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N. TERRIER, Professeur Associé, Pharmacien dofficine DERMATOLOGIE : comment améliorer le conseil à lofficine ?

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1 N. TERRIER, Professeur Associé, Pharmacien dofficine DERMATOLOGIE : comment améliorer le conseil à lofficine ?

2 Les différents types de lésions Erythème : rougeur de la peau, non infiltrée, seffaçant à la vitro pression (coup de soleil). Macule : modification de couleur de la peau, sans relief (rougeole). Tâche plane- nappe de grande surface Papule : soulèvement en plateau de l'épiderme, à surface plane ou bombée (urticaire). Pustule : soulèvement de l'épiderme contenant du pus (furoncle). Vésicule : soulèvement de lépiderme contenant des sérosités dont le diamètre nexcède pas 1 mm (herpès). Bulle : vésicule dont le diamètre est supérieur à 3 mm (ampoule). Tumeur bénigne : verrues, nævus, lipome, xanthome...and

3 Vésicule : soulèvement de lépiderme contenant des sérosités dont le diamètre nexcède pas 1 mm Varicelle

4 Zona lombo-sacré de lenfant Vésicule : soulèvement de lépiderme contenant des sérosités dont le diamètre nexcède pas 1 mm

5 Herpès

6 Dermatite atopique Lésion Érythémato squameuse

7 Impétigo Vésicule : soulèvement de lépiderme contenant des sérosités dont le diamètre nexcède pas 1 mm (herpès). Bulle : vésicule dont le diamètre est supérieur à 3 mm (ampoule).

8 Pemphigoïde bulleuse Bulle : vésicule dont le diamètre est supérieur à 3 mm (ampoule).

9 Acné Pustule : soulèvement de l'épiderme contenant du pus (furoncle).

10 Furoncle Pustule : soulèvement de l'épiderme contenant du pus (furoncle).

11 Nouveau-Né : Croûte de lait = dermite séborrhéique Mon bébé a de petites croûtes blanches dans les cheveux. De quoi sagit-il ? Que faire pour les retirer ? Signes : Pellicules puis croûtes blanches épaisses, adhérentes composées de sébum sécrété de manière excessive. Milieu favorable au développement de pytorosporum ovale Localisation : Visage, cuir chevelu et sourcils Comment les éliminer ? Enduire les croûtes de vaseline, huile damande douce, ou dune crème émolliente Laisser agir toute la nuit. (notice : 10 à 20 min) Le lendemain peigner les cheveux faire un shampooing doux

12 Exemple Action séborégulatrice Limite la prolifération de malassezia furfur Action kérato-régulatrice et hydratante

13 Les croûtes de lait : émollients SpécialitésCompositionPosologie ABCDERM babysquam Eau, glycérine, karitéAppliquer massage, puis faire un shampooing doux Eryplast huileAloe vera, vit EMasser légèrement et laisser poser 15 à 20 min Kélual Kéluamide 10% Emulsion H/E Masser légèrement et laisser poser 15 à 20 min Mustela shampooing mousse Climbazole Ac salicylique 1 dose sur cheveux mouillés, laisser 2 minutes, rincer Pédiatril AvèneEau dAvène, glycérine sulfate de zinc Masser, laisser poser 30 minutes, rincer Sensibio DS Piroctone olamine Climbazole Masser légèrement et laisser poser 15 à 20 min, dermites du visage StelakerNon préciséMasser, laisser agir toute la nuit, rincer

14 Les croûtes de lait Shampooing doux C étaphil C harlieu PH5 E xtra doux Ducray Mustela shampoing mousse Phytolactum

15 Prévention Brosser tous les jours les cheveux avec une brosse douce Masser le cuir chevelu chaque jour lors du shampoing Utiliser un shampoing doux préventif des croûtes de lait

16 Nouveau-Né : Milliaire sébacée du nouveau-né La maman de Benjamin a observé des petits points blancs sur son nez et sur son front. De quoi sagit-il ? Dois-je les percer ? Signes : petites vésicules blanches remplies de sébum Localisation : nez, menton, front, joue. Disparition spontanée à la fin du premier mois. Ne pas les percer ou presser : risque de cicatrices et/ou dinfection

17 Dermites du siège

18 Dermite dirritation : érythème fessier Atteint les parties convexes de la région du siège, celles en contact avec les couches Épargne les plis Topographie approximative en W Cause principale: effet abrasif des couches

19 Dermites des plis Dermites touchant le fond des plis inguinaux ou interfessiers Topographie dite en Y, inverse de la précédente Début souvent à loccasion dune diarrhée Surinfection possible

20 Diagnostic différentiel Érythème dirritation: le plus courant –Parties convexes de la région du siège –Épargne les plis Erythème dinfection –Débute dans les plis –Du au candida albicans apporté par les selles Dermite séborrhéique –Débute dans les plis cervicaux, inguinaux, axillaires –Atteinte du cuir chevelu –Atteinte du siège érythémateux squameux ou suintant –Sassocie rarement à une diarrhée

21 Causes de lérythème fessier Leffet abrasif des couches Leffet occlusif des couches : déclenche et maintient un phénomène de macération La macération fragilise la couche cornée La macération favorise : Une activation des enzymes contenues dans les selles Une transformation de lurée urinaire en ammoniaque Une prolifération microbienne(staphylocoques dorés, candida albicans

22 Nourrisson : dermites du siège Quels sont les conseils à proposer ? Questionner la maman sur : La fréquence des changes : trop rare : macération des selles et des urines, dou risque d infections trop rapide : irritation La nature des produits dhygiène utilisé Lexistence dune diarrhée plus ou moins importante Une corrélation éventuelle avec une poussée dentaire

23 Nourrisson : dermites du siège Que conseiller à la maman ? Supprimer les facteurs étiologiques : changer le bébé dès quil est mouillé (change très absorbant plus grand que lenfant), Désinfecter les lésions dune façon non irritante : savon doux « antiseptique » exceptionnellement utiliser des « laits nettoyants sans rinçage » (1) Rincer abondamment les fesses et les plis (laits nettoyants sans rinçage), Sécher soigneusement par tamponnements ou au sèche cheveux (les solutions asséchantes type solution de Milian aqueuse, éosine aqueuse sont peu à peu abandonnées au profit de sérozinc 1 à 2 fois par jour – 48h) Mettre des cotocouches Appliquer une crème protectrice (2)

24 (1) Antiseptiques doux recommandés en cas de risques de surinfections

25 La protection de la peau risques de lapplication topique chez le nouveau-né Résorption par voie systémique Facteurs favorisant la pénétration : occlusion application dans les plis cutanés et la zone périnéale haute concentration du produit Produits topiques à utiliser avec prudence chez le nourrisson: antiseptiques iodés, produits contenant de lalcool, corticostéroïdes, pommade vit A forte concentration Allergies Eviter lapplication topique prolongée de produit contenant des conservateurs ou excipients potentiellement toxiques Produits inadaptés à lérythème fessier Eviter les pommades à base de vaseline(propriétés occlusives) utiliser une pâte à loxyde de zinc, aux propriétés isolante, apaisante et non occlusive

26 (2) Spécialités contre lérythème fessier Aloplastine Babyapaisyl rougeur du siège Bépanthène pommade Déflamol(vaseline) Dermalibour Eryase(vaseline) : protecteur Eryange (protecteur) Eryplast Erytéal Mitosyl Mustela crème pour le change Oxyplastine(dérivés terpéniques) Sénophile (vaseline)

27 Le mitosyl Composition par g : -Huile de foie de morue 200 mg -Oxyde de zn 270 mg -Graisse de laine, salicylate de méthyle, vaseline, huile essentielle de géranium -Antioxydant : butylhydroxyanisole(E320) -Teneur en vit A : UI/100 g

28 Nourrisson et jeune enfant : La maladie débute vers le 2ème ou 3ème mois de la vie. Lincidence augmente, avec un gradient nord-sud : prévalence de 5 % en Espagne, 20 % en Grande Bretagne. Thomas, 6 mois, ne cesse de se frotter les joues contre les draps, il présente des lésions érythémateuses derrière les oreilles. Sa peau est très rêche.

29 Nourrisson et jeune enfant : Eczéma ou dermatite atopique Signes : Nourrissons : dermatose chronique inflammatoire, plaques érythémato-suintantes et croûteuses, peau sèche, prurit intense, A partir de 3-4 ans : plaques lichénifiées, prurigineuses, rarement suintantes. Evolution avec alternance de poussées et de rémissions plus ou moins complètes, Les poussées satténuent avec lâge, guérison fréquente à la puberté. Localisation : Nourrissons : visage, cou, dos des mains, poignet, coup de pied, Enfants : aisselles, coude, aine, creux poplité,

30 Dermatite atopique Film protecteur Hydrolipidique perméable Squames (peau morte) Ciment intercellulaire peu solide Cellules désolidarisées Cellules de la peau solidaires entre-elles Film protecteur hydrolipidique imperméable Ciment intercellulaire solide et structuré Peau à tendance atopique Peau normale

31 Eczéma constitutionnel ou dermatite atopique Questionner la maman sur : Lexistence dantécédents familiaux datopie. Mettre en garde sur les risques de surinfections bactériennes et/ou virales. Conseiller : - contre la xérose cutanée : - baigner lenfant dans une eau tiède avec des huiles de bain (3), - contre le prurit, lors des poussées : - les anti H1 per os de 1ère génération (4), nettoyer la peau sans lirriter avec des syndets et/ ou savons surgras (5), rincer et sécher soigneusement, hydrater et nourrir lépiderme avec des crèmes émollientes (6), prévenir les surinfections avec des antiseptiques moussants,

32 Eczéma constitutionnel ou dermatite atopique Prévenir les rechutes : Eviter la diversification alimentaire trop précoce : retarder du 5 ème au 9 ème mois voire au delà de 1 an, surtout œuf et arachide Fruits défendus : Kiwis, mangues, papayes, fruits de la passion, châtaignes, cacahuètes, pistaches, noisettes,... Déconseiller les animaux domestiques, à voir Eliminer les acariens, les moisissures.

33 Prévenir les rechutes Bain fréquent mais de courte durée. Eau du bain. Peau desséchée craint l'eau chaude : la température de l'eau doit être voisine de 35°C. Bains moussants et sels de bain. A éviter. Leur pouvoir décapant à un effet irritant sur l'épiderme. Huiles dermatologiques ou amidon de blé. A ajouter, au choix, dans l'eau du bain pour l'adoucir, surtout quand l'eau est calcaire. Vêtements. Oublier les textiles rêches et rugueux. Ils grattent... et il n'y a rien à gagner au grattage.

34 Prévenir les rechutes Lessive. Méfiance. Ne pas surdoser vos lessives. Elles contiennent des agents favorisant les irritations épidermiques.. Lessive toujours. Pour les petits lavages à la main, la lessive liquide est préférable Rinçage. Très important, n'hésitez pas à effectuer deux cycles par lessive. Eau de Javel. C'est un produit irritant. Evitez de l'utiliser pour le lavage des vêtements. Assouplissants. A proscrire absolument. Ils adoucissent peut-être le linge mais ils irritent la peau Repassage. Indispensable, il désinfecte et assouplit le linge. Plumeau, balai. Très néfastes : ils brassent de l'air et déplacent

35 Produits acaricides

36 Traitement des tissus, canapés, moquettes, tapis Acarosan ®

37 Quantification de manière colorimétrique des déjections allergéniques dacarien AcarexTest ®

38 (3) Les huiles de bains

39 Les anti-H1 de 1 ère génération DénominationDCIAgePosologie Apaisyl* Istamyl* cp Apaisyl* enf Isothipendyl Adulte 6 ans 1cp 2 ou 3 fois par jour 1 cp 1 à 3 fois par jour Primalan*5 et 10 mg Quitadrill 5 mg Primalan sirop Méquitazine Adulte 6 à 12 ans E, nourris 10 mg par jour en 1 ou 2 prises 2,5 mg par 10 kg de poids 1 c mesure 1,25 mg/5kg de poids Aphilan*cpBuclizine Adulte Enf > 6 ans 1 à 2 cp/jour ½ à 1 cp/jour Atarax*sirop Atarax*25 Hydroxyzine Adulte Enf > 6 ans 1à 4 c à soupe par jour 1mg /kg/jour DimeganBromphéniramine Adulte Enf >12 ans 1 gélule matin et soir Polaramine*2 mg Polaramine *sirop Dexchlorphéniramin e Ad, enf > 6 ans Ad,enf, nour ½ à 1 cp,3 fois par jour ½ à 2 mesures 3 fois par jour Polaramine*repetabs Dexchlorphéniramin e Adulte 1 matin et soir

40 (4) Les anti-H1 de 2éme génération

41 (5) Les syndets et/ou savon surgras Pain dermatologique au lait davoine Aderma Gel moussant au lait davoine Aderma Sensifluid Aderma Emulave pain Emulave fluid Pain surgras au cold cream Avène Gel surgras au cold cream Avène Atoderm pain Ginkolium pain Surgras physiologique La Roche Posay Xéramance gel nettoyant dermo-protecteur Xéramance pain surgras Enydrial pain dermatologique sans savon Topialyse gel

42 Les émollients Rôle Préserver ou restaurer la fonction barrière de la couche cornée Mode daction : 3 mécanismes –Formation dun film occlusif sopposant aux pertes deau transépidermiques : la vaseline –Effet humectant, augmentant lhydrophilie de la couche cornée : la glycérine –Apport de lipides semblables aux lipides physiologiques du stratum corneum : céramides, stérols, acides gras

43 (6) Les émollients Exomega crème (émulsion H/E) Exomega lait Aveeno cream: crème hydratante Lait au Cold Cream Avène (émulsion H/E) Trixera (émulsion H/E) Ginkolium lait réhydratant et lait visage et corps Atoderm crème Atoderm fluide Atoderm PP Lipikar baume Lipikar émollient Xeramance (avec ou sans parfum) Lipiderm Dexéryl (spécialité remboursée SS) Enydrial extra émolliente crème Topialyse crème (émulsion E/H) Topialyse lait (émulsion H/E) Hydrolipidique crème (émulsion H/E) Uriage Emolliente texture fluide (émulsion E/H) Uriage Contiennent des parabens

44 Molécules en cause dans les sensibililisations aux topiques

45 (7) Les Dermocorticoïdes

46 Les Dermocorticoïdes : règles dutilisation Choix de la molécule DC de classe I : psoriasis DC de classe II : utilisation fréquente, eczéma chez ladulte ; il ny a pas lieu de préférer une spécialité plutôt quune autre DC de classe III : utilisation préférentielle chez lenfant et sur le visage DC de classe IV : faiblement efficace; Choix de la forme galénique Crèmes, émulsions : tous les cas Pommades : lésions sèches, hyperkératinisées ; mais aussi meilleure pénétration Lotions : moins efficaces; zones pileuses

47 Les Dermocorticoïdes : règles dutilisation Fréquence dapplication Traitement dattaque : Une application quotidienne Traitement dentretien : 3 possibilités – diluer le DC – choisir 1 DC de niveau inférieur – espacer les applications du DC (alterner avec un émollient) Contrôle des quantités utilisées Consommation minimale compatible avec un contrôle suffisant de la dermatose Nourrisson : 15 g dun DC de classe 2 sont un maximum pour un traitement dattaque de 2 semaines Adulte : 30 g par jour sont un maximum pour un traitement dattaque bref Traitements associés

48 Urticaire Signe : Eruption papulo-oedémato-prurigineuse, saillante, isolée ou confluente souvent très fugace ( disparition en moins de 24h). Ne pas confondre avec un purpura ! Elle résulte dune vasodilatation aiguë, secondaire à la libération d histamine par les mastocytes du derme. La dégranulation peut-être secondaire à un mécanisme immunologique, ou non.

49 Urticaire Elle peut être aigue : début spectaculaire, disparition rapide. La crise dure 4 à 7 jours et ne dépasse pas 6 semaines. Elle peut devenir chronique : début arbitrairement fixé au-delà de 6 semaines pour les uns et jusquà 3 mois pour les autres.

50 Urticaire La maman de Christelle, 2 ans, saffole, sa fille ne peut plus consommer de lait de vache, sous peine de développer une éruption spectaculaire composée de une ou plusieurs poussées de quelques heures. De quoi sagit-il ? Cest une urticaire alimentaire aiguë aux protéines de lait de vache (PLV), il faut les supprimer. Dautres aliments peuvent-ils déclencher de telles éruptions ? Oui, dautres aliments sont concernés : ceux qui sont riches en histamine : le chocolat, les fromages à moisissures, les aliments et médicaments renfermant de la tartrazine, ceux qui sont histamino- libérateurs : fraise, chocolat, œuf, gruyère... ceux qui sont riches en tyramine : il faut utiliser les anti H1 par voie générale, jamais par voie locale !

51 Allergènes alimentaires les plus fréquemment retrouvés Œuf Noisettes et apparentés Lait Céleri Crustacés Fruits exotiques Légumineuses Farine de blé Cacahuètes

52 Aliments riches en histamine Aliments frais –Epinards –Tomates –Foie de porc –Viandes (bœuf, veau) –Poissons (saumon, thon) –Poissons surgelés –Crustacées frais Aliments en conserves –Fromages fermentés –Conserves dœuf de hareng fumé –Saucisson sec –Aliments fermentés (ex : choucroute) –Conserves de filets danchois –Boissons fermentées –Conserves de thon

53 Aliments riches en tyramine Harengs marinés Levure de bière Gruyère, roquefort Chocolat Fromages anglais Brie Conserves de poisson Vins blancs Gibier faisandé

54 Infections bactériennes : limpétigo

55 Impétigo Infection cutanée superficielle à streptocoque bêta-hémolytique A et/ou à staphylocoque doré Contagieux avec de petites épidémies familiales ou de collectivité justifiant léviction scolaire Diagnostic Forme habituelle de lenfant Lésion élémentaire = bulle, rarement vue, évoluant vers une érosion recouverte de croûtes jaunâtres mélicériques Début souvent périorificiel diffusant sur le visage et les membres supérieurs Pas de signes généraux Impétigo bulleux forme caractéristique du nouveau-né, surtout staphylococcique Adulte surinfection de dermatoses préexistantes (eczéma ou gale)favorisée par le prurit : impétiginisation

56 Impétigo : traitement Traitement local Peut suffire dans les formes peu étendues toilette, douche ou compresses humides pour ramollir et faire tomber les croûtes application dantiseptique(chlorhexidine) et dantibiotique topique (acide fusidique) Traitement général antibiotique Nécessaire dans les formes étendues ou dans lincertitude de soins locaux bien appliqués penicilline, macrolide en première intention pendant 7 à 10 jours pristinamycine en deuxième intention, en cas dallergie guérison sans cicatrice en quelques jours Mesures complémentaires éviction scolaire de quelques jours traitement de la fratrie

57 Dermatoses virales Herpès Varicelle Zona

58 Herpès En France 10 millions de personnes sont porteuses du virus de lherpès dans des localisations variées Lherpès labial est le plus courant: bouton de fièvre Lherpès peut toucher dautres parties du visage : nez, menton, les yeux dans les formes les plus sévères Lherpès génital concerne 2 millions de personnes en France, cest une MST

59 2 types de virus responsables de lherpès HSV 1 HSV 2 Lèvres Nez Menton Doigts Organes sexuels Fesses Cuisses

60 La primo infection herpétique est-elle symptomatique? Oui dans 20 % des cas Traduction clinique : gingivo-stomatite aiguë Enfant entre 1 et 4 ans fièvre supérieure à 39° nombreuses vésicules rapidement rompues érosions arrondies, jaunâtres à bordure rouge vif, sur fond dérythème intense de la muqueuse gencives, face interne des joues et des lèvres, palais, pharynx, langue, peau péri-buccale sont atteints Guérison totale en 12 jours

61 Comment reconnaître une poussée dherpès ? Signes annonciateurs Précédent de quelques heures à quelques jours la sortie du virus : picotements, sensations de brûlure, engourdissement, douleur Lésion cutanée Petit bouquet de vésicules entouré dune auréole érythémateuse siégeant en général dans la région péri-buccale Evolution en 7 à 10 jours Les vésicules se dessèchent, coagulent en croûtes En labsence de grattage et de surinfection, pas de cicatrice

62 Est-on contagieux lorsque lon ressent les signes annonciateurs ? OUI Lherpès est contagieux du début de lapparition des signes à la cicatrisation complète Le risque de contagion est plus important pendant les poussées, mais existe également en dehors Le virus peut être présent dans les lésions, la salive, les sécrétions nasales, les larmes, le visage, les organes génitaux La transmission peut se faire : par contact direct par auto-contamination

63 Les facteurs favorisants les crises La fièvre La fatigue Le décalage horaire Les règles Lexposition au soleil Le stress ou une vive émotion La prise dalcool Un traumatisme local Les relations sexuelles

64 Prise en charge : conférences de consensus Primo-infection : traitement par voie générale Adulte et enfant de plus de 6 ans aciclovir cp : 200 mg 5 fois par jour pendant 5 à 10 jours Enfant de moins de 6 ans aciclovir suspension buvable Traitements locaux: pas dintérêt démontré Récurrence Traitement curatif aucune recommandation ne peut-être formulée Traitement préventif en cas de récurrences fréquentes: au moins 6 par an aciclovir: 400mg 2 fois par jour effet suspensif, la durée optimale du traitement ne peut-être fixée

65 AU STADE PRODROMIQUE, EST-IL POSSIBLE D ÉVITER L ÉRUPTION ? Une dose de SULFUR 7 ou 9 CH ou une dose de SULFUR IODATUM 7 ou 9 CH. Une heure après, une dose de VACCINOTOXINUM 9 CH. Enfin, une ou deux heures après, une dose de RHUS TOXICODENDRON 15 CH.

66 Infections à virus zona-varicelle La varicelle est la primo-infection par le VZV Contage direct par les gouttelettes de salive Contagiosité quelques jours avant le début de la maladie, persistant jusquà la disparition des croûtes Pénétration du virus par les voies aériennes supérieures, multiplication dans les ganglions lymphatiques Atteinte de la peau et des muqueuses provoquant les lésions Atteinte des ganglions sensitifs où le virus persiste latent Le zona est lexpression clinique de la réactivation du VZV Réactivation favorisée par lâge ou limmunodépression Migration des ganglions sensitifs, le long des fibres sensitives jusquà la peau

67 Varicelle Maladie infantile : 50 % des enfants avant 5 ans, 90 % avant 12 ans Incubation Inapparente, de 14 jours en moyenne Phase détat –Éruption sur la face et le thorax par phases successives de macules rosées, puis papules prurigineuses, puis vésicule transparente entourée dun fin liseré érythémateux –Dessèchement en 48 heures –Croûte brunâtre au 4ème jour tombant vers le 10ème jour –Fièvre modérée, micropolyadénopathie cervicale Guérison –Spontanée en 10 à 15 jours Complications Surinfection cutanée fréquente (staphylocoque, streptocoque)

68 Varicelle : recommandations Éviction scolaire jusquà disparition des croûtes Paracétamol uniquement Antihistaminiques sédatifs Ongles propres et coupés courts voire port de gants Si couches : les changer souvent Douches et bains quotidiens à leau tiède avec pain dermatologique Traitement antiseptique local Talc, poudre, pommade etc… non recommandés Éviter le contact dune femme enceinte ou dun immunodéprimé

69 Zona Traitement local Le traitement local est le même que celui de la varicelle. Chez quels patients doit-on prescrire un traitement anti-viral –Pour les sujets immunocompétents de moins de 50 ans atteints d'un zona non ophtalmique d'intensité modérée, il est inutile de prescrire un antiviral. L'éviction des collectivités n'est pas nécessaire. Le traitement doit être mis en route avant la 72 e heure de la phase éruptive. –Devant un zona ophtalmique –Chez les sujets de plus de 50ans en prévention des douleurs zostériennes

70 Mycoses superficielles : intertrigo interdigital dermatophytique onychomycoses

71 Pied dathlète (1) Mycose de type dermatophyte Concerne les 3éme et 4ème espaces interdigitaux Signes Prurit, brûlure, majorés par le soir ou le chaud Lésions: érythème, fissure au fond du pli, érosion, hyperkératose macérée Évolution –Atténuation spontanée à la faveur dun assèchement local –Extension vers la plante ou le dos des pieds/des orteils –Réaction à distance à type de dysidrose des mains en cas de foyer plantaire très inflammatoire –Surinfection bactérienne : lymphangite du pied ou érésypèle

72 Les mycoses provoquées par les dermatophytes (ce sont de loin les plus fréquentes). Au début, ces mycoses touchent les ongles des pieds. Le champignon contamine dabord la peau entre les orteils. Il se forme une coupure qui ne guérit pas. La fissure de la peau siège le plus souvent entre le quatrième et le cinquième orteil, parfois entre le troisième et le quatrième. Cette coupure précède souvent de plusieurs mois ou années la contamination des ongles, qui commence souvent au coin de longle dun gros orteil. Au début,la contamination de longle peut se traduire par les symptômes suivants : Coin dongle décollé, épaissi, de couleur blanc jaunâtre. En grattant sous longle, on retire une poudre blanchâtre et contagieuse. On observe parfois une traînée brun jaunâtre qui forme un trait ou fusée sur longle. Taches blanches. Beaucoup plus rarement, bande ou tache noire qui nécessitent un avis spécialisé.

73 Pied dathlète (2) Traitement Lutte contre lhumidité Port de chaussures adaptées Application dantifongiques : –La forme crème semble la plus adaptée, bien faire pénétrer pour éviter la macération –Les poudres imidazolées ont un intérêt préventif –Déborder largement lapplication au-delà de la zone atteinte –Vérifier pour chaque molécule la posologie et la durée du traitement ; en moyenne 3 semaines –Un traitement per os nest justifié quen cas datteinte étendue ou chronique mycoapaisyl* lamisilate*

74 Onychomycoses 30% des dermatophytoses Provoqués aux pieds essentiellement par des champignons kératinophiles les dermatophytes Évolution lente, le plus souvent résistantes aux traitements et récidivantes Nécessité de rechercher dautres foyers à distance : mains, plante des pieds, espaces inter-orteils, plis inguinaux, axillaires Toute anomalie des ongles nest pas une mycose

75 Onychomycoses

76 Onychomycoses : traitement Atteinte non matricielle de longle Seules les solutions filmogènes permettent la diffusion du principe actif à travers longle Mycoster sapplique quotidiennement sur tous les ongles du membre atteint. Enlever la solution filmogène une fois par semaine. Ne pas utiliser de savon alcalin Locéryl sapplique une ou deux fois par semaine. Nettoyer longle au dissolvant avant chaque application Durée des traitements : 6 à 9 mois Atteinte matricielle de longle Amycor onychoset sapplique une fois par jour après élimination de la partie ramollie de longle Traitement par voie générale

77 Acné vulgaire ou acné polymorphe juvénile Dermatose très fréquente à ladolescence : prévalence voisine de 100 % 85 % des adolescents ont une acné minime 15 % ont une acné grave dont 3 à 4% des hommes et 0,4% des jeunes filles ont une acné nodulo-kystique, suppurative et récidivante Cest une maladie inflammatoire des follicules sébacés du visage et du tronc

78 Acné : mécanismes Ils sont au nombre de 3 Lhyperséborrhée Sécrétion accrue de sébum sous la dépendance des hormones androgènes Lhyperkératinisation des canaux excréteurs sébacés Obstruction du follicule sébacé aboutissant à une rétention : microkyste fermé microkyste ouvert par élargissement du canal = point noir ou comédon Colonisation microbienne et inflammation Développement de la flore résidente de la peau dont : propionibactérium acnés Pathogénie par la libération de facteurs pro-inflammatoire : lipase, protéases Lésions résultantes : papules, papulo-pustules, nodules

79 Les mécanismes de lacné

80 Acné : 3 niveaux de gravité Lésions rétentionnelles : acné débutant Localisation: haut du visage (front, nez) –Comédons ou points noirs –Microkystes (élevures arrondies sous la peau) Lésions inflammatoires Papules : boutons rouges de quelques millimètres de diamètre Papulo-pustules : papules centrées par une pustule remplie de pus Acnés graves Acné nodulo-kystiques Lésions= kystes inflammatoires laissant dimportantes cicatrices

81 Papule Papulo-pustule Acné rétentionnelle Nodule Les mécanismes de lacné

82 Acnés secondaires Acnés provoqués par des facteurs externes Cosmétiques gras comédogènes Huiles minérales(ouvriers métallurgistes) Acnés provoqués par des facteurs internes Glucocorticoïdes, androgènes anabolisant Progestatifs(1ère et 2ème génération) Isoniazide Barbituriques, phénytoïne Lithium Amineptine (toxicomanie) Autres antidépresseurs Vitamine B12 Antimitotiques Halogènes : iode, brome

83 Acné rétentionnelle : traitement Nettoyer Nettoyer la peau matin et soir avec des produits non agressifs qui nassèchent pas la peau et ne lirrite pas : –Gels nettoyants moussants:bactopur, boréade, exfoliac –Lotions de toilette sans rinçage:effaclar, sébium H2O Soin exfoliant 2 ou 3 fois par semaine: sebium gommant, exfoliac gel désincrustant Masque purifiant : lutsine, epure be-mat, argile, hyfac plus Lucas championière Éviter de manipuler les boutons et points noirs Ne pas utiliser de savon de Marseille, de coton imbibé dalcool ou tout produit qui na pas fait la preuve de son caractère non comédogène

84 Acné rétentionnelle : traitement Traiter : le but : Diminuer laspect luisant de la peau Prévenir lhyperkératinisation Limiter la prolifération bactérienne crèmes traitantes séborégulatrices (cleanance, kéracnyl, boréade émulsion matifiante, sebium matifiant) crèmes traitantes kérato-régulatrices (cleanance K, kérafnia R, diozinac, effaclar K, exfoliac 10 et 15, hyfac plus, neostrata AHA 15, sebium AKN) Hydrater Réduire linconfort rencontré au cours des traitements : crèmes hydratantes et apaisantes(clean ac, hydrafnia, exfoliac réparatrice)

85 Acné rétentionnelle : trétinoïne Conseils dutilisation –Sapplique sur une peau propre et sèche en évitant le contour des yeux, les paupières, les lèvres, les narines –1 application par jour en traitement dattaque, 2 ou 3 fois par semaine en traitement dentretien. Ajustement en fonction des résultats obtenus –Amélioration maximum vers la 12ème ou 14ème semaine de traitement –Éviter tout produit pouvant entraîner une irritation locale –Lexposition au soleil est à éviter –Ne pas utiliser chez la femme enceinte

86 Acné inflammatoire Traitement local Peroxyde de benzoyle Propriétés : antibactérien, kératolytique, sébostatique Appliquer en couche mince sur une peau lavée, rincée, séchée Irritant en début de traitement, photosensibilisant Décolore certaines fibres Érythromycine lotion ou gel Traitement par voie orale : antibiothérapie Doxycycline, minocycline ont lAMM dan cette indication 100 mg par jour pendant trois mois (le traitement demi-dose nest pas validé) Administrer au cours du repas du soir, avec un grand verre deau 1heure avant le coucher Photosensibilisant CI : grossesse, rétinoïdes

87 Conseils entourant la délivrance du « Roaccutane » (peau, muqueuses…)

88 Roaccutane : traiter les effets cutanéo-muqueux Chéilite : stick ou crème labiale Sécheresse et irritation cutanée : savon surgras, pain dermatologique, crème ou lait hydratant Irritation conjonctivale : larmes artificielles Sécheresse nasale : vaseline officinale ou pommade cicatrisante Sécheresse vaginale : lubrifiant adapté Soleil : éviter de sexposer aux heures densoleillement maximal, appliquer des crèmes à haut coefficient de protection

89 Quelles sont les contre indications du Roaccutane ®? Allergie au produit ou à l'un des composants du Roaccutane ® Hypervitaminose A Association aux cyclines Insuffisance rénale (reins) ou hépatique (foie) Augmentation des lipides dans le sang Femme en age de procréer sans contraception efficace Grossesse et allaitement

90 Conseils d'utilisation du Roaccutane ® Respecter la prescription du médecin –En cas d'irritation, de sécheresse de la peau, de rougeurs, d'augmentation du nombre et de la taille des boutons d'acné, de fatigue... sous Roaccutane arrêter le traitement et consulter un médecin pour connaitre la conduite à tenir –Eviter le soleil et les UV sous Roaccutane ® –Eviter d'appliquer des crèmes irritantes sur la peau durant le traitement par Roaccutane ® –Eviter les épilations à la cire durant le traitement par Roaccutane ® –Eviter le sport de haut niveau durant le traitement par Roaccutane ® –Préférez les lunettes aux lentilles de contact durant le traitement par Roaccutane ®

91 Mentions obligatoires sur lordonnance Réalisation récente dun test de grossesse Réalisation du niveau de compréhension Signature de laccord de soin et de contraception

92 Traitement de lacné Acné légère Acné modérée Acné sévère Acné tardive femme Traitement local Antibiotiques généraux Isotrétinoïne +++ Si nécessaire Traitement hormonal À discuter chez la femme Contraception obligatoire +++

93 Combien de temps faut-il compter pour que mon acné disparaisse complètement une fois le traitement débuté ? Un traitement local et général bien conduit ne donne que peu de résultats après un mois de traitement, –20% d'amélioration après deux mois, –60% après six mois –80% après huit mois. Un traitement par isotrétinoïne permet 100% d'amélioration en 3 à 6 mois.

94 La contraception peut elle aggraver mon acné ? De nombreux contraceptifs peuvent aggraver l'acné notamment ceux qui contiennent des dérivés de la nortestostérone : adépal, minidril, trinordiol, ludeal, microval, mirena). L'interruption d'une contraception est aussi souvent l'occasion d'une poussée d'acné.

95 Quelle est le rôle de l'alimentation dans la survenue de l'acné ? L'alimentation n'a aucun rôle à jouer dans la survenue ou l'aggravation de l'acné. Les abus alimentaires sont nocifs pour la santé mais une consommation normale de chocolat n'influe pas le devenir de l'acné !. Une étude récente tend à monter un rapport entre acné et poids excessif chez les enfants mais il faut savoir qu'un excès de poids augmente le taux des hormones mâles.


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