La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

1 Document réalisé par Richard Robillard et Chantal Boutet INTERVENIR POSITIVEMENT LE STYLE EXPLICATIF OPTIMISTE «Développer, chez lenfant, la résilience,

Présentations similaires


Présentation au sujet: "1 Document réalisé par Richard Robillard et Chantal Boutet INTERVENIR POSITIVEMENT LE STYLE EXPLICATIF OPTIMISTE «Développer, chez lenfant, la résilience,"— Transcription de la présentation:

1 1 Document réalisé par Richard Robillard et Chantal Boutet INTERVENIR POSITIVEMENT LE STYLE EXPLICATIF OPTIMISTE «Développer, chez lenfant, la résilience, loptimisme et le bien-être »

2

3 3 LA PSYCHOLOGIE POSITIVE « La psychologie positive ne se définit ni comme un nouveau mouvement ni comme un nouveau paradigme mais plutôt comme un angle de vue particulier pour létude et lanalyse du comportement humain. Contrairement à la psychologie pathologique qui mettait laccent sur les manques, les déficits, les pathologies et les limites de lêtre humain dans sa dimension individuelle et sociale, la psychologie positive étudie les mécanismes psychologiques qui aident les personnes à se développer et à se prémunir contre les effets du stress. La psychologie positive vise à aider chacun à donner un sens à sa vie personnelle et sociale, et à laider à être plus heureux.»

4 4 LA PSYCHOLOGIE POSITIVE «La psychologie positive est létude scientifique des conditions et des processus qui contribuent au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions. Cette approche tend à identifier les facteurs qui permettent aux personnes et aux communautés de sépanouir, de prospérer et de rester en bonne santé. » (Janssen, 2011, p.25) La psychologie positive se centre sur les forces, les qualités et les ressources dun individu. Ces ressources sont notamment lempathie, la créativité, la gratitude, le sens de la justice, loptimisme, le pardon.» (Kotsou et Lesire, 2011, p ) La psychologie positive, cest «létude des conditions et processus qui contribuent à lépanouissement ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions ». (Thalmann, 2011, p. 42) Sheldon et King (2001) ont défini la psychologie positive comme «rien de plus que létude scientifique des forces et vertus humaines», une étude qui «redécouvre la personne moyenne».

5 5 THÈMES FONDAMENTAUX « En psychologie positive, on étudie trois thèmes fondamentaux : Les expériences subjective positives : bonheur ou bien-être; Les traits de personnalité positifs : optimisme et empathie; Lépanouissement des potentialités humaines. Bref, la psychologie positive cherche à renforcer les dispositions positives de chacun. » (Shanklan, 2008, p.38)

6 6 T ROIS NIVEAUX DE LA PSYCHOLOGIE POSITIVE La psychologie positive ne prend pas seulement en compte la personne humaine en tant quindividu, mais aussi en tant quêtre en relation avec les autres, inséré dans un tissu social. Ainsi, la psychologie positive cest: Un art de vivre avec soi-même Un art de vivre avec autrui Un instrument de changement social (un art de vivre en société) 1.Au niveau individuel: bien-être et bonheur, créativité, sentiment defficacité personnelle, estime de soi, humour, sens de la vie, optimisme; 2.Au niveau interpersonnel: altruisme, amitié et amour, coopération, empathie, pardon, éducation; 3.Au niveau sociétal: courage, engagement militant, relations internationales, pacification. La psychologie positive nous propose de réfléchir à une manière de contribuer de façon réaliste à un monde dans lequel il y aurait davantage de bien-être pour le plus grand nombre. (p ) Référence: Kotsou & Lesire, 2011

7 7 QUEST-CE QUE LE BIEN-ÊTRE? Les composantes de la théorie du bien-être 1.Les émotions positives. 2.Lengagement (lexpérience optimale). 3.Le sens. 4.La réussite. La réussite sous son aspect passager (réussir un projet, et la «vie réussie», la vie consacrée à la réussite pour elle-même sous son aspect le plus général. 5.Les relations personnelles positives (les autres). Ce qui est positif est rarement solitaire. Lautre est le meilleur antidote aux difficultés de la vie et le compagnon le plus sûr de ses joies. Une acte de gentillesse adressé à un autre est capable à lui seul de générer une augmentation passagère de bien-être pour soi-même et pour autrui.» (p ) Référence: Seligman 2013

8 8 QUEST-CE QUE LE BIEN-ÊTRE? La vie épanouie comme but de la psychologie positive «Le but de la psychologie positive consiste à avoir une vie plus épanouie, tant sur un plan personnel quà léchelle de la planète. Quest-ce quune vie épanouie? Pour sépanouir, lindividu doit posséder les «caractéristiques fondamentales» énumérées ci-dessous et trois de six «caractéristiques supplémentaires». (p. 49) Référence: Seligman 2013 Caractéristiques fondamentalesCaractéristiques supplémentaires Émotions positives Engagement, intérêt Sens de la vie Estime de soi Optimisme Résilience Vitalité Autodétermination Relations positives

9 9 Référence: Lecomte, 2009 THÈMES ABORDÉS EN PSYCHOLOGIE POSITIVE NIVEAU PERSONNELNIVEAU INTERPERSONNEL NIVEAU SOCIAL ET POLITIQUE Autodétermination Sentiment defficacité personnelle Bien-être Satisfaction de la vie Bonheur Créativité Émotions positives Intelligence émotionnelle Estime de soi Humour Motivation et projets «Flow» Optimisme Psychologie morale/Valeurs Psychothérapie «positive» Résilience Sens à la vie Spiritualité Vieillesse réussie et sagesse Altruisme Amitié Amour Compétences psychosociales Intelligence relationnelle Confiance en autrui Coopération Empathie et compassion Gratitude et reconnaissance Modestie Pardon Résolution de conflits interpersonnels Vie familiale épanouie Bénévolat, action sociale et humanitaire Bientraitance institutionnelle Comportements écocitoyens Courage Désistance (sortie de la délinquance ou de la criminalité) Empowement et sentiment defficacité collective Justice restauratrice Organisations «positives» Prévention et résolution des conflits Psychologie de la paix Solidarité et fraternité Travail social axé sur les forces et les ressources des personnes et des groupes

10 10 LE PESSIMISME

11 11 LE PESSIMISME - DÉFINITION Être pessimisme, cest sappesantir sur les causes les plus catastrophiques de tout échec. Le pessimisme ne fluctue pas en fonction des hauts et des bas du cours naturel de la vie. Il se renforce plutôt à chaque échec et ne tarde pas à sautoalimenter. Le pessimisme est une habitude mentale enracinée qui a des conséquences profondes et désastreuses: si lenfant a déjà acquis (appris) le pessimisme, il risque de moins bien réussir à lécole, et éventuellement dans la vie. Il risque de souffrir davantage de problèmes liés à la dépression et à lanxiété pathologique. Il pourrait être en moins bonne santé que sil était optimiste. Et, pire encore, le pessimisme chez un enfant peut devenir un modèle autoréalisateur à vie pour jauger les échecs et les pertes. Le pessimisme est un trait de caractère que les psychologues ont appris à modifier : en enseignant que les actes produisent de effets, on peut prévenir la détresse en incitant à maîtriser la situation aux premiers stades de lexpérience. Les techniques visant à changer le pessimisme en optimisme constituent le pivot sur lequel sappuyer pour immuniser les enfants contre la dépression. (p ) Référence: Seligman, 2013

12 12 L E PESSIMISME ACQUIS - Rien de ce que je fais na dimportance…- «Ian, 6 ans, commence déjà à élaborer une théorie pessimiste face à lui-même. Son père, dans un effort répété pour stimuler lestime de soi de fils, empire les choses. Il rentre du travail et crie: «Venez, les enfants! Jai quelque chose pour vous!» Ian et sa sœur Rachel, 9 ans, se ruent vers leur père et se disputent la plus énorme boîte de Legos quils ont jamais vu. Ils sassoient sur le plancher et semparent des pièces. Rachel se met à construire un vaisseau spatial. Avec méthode, elle assemble dabord le corps du vaisseau, puis les ailes, toute en se parlant à voix haute: «Nous devons aller chercher les astronautes sur la Lune. Il faut éviter que les Martiens nous attrapent!» Ian tente dimiter sa sœur. Si Rachel choisit une pièce carrée bleue, il fait de même. Si elle assemble cette pièce avec une pièce rectangulaire jaune, il fait comme elle. Mais Rachel construit son vaisseau rapidement et Ian ne peut suivre la cadence. Comme Rachel sapprête à senvoler vers la Lune, Ian sagite de plus en plus. Chaque fois que ses pièces se défont, il se met en colère. Il se met même à lancer des pièces à sa sœur. Le père voit que Ian a de la difficulté et voudrait quil se sente mieux. Référence: Seligman, 2013

13 13 L E PESSIMISME ACQUIS ( SUITE ) -Le père: Ian, cest vraiment bien! Je pense que la fusée que tu as construire est formidable! -Ian: Celle de Rachel est formidable. La mienne est idiote. Ses ailes ne tiennent pas. Je suis un idiot. Je ne fais jamais les choses comme il faut. -Le père: Elle me plaît bien, Ian. Je pense que tu es le meilleur constructeur de fusées. -Ian: Alors, pourquoi la fusée de Rachel est plus grosse et plus solide que la mienne? Je ny arrive pas. Je narrive pas à faire quelque chose de bien. Je déteste les Legos! -Le père: Ce nest pas vrai, Ian. Tu peux faire tout ce dont tu as envie. Allez, donne-moi les pièces, je vais le faire pour toi. Je vais ten construire une qui pourra voler jusquà Jupiter. Ce sera le vaisseau le plus rapide jamais vu, et ce sera le tien! -Ian: Daccord. Fais-men un. Les miens ne fonctionnent jamais.» Impact de cette intervention Le père constate à quel point Ian est malheureux et il veut laider en soutenant directement lestime de soi de Ian. Mais le père commet trois erreurs. En équipe dintervention, trouvez les trois erreurs. 1._______________________________________________________________________________ 2._______________________________________________________________________________ 3._______________________________________________________________________________ Référence: Seligman, 2013

14 14 L E PESSIMISME ACQUIS ( SUITE ) 1.À peu près tout ce quil dit est faux. Et Ian le sait. Malgré tous ses efforts, Ian ne sera pas capable de construire une fusée aussi belle que celle de sa sœur de 9 ans. – Le père devrait dire la vérité. Il devrait expliquer à Ian que, lorsquil aura 9 ans, comme Rachel, les objets quil construira seront plus solides; et que, lorsque Rachel avait 6 ans, ses constructions ressemblaient à celles de Ian aujourdhui. 2.Pour que son fils se sente mieux, le père prend les choses en mains et construit lui-même la fusée. Le message que transmet le père à son fils est: «Lorsque les choses ne vont pas comme tu veux, abandonne et laisse quelquun dautre le faire à ta place.» En voulant aider Ian à développer son estime de soi, le père lui enseigne une leçon de détresse (dabandon). – Le père devrait compatir avec Ian et valider ses sentiments, en exposant clairement quil sait à quel point son fils se sent mal. («je me souviens davoir beaucoup souffert, quand javais 7 ans, quand mon père et moi avons construit un cerf-volant qui sest brisé en morceaux quand nous avons voulu le faire voler.»). Mais le père ne devrait pas résoudre le problème de Ian pour lui. 3.Le père na pas su contrer la façon dont Ian interprète léchec. Les propos de Ian créent encore plus déchecs en se focalisant sur les causes les plus pessimistes et il réagit aux problèmes par la passivité, labandon et le repli sur soi pleurnichard. Ainsi, le pessimisme acquis de Ian se nourrit de lui-même. -En fait Ian doit apprendre à vivre lexpérience de futilité afin de sadapter à ses difficultés et recommencer. Référence: Seligman, 2013

15 15 DRAMATISATION VS DÉDRAMATISATION Je ne réussis jamais; le prof est toujours sur mon dos; jarrête lécole; je naime pas lécole; cest la fin du monde; je vais mourir. Dramatisation est laction de dramatiser quelque chose. Le verbe dramatiser, en ce qui lui concerne, signifie donner un tour dramatique voire tragique à une situation ou faire ressortir exagérément la gravité/accentuer les péripéties. Les personnes qui ont le drame facile semblent avoir le sens de la démesure. Environ 10% de la population serait touchée par ce problème. La dramatisation est beaucoup plus quun symptôme superficiel: ce serait la cause profonde de tous les autres symptômes de la dépression. Lhabitude de penser que lavenir est sombre, que le présent est insupportable, que le passé nest quune suite de défaites et quon est soi-même incapable daméliorer les choses crée cette morosité, ce manque dentrain et tous les symptômes somatiques de la dépression. Cette tendance à dramatiser peut provenir dun manque dattention, de sécurité ou de valorisation durant lenfance. Elle peut venir dun parent ou dun adulte significatif qui utilisait la dramatisation avec succès. (p. 36) Référence: Seligman, 2013

16 16 ENSEIGNER LA DÉDRAMATISATION La dédramatisation comme loptimisme doivent être enseignés par des adultes. Il faut éviter de tomber dans le piège de lestime de soi mais plutôt dapprendre à lenfant à éviter de dramatiser une situation et à percevoir des solutions réalistes, pertinentes et efficaces. «Lorsque nous avons commencé à enseigner loptimisme aux enfants dans les écoles, nous avons découvert que ce que nous enseignions était différent de ce que de nombreux adultes (parents et enseignants) baby-boomers inculquaient aux enfants. Nous avons aussi constaté que notre approche était radicalement différente de celle centrée sur lestime de soi, véhiculée par les écoles. Nous soupçonnions que léducation à la manière des baby-boomers et le mouvement de lestime de soi natténuaient pas lépidémie de dépression (de négativisme, de pessimisme), mais quils la créaient.» (p. 38) Référence: Seligman, 2013

17 17 LÉCHEC Léchec ne signifie pas que vous êtes un raté. Il signifie que vous navez simplement pas encore réussi. Léchec ne signifie pas que vous avez perdu votre temps. Il signifie que vous avez acquis de lexpérience. Léchec ne signifie pas que vous ne savez pas comment vous y prendre. Il signifie que vous devez vous y prendre autrement. Léchec ne signifie pas que vous êtes inférieur aux autres. Il signifie que vous nêtes pas parfait. Léchec ne signifie pas que vous avez gâché votre vie. Il signifie que vous devez vous donner une autre chance. Léchec ne signifie pas que vous devez tout lâcher. Il signifie que vous devez redoubler defforts. Léchec ne signifie pas que vous ne réussirez jamais. Il signifie quil vous faudra plus de temps. Léchec ne signifie pas que vous ne valez rien. Il signifie que vous êtes humain. (M. Gervais) Référence: Seligman, 2013

18 18 L'OPTIMISME « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté» - Winston Churchill -

19 19 DÉFINITION «L'optimisme est un état d'esprit ou une attitude associée à une attente à propos du futur social ou matériel qui est considéré comme désirable pour obtenir un avantage ou du plaisir. L'optimiste en tant que trait de personnalité est corrélé à de nombreux indicateurs de santé physique, mentale et sociale. Les individus optimistes présentent, par exemple, moins de symptôme dépressifs, de symptômes physiques et utilisent des stratégies d'adaptation plus efficaces que les pessimistes et ont moins tendance à dénier la réalité. Il ne s'agit par d'un optimiste irréaliste. L'optimiste sait toujours jusqu'où il peut aller. Les émotions agréables qui accompagnent l'optimisme sont absolument nécessaires pour motiver nos actions sur le long terme et comme toutes les émotions positives, elles exercent un effet d'élargissement et de construction des ressources indispensables pour rester en vie. Pourtant, très souvent, dans notre culture, une attitude optimiste est suspecte. Il ny a rien d'anormal à cultiver une certaine positivité dans la vie.» (p ) Référence: Janssen, 2011

20 20 DÉFINITION Dans le champ de la recherche, l'optimisme se réfère aux attentes positives que l'individu peut avoir dans une situation donnée (optimisme «état») ou de manière générale dans la vie (optimisme «trait»). – Loptimisme est un trait de personnalité relativement stable, ayant un impact important sur la manière dont les individus autorégulent leurs comportements face aux difficultés. Devant les difficultés, les optimistes… S'adaptent aux difficultés de l'existence avec davantage de réalisme et d'imagination constructive. S'ils ne trouvent pas de réponse, ils utilisent l'humour pour générer des émotions agréables qui leur permettent d'imaginer d'autres solutions. Ils ne se résignent jamais. Ils acceptent la réalité et donnent un sens à l'épreuve vécue. Bien qu'ils aient des attentes positives par rapport à l'avenir, les optimistes sont conscients de l'importance de leur contribution personnelle au déroulement des événements. Référence: Seligman, 2013 ; Janssen, 2011

21 21 DÉFINITION (SUITE) Les chercheurs, après une vingtaine dannées de recherches, ont réussi à comprendre que loptimisme ne repose pas sur des phrases positives ou des images de réussite, mais sur la façon dont on considère les causes de léchec et de la réussite, quon appelle le «style explicatif». Bien qu'ils aient des attentes positives par rapport à l'avenir, les optimistes sont conscients de l'importance de leur contribution personnelle au déroulement des événements. Lenfant utilise trois dimensions cruciales pour expliquer les événements positifs ou négatifs qui lui arrivent: La permanence (permanent ou transitoire); Lomniprésence (généralisé ou particulière); la personnalisation (le blâme interne ou externe)). Référence: Seligman, 2013 ; Janssen, 2011

22 22 LATTRIBUTION CAUSALE ATTRIBUTION CAUSALE: LA PERMANENCE La cause de l'échec peut être permanente, stable et ne présage rien de bon pour l'avenir ou être de nature transitoire. «Si lenfant pense à ses échecs, aux rejets quil subit et aux défis quil doit relever en termes de «toujours» et de «jamais», il est de type PESSIMISTE. Sil décrit des événements négatifs avec des mots comme «parfois» et «dernièrement ou aujourdhui», il est de type OPTIMISTE.» Les enfants OPTIMISTES croient que les événements positifs ont des causes permanentes. Ils mentionnent des traits de caractère et des aptitudes quils auront toujours pour décrire les causes des événements positifs. Les PESSIMISTES pensent en termes de causes éphémères aux événements positifs. Référence: Seligman, 2013 PERMANENTS (Type pessimiste) TEMPORAIRES (Type optimiste) Événements négatifs «Tony me déteste et ne voudrait plus jamais me voir.» «Tony est furieux contre moi et ne voudra pas me voir aujourdhui.» Événements positifs «Papa a passé du temps avec moi parce quil est de bonne humeur aujourdhui.» «Papa aime beaucoup passer du temps avec moi.»

23 23 LATTRIBUTION CAUSALE (SUITE) LA PERMANENCE: «PARFOIS», PAR RAPPORT À «TOUJOURS» (SUITE) ÉVÉNEMENTS NÉGATIFS «Si lenfant pense à ses échecs, aux rejets quil subit et aux défis quil doit relever en termes de «toujours» et de «jamais», il est de type pessimiste. Sil décrit des événements négatifs avec des mots comme «parfois» et «dernièrement ou aujourdhui», il est de type optimiste.» (p. 69) Référence: Seligman, 2013 Permanents (Type pessimiste) Temporaires (Type optimiste) «Personne ne voudra jamais être mon ami là-bas.» «Il faut du temps pour se faire de nouveaux amis quand on change décole.» «Ma mère est la plus grincheuse du monde.» «Ma mère est dhumeur grincheuse ces jours-ci.» «Tony me déteste et ne voudrait plus jamais me voir.» «Tony est furieux contre moi et ne voudra pas me voir aujourdhui.»

24 24 LATTRIBUTION CAUSALE (SUITE) LA PERMANENCE: «PARFOIS», PAR RAPPORT À «TOUJOURS» Les enfants réagissent différemment aux ÉVÉNEMENTS POSITIFS dans leur vie, selon quils sont optimistes ou pessimistes. Les enfants qui croient que les événements positifs ont des causes permanentes sont plus optimistes que les enfants qui en croient les causes temporaires (le contraire du type optimiste quand aux événements négatifs). Référence: Seligman, 2013 Temporaires (Type pessimiste) Permanents (Type optimiste) «Si jai gagné le concours dorthographe, cest parce que je me suis beaucoup exercé, cette fois.» «Jai gagné, parce que je travaille fort et que jétudie mes leçons.» «Jai été élu capitaine parce que les autres enfants voulaient être gentils avec moi.» «Jai été élu capitaine parce que les autres enfants ont confiance en moi.» «Papa a passé du temps avec moi parce quil est de bonne humeur aujourdhui.» «Papa aime beaucoup passer du temps avec moi.»

25 25 LATTRIBUTION CAUSALE ATTRIBUTION CAUSALE: LOMNIPRÉSENCE La cause de l'échec peut être liée à un élément particulier ou être généralisée à un ensemble de situations personne. Les enfants qui saccrochent à des explications générales pour leurs échecs baissent les bras dans tous les domaines lorsquils échouent dans un seul. Les enfants qui croient aux explications particulières peuvent se sentir impuissants dans un domaine précis, néanmoins ils poursuivent allégrement leur vie. Lorsquil sagit dévénements positifs, loptimiste croit que les causes de ceux-ci améliorent tout ce quil fait, mais le pessimiste croit quils sont causés par des facteurs particuliers. Référence: Seligman, 2013 GÉNÉRAUX (Type pessimiste) PARTICULIERS (Type optimiste) Événements négatifs «Les professeurs sont injustes.»«M. Legrand est injuste.» Événements positifs «Je suis doué en maths.»«Je suis doué.»

26 26 LOMNIPRÉSENCE ÉVÉNEMENTS NÉGATIFS «Autrement dit, les enfants qui saccrochent à des explications générales pour leurs échecs baissent les bras dans tous les domaines lorsquils échouent dans un seul. Les enfants qui croient aux explications particulières peuvent se sentir impuissants dans un domaine précis, néanmoins ils poursuivent allégrement leur vie.» (p. 72) Référence: Seligman, 2013 Généraux (Type pessimiste) Particuliers (Type optimiste) «Les professeurs sont injustes.»«M. Legrand est injuste.» «Je suis nul dans les sports.»«Je ne joue pas bien au basket-ball.» «Personne ne naime.»«Michel ne maime pas.» LATTRIBUTION CAUSALE

27 27 LOMNIPRÉSENCE (SUITE) ÉVÉNEMENTS POSITIFS «Lorsquil sagit dévénements positifs, loptimiste croit que les causes de ceux-ci améliorent tout ce quil fait, mais le pessimiste croit quils sont causés par des facteurs particuliers. «Être doué» est plus général «quêtre doué en maths.»; être populaire implique que beaucoup de gens nous aiment, et pas seulement Érica; avoir beaucoup de talent est plus général quêtre simplement un bon chanteur. Habituellement, les enfants qui considèrent que les événements positifs ont des causes plus générales réussissent mieux dans plus de domaines.» (p. 73) Référence: Seligman, 2013 LATTRIBUTION CAUSALE Particuliers (Type pessimiste) Généraux (Type optimiste) «Je suis doué en maths.»«Je suis doué.» «Erica ma invité à sa fête danniversaire parce quelle maime bien.» «Erica ma invité parce que je suis populaire.» «On ma fait jouer Olivier parce que je ne chante pas bien.» «On ma fait jouer Olivier parce que jai beaucoup de talent.»

28 28 LATTRIBUTION CAUSALE ATTRIBUTION CAUSALE: LA PERSONNALISATION La cause de l'échec peut être interne, dépendante de la personne ou alors externe, dépendante de facteurs extérieurs à elle. Le premier objectif quand ladulte tente daméliorer le style explicatif de lenfant, cest de sassurer quil assume des responsabilités réalistes. Le second objectif est dinciter lenfant à blâmer son propre comportement, plutôt que lui-même en général. (p. 76) Il existe une différence entre un «autoblâme caractériel» et un «autoblâme comportemental». Lautoblâme caractériel est permanent et omniprésent. Le plus souvent, la personne qui fait de lautoblâme général croit que le problème est une défaut immuable de son caractère. Lautoblâme comportemental est temporaire et particulier. Lenfant blâme une action particulière, plutôt que son caractère. Contrairement au blâme général, le blâme comportemental incite un enfant à redoubler ses efforts pour changer de comportement afin de prévenir le problème ou de surmonter léchec. (p. 78) Référence: Seligman, 2013 AUTOBLÂME CARACTÉRIELAUTOBLÂME COMPORTEMENTAL «Jai obtenu un «C» à mon examen parce que je suis idiot.» «Jai obtenu un «C» à mon examen parce que je nai pas assez étudié.»

29 29 LATTRIBUTION CAUSALE LA PERSONNALISATION: INTERNE PAR RAPPORT À EXTERNE (SUITE) Référence: Seligman, 2013 Autoblâme général (Type pessimiste – permanent, omniprésent et interne) Autoblâme comportemental (Type optimiste – temporaire, particulier et interne) «Jai obtenu un «C» à mon examen parce que je suis idiot.» «Jai obtenu un «C» à mon examen parce que je nai pas assez étudié.» «Jai encore été choisi le dernier. Personne ne naime.» «Jai encore été choisi le dernier. Je ne suis pas bon dans cette matière.» «Jai été privé de sortie parce que je suis un méchant garçon.» «Jai été privé de sortie parce que jai frappé Michelle.»

30 30 P ESSIMISTE ET OPTIMISTE Style pessimiste En cas déchec : attributions de nature à la fois interne, générale et stable En cas de réussite : attributions de nature externe, particulière et transitoire. Ces personnes ont tendance à penser que cest parce qu'elles sont nulles que cela s'est passé comme souhaité, mais que cest grâce à la chance ou aux autres qu'elles ont réussi quelque chose (elles ny sont pour rien et cela ne se renouvellera pas). Style optimiste L'optimiste se définit de façon inverse. En cas déchec: attributions de nature externe, particulière et transitoire. En cas de réussite : attribution de nature interne, générale et stable. Ces personnes aiment se répéter que cest parce qu'elles sont douées qu'elles ont réussi, mais qu'elles nont pas eu de chance quand elles échouent. Référence: Thalmann 2011

31 31 S TYLES EXPLICATIFS STYLE EXPLICATIF PESSIMISTE Le phénomène de «l'impuissance apprise» se produit chaque fois que nous sommes empêchés d'exercer une influence sur les événements de notre vie. – L'impression que nos décisions et nos actions ne servent à rien : découragement, pessimisme, passivité, anxiété, voire dépression. Ces personnes ont tendance à expliquer ce qui leur arrive selon un mode pessimiste. – Elles considèrent que les expériences désagréables sont définitives et généralisables. – Elles pensent qu'elles sont responsables de ces événements négatifs et se dévalorisent. – Ces personnes sont condamnées à vivre dans la négativité. STYLE EXPLICATIF OPTIMISTE Le «style explicatif optimiste» aide à ne pas se déprécier et à avoir confiance en ses capacités à gérer des situations difficiles. – Ces personnes pensent que les événements désagréables et traumatisantes sont temporaires, limités, et indépendantes de leur responsabilité. – Elles considèrent avoir contribué aux événements positifs, que ceux-ci vont durer dans le temps et qu'ils auront des répercussions favorables sur l'ensemble de leur existence. Seligman a montré que cette façon de penser plus optimiste est grandement déterminée par les expériences antérieures, en particulier celles faites dans l'enfance. Référence: Janssen, 2011

32 32 LA BONNE FAÇON DE CRITIQUER LENFANT Les enfants apprennent une partie de leur style explicatif des adultes qui lentourent et se modèlent sur leur style en se basant sur : la façon dont les adultes les critiquent et assimilent le style de critique et sa teneur; la manière dont les adultes interprètent leurs propres malheurs RÈGLES POUR CRITIQUER LENFANT Être exact : éviter lexagération et la dramatisation tout en reconnaissant la responsabilité de lenfant – suscite le désir de changer chez lui. Critiquer au moyen dun style explicatif optimiste, si la réalité le permet. – Donner des critiques en leur transmettant des messages permanents et omniprésents, alimente le style pessimiste. – Donner des critiques en sappuyant sur des causes variables et particulières du problème, permet dapprendre loptimisme. Lorsquon constate que lenfant a commis une faute, il faut se concentrer sur des causes personnelles particulières et temporaires, le cas échéant, et éviter de blâmer son caractère ou ses aptitudes. Référence: Seligman, 2013

33 33 LA BONNE FAÇON DE CRITIQUER LENFANT Référence: Seligman, 2013 TYPE PESSIMISTETYPE OPTIMISTE PermanentVariable «Tammy, quest-ce qui ne va pas avec toi? Tu es un monstre!» «Tammy, tu te conduis vraiment mal aujourdhui. Je napprécie pas cela du tout.» GénéralParticulier «Tu est un mauvais garçon. Tu nes pas gentil.» «Tu taquines trop ta sœur. Ton comportement nest pas correct.» Blâme ou critique interne et général (Type passif) Blâme ou critique interne et comportemental (Type actif) «Ton casier est une porcherie. Tu es vrai souillon!» «Ton casier est une porcherie. Il faut que tu commences à ranger tes affaires.»

34 34 LA BONNE FAÇON DE CRITIQUER LENFANT Référence: Seligman, 2013 Permanent (Type pessimiste) Variable (Type optimiste) «Tammy, quest-ce qui ne va pas avec toi? Tu es un monstre!» «Tammy, tu te conduis vraiment mal aujourdhui. Je napprécie pas cela du tout.» «Wendy a dit que tu as pleuré pendant mon absence. Tu es un enfant vraiment sensible.» «Wendy a dit que tu as pleuré pendant mon absence. Tu as de la difficulté à être séparé de moi, depuis quelques temps.» «Cory, je tai demandé de ranger tes jouets. Pourquoi ne fais-tu jamais ce que je te demande?» «Cory, je tai demandé de ranger tes jouets. Pourquoi nas-tu pas fait ce que je viens de te demander?»

35 35 LA BONNE FAÇON DE CRITIQUER LENFANT Référence: Seligman, 2013 Général (Type pessimiste) Particulier (Type optimiste) «Tu est un mauvais garçon. Tu nes pas gentil.» «Tu taquines trop ta sœur. Ton comportement nest pas correct.» «Ce nest pas grave, Tanya. Tu tiens cela de ta mère. Moi non plus, je nai aucun talent dans les sports.» «Ce nest pas grave, Tanya. Tu dois apprendre à suivre la balle de tes yeux.» «Elle naime pas jouer avec les autres enfants. Elle est si timide!» «Elle a du mal à sintégrer à un groupe denfants.»

36 36 LA BONNE FAÇON DE CRITIQUER LENFANT Référence: Seligman, 2013 Blâme ou critique interne et général (Type passif) Blâme ou critique interne et comportemental (Type actif) «Tu nes pas sportif.»«Tu dois tefforcer de courir chaque jour. Cest bon pour ta santé.» «Vous, les enfants, êtes si égoïstes!»«Vous, les enfants, devez partager davantage avec les autres.» «Un autre «C» dans ton bulletin? Jimagine que tu nes simplement pas un premier de classe.» «Un autre «C» dans ton bulletin? Tu dois étudier davantage, y mettre plus de temps.» «Ta chambre est une porcherie. Tu es vrai souillon!» «Ta chambre est une porcherie. Il faut que tu commences à ranger tes affaires.»

37 37 LA BONNE FAÇON DE CRITIQUER LENFANT EXEMPLE DUNE CRITIQUE OPTIMISTE «Elena a 10 ans. Elle vit avec ses parents et son frère de 3 ans, Daniel. La mère emmène les enfants au zoo pour laprès-midi. Dès quils sont dans la voiture, Elena commence à tourmenter son frère, lui dit que son père à lui est un gorille. Que le lion du zoo, va lui dévorer la quéquette. Quil y a une prison à côté du zoo et que, sil se conduit mal, ils lenfermeront là pour le reste de ses jours. La mère finit pas se fâcher et par dire à sa fille: « Elena, cesse dagacer ton frère. Quest-ce que tu as, en ce moment? Dhabitude, tu es une grande sœur qui prend soin de ton frère. Tu lui enseignes des jeux. Tu lui partage tes jouets. Tu réussis à le faire sentir heureux. Mais, actuellement, tu as des comportements qui le rendent mal. Le zoo peut être effrayants pour les petits enfants de 3 ans, et le fait de le taquiner ne laide pas à se sentir en confiance. Tu sais, que je napprécie pas ce genre de comportement autant envers toi quenvers lui. Je veux que tu cesses ces comportements immédiatement. Si tu te sens prête, tu peux dire à ton frère que tu es désolée et que tu veux maintenant laider à bien vivre cette journée au zoo.» Le comportement dÉléna doit cesser et la mère la tient responsable de son comportement inadéquat pour quelle puisse changer ce quelle fait de mal (personnalisation). La mère souligne le comportement particulier et temporaire qui pose problème («taquiner de manière malsaine en faisant peur», «en ce moment») (permanence). tout en précisant que ce comportement nest pas habituel chez Elena (généralisation). La mère cite des exemples concrets du fait que ce problème nest pas généralisé, de sorte quElena puisse être fière delle-même. Elle dit à sa fille ce quelle devrait faire. Référence: Seligman, 2013

38 38 CHANGER LE PESSIMISME SYSTÉMATIQUE CHEZ LENFANT « Avec la pratique, de lentraînement et de la persévérance, on apprend à remettre en question nos hypothèses pessimistes. »

39 39 CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT QUATRE COMPÉTENCES À ENSEIGNER EN MATIÈRE DOPTIMISME Les quatre techniques à enseigner aux enfants proviennent de la thérapie cognitive mais adaptées aux gens non dépressifs. Les voici : 1.Le captage des pensées 2.Lévaluation des pensées automatiques 3.Fournir des explications plus exactes des événements négatifs et à les utiliser pour remettre en question les pensées automatiques 4.La dédramatisation LE CAPTAGE DES PENSÉES Reconnaître les pensées qui traversent lesprit dans les moments où on se sent le plus mal. Ces pensées, souvent à peine perceptibles, ont une profonde influence sur lhumeur et le comportement de la personne. – Ex : Je suis une enseignante horrible, une vraie chipie! Mes élèves vont me détester et je suis certaine que mes impatiences les perturbent beaucoup. LÉVALUATION DES PENSÉES AUTOMATIQUES Reconnaître que ses pensées ne sont pas nécessairement exactes – ce sont des hypothèses qui doivent être vérifiées en sappuyant sur des preuves. – Ex : Lister les éléments qui font que je suis en enseignante horrible vs la liste des choses indiquant quelle nest pas une si mauvaise enseignante. Référence: Seligman, 2013

40 40 CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT QUATRE COMPÉTENCES À ENSEIGNER EN MATIÈRE DOPTIMISME (SUITE) EXPLICATIONS PLUS EXACTES DES ÉVÉNEMENTS NÉGATIFS ET À LES UTILISER POUR REMETTRE EN QUESTION LES PENSÉES AUTOMATIQUES Interrompre la chaîne dexplications négatives en insérant de nouvelles explications (réelles et positives). – Ex : «Jagis bien avec les enfants laprès-midi, mais moins bien le matin. Jai de la difficulté à être matinale. Je dois apprendre à mieux contenir mon irritabilité du matin.» LA DÉDRAMATISATION Évaluer le plus adéquatement possible les probabilités des drames que lon craint au lieu de sembourber dans des histoires dhorreur irréalistes, canaliser son énergie vers la résolution de problèmes. Éviter également lEXAGÉRATION dans les rétroactions, les renforcements. Référence: Seligman, 2013

41 41 LE MODÈLE ABC Le modèle ABC comprend les étapes suivantes: Le «A» représente lévénement déclencheur (ladversité). Ce peut être tout événement négatif: une dispute, une rencontre ratée, un accident quelconque, etc. Le «B» représente les croyances et linterprétation de la situation («Beliefs») qui causent les conséquences particulières. Le «C» représente les conséquences émotionnelles: la façon dont on se sent et la manière de se comporter face à lévénement déclencheur. Il semble que lévénement déclencheur entraîne souvent des conséquences immédiates. Pour comprendre le lien ABC et développer loptimisme, il est recommandé de faire un «Journal ABC». Référence: Seligman, 2013

42 42 LE MODÈLE ABC Référence: Seligman, 2013 A ÉVÉNEMENTS DÉCLENCHEURS B CROYANCES C CONSÉQUENCES ÉMOTIONNELLES 1. Décrire succinctement la situation sans porter de jugement «Qui», «Quoi» et «Où». Décrire succinctement la situation sans porter de jugement «Qui», «Quoi» et «Où». Relater la façon dont on interprète lévénement déclencheur (pensées). Pourquoi jai agi de la sorte… Évaluer la profondeur de cette croyance en utilisant une échelle de 0 à 100 – 0 signifiant quon ne croit pas à cette pensée; 100 signifiant quon est tout à fait certaine de cette croyance. Relater la façon dont on interprète lévénement déclencheur (pensées). Pourquoi jai agi de la sorte… Évaluer la profondeur de cette croyance en utilisant une échelle de 0 à 100 – 0 signifiant quon ne croit pas à cette pensée; 100 signifiant quon est tout à fait certaine de cette croyance. Sentiment éprouvé après lévénement déclencheur, ou laction posée en réaction à lévénement. Pour chaque sentiment, inscrire lintensité sur une échelle de 0 à 100 – un nombre plus élevé signifiant une sentiment très intense. Sentiment éprouvé après lévénement déclencheur, ou laction posée en réaction à lévénement. Pour chaque sentiment, inscrire lintensité sur une échelle de 0 à 100 – un nombre plus élevé signifiant une sentiment très intense. Cet exercice est réussi lorsquon peut presque toujours trouver une croyance qui explique notre sentiment ou notre action.

43 43 LE MODÈLE ABC ENSEIGNÉ AUX ENFANTS Clientèle : Lâge optimal pour ces exercices est de 8 à 12 ans, mais en utilisant un langage plus élaboré on peut sen servir auprès des jeunes jusquà 15 ans. Durée : entre 15 et 30 minutes (il est recommandé de ne pas être trop rigide quant au temps que lon consacre à ces activités). Modalités dapplication : créer une atmosphère dans laquelle lenfant se sent en sécurité et soutenu, et où il peut rire et faire des blagues. Étapes denseignement 1- Présenter le dialogue interne – lamener à être à lécoute de son dialogue interne A)«Lorsque des problèmes surviennent, comme lorsque tu te querelles avec un ami ou que tu te fais punir à la maison, tu te parles à toi-même, en silence, de ce qui vient de se produire. Nous le faisons tous, enfants et adultes, et cest tout à fait normal. Souvent, nous ne nous rendons pas bien compte de ce que nous pensons lorsquun problème se produit. Cest comme une voix, dans notre tête, qui se fait entendre automatiquement. Imagine quun professeur te blâme pour quelque chose. Tu pourrais te dire: «Pourquoi sen prend-il à moi? Il me blâme toujours pour des choses que je nai pas faites. Il doit vraiment me détester.» B)Lui demander sil se souvient dun récent événement négatif. C)Lui demander ce quil a pensé dans ces circonstances. Référence: Seligman, 2013

44 44 LE MODÈLE ABC ENSEIGNÉ AUX ENFANTS (SUITE) Déroulement 2. Présenter le modèle ABC Faire comprendre à lenfant que ce quil se dit à lui-même, lorsque des problèmes surviennent induit son sentiment. Une fois quil est en mesure de cerner cette pensée, il peut modifier ce quil éprouve. 3. Bandes dessinées ABC – présenter le lien entre pensées et sentiments Faire décrire ce qui se passe dans la première case et comment le personnage se sent dans la dernière. Diriger lattention de lenfant vers la case du centre. Lui dire que, lorsquun événement négatif survient, la case du milieu constitue létape la plus importante. Les choses que tu te dis à toi-même déterminent comment tu te sens. Référence: Seligman, 2013 S ITUATION S ENTIMENT PENSÉE Consolider cet enseignement à laide dautres bd, voir diapositives

45 45 LE MODÈLE ABC ENSEIGNÉ AUX ENFANTS (SUITE) Déroulement Les ABC en situation réelle Demander ensuite à lenfant de citer un exemple tiré de sa propre expérience. Aider lenfant à déterminer ses croyances et les conséquences qui en découlent. – Il faut essayer de traiter trois exemples de situations réelles. Ensemble, illustrer dans la bande dessinée et inscrire les croyances dans les bulles. Une fois que lenfant est en mesure de parcourir la séquence ABC en situation réelle, on peut passer au changement du style explicatif de lenfant. Référence: Seligman, 2013

46 46 Sentraîner au modèle ABC – Journal ABC «Le journal ABC comporte trois colonnes. MON JOURNAL ABC Référence: Seligman, 2013 A ÉVÉNEMENTS DÉCLENCHEURS B CROYANCES C CONSÉQUENCES ÉMOTIONNELLES CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT LE MODÈLE ABC - SUITE

47 47 3. Bandes dessinées ABC. «Utiliser des bandes dessinées pour illustrer le lien entre les pensées et les sentiments. Chaque bande dessinée comporte trois cases. Dans la première figure un simple événement négatif, comme un professeur qui crie après un enfant, ou un garçon qui invite une fille à sortir et se fait répondre: «Non, merci.». Dans la troisième case, on découvre un sentiment. Le personnage se sent en colère, ou encore il se sent bien. Le sentiment est inscrit dans le dessin. Passer en revue chaque dessin avec lenfant. Lui demander de décrire ce qui se passe dans la première cas et comment le personnage se sent dans la dernière. Diriger ensuite lattention de lenfant vers la case du centre, où il y a une bulle vide au-dessus du personnage. Lui dire que, lorsquun événement négatif survient, la case du milieu constitue létape la plus importante. Lui expliquer que les choses quil se dit à lui-même déterminent comment il se sent.» (p ) Référence: Seligman, 2013 CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT LE MODÈLE ABC - SUITE

48 48 3. Bandes dessinées ABC. (suite) Référence: Seligman, 2013 CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT LE MODÈLE ABC - SUITE

49 49 3. Bandes dessinées ABC. (suite) Référence: Seligman, 2013 CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT LE MODÈLE ABC - SUITE

50 50 3. Bandes dessinées ABC. (suite) Référence: Seligman, 2013 CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT LE MODÈLE ABC - SUITE

51 51 6.Les ABC en situation réelle (suite) Référence: Seligman, 2013 CHANGER LE PESSIMISME DE LENFANT LE MODÈLE ABC - SUITE

52 52 REMISE EN QUESTION (RÉFUTATION) ET DÉDRAMATISATION

53 53 R EMISE EN QUESTION ET DYNAMISATION TECHNIQUE ABC…D ET E La meilleure façon de découvrir le mécanisme dune remise en question est dexaminer «laction énergisante». Lintensité des sentiments négatifs diminue-t-elle? Prendre du recul, séparer les faits de la dramatisation, tenir compte des preuves disponibles et trouver des solutions de rechange donnent de la force aux remises en question. Une fois le pessimisme ainsi atténuée, lhumeur saméliore et lénergie remonte. Référence: Seligman, 2008 A A B B C C D D E E ÉVÉNEMENT DÉCLENCHEUR «Qui», «Quoi» «Où» ÉVÉNEMENT DÉCLENCHEUR «Qui», «Quoi» «Où» PENSÉES - CROYANCES Pourquoi jai agi de la sorte… Échelle de 0 à 100 PENSÉES - CROYANCES Pourquoi jai agi de la sorte… Échelle de 0 à 100 CONSÉQUENC ES (sentiment/ action) Échelle dintensité de 0 à 100 CONSÉQUENC ES (sentiment/ action) Échelle dintensité de 0 à 100 RÉFUTATION Largument qui sert à combattre les croyances (B) RÉFUTATION Largument qui sert à combattre les croyances (B) DYNAMISATION Conséquences émotionnelles et comportementales de la réfutation DYNAMISATION Conséquences émotionnelles et comportementales de la réfutation

54 54 R EMISE EN QUESTION Une remise en question efficace repose sur quatre stratégies. 1- La collecte de preuves. Pour réfuter une croyance pessimiste, se demander: «Quelle est la preuve de cette croyance?». Attention au biais de confirmation: nous voyons plus facilement les faits qui soutiennent nos croyances que ceux qui les contredisent. 1.Trouver toutes les preuves qui étayent sa croyance. 2.«Quelle preuve contrebalance cette croyance?» 2- La production de solutions de rechange. «De quelles autres façons puis-je considérer cet événement déclencheur?» – Si on croit quil ny a plus dautres interprétations raisonnables, se demander: «Comment mon (ma) meilleur(e) ami(e) interpréterait-il (elle) ce qui sest produit? Comment un observateur impartial le comprendrait-il?» Dresser la liste de toutes les interprétations possibles. – Les événements ne sont presque jamais causés par un facteur unique, donc examiner tout léventail des causes qui peuvent être à lorigine des problèmes (ouverture). Utiliser de preuves pour évaluer lexactitude des interprétations. (p. 211) Référence: Seligman, 2013

55 55 R EMISE EN QUESTION 3- La dédramatisation ou la juste évaluation des implications (les «et si…») de lévénement déclencheur. La meilleure façon de gérer les «et si…» est de prendre la question au sérieux et de lexplorer. Se poser trois questions. – «Quelle est la pire chose qui pourrait marriver dans lavenir?» Donner des détails; éviter dêtre vague. Attribuer un nom et un visage au monstre. – Ensuite, évaluer les probabilités. «Si cela se produisait, que pourrais-je faire pour améliorer la situation?» – Puis, se demander: «Quest-ce que serait la meilleure chose qui pourrait marriver?» Une fois les limites positives et négatives définies, se demander: «Quest-ce que sera le résultat probable?» 4- Lélaboration dun plan dattaque. «Est-ce quil y a quelque chose que lon peut faire pour favoriser la concrétisation du meilleur scénario?» En élaborant un plan dattaque, on peut écarter le sentiment dimpuissance et conserver notre aptitude à persévérer dans des situations désastreuses. (p. 212) Référence: Seligman, 2013

56 56 R EMISE EN QUESTION Voici un résumé des questions à se poser: 1.Quest-ce qui prouve que cette croyance est vraie? Quest-ce qui prouve quelle est fausse? 2.De quelle autre façon pourrais-je envisager la situation? 3.Quelle est la pire chose qui pourrait arriver? Est-ce probable? 4.Quelle est la meilleure chose qui pourrait arriver? Est-ce probable? 5.Quel est le résultat le plus probable? 6.Quel est mon plan dattaque, particulièrement dans le cas du résultat le plus probable? Référence: Seligman, 2013

57 57 Événement déclencheur (A): Ted et moi avons célébré notre 21 e anniversaire de mariage la fin de semaine dernière. Nous planifions quelque chose de spécial à tour de rôle, et cétait au tour de Ted cette année. Il ma emmenée dans un gîte touristique et sest procuré des billets de théâtre. Mais, au lieu de nous amuser, nous avons passé la journée de samedi à nous disputer. Dabord, nous nétions pas daccord sur le fait que Mimi commence à sortir avec des garçons. Puis, ce fut au sujet de lutilisation dune partie de notre caisse de retraite pour construire une terrasse dans la cour. Croyances (B): Croyances (B): Nous passons peu de temps ensemble, et quand nous le faisons nous nous disputons toute le temps. Ted est tellement rigide à propos de tout (80). Une fois quun décision est prise, à ses yeux cest pour la vie. On dirait quil na jamais entendu parler de la possibilité de changer didée. Il est égoïste (90)! Il nest jamais disposé à négocier (80). Il faut toujours quon fasse les choses à sa manière (90). Jen ai assez!» (p. 209) Conséquences (C): Jétais tout simplement furieuse (100). Je narrivais pas à me calmer. Je ne pouvais même pas lécouter. Il voulait que nous reportions la discussion après la fin de semaine, mais je narrivais pas à lâcher prise. Je devenais de plus en plus enragée (100). Remise en question (D): Je suis vraiment vexée. Je me demande si je ne laisse pas les choses prendre des proportions exagérées. Daccord, Ted ne semble pas vouloir céder au sujet des sorties de notre fille et il est très réticent à dépenser largent de notre retraite. Il est certes moins conciliant que moi, mais nest certainement pas rigide. Bien des fois, il a cédé pour nous contenter, les enfants et moi (95). Action énergisante (E): Je me suis beaucoup calmée grâce à cette remise en question. Je me sentais encore un peu fâchée, mais pas comme auparavant (20). Jai été capable doublier nos petites querelles pour profiter de la belle journée du dimanche. Référence: Seligman, 2013 R EMISE EN QUESTION ET DYNAMISATION E XEMPLE

58 58 REMISE EN QUESTION ET DYNAMISATION À VOUS DE JOUER… Partir dune situation personnelle ou professionnelle et compléter le tableau. Ne pas oublier de noter ses croyances initiales et ses remises en question sur une échelle de 1 à 100. Évaluer aussi lintensité de ses sentiments pour déterminer si on a fait une bonne remise en question. Noter ses ABCDE dans lespace ci-dessous. Référence: Seligman, 2008 Événement déclencheur (A): _________________________________________________________ Croyances (B): ____________________________________________________________________ Conséquences (C): _________________________________________________________________ Remise en question (D): ____________________________________________________________ Action énergisante (E): _____________________________________________________________

59 59 ENSEIGNER LA REMISE EN QUESTION À LENFANT Il sagit denseigner à lenfant à se préserver malgré les adversités, déviter de sombrer dans limpuissance et dêtre en mesure de trouver des solutions à ses problèmes. Lui expliquer que les idées qui lui passent par la tête en cas d'adversité ne sont pas forcément vraies ni justes. Mentionner à l'enfant qu'il peut TOUJOURS remettre en cause ses propres idées noires de la même façon qu'il peut contester les critiques formulées par d'autres, mais avec bien plus d'efficacité puisqu'il cessera de croire à celles de ses interprétations qu'il a réussi à démolir. Lui rappeler que les croyances pessimistes le font sentir mal dans sa peau et lincitent à abandonner facilement, mais quelles sont souvent inexactes. Exercice : -Adversité: Pendant que jattendais le bus, des garçons plus âgés sont arrivés; ils ont commencé à me traiter de gros lard devant mes copains. -Interprétation: Ça ne sert à rien de répondre puisqu'ils ont raison: cest vrai que je suis un gros. Maintenant tout le monde va se moquer de moi et personne naura envie d'être avec moi. -Conséquences: Javais envie de mourir, tellement jétais gêné. Je voulais fuir mais cétait impossible. Jai baissé la tête et je me suis installé tout seul près du chauffeur. -Réfutation : _______________________________________________________________________ _______________________________________________________________________ Référence: Seligman, 2013

60 60 ENSEIGNER LA REMISE EN QUESTION À LENFANT REMISE EN QUESTION LA DÉDRAMATISATION : «Quarrivera-t-il ensuite?» Avant, si lenfant avait échoué à un examen à lécole, il pouvait penser «Je nai pas assez étudié», ou «Je suis stupide», ou «Lexamen était trop difficile». Dire à lenfant quun autre genre de pensée accompagne tout problème: «Quarrivera-t-il ensuite?» Référence: Seligman, 2013 Événement déclencheur (A): _________________________________________________________ Croyances (B): ____________________________________________________________________ Conséquences (C): _________________________________________________________________ Remise en question (D): ____________________________________________________________ Action énergisante (E): _____________________________________________________________

61 61 ENSEIGNER LA REMISE EN QUESTION À LENFANT REMISE EN QUESTION PAR LÉLABORATION DUN PLAN DATTAQUE: Dire à lenfant que lorsque survient un événement négatif et quil dramatise, vous voulez quil pense à trois choses. «Quelle est la pire chose qui pourrait arriver?» «Quelle est la meilleure chose qui pourrait arriver?» Comme Sherlock Holmes: «Quelle est la chose qui a le plus de chances de se produire?» Ensuite, il peut dresser un plan dattaque pour chacune delles. – Une chose quil peut faire pour diminuer les possibilités que la pire éventualité se produire; – Une chose quil peut faire pour augmenter les possibilités que la meilleure chose se produire; – Toutes les choses quil peut faire pour se préparer aux conséquences les plus probables. Pour consolider la remise en question, le jeu du cerveau est tout indiqué. – Lenfant tient le rôle de la partie de son cerveau qui lui envoie des pensées pessimistes. À partir dune pensée pessimiste, il doit la combattre en prouvant sa fausseté par des arguments ou en imaginant une façon plus optimiste denvisager la situation (voir diapositives ) Référence: Seligman, 2013

62 62 Cottraux, J. (2012). Psychologie positive et bien-être au travail. Paris, Elsevier Masson. Janssen, T. (2011). Le défi positif. France, LLL. Lecomte, J. (2010). La résilience. Se reconstruire après un traumatisme. Paris, Éditions rue d'Ulm. Seligman, M. (2008). La force de l'optimisme. Paris, InterÉditions-Dunod. Seligman, M. (2013). Lécole de loptimisme: Développer la résilience chez lenfant. Montréal : Éditions de lHomme. Thalmann, Y.-A. (2011). La psychologie positive: pour bien aller. Paris, Odile Jacob. RÉFÉRENCES


Télécharger ppt "1 Document réalisé par Richard Robillard et Chantal Boutet INTERVENIR POSITIVEMENT LE STYLE EXPLICATIF OPTIMISTE «Développer, chez lenfant, la résilience,"

Présentations similaires


Annonces Google