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Economie Publique Introduction. Economie Publique u Etudie les causes et les conséquences de lintervention publique dans la sphère économique. u Acteur.

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1 Economie Publique Introduction

2 Economie Publique u Etudie les causes et les conséquences de lintervention publique dans la sphère économique. u Acteur crucial: l autorité publique (Etat, conseil régional, conseil général, mairie, etc.). u Différent dautres catégories dacteurs considérés traditionnellement en économie (e.g. firmes et ménages). u Autorité publique: un peu comme une firme (un réseau complexe de relations contractuelles entre des individus (politiciens, bureaucrates, etc.) qui produit certains outputs à partir dinputs.

3 Lautorité publique est-elle une firme ? (1) u Question importante. u La ligne de partage entre ce qui est produit dans le secteur public et ce qui est produit dans le secteur privé (fut-il à but non-lucratif) a été très fluctuante (à la fois dans lhistoire et entre les pays) u Ex: Enseignement supérieur et recherche: produit principalement dans le secteur public en France, et principalement dans le secteur privé (à but non-lucratif) aux Etats-Unis. u Services de santé: produits largement dans le secteur privé aux Etats-Unis ou en Suisse, largement dans le secteur public au Canada, au Royaume Uni ou en France.

4 Lautorité publique est-elle une firme ? (2) u Il y a cependant au moins un bien qui nest nulle part (et na jamais été) produit par le secteur privé. u Lélaboration des lois et des règles qui gouvernent la vie sociale des communautés humaines. u Dautres biens sont également presque toujours exclusivement produits dans le giron public (routes (au moins dans les villes, éclairage public, police, armée). u Que sont les caractéristiques du secteur public qui le rendent relativement plus efficace à produire les biens quil tend à produire exclusivement ? u Que sont les caractéristiques des biens qui justifient leur production publique, plutôt que privée ?

5 Le Monopole de la violence légale u « Un état est une communauté humaine qui revendique avec succès le monopole de lusage légitime de la force physique sur un territoire donné (Max Weber). u Lautorité publique: force les individus à payer leurs impôts ou à sengager dans larmée, exproprie, punit (parfois de mort)… u Lautorité publique est le seul acteur qui dispose de ce pouvoir sur un territoire. u Pourquoi lexercice dun tel monopole de la violence légale peut-il être socialement utile ?

6 Pourquoi un monopole de la violence légale ? u Réponse (donnée par Hobbes au XVIIe siècle): u Pour éviter l état de nature qui serait (daprès lui) caractérisé par la guerre de tous contre tous. u En effet, la propension naturelle des humains à poursuivre leur intérêt étant ce quelle est, il paraît peu probable quune vie sociale sophistiquée puisse émerger sans un tel monopole de la violence légale. u Sans loi, les individus humains sont rivaux dans laccès aux ressources et aux biens. u Illustrons en effet à quoi pourrait ressembler un état de nature Hobbesien.

7 Létat de nature ? (1) u Imaginons une forêt primitive sans autorité publique ni loi (et par conséquent sans droits de propriété). u Imaginons deux chasseurs/cueilleurs/ pêcheurs: François et Valérie. u François a récolté des fruits, et Valérie a pêché des truites. u Chacun a des préférences convexes. François aimerait donc manger des truites avant de déguster ses fruits et Valérie apprécierait pouvoir compléter son repas carnivore avec quelques fruits. u Que feront-ils sils se rencontrent ?

8 Létat de nature ? (2) u 2 types dinteraction viennent spontanément à lesprit. u 1) Le vol brutal ou u 2) Léchange paisible. u Si les deux individus optent pour la 1 ère solution, ils se battront. u Supposons les de force égale. u Si les 2 individus adoptent des attitudes différentes, celui qui est agressif obtient lobjet de son agression gratuitement, et lautre se fait flouer. u Si les deux individus adoptent la seconde attitude, ils procèdent tous les 2 à un échange mutuellement bénéfique. u Cet échange est cependant moins avantageux pour chaque individu que ce quil (elle) pourrait obtenir par le vol simple.

9 Létat de nature ? (3) u Voici une illustration schématique de linteraction: FrançoisValérierésultat steal Combat stealdealFrançois obtient les truites gratis dealstealValérie obtient les fruits gratis deal Échange à un taux mutuellement accepté

10 Létat de nature ? (4) u Les préférences de ces 2 individus pour ces résultats sont (par ordre décroissant): FrançoisValérie François obtient les truites gratis Valérie obtient les fruits gratis Echange à un taux mutuallement accepté Combat Valérie obtient les fruits gratis François obtient les truites gratis

11 Létat de nature ? (5) u Quel est le résultat vraisemblable de cette interaction ? DealSteal Deal EchangeFruits gratis pour Valérie Steal Truites gratis pour François Combat François Valérie

12 Létat de nature ? (5) u steal est une stragégie dominante pour chacun! DealSteal Deal EchangeFruits gratis pour Valérie Steal Truites gratis pour François Combat François Valérie

13 Létat de nature ? (5) u Donc, personne ne dealera! DealSteal Deal EchangeFruits gratis pour Valérie Steal Truites gratis pour François combat François Valérie

14 Létat de nature ? (5) u Le combat (guerre de tous contre tous) prévaudra! DealSteal Deal EchangeFruits gratis pour Valérie Steal Truites gratis pour François combat François Valérie

15 Létat de nature ? (5) u Remarquons que cette situation est inefficace! DealSteal Deal EchangeFruits gratis pour Valérie Steal Truites gratis pour François combat François Valérie

16 Létat de nature ? (5) u Tous sont daccord pour dire que léchange serait préférable DealSteal Deal EchangeFruits gratis pour Valérie Steal Truites gratis pour François combat François Valérie

17 Solution: monopole de la violence légitime ? u Linefficacité de la guerre de tous contre tous est sévère. u Imaginons quun Etat apparaisse. u LEtat: définit et protège des droits de propriété sur les ressources. u Droit de propriété: droit donné au propriétaire de la ressource dexclure autrui de lusage de la ressource. u Exclusion: Réalisée (en cas de litige) par des forces de police et un système judiciaire qui poursuivre et punir les violateurs avérés de ces droits de propriétés. u Lappareil policier et judiciaire est couteux et est financé par des impôts (prélèvements obligatoires)

18 Interaction avec un Etat (1) FrançoisValérieConséquence steal Combat (avec impôt) stealdealFrançois est puni dealstealValérie est punie deal Echange marchand (avec impôt)

19 Interaction avec un Etat (2) u Il semble plausible que les préférences de ces deux individus soient: FrançoisValérie Echange marchand (avec impôt) Punition de ValériePunition de François Combat (avec impôt) Punition de FrançoisPunition de Valérie

20 Interaction avec un Etat (3) u Quel est le résultat vraisemblable de l interaction ? DealSteal Deal Echange (avec impôt) Punition de Valérie Steal Punition de François combat (avec impôt) François Valérie

21 Interaction avec un Etat (4) u deal devient la stratégie dominante!!! DealSteal Deal Echange (avec impôt) Punition de Valérie Steal Punition de François combat (avec impôt) François Valérie

22 Monopole de la violence légitime lorsquutilisé à bon escient, permet aux individus dexploiter les possibilités de gains mutuels résultant de la coopération (dont léchange) et déviter la « guerre de tous contre tous » u suppose lefficacité de la protection policière et du fonctionnement judiciaire à coût faible. u Le monopole de la violence est important.

23 Interprétation de la parabole u Ne prétend pas décrire le processus historique de création de l« Etat ». u Les processus historiques de constitution des états ont été ceux de la force brute (domination dun individu ou dun groupe sur les autres). u La fonction détablissement autoritaire de la loi a été si utile aux communautés humaines que lorgane la remplissant sest maintenu et renforcé. u Processus historique: lent encadrement, par les sujets devenus ensuite citoyens, du dangereux (mais nécessaire) monopole de la violence afin que celui-ci soit exercé « à bon escient ». 2 outils principaux: Constitution (limite et circonscrit ex ante the pouvoir de lEtat), et concurrence politique (élections, opposition) qui assure le caractère « temporaire » de ce monopole.

24 Biens publics et collectifs u Lélaboration et la mise en œuvre des « règles du jeu » social est un exemple dun bien public. u Autres: ondes Hertziennes, routes, parcs publics, éclairage, connaissances. u Deux caractéristiques des biens publics u Non-rivalité (au moins dans une certaine mesure): la consommation du bien par un agent nempêche pas un autre agent den profiter u Impossibilité ou difficulté dexclusion u Ces propriétés fournissent la typologie suivante des biens.

25 Typologie de biens rivalitéexclusion Biens privés (pommes, chaussettes, etc.) oui Biens public purs (qualité de lair, loi, éclairage des rues) non Communs (forêts, lacs, ressources minières etc.) ouinon Biens de clubs (autoroutes, piscines, télévision, théorèmes…) nonoui

26 Lautorité publique u A un avantage comparatif dans la production de biens publics par rapport aux firmes privées. u Avantage: lié à la possibilité/désirabilité de lexclusion. u Si lexclusion est possible ou désirable, les marchés (concurrentiels) constituent un mécanisme efficace (sens de Pareto) dallocations et de production de biens.

27 LEtat ou le marché ? (1) u Echange marchand: échange de droits de propriété (dexclusion) sur lusage de biens. u Lorsque cet échange sétablit sur des bases concurrentielles, il conduit à lefficacité. u Bases concurrentielles: chaque agent individuel (vendeur ou acheteur) est « infinitésimal » par rapport à lensemble. u 1 er théorème du bien être: si toutes les choses importantes aux humains étaient des biens privées, alors le recours aux marchés concurrentiels pour produire et distribuer ces biens conduirait à une allocation efficace des ressources (épuisement des possibilités existantes de gains unanimes)

28 LEtat ou le marché ? (2) u Le 1 er théorème du bien être: les marchés concurrentiels, lorsquils régissent tout ce qui importe aux humains, sont efficaces. u Etant données les préférences des individus, il est impossible de trouver une allocation de biens (et defforts de travail, etc.) que tous les individus jugent préférables au résultat du marché. u Efficacité Parétienne: critère normatif nécessaire (?) mais pas suffisant. u Amartya Sen: « une société peut être Pareto-efficace et néanmoins parfaitement dégoutante ». u Lefficacité Parétienne est en effet compatible avec des situations très inégales, ou très « injustes » eut égard à plusieurs conceptions plausibles de justice sociale. u Ouvre un champ dintervention publique: celui des corrections des « injustices » résultant du fonctionnement concurrentiel des marchés.

29 LEtat ou le marché ? (3) u 2 ème théorème du bien être: sous des conditions plus strictes que le premier, nimporte quelle allocation efficaces de ressources peut être obtenue comme résultat du fonctionnement concurrentiel des marchés si une redistribution forfaitaire de la richesse initiale des individus est effectuée. u Redistribution forfaitaire: redistribution « sans fuite » au moyen dimpôts et de transferts dont les montants ne dépendent pas de décisions prises par les individus qui les reçoivent ou qui les paient.

30 LEtat ou le marché ? (4) u Les deux théorèmes du bien être: les marchés devraient être utilisés comme outils privilégiés dallocation des ressources si ces marchés pouvaient être concurrentiels et si ces marchés pouvaient porter sur tous les biens qui importent aux humains. u Dans cette vision « marchande » du monde, le rôle de lEtat devrait se borner à : u 1) permettre aux marchés de fonctionner de manière concurrentielle (en assurant notamment le respect des droits de propriété, et louverture à la concurrence) u 2) transférer aux marchés la production du plus grand nombre de biens possibles (privatiser) u 3) corriger les éventuelles « injustices » du marché par de la fiscalité redistributive.

31 LEtat ou le marché ? (5) u Les biens publics (non-désirabilité ou impossibilité dexclusion) ne peuvent (doivent) pas être lobjet déchanges concurrentiels. u Des raisons physiques ou informationnelles empêchent certains marchés concurrentiels de voir le jour, quand bien même on le voudrait. u 1) Effets externes (ex: usage des pesticides réduit lactivité des abeilles). u 2) asymétrie ou incomplétude dinformation empêche des marchés important de voir le jour (notamment des marchés dassurance). u 3) Monopoles ou oligopoles « naturels » (dont celui sur la connaissance (peut il y avoir « plusieurs vérités concurrentes » ?).

32 LEtat ou le marché ? (6) u Biens incontestablement publics (non-rivaux et non-excluables) (dont la loi et la règle commune): produits dans le giron public partout! u Biens incontestablement privés dont la production peut être concurrentielle: produits par des firmes privées et distribués sur le marché (de plus en plus, sauf en Corée du Nord) u Autres biens « hybrides » (avec effets externes, produits sur des marchés imparfaitement concurrentiels, ou assortis dasymétries dinformation importantes): produits et alloués dans le giron public ou privé, suivant les lieux et les circonstances.

33 Les champs de lintervention publique u Cadre juridique, loi, ordre et protection militaire. u La fourniture des biens publics (routes, ponts, parcs, etc.) u Laide aux plus démunis et la « protection sociale » (retraite, assurance chômage, assurance maladie) (biens privés, parfois « assuranciels », dont la distribution est jugée importante pour la justice sociale. u Education et santé (biens privés ou publics ?)

34 Quelques statistiques sur le secteur public u Il est intéressant de regarder comment se fait le partage public – privé dans différents pays et à différents moments. u Variable: part du PIB occupée par les dépenses du secteur public. u Sous-estime limportance du secteur public (leffet des lois et des règlementations peut être très important, même si la production et la mise en œuvre de ces lois mobilisent très peu de ressources). u Il est également intéressant de regarder comment les partages public-privé diffèrent suivant le type de bien considéré.

35 suède France Corée Australie Canada R. Uni Allemagne E.-U. Evolution de la part du PIB représentée par les dépenses publiques, , quelques pays de lOCDE

36 Evolution longue période: France Australie

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38 Conjecture de Wagner ?

39 Biens collectifs ou biens individuels ?

40 Missions régaliennes de lEtat

41 Les dépenses de protection sociale u Un aspect dimportance variable. u Allocations familiales, assurance maladie, assurance chômage, retraites, minima sociaux, etc. u Partage public-privé est particulièrement divers dans ce domaine u Cette diversité est celle des vues sur la justice sociale.

42 Dépenses de protection sociale, quelques pays de lOCDE

43 La Santé u Lassurance maladie est une composante importante des dépenses de protection sociale. u La santé est souvent produite en partie (variable) dans le secteur public. u Dans une large mesure (épidémies et vaccination mises à part), la santé est un bien « privé ». u Lassurance santé est entachée dasymétrie dinformation (qui est un bon médecin, chirurgien ?). u Souci déquité et de justice distributive pour un bien jugé comme important pour lépanouissement des individus.

44 Part des secteurs publics et privé dans les dépenses de santé (2007)

45 Léducation u Léducation est souvent produite, en grande partie au moins, dans le secteur public. u Education est en grande partie un bien « privé » (lindividu peut exclure autrui du bénéfice de son éducation) u Il y a un monopole naturel de la « validité » de linformation transmise par léducation u La composante « privée » de léducation croît avec le niveau de celle-ci.

46 Dépenses publiques et privées déducation élémentaire et secondaire

47 Dépenses publiques et privées déducation supérieure

48 Les prélèvements obligatoires u La particularité du financement des dépenses publiques tient au caractère obligatoire des contributions individuelles. u Impôt: cotisations sociales, impôt sur le revenu, taxation indirecte, impôt sur la propriété et le patrimoine, impôt sur les entreprises. u Effet de limpôt sur lactivité économique. u Caractère redistributif (ou non) de limpôt (progressivité-régressivité) u Incidence fiscale (qui paie limpôt in fine ?) u On paie maintenant ou plus tard (dette publique)

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50 La régressivité de la taxation indirecte

51 On paie maintenant ou plus tard ?

52 Le caractère multi-juridictionnel de laction publique u Les biens publics (et laction de lautorité publique) sont localisés (plus ou moins finement). u Echelon: local (éclairage, assainissement), régional, national, mondial. u Problème: toujours pas dautorité au niveau mondial. u Au sein des nations, juxtaposition de juridictions (communes, départements, régions, nation). u Lautorité publique à un pouvoir spécifique sur chaque juridiction. u Il y a des liens entre les juridictions (fédéralisme). u Les individus sont (plus ou moins) mobiles entre les juridictions.

53 Conséquences de la territorialité – multijuridictionalité de laction publique u Concurrence fiscale (course au moins disant fiscal, contraintes sur la fiscalité). u Adaptation de loffre des biens publics aux préférences des individus par le mécanismes de « votes par les pieds » (Tiebout) u Formation endogène des juridictions (regroupement affinitaires, ségrégation?) u Migrations u Construction Européenne, Intercommunalité, Gouvernance mondiale ?

54 Répartition multi-juridictionnelle de lintervention publique, 2000 France

55 Répartition multi-juridictionnelle de lintervention publique, 2010

56 Deux approches de léconomie publique u Approche « positive »: étudie lintervention publique telle que celle-ci « est » (requiert une théorie éprouvée du processus réel de décision des autorités publiques). u Approche normative: étudie ce quest une « bonne » intervention publique (sur la base dune définition précise de ce que signife « bon »).

57 Approche positive de lintervention publique u Encore embryonnaire. u Développée sur la base de lécole dite du « Public Choice » (Buchanan, Tullock, « économie politique » moderne). u Politiciens: motivés par la recherche de rentes que leur procurent leurs victoire sélectorales ( ou leur prise violente du pouvoir). u Bureaucrates( fonctionnaires) motivés par la maximisation de leurs budget (Niskanen) ou la minimisation de leur effort. u Groupes dintérêts, échanges de faveurs, corruption, etc. u Quelle intervention publique peut-on attendre lorsquon représente de façon réaliste le processus de décision publique. u Rend sceptique sur la pertinence de lintervention publique

58 Approche normative de lintervention publique u Beaucoup plus élaborée. u Nourrie par la tradition de léconomie du bien être anglo- saxonne et du « social choice » (Arrow, Sen), du calcul économique français (Boiteux, Kolm), des travaux sur les biens publics de Samuelson, et beaucoup dautres. u Quest-ce quune « bonne » intervention publique ? u Lie lintervention publique à une théorie explicite de la « justice sociale ». u « Justice is the first virtue of social institutions, as Truth is of systems of thoughts » (John Rawls). u Rend optimiste (naÏf ?) sur la pertinence lintervention publique u Ce cours privilégie pour lessentiel lapproche positive

59 Le fonctionnement idéal dune économie de marché concurrentielle (1) l biens (indicés par j ) n individus (ménages) (indicés par i ) K firmes (indicées by k ) La technologie de la firme k : un ensemble de production Y k l fermé, irréversible, convexe et satisfaisant la possibilité dinaction, limpossibilité de production gratuite et la monotonie. u Tous les biens sont privés (rivaux et excluables). u Ils sont également détenus de façon privée. i j 0: quantité du bien j initialement possédée par i.

60 Le fonctionnement idéal dune économie de marché concurrentielle. (2) 1 i k 0 : part de la firme k possédée par i Chaque firme est entièrement possédée ( i i k = 1 pour toutes les firmes k ) X i l + : Ensemble de consommation du ménage i (convexe et fermé) i : préférences du ménage i (réflexives, complètes, transitives, continues, localement non-saturables et convexes).

61 Le fonctionnement idéal dune économie de marché concurrentielle (3) Une économie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K. Problème économique: trouver une allocation des l biens entre les n individus. u Certaines allocations sont réalisables, dautres non. u A( ): lensemble de toutes les allocations de biens qui sont réalisables pour léconomie.

62 Le fonctionement idéal dune économie de marché concurrentielle (4) u A( ) est définie comme suit: En mots, A() est lensemble des paniers de biens qui pourraient être consommés étant donnée les possibilités techniques de léconomie et les ressources initialement disponibles.

63 Une représentation graphique commode: la boite d Edgeworth Supposons que Y k = {0 l } pour tout k (pas de production) u est alors une économie déchange. u A( ) peut dans ce cas être définie par: si l = n =2, nous pouvons représenter les paniers qui vérifient cette inégalité faible à légalité sur le diagramme suivant :

64 La Boîte dEdgeworth Individu 1 individu 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x 2 = =

65 La boîte dEdgeworth Individu 1 individu x

66 Efficacité au sens de Pareto u Certaines allocations de biens impliquent du gaspillage. u Certaines allocations de biens népuisent pas les possibilités existantes de gains mutuels (ce que lon appelle des situations « win-win » en language ordinaire) u Certaines allocations de biens ne sont pas efficaces au sens de Pareto

67 Efficacité au sens de Pareto Définition: une allocation x i j A( ) (pour i = 1,…, n et j = 1,…, l ) est efficace au sens de Pareto dans A( ) si, pour toute autre allocation z i j A( ), le fait davoir z h h x h pour un individu h doit impliquer que x g g z g soit vrai pour au moins un individu g. En mots, une allocation x i j A( ) (pour i = 1,…, n et j = 1,…, l ) est efficace au sens de Pareto dans A( ) sil est impossible de trouver dans A( ) une allocation que tout le monde préfère à x i j et quau moins une personne préfère strictement à x i j

68 Efficacité au sens de Pareto dans la boîte dEdgeworth 1 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x y 2 1 z

69 1 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x y z 2 1 z nest pas Pareto- efficace Efficacité au sens de Pareto dans la boîte dEdgeworth

70 1 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x y 2 1 Les allocations de cette zone sont unanimement préférées à z z Efficacité au sens de Pareto dans la boîte dEdgeworth

71 1 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x y 2 1 Lallocation y est notamment unanimement préférées à z z Efficacité au sens de Pareto dans la boîte dEdgeworth

72 1 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x y 2 1 Lallocation y est Pareto-efficace z Efficacité au sens de Pareto dans la boîte dEdgeworth

73 1 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x y 2 1 Lallocation x lest également! z Efficacité au sens de Pareto dans la boîte dEdgeworth

74 1 2 x22x22 x11x11 x12x12 x21x21 x y 2 1 …tout comme les allocations sur la courbe bleue. z Efficacité au sens de Pareto dans la boîte dEdgeworth

75 Efficacité au sens de Pareto u Une exigence normative minimale. u Une allocation inefficace des ressources nest pas satisfaisante. u Lefficacité au sens de Pareto nest en revanche pas suffisante. u Il y a plusieurs allocations efficaces au sens de Pareto, et certaines peuvent être très inéquitables par ailleurs. u Comme la écrit Amartya Sen « une société peut être Pareto-efficace et parfaitement dégoûtante! »

76 Equilibre général concurrentiel u Quarrive-t-il si tous les ménages et toutes les firmes prennent leurs décisions de façon isolées et autonomes, en prenant comme donnés les prix des biens quils consomment et/ou produisent ? u Etant donnés les prix, chaque firme choisit une activité productive qui maximise son profit. Etant donnés les prix, chaque ménage choisit un panier des l biens quil préfère à tous les autres quil pourrait se procurer. u Les prix sont tels que ces choix sont mutuellement cohérents (offres et demandes de biens séquilibrent simultanément sur tous les marchés).

77 Equilibre général concurrentiel u En voici une définition formelle. Un Equilibre Général Concurrentiel (EGC) pour léconomie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K est une liste ( p *, x i *, y k * ) avec p * l +, x i * X i pour i =1,…, n, y k * Y k pour k =1,… K telle que:

78 Equilibre général concurrentiel u En voici une définition formelle. Un Equilibre Général Concurrentiel (EGC) pour léconomie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K est une liste ( p *, x i *, y k * ) avec p * l +, x i * X i pour i =1,…, n, y k * Y k pour k =1,… K telle que:

79 Equilibre général concurrentiel u En voici une définition formelle. Un Equilibre Général Concurrentiel (EGC) pour léconomie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K est une liste ( p *, x i *, y k * ) avec p * l +, x i * X i pour i =1,…, n, y k * Y k pour k =1,… K telle que:

80 Equilibre général concurrentiel Condition 1): Etant donnés les prix, le ménage i choisit dans lensemble de budget que ces prix définissent (étant donnés les droits de propriétés initiaux sur les ressources et les technologies) son panier de biens favori. Condition 2): Etant donnés les prix, la firme k choisit dans son ensemble de production lactivité productive qui maximise ses profits. u Condition 3) Les choix faits par les firmes et les ménages sont mutuellement cohérents (sur chaque marché, la demande pour le bien nest jamais supérieure à la quantité de bien disponible (résultant de la production nette de ce bien et des quantités initalement disponibles).

81 EGC dans une boîte dEdgeworth

82 EGC dans une boîte dEdgeworth

83 EGC dans une boîte dEdgeworth 1 2 x22x22 x11x p*1/p*2-p*1/p*2 (p * p * )/ p * 2

84 1 2 x22x22 x11x p*1/p*2-p*1/p*2 (p * p * )/ p * 2 EGC dans une boîte dEdgeworth

85 1 2 x22x22 x11x p*1/p*2-p*1/p*2 (p * p * )/ p * 2 x 2* 1 x 1* 1 EGC dans une boîte dEdgeworth

86 1 2 x22x22 x11x p*1/p*2-p*1/p*2 (p * p * )/ p * 2 x 2* 1 x 1* 1 x 1* 2 x 2* 2 EGC dans une boîte dEdgeworth

87 Existence dun EGC Une économie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K admettra au moins un ECG si: Pour toute firme k, lensemble de production Y k est fermé, irréversible, et convexe, et satisfait la possibilité de non- production, limpossibilité de production gratuite, et la monotonie. Pour tout ménage i, lensemble de consommation X i est fermé, borné inférieurement et convexe, et si la préférence i est réflexive, complète, transitive, continue, localement non- saturable et convexe. u Preuve: Debreu (1959; 5.7)

88 1 er théorème du bien être Si la liste ( p *, x i *, y k * ) est un ECG pour léconomie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K, et si i est réflexive, complète, transitive, et localement non- saturable lors lallocation x i *, (pour i =1,…, n ) est efficace au sens de Pareto dans A( ). Preuve: par contradiction, supposons que ( p *, x i *, y k * ) soit un ECG pour léconomie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K, mais que lallocation x i *, ne soit pas efficace au sens de Pareto dans A( ).

89 1 er théorème du bien être Si la liste ( p *, x i *, y k * ) est un ECG pour léconomie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K, alors lallocation x i *, (pour i =1,…, n ) est efficace au sens de Pareto dans A( ). Preuve: par contradiction, supposons que ( p *, x i *, y k * ) soit un ECG pour léconomie = ( Y k, X i, i, i k, i j ), i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K, mais que lallocation x i *, ne soit pas efficace au sens de Pareto dans A( ). Il existe donc une allocation x i (pour i =1,…, n ) dans A( ) telle que:

90 1 er théorème du bien être pour au moins un ménage h (1) Le fait que x i A () implique lexistence dactivités productives y k Y k (pour k =1,… K ) telles que: (2) La condition (1) implique que, pour tout ménage i on ait:

91 1 er théorème du bien être et quen outre, pour un ménage h on ait: En additionnant les inégalités (3) sur tous les ménages (et en tenant compte de (4) pour au moins un ménage) nous obtenons: (3) (4)

92 1 er théorème du bien être car Par ailleurs, le fait que y k * maximise le profit de la firme k aux prix p *, implique que, pour toute firme k, on ait: (5) (6)

93 1 er théorème du bien être En substituant (6) dans (5), nous obtenons: qui est manifestement incompatible avec la satisfaction de linégalité (2) pour tout bien j. CQFD.

94 Signification de ce théorème u Sil existe une appropriation privée de tous les biens qui importent à lépanouissement humain (mesuré par les préférences des individus) et de toutes les technologies connues pour transformer certains biens en dautres, alors le fonctionnement libre du marché, pourvu quil soit concurrentiel, conduit à une allocation efficace des ressources.

95 Ce théorème indique naturellement les limites du marché u Certains biens importants ne peuvent pas être appropriés de façon privée (impossibilité dexclusion). u Certains marchés ne peuvent pas être concurrentiels (car la taille efficace dune entreprise est supérieure à celle de la demande). u Certains marchés (assurance notamment) ne voient pas le jour du fait dasymétrie dinformation (risque moral ou anti-sélection)

96 Limites de ce théorème u Lefficacité nest pas tout! u Il existe beaucoup dallocations des ressources qui sont efficaces. u On peut être efficace tout en étant « injuste » (cette appréciation requiert évidemment une définition de la justice: c.f. prochain chapitre) u Le 2 e théorème du bien être répond (en partie) à ces limitations. u Il énonce, en substance, que toute allocation efficace des ressources peut être atteinte par le fonctionnement libre et concurrentiel des marchés pourvu quon procède, préalablement au fonctionnement de ces marchés, à une redistribution forfaitaire du pouvoir dachat entre ménages.

97 2 e théorème du bien être Si = ( Y k, X i, i, i k, i j ), pour i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K est une économie qui vérifie toutes les hypothèses garantissant lexistence dun ECG et si lallocation lallocation ( x i *)i=1,…,n est Pareto efficace dans A( ), alors il existe des impôts forfaitaires (possiblement négatifs) T i pour i =1,…, n, satisfaisant T 1 +…+ T n = 0, un vecteur de prix p * + l et une liste dactivités productives y k * Y k (pour k = 1,… K ) tels que:

98 2 e théorème du bien être Si = ( Y k, X i, i, i k, i j ), pour i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K est une économie qui vérifie toutes les hypothèses garantissant lexistence dun ECG et si lallocation lallocation x i * est Pareto efficace dans A( ), alors il existe des impôts forfaitaires (possiblement négatifs) T i pour i =1,…, n, satisfaisant T 1 +…+ T n = 0, un vecteur de prix p * + l et une liste dactivités productives y k * Y k (pour k = 1,… K ) tels que:

99 2 e théorème du bien être Si = ( Y k, X i, i, i k, i j ), pour i =1,…, n, j =1,…, l et k = 1,… K est une économie qui vérifie toutes les hypothèses garantissant lexistence dun ECG et si lallocation lallocation x i * est Pareto efficace dans A( ), alors il existe des impôts forfaitaires (possiblement négatifs) T i pour i =1,…, n, satisfaisant T 1 +…+ T n = 0, un vecteur de prix p * + l et une liste dactivités productives y k * Y k (pour k = 1,… K ) tels que:

100 1 2 x22x22 x11x pe1/pe2-pe1/pe2 (p e p e )/p e 2 2 e théorème du bien être dans une boîte dEdgeworth (p e p e )/p e 1 x 1* 1 x 2* 1 -p*1/p*2-p*1/p*2 (p * p * T 2 )/p * 2 (p * p * T 1 )/p * 2

101 Le 2 e théorème du bien être repose sur beaucoup plus dhypothèses que le premier u Par exemple, il nest pas vrai si les préférences ne sont pas convexes. u Illustrons le graphiquement

102 1 2 x22x22 x11x Le 2 e théorème du bien être requiert la convexité des préférences

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