagnante : réservoir, bacs de condensation, bras morts dans un réseau dépôt de tartre, biofilm présence déléments minéraux : fer, zinc, aluminium présence damibes libres

6 Réservoirs de légionelles

7 7 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Sites à risque Origine hydro-tellurique eaux douces, rivières, lacs, sols humides Contamination des sites hydriques artificiels Sites à risque = sites génèrant des aérosols Réseaux deau chaude sanitaire Bains à bulles, douches à jet Tours aéroréfrigérantes Climatisation Lavage à haute pression…

8 8 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Facteurs favorisant la contamination des installations Eau chaude Réseau deau chaude sanitaire Réseau deau froide réchauffé Aérosolisation importante Douche Douche à jet Nettoyage à haute pression Entartrage Stagnation Utilisation peu fréquente Création de bras morts

9 9 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Réseau d eau chaude sanitaire Réseau rassemblant les conditions nécessaires pour la survie des légionelles température de l eau stagnation de l eau présence de tartre Points d usage à risque douches et douchettes de baignoire

10 10 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Réseau d eau chaude sanitaire Réseau rassemblant les conditions nécessaires pour la survie des légionelles température de l eau stagnation de l eau points d eau peu ou pas utilisées points d eau modifiés présence de tartre Points d usage à risque douches et douchettes de baignoire

11

12 12 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Réseau d eau chaude sanitaire Réseau rassemblant les conditions nécessaires pour la survie des légionelles température de l eau stagnation de l eau présence de tartre robinets : mousseurs à grille entartrés pommeaux de douches: entartrés Points d usage à risque douches et douchettes de baignoire

13

14 14 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Réseau d eau chaude sanitaire Réseau rassemblant les conditions nécessaires pour la survie des légionelles température de l eau stagnation de l eau présence de tartre Points d usage à risque douches et douchettes de baignoire Douches à jet

15 15 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Réseau deau froide Points susceptibles de se réchauffer et daérosoliser Fontaines décoratives Nettoyage à très haute pression

16 LA LEGIONELLOSE

17 17 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 La légionellose Formes cliniques La fièvre de Pontiac Infection des voies aériennes supérieures, bénigne avec une guérison spontanée en 2 à 3 jours La Maladie des Légionnaires Incubation de 2 à 10 jours Céphalées, malaise, myalgies, fièvre importante et signes respiratoires puis pneumonie fébrile avec signes neurologiques et signes digestifs Évolution sans traitement est mortelle dans 15 à 20% des cas Taux de mortalité : jusquà 80% en milieu hospitalier chez des sujets immunodéficients Mécanisme de la maladie Porte dentrée : tractus respiratoire uniquement Les légionelles sont inhalées sous forme daérosols et gagnent les alvéoles pulmonaires

18 18 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 La légionellose

19 19 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Diagnostic clinique Le diagnostic de la légionellose sappuie sur lexistence dune pneumonie confirmée radiologiquement. Elle peut être de gravité variable, parfois mortelle. Le tableau clinique sinstalle de façon progressive sur 2 à 3 jours : une asthénie, une fièvre modérée au début, qui sélève à °C vers le 3ème jour, des myalgies et des céphalées, une toux initialement non productive, puis ramenant une expectoration mucoïde, parfois hémoptoïque. Peuvent être associés à ce tableau : des troubles digestifs avec diarrhée, nausées et vomissements, des troubles neurologiques (confusion et délire).

20 20 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Diagnostic clinique L'infection peut entraîner une insuffisance respiratoire, une insuffisance rénale aiguë, ainsi que des manifestations extra-pulmonaires (endocardites, abcès rénaux, etc.) et une rhabdomyolyse. Parmi les facteurs qui influencent le pronostic de la maladie 11sont particulièrement déterminants : les pathologies sous jacentes, lâge avancé, le retard à la mise en route dun traitement adapté.

21 21 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006

22 22 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Soumis en 2005 à lavis du Conseil supérieur dhygiène publique de France (section des eaux et section des maladies transmissibles). Il se substitue au guide dinvestigation dun ou plusieurs cas de légionellose, guide annexé à la circulaire DGS/VS2 n°97/311 du 24 avril 1997 et édité dans le cadre du BEH 20-22/1997.

23 23 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Sont considérés comme personnes à haut risque, les immunodéprimés sévères et particulièrement les immunodéprimés: après transplantation ou greffe dorgane, par corticothérapie prolongée (0,5 mg/kg de prednisone pendant 30 jours ou plus, ou équivalent) ou récente et à haute dose (cest à dire supérieure à 5 mg/kg de prednisone pendant plus de 5 jours). Les personnes à haut risque

24 24 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Sont considérées comme personnes à risque, les personnes ayant un système immunitaire fortement diminué du fait dune pathologie notamment les personnes atteintes dhémopathie maligne, en particulier la leucémie à tricholeucocytes et les patients présentant une maladie du greffon contre lhôte (GVH), les cancers, surtout les cancers bronchopulmonaires, dun traitement immunodépresseur. Dans le cas particulier des patients infectés par le VIH, la légionellose est une pathologie intercurrente possible, mais relativement rare. Les personnes à risque

25 25 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 lâge supérieur à 50 ans, lincidence augmentant avec lâge, le sexe masculin, les fumeurs, le diabète, les antécédents dune intervention chirurgicale récente, les pathologies chroniques cardiaques, pulmonaires ou linsuffisance rénale, l'alcoolisme nest pas toujours retrouvé dans la littérature. La maladie du légionnaire est rare chez les personnes de moins de 20 ans. De très rares cas de légionellose ont été rapportés en pédiatrie chez les enfants immunodéprimés. Un certain nombre de cas sobservent chez des sujets nayant pas de facteur de risque rapporté. Dautres facteurs associés à la maladie ont été retrouvés dans la littérature :

26 26 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Durée dexposition ? Effet cumulatif ou non ? Distance par rapport à la source ? RISQUE RELATIF TAR / DOU = 100 à 130 Les expositions à risque

27 27 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Epidémies de légionellose (1) 1976 : Philadelphie (USA) Épidémie de pneumonies chez des vétérans au cours du 58 ème congrès de lAmerican Legion (221 /4500 participants, 34 décès) problème lié au système de climatisation découverte des légionelles par Mac Dade en : Gréoux-les-bains, station thermale Épidémie de 37 cas dont 2 décès problème lié à une contamination de leau chaude sanitaire 1998 : Paris 20 cas dont 1 décès entre juin et juillet 1998 TAR contaminées

28 28 Dr JARRIGE 23 Novembre : Paris, 7ème arrondissement 8 cas groupés entre le 8 et le 20 août TAR contaminées 2002 : Meaux (22 cas) et Sarlat (31 cas) TAR des hôpitaux contaminées 2003 : Département du Pas-de-Calais (région de Lens) De novembre 2003 à janvier cas dont 13 décès TAR classée contaminées enquête en cours épidémie la plus importante en France 1 ère épidémie liée à une TAR classée Epidémies de légionellose (2)

29 29 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Surveillance de la légionellose En Europe : EWGLI (European working Group for Legionella Infections) 35 pays Signale aux autorités sanitaires du pays concerné tout cas de légionellose survenu chez une personne ayant voyagé pendant les 10 jours précédant le début de la maladie en précisant les lieux fréquentés

30 30 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 En France : 1987 = Maladie à déclaration obligatoire Objectifs Niveau local (DDASS) : identifier les expositions à risques, rechercher dautres cas, prendre des mesures environnementales de contrôle appropriées Niveau national : connaître la fréquence, les tendances, les caractéristiques épidémiologiques de la maladie, identifier les cas groupés Niveau européen (EWGLI) : identifier les cas groupés rattachés à une source commune dexposition lors de voyage et prendre les mesures de prévention appropriées 93 cas en 1989 Exhaustivité estimée pour lensemble des cas en 1995 à 10% en 1998 à 33% Surveillance de la légionellose (2)

31 31 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006

32 32 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Définition des cas Cas confirméCas probable Pneumopathie associée à - isolement de Lp dans un prélèvement clinique- titre unique danticorps sérique élevé (>=256) - et/ou augmentation du titre danticorps sérique (x 4) avec 2ème titre minimum de et/ou présence dantigène soluble urinaire - et/ou IFD positive sur un prélèvement clinique Cas nosocomial certain : cas hospitalisé durant la totalité de la période dincubation (10 jours) Cas nosocomial probable : cas hospitalisé entre 2 et 9 jours avant la date de début des signes cliniques

33 33 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Evolution du nombre de légionelloses déclarées en France de 1989 à 2003 Renforcement de la surveillance 1987: Maladie à déclaration obligatoire

34 34 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Le nombre de cas déclarés en France en 2004 est de 1202, soit une incidence de 2,0 cas pour habitants. La létalité est de 14% en 2004 (138 décès pour 1013 cas avec évolution connue). Elle peut atteindre 40% chez les malades hospitalisés, tout particulièrement en présence dun terrain favorisant, notamment une immunodépression ou du fait du retard au diagnostic et/ou dun délai à la prise en charge thérapeutique adaptée. Fréquence

35 35 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 La légionellose est responsable de 0,5 à 5 % des pneumonies communautaires nécessitant une hospitalisation. Les légionelloses nosocomiales représentaient 9% des cas déclarés en 2003 et 6% en Fréquence

36 36 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Décret n° du 26 Juillet 2001 relatif à la lutte contre les infections nosocomiales dans les établissements de santé et modifiant le code de la santé publique

37 37 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Article R Sont signalés : IN ayant caractère rare ou particulier, par rapport aux données épidémiologiques locales, régionales et nationales. Tout décès lié à une infection nosocomiale IN suspectes d être causées par germe présent dans l eau ou l air environnant Maladies à déclaration obligatoire dont l origine nosocomiale peut être suspectée

38 38 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Catégories d IAS Infection Associée à lEnvironnement de Soins (IAES) Présence physique dans la structure : résidents, soignants, visiteurs Infections dorigine environnementale, mais aussi à caractère épidémique Infection Associée aux Actes de Soins (IAAS) Soins au sens large (diagnostique, thérapeutique, dépistage ou prévention primaire) Par un professionnel de santé (ou encadré par …) Quel que soit le lieu ou il est effectué Frontière avec linfection communautaire …

39 39 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Légionellose: Infection dorigine exogène Exogène: versant le plus évitable Contrairement aux infections dorigine endogène (infections liées aux portes dentrée). EVITABILITE

40 40 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Infection dorigine exogène. Evitabilité. Risque zéro presque possible (limite budgétaire). Lusager demande la sécurité: Avalanche de textes La légionellose est évitable

41 41 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006

42 REGLEMENTATION

43 43 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Réseaux deau chaude sanitaire Circulaire DGS n°97-311du 24 avril 1997 relative à la surveillance et à la prévention de la légionellose Circulaire DGS n° du 31 décembre 1998 relative à la mise en œuvre de bonnes pratiques dentretien des réseaux dans les établissements de santé et aux moyens de prévention du risque lié aux légionelles dans les installations à risque et dans les bâtiments recevant du public (abrogée pour la partie sur EDS) Circulaire DGS n°243 du 22 avril 2002 relative à la prévention du risque lié aux légionelles dans les établissements de santé Objectif : Éliminer les conditions favorables à la survie et à la prolifération des légionelles

44 44 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Objectifs (1) Améliorer la gestion des installations à risque dans les EDS réseaux d ECS (douches et douchettes) TAR bains à remous et bains à jet humidificateurs, bacs de condensats utilisés dans les systèmes de chauffage et de climatisation En évitant la stagnation luttant contre entartrage et corrosion maintenant l eau à une température élevée de la production à la distribution

45 45 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Objectifs (2) Améliorer la prise en compte du risque lié aux légionelles dans les activités de soins rinçage des DM destinés à lappareil respiratoire avec eau stérile ou microfiltrée aérosols et humidification de l oxygénothérapie avec eau stérile mesures spécifiques pour patients à haut risque recherche de légionellose devant la survenue d une pneumopathie chez un patient hospitalisé (Ag solubles urinaires)

46 46 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Objectifs (3) Proposer des modalités de mise en œuvre des mesures expertise des installations de distribution d eau définition d un protocole et d un calendrier de surveillance des installations définition d un protocole d entretien et de maintenance planification des travaux de réfection mise en place du carnet sanitaire définition d un protocole de mesures préventives destinées aux services accueillant des patients à haut risque CAT devant cas de légionellose CAT devant concentrations importantes en légionelles dans les installations

47 47 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Surveillance de la contamination (1) Modalités de prélèvements points techniques sur le réseau d ECS retour de boucle, pied de colonne… flamber et faire couler 2-3 mn pour réduire la contamination périphérique points d usage sur le réseau d ECS robinets et pommes de douches contrôle de l exposition: prélèvement au 1er jet contrôle des conditions de maîtrise du réseau: après écoulement de 2-3 mn pas de flambage points sur le réseau d eau froide points techniques, compteur, points d usage TAR caissons de réception des fluides de ruissellement circuit d eau

48 48 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Surveillance de la contamination (2) Recherche de légionelles Sur points techniques : fond de ballon ou sortie de ballon : 1 fois/an, après écoulement retour de boucle: 1 fois/an, après écoulement Sur points dusage du réseau deau chaude: robinets, douches points les plus défavorisés: 1 fois/an, au premier jet et après écoulement représentatifs: 1 fois/an, au premier jet et après écoulement représentatifs des services à risque: 1 fois/semestre, au premier jet et après écoulement Sur points du réseau deau froide points d usage représentatifs: si T>20°C, après écoulement

49 49 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Dans les réseaux de distribution deau

50 50 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Patients à haut risque Définition « Immunodéprimés sévères et particulièrement immunodéprimés après transplantation ou greffe dorgane et les immunodéprimés par corticothérapie prolongée ou récente et à haute dose. » Recommandations « Concentration en Legionella pneumophila inférieure au seuil de détection (50 UFC / litre) en permanence au niveau des points dusage. »

51 51 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Autres obligations En cas danalyses positives ou de cas de légionelloses nosocomiales, prendre des mesures immédiates de protection des patients Suspendre lutilisation des douches, les remplacer par des toilettes au gant ou des bains Mettre en place des postes sécurisés en posant des filtres terminaux à 0,2µm de porosité En cas de légionellose Déclaration obligatoire auprès de la DDASS Si nosocomiale: signalement au CLIN et à lEOHH Enquête environnementale à effectuer

52 52 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Arrêté préfectoral de Paris du 27 avril 1999 Étendu aux autres départements Installations classées TAR > 50 kWatts TAR entre 50 et 500 kW : déclaration au préfet TAR > 500 kW : autorisation du préfet TAR avec chaudière classée (juin 2002) Concentration >= 10 3 UFC Legionella sp / L mise en œuvre de mesures pour abaisser la concentration Concentration en légionelles >= 10 5 UFC Legionella sp / L arrêt immédiat du fonctionnement du système de refroidissement information de la DRIRE et de la DDASS vidange, nettoyage et désinfection avant remise en service Tours aéroréfrigérantes (1)

53 53 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Circulaire du 26 juin 2003 relative à la prévention du risque lié aux légionelles dans les tours aéroréfrigérantes des EDS Recensement des TAR dans les EDS Vérification de leur conformité mise en œuvre des mesures suivantes: avant été: vidange complète, nettoyage et désinfection, analyse de contrôle bilan de l état d entretien des TAR surveillance périodique et au moins 2 fois pendant la période allant de juin à septembre carnet sanitaire Tours aéroréfrigérantes (2)

54 54 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Tours aéroréfrigérantes (3) Modification du CSP Art L « Est soumise à déclaration l exploitation d un système daéroréfrigération susceptible de générer des aérosols, ne relevant pas de la législation sur les installations classées pour la protection de l environnement … » Art L « l utilisation de [ces] systèmes peut être interdite par l autorité administrative compétente si les conditions d aménagement ou de fonctionnement sont susceptibles d entraîner un risque pour la santé publique ou si l installation n est pas conforme aux normes prévues… » Art L « sont déterminées par décret en Conseil dEtat 1) le contenu du dossier de déclaration, 2)les normes d hygiènes et de sécurité applicables aux systèmes daéroréfrigération, 3)les modalités de contrôle et de surveillance, les conditions dans lesquelles les dépenses du contrôle sont mises à la charge du responsable du système daéroréfrigération » Art L « est puni de d amende le fait de ne pas se conformer à la mesure d interdiction d utilisation… »

55 55 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Bains à remous et bains à jet 1 analyse annuelle de légionelles concentration < 50 UFC/l installations décoratives de type fontaine, bassins décoratifs à jets situés à l intérieur des locaux concentration < 50 UFC/l humidificateurs à ruissellement et à pulvérisation sous pression (installation de traitement d air) A proscrire Utiliser des humidificateurs à vapeur Dans les autres installations à risque

56 MOYENS DE LUTTE ET DE PREVENTION

57 57 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 La conception des installations Expertise des installations de production et de distribution deau Plan et descriptif des installations Structure du réseau État des canalisations Matériaux constitutifs inox, cuivre, acier galvanisé Recensement des points critiques Zones où l eau stagne Bras-morts, ballons, réservoirs, points dusage non utilisés Zones où la température ECS < 50°C Zones particulièrement contaminées Vétusté, corrosion Évaluer l état de contamination des installations

58 58 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 La maintenance et lentretien Lutter contre lentartrage et la corrosion Adoucissement de leau chaude entretien des adoucisseurs Traitement anti-corrosion produits filmogènes ou anodes Nettoyage et désinfection des installations en préventif = pour prévenir un développement important de légionelles ou maintenir la concentration à un niveau acceptable en curatif = traitements à caractère momentané nécessaire pour réduire la concentration en légionelles: nettoyage + désinfection choc

59 59 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Traitement préventif des installations de production Nettoyage ballons et réservoirs hors service : 1 fois/an Chimique Produits agréés par le ministère de la santé après avis du CSHPF Acide chlorhydrique, acide citrique ou acide sulfamique Inhibiteur de corrosion (acide phosphorique) Mécanique: brossage, raclage Désinfection Ballon hors service : 1 fois/an Produits agréés par le ministère de la santé après avis du CSHPF hypochlorite de Na ou Ca : 100 mg/l de chlore libre pendant 1 h ou 50 mg/l de chlore libre pendant 12 h ou 15 mg/l de chlore libre pendant 24h

60 60 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Traitement préventif du réseau Chloration en continu réseau en service Maintien en permanence de chlore libre dans le réseau d eau chaude [Cl libre] en sortie de robinet comprise entre 2 et 3 ppm (au moins 1 ppm) chloration avec produits autorisés par le Ministère de la Santé Hypochlorite de Na et Ca : 1 mg/l de chlore libre Dioxyde de chlore obtenu par voie chimique (1 mg/l de ClO2) ou par électrolyse (si eau adoucie<17°F, par avis de l AFFSA du 08/09/03) Élévation de la température réseau en service permanente de T° (55-60°C) dans réservoirs et ballons réseau de distribution: T° > 60°C points d usage: T° < 50°C car risque de brûlures mitiger l eau au plus près du point d usage

61 61 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Traitement curatif du réseau (1) Choc chloré Réseau hors service Vidange et nettoyage des réservoirs, ballons ou canalisations Désinfection curative par choc hypochlorite de Na ou Ca : 100 mg/l de chlore libre pendant 1 h ou 50 mg/l de chlore libre pendant 12 h ou 15 mg/l de chlore libre pendant 24h Rinçage abondant des canalisations

62 62 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Traitement curatif du réseau (2) Choc thermique Réseau hors service Température pour obtenir 70°C en sortie de tous les robinets et faire couler environ 30 mn Rinçage abondant des canalisations Problèmes Matériaux incompatibles avec T° élevées (acier galvanisé) Système de production pas adapté Attention aux brûlures

63 63 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Maîtrise et contrôle de la température La maîtrise de la température de leau Réseau de production de l ECS > 55-60°C Réseau de distribution de l ECS > 50°C Points d usage < 50°C Réseau deau froide < 20°C Contrôle de la température : Si possible en continu Production Sortie d échangeur à plaques1 fois/jour ou en continu Sortie de ballon1 fois/jour ou en continu Distribution retour de boucle1 fois/jour ou en continu Points dusage 1 fois/semaine ou en continu

64 64 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Surveillance des réseaux 2 Indicateurs Concentration en légionelles concentration en Legionella pneumophila dans les réseaux deau concentration en Legionella sp dans les installations à risque TAR Indicateur de lefficacité des actions de prévention engagées Température de leau eau froide : Température < 20°C eau chaude sanitaire : Température > 50-60°C mesurée en continu si possible Indicateur indirect de la présence ou de labsence de légionelles dans les réseaux de distribution deau

65 65 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Programme dactions à définir et à mettre en oeuvre Expertise des installations Protocole et calendrier de surveillance Protocole dentretien et de maintenance Planification des travaux le cas échéant Mise en place dun carnet sanitaire et tenue à jour Protocoles de mesures préventives pour les services et les patients à haut risque Consignes dintervention lors de cas nosocomiaux ou de fortes contaminations

66 66 Dr JARRIGE 23 Novembre 2006 Investigation dun cas de légionellose nosocomiale Signalement par le laboratoire Recherche du caractère nosocomial Déclaration déclaration obligatoire à la DDASS (depuis 1987) signalement au CCLIN et à la DDASS (circ. du 30/07/01 et 3/01/03) Mesures informer investiguer mettre en place des mesures correctives réaliser un suivi clinique et un contrôle environnemental


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