La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Désir tardif denfant Yolande Caroit-Cambazard Service Gynécologie-Obstétrique CHU NANTES.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Désir tardif denfant Yolande Caroit-Cambazard Service Gynécologie-Obstétrique CHU NANTES."— Transcription de la présentation:

1 Désir tardif denfant Yolande Caroit-Cambazard Service Gynécologie-Obstétrique CHU NANTES

2 A. Généralités

3 1. Réel phénomène de société Amélioration des techniques contraceptives Mariage tardif Carrière professionnelle Seconde union PMA

4 1. Réel phénomène de société 2 à 3 % des naissances

5 2. 2 populations Primipares âgées – Complications obstétricales liées à lâge Multipares âgées – Complications liées à lâge – Complications liées à la multiparité

6 3. Définitions Parturientes âgées – Femmes à partir de 40 ans Parturientes dâge maternel très avancé (very advanced maternal age) – Femmes à partir de 45 ans

7 4. Réserve ovarienne Apparition des gonocytes primordiaux dès le 21 ème jour de fécondation 1ers ovocytes dès la 12 ème semaine de vie fœtale 5 ème mois de vie fœtale : 7 millions dovocytes

8 4. Réserve ovarienne 34 SA : à 2 millions Naissance : ans : ans : 1500

9 5. Fécondabilité dun couple 25 % par cycle à 25 ans 12 % à 35 ans 6 % à 42 ans (avec 50 % davortements spontanés, soit 3 % denfants de retour à la maison !) Baisse de la fécondité après 35 ans !!!!

10 5. Infécondité France : 1 couple sur 7, 1 sur 10 a recours à la PMA A 30 ans : 6 femmes sur 100 seront sans enfant A 40 ans : 36 femmes sur 100 seront sans enfant

11 5. Infécondité Le déclin de la fécondité sexplique par : – Vieillissement ovocytaire – Diminution du capital folliculaire – Augmentation de la pathologie utérine – Moindre fréquence des rapports sexuels

12 5. Infécondité « Un enfant quand je veux » « Un enfant quand je peux ! » (Belaisch Allart J)

13 6. Ménopause France : Age moyen de la ménopause : 49 ans Mais 10 % des femmes seront ménopausées à lâge de 45 ans 1% avant 40 ans 0,1 % avant 30 ans Christin- Maître S, Annales dendocrinologie 2006 ; 67 :

14 7. Age de la 1 ère grossesse France : 30 ans Désir de grossesse de plus en plus tardif (> 35 ans)

15 8. Augmentation des grossesses multiples 3 % après 40 ans contre 2,15 % avant 30 ans 3 facteurs : – Age – PMA – Augmentation des naissances Risques des grossesses multiples

16 B. Pathologies de la grossesse 1 er trimestre

17 1. Avortements spontanés 11,7 % entre 30 et 34 ans 17 % entre 35 et 39 ans 33,8 % après 40 ans 53,2 % après 45 ans (Warbuton D In Perinatal Genetics)

18 1. Avortements spontanés 60 % de ces avortements précoces sont liés à des anomalies chromosomiques (Boue J, Teratology 1975 ; 12, 11-26)

19 2. Aberrations chromosomiques Les anomalies chromosomiques augmentent avec lâge : 1,6 % à 28 ans 2,21 % à 40 ans 4% à 42 ans (Sifroi JP, Reproduction Humaine et Hormones 1991 ; 4, )

20 2. Aberrations chromosomiques La Trisomie 21 représente la moitié des atteintes chromosomiques imputables à lâge maternel

21 2. Aberrations chromosomiques Naissances des T21 : – 10,4 sur à 40 ans – 18,3 pour à 42 ans – 44,1 pour à 45 ans – 107 pour à 48 ans (Hecht CA, Prenat Diagn 1994 ; 14, )

22 2. Aberrations chromosomiques Les T 13, 18 et les anomalies sexuelles augmentent avec lâge (47 XXX, 47 XXY) (Hecht CA, Prenat Diagn 1994 ; 14, )

23 3. GEU 7 % après 40 ans contre 1,7 % entre 20 et 24 ans (Nybo Andersen AM, BMJ 2000 ; 320, )

24 4. IVG 7 % du total des IVG en 2000, soit 47 % des conceptions survenant à 40 ans et au-delà (Nisand I)

25 5. Malformations congénitales Augmentent avec lâge : – 3,5 % vers 20 ans – 5 % au-delà de 40 ans (Cleary-Goldman J, Obstet Gynecol 2005 ; 105 : )

26 6. Maladies Trophoblastiques Augmentent avec lâge (La Vecchia C, J Natl Cancer Inst 1984 ; 73 : )

27 B. Complications de la grossesse

28 1. Pathologies chroniques associées HTA Fibromes Diabète Obésité Pathologies cardiaques Pathologies thyroïdiennes…

29 2. Diabète gestationnel A. Qui dépister ? – Age > 35 ans : risque x 2 à 3 – IMC > 25 kg/m2 – ATCD de diabète chez les apparentés de 1 er degré – ATCD personnels de diabète gestationnel ou denfant macrosome

30 2. Diabète gestationnel B. Quand dépister ? –1 ère consultation prénatale : On estime à 30 % le taux de diabète de type 2 méconnus et à 15 % la proportion de DG qui sont des diabètes de type 2 Augmentation de la prévalence de diabète de type 2 chez les femmes en âge de procréer => Recherche dun diabète de type 2 méconnu en présence des facteurs de risque : Glycémie à jeun

31 2. Diabète gestationnel B. Quand dépister ? –2. Idéalement, à la consultation préconceptionnelle => Recherche dun diabète de type 2 méconnu en présence des facteurs de risque : Glycémie à jeun

32 2. Diabète gestationnel B. Quand dépister ? –3. Sinon SA : Car, cest à cette date, que la tolérance glucosée maternelle se dégrade

33 2. Diabète gestationnel B. Quand dépister ? –4. Plus tard, : Si pas de dépistage antérieur sur facteurs de risque, ou biométries > 97 ème percentile ou hydramnios => Glycémie à jeun

34 2. Diabète gestationnel C. Comment dépister ? –1. 1 er trimestre : Glycémie à jeun

35 2. Diabète gestationnel C. Comment dépister ? – SA : HGPO 75g de glucose : –Glycémie à jeun –A 1 h –A 2 h

36 2. Diabète gestationnel D. Critères diagnostiques –1. 1 er trimestre : Diabète de type 2 : –Glycémie à jeun > 1,26 g/l (7 mmol/l) Diabète gestationnel : –Glycémie à jeun > 0,92 g/l (5,1 mmol/l)

37 2. Diabète gestationnel D. Critères diagnostiques – SA : Diabète gestationnel : HGPO 75g de glucose : –Glycémie à jeun > 0,92 g/l (5,1 mmol/l) –ET/OU Glycémie à 1 heure > 1,80 g/l (10 mmol/l) –ET/OU Glycémie à 2 heures > 1,53 g/l (8,5 mmol/l)

38 2. Diabète gestationnel E. Traitements –1. Prise en charge diététique : Apport calorique selon IMC préconceptionnel, la prise de poids gestationnelle et les habitudes alimentaires Apport recommandé : entre 25 et 35 kcal/kg/j Restriction calorique recommandée en cas dobésité : elle ne doit pas être inférieure à 1600 kcal/j Apports en hydrates de carbone : 40 à 50 % de lapport calorique total Apport glucidique réparti en 3 repas et 2 à 3 collations

39 2. Diabète gestationnel E. Traitements – 2. Autosurveillance glycémique : 6 fois par jour : à jeun et 2 h après le début du repas Objectifs : –Glycémie à jeun < 0,95 g/l –Glycémie à 2 h < 1,20 g/l

40 2. Diabète gestationnel E. Traitements –3. C. Activité physique : 30 minutes 3 à 5 fois / semaine

41 2. Diabète gestationnel E. Traitements –4. Insulinothérapie : Si objectifs glycémiques non atteints après 7 à 10 jours de règles hygiéno-diététiques Antidiabétiques oraux : non recommandés

42 2. Diabète gestationnel F. Pronostic – Risque ultérieur accru de diabète de type 2 : X 7 !!!!!!!!!! – Le risque augmente avec le temps et persiste au moins 25 ans –Récidive nouvelle grossesse = 50 % !

43 3. HTA et Pré-éclampsie HTA gravidique est augmentée dès 40 ans Augmentation de la pré-éclampsie, surtout chez nullipares Augmentation de la pré-éclampsie liée aussi à lIMC (Luke B, Hum Reprod 2007 ; 22 : )

44 4. Placenta praevia Placenta praevia x 8 chez les nullipares âgées / nullipares jeunes (20-29 ans) (Gilbert W, Obstet Gynecol 1999 ; 93 : 9-14)

45 4. Placenta praevia 2 % des femmes de 40 ans (Cleary Goldman J, Obstet Gynecol 2005 ; 105 : )

46 4. Placenta praevia Lâge maternel est un facteur de risque indépendant, lié aux anomalies de vascularisation de lendomètre (Ananth CV, Obstet Gynecol 1996 ; 88 : )

47 4. Placenta praevia Le placenta accreta augmente avec la parité et les ATCD de césariennes ; mais lâge avancé constitue un facteur de risque supplémentaire

48 C. Pathologie du travail et modes daccouchement

49 1. Termes dépassés Taux identique, quel que soit lâge des patientes Déclenchements plus fréquents après 40 ans (Joseph KS, Obstet Gynecol 2005 ; 105 : )

50 2. Anomalies de présentation foetale Plus fréquentes 7,6 % de présentations non céphaliques à 40 ans versus 5 % entre 20 et 34 ans => Augmentation des césariennes (Audipog )

51 3. Anomalies du travail Plus fréquentes Plus de dystocies, plus de travail long, plus dextractions instrumentales Plus de césariennes (Treacy A, Am J Obstet Gynecol 2006 ; 195 : )

52 3. Anomalies du travail Augmentation des césariennes avant travail et en urgence

53 3. Anomalies du travail Causes multiples : – Utérus fibromateux et ATCD de myomectomie – Pathologies gravidiques – Anomalies de présentation – Macrosomie – Travail long et dystocique – PMA

54 3. Anomalies du travail Mais lâge est un facteur de risque indépendant : le comportement de lobstétricien et lanxiété de la gestante jouent certainement un rôle non négligeable…

55 4. Hémorragies de la délivrance Plus fréquentes, surtout lors du 1 er accouchement (Jolly M, Hum Reprod 2000 ; 15 : )

56 5. Suites de couches Séjour plus long Augmentation allaitement maternel Risque accru de thrombose après 35 ans – Embolie pulmonaire : 0,15 % après 40 ans contre 0,05 % avant (Jolly M, Hum Reprod 2000 ; 15 : )

57 D. Mortalité maternelle

58 1. Définition « Tout décès de femme survenu au cours de la grossesse ou dans un délai de 42 jours après son issue, quelle que soit sa durée, sa localisation, de toute cause liée ou aggravée par la grossesse ou les soins quelle a pu motiver, à lexception des causes accidentelles ou fortuites »

59 2. La France et le Monde France = 13 ème rang des pays européens, plus mauvais que le moyenne européenne Même niveau que le Portugal et lIrlande, et loin derrière la Suède la mieux placée Mais … attention aux recueils des données…

60 2. La France et le Monde Mais… France = un des meilleurs indicateurs de natalité naissances en 2011

61 2. La France et le Monde France = 9 / (75 à 80 morts maternelles par an) Moyenne pour les pays européens : 6,3 / Pays sous-développés : – 1,6 à 2 % au Sierra Leone, en Afghanistan, au Niger – En Inde, la mortalité maternelle est la même en 1 semaine que la mortalité maternelle annuelle en Europe (Milliez J, Int J of Gyn Obst 2009 ; 106 : )

62 2. La France et le Monde Les Etats-Unis ne sont pas mieux lotis : – Plus de 2 femmes meurent chaque jour … – 13,3 / en 2006, avec des extrêmes à Washington et à New-York (34,9) et chez les femmes noires (83,6) (Amnesty International 2010)

63 3. Les causes Plus de la moitié peuvent être évités !!!!!!!! (Amnesty International 2010)

64 3. Les causes Les hémorragies du post- partum : 1 ère cause (87 % évitables !!!!!!!) : Traitement inadéquat et retard au diagnostic !!!!!!!!

65 3. Les causes Embolies amniotiques HTA Maladie thrombo-embolique Infections Complications anesthésiques…

66 4. Les circonstances du décès Disparité nationale Nationalité : – X 2 pour les étrangères – maximale pour les femmes dAfrique Subsaharienne – Non augmentée pour les femmes européennes et dAfrique du Nord

67 4. Les circonstances du décès Lâge : – Le risque par rapport aux femmes de 20 ans est : X 3 entre 35 et 39 ans X 5 entre 40 et 44 ans X 15 après 45 ans

68 4. Les circonstances du décès La césarienne : – présente dans 50 à 60 % des décès –Risque significatif X 3 par rapport à la voie basse – Anesthésie, infections, thrombo-embolies

69 4. Les circonstances du décès 50 % des décès sont évitables

70 5. Lévitabilité Mesures inappropriées Retard à la décision Erreur de stratégie

71 5. Lévitabilité « Le bon geste au bon moment au bon endroit » !!!!!!!!!

72 E. Etat des enfants à la naissance

73 1. Prématurité Augmentation de la prématurité – 8,3 % après 40 ans, versus 5,8 % entre 20 et 29 ans Surtout prématurité consentie, du fait des pathologies maternelles et foetales (Joseph KS, Obstet Gynecol 2005 ; 105 : )

74 2. Poids de naissance Le poids de naissance moyen diminue avec lâge (Luke B, Hum Reprod 2007 ; 22 : )

75 3. Mortalité néonatale Augmentation des morts in utéro et de la mortalité néonatale (Luke B, Hum Reprod 2007 ; 22 : )

76 F. Grossesses après 45 ans

77 1. Complications Plus de pré-éclampsie Plus de diabète Plus de césariennes Plus de prématurité (16,2 % versus 9,6 % dans le groupe ans chez les primipares) Plus de RCIU (Luke B, Hum Reprod 2007 ; 22 : )

78 2. Bilan préconceptionnel après 45 ans Biologie (glucido-lipidique, NFS plaq, coag, bilan hépatique) Cs cardiologique Mammographie Certificat obstétricien ne contre-indiquant pas la grossesse

79 F. Grossesses après 50 ans

80 1. Epidémiologie Grossesses spontanées rarissimes – 30 naissances par an – 45 IVG – 25 FCS (INED 1993) Don dovocytes à létranger

81 2. Pronostic obstétrical Augmentation des risques pour la mère et le ou les enfants !!!!!!! Bilan pré-conceptionnel…avant don dovocyte

82 3. Problèmes soulevés Problèmes éthiques – Y-a-t-il un âge pour être mère ? Grand-mère ? – Comment gérer les réveils nocturnes des petits à 50 ans, ladolescence à 65 ans et quid de parents très âgés ? – Majoration des risques dêtre orphelin tôt dans sa vie… – Coût de telles grossesses ?

83 3. Problèmes soulevés Problèmes éthiques –Peut-on comme les hommes repousser lâge dêtre mère ? – Au nom du féminisme, les femmes doivent- elles absolument tout faire comme les hommes ? – Légalité nexclut pas la différence…

84 A. Conclusions

85 1. Fécondité Fécondité des couples diminue rapidement avec lâge, surtout à partir de 35 ans Il est nécessaire de prendre en charge rapidement les patientes qui consultent pour infécondité, après 35ans En PMA, le taux de grossesses obtenues après 40 ans chute de moitié

86 2. Pathologies du 1 er trimestre A 40 ans et plus, les risques danomalies chromosomiques et de malformations congénitales augmentent => Echographies !!!!!!

87 3. Pathologies préexistantes A 40 ans et plus, les pathologies préexistantes augmentent, notamment lHTA => Consultation préconceptionnelle et consultation spécialisée

88 4. Pathologies en cours de grossesse En cas de grossesse tardive, lHTA chronique, lhypertension artérielle gravidique et la pré-éclampsie sont plus fréquentes

89 4. Pathologies en cours de grossesse Le placenta praevia est plus fréquent chez les femmes de plus de 40 ans; placenta accreta et HRP restent surtout liés à la multiparité

90 5. Pathologies au cours du travail et modes daccouchements Le taux de césariennes est considérablement augmenté chez les patientes de 40 ans et plus, primipares et multipares confondues

91 6. Mortalité maternelle La mortalité maternelle ne diminue pas et le risque augmente considérablement après ans, en raison des pathologies obstétricales et médicales préexistantes à la grossesse. La césarienne nen permet certainement pas la réduction…

92 « Les mères, les nouveau-nés et les enfants représentent le bien être dune société et son potentiel à venir. Si leurs besoins en matière de santé ne sont pas satisfaits, toute la société en souffrira. » Lee Jong-Wook Directeur de lOMS de 2003 à 2009

93 La maternité à ladolescence Yolande Caroit-Cambazard Service Gynécologie- Obstétrique CHU NANTES (Mémoire Amandine Filou 2011)

94 « Elle avait cette grâce fugitive de lallure qui marque la plus délicate des transitions, ladolescence, les deux crépuscules mêlés, le commencement dune femme dans la fin dun enfant » Les travailleurs de la mer (1866) Victor Hugo

95 A. Généralités

96 1. Définition Adolescere : « grandir vers… » Petit Larousse « période de la vie entre lenfance et lâge adulte pendant laquelle se produit la puberté et se forme la pensée abstraite »

97 1. Définition Transformations corporelles, psychologiques, cognitives, sexuelles et sociales Construction sociale

98 2. Fréquence adolescentes en France 4,7 % de la population globale

99 2. Fréquence en France Taux de grossesse chez les femmes de 10 à 18 ans : 2,4 % 1/3 menées à terme : 0,8 % des naissances en 2008 Un des taux les plus faibles en Europe (Rey A-M)

100 3. Fréquence dans le Monde Suisse : 0,4 % des naissances Royaume-Uni : 2,6 % des naissances Russie : 4,6 % des naissances USA : 4,8 % des naissances

101 3. Profils des adolescentes « Il serait tout à fait exceptionnel que les adolescentes deviennent mères par ignorance, naïveté, ou par inaptitude à utiliser les moyens de contraception » (Faucher P, Gynécologie Obstétrique Fertilité, 2002 ; 30 (12) : )

102 2. Profils des adolescentes 3 profils : –1. Grossesse, vérification de lintégrité du corps et des organes de reproduction (« culturelle ») – 2. Grossesse, prise de risques – 3. Grossesse, recherche dun objet de comblement des carences de lenfance (Marcelle D, 2000)

103 4. Sexualité 1ers rapports sexuels en France : 17 ans et 6 mois Autour de 100 % de rapports à 19 ans (Durand S, 2001)

104 4. Sexualité En 2007, ¾ des adolescentes ont recours à une méthode contraceptive lors de leur 1 er rapport (38 % utilisent la pilule) (Robin G, Gynécologie Obstétrique et Fertilité ; 35 (10) : )

105 4. Sexualité Rapports souvent mal ou non protégés Absence totale de contraception plus fréquente chez les ados (9,4 % contre 3,6 % chez les adultes) Proportion déchec de préservatif plus élevée (17,8 % contre 11,5 %) (Zufferey M, Médecine et Hygiène 1992 ; 50 : )

106 4. Sexualité Manque dexpérience => échec de contraception Sentiment de toute puissance et dinvulnérabilité Opposition active au discours de prévention des adultes Prise de risques (Bonierbale-Branchereau M, Mises à jour en Gynécologie Médicale 2003 : 5-19)

107 4. Sexualité Grossesse et maternité = signes dindépendance et de détachement

108 5. Fécondité Très élevée

109 B. Caractéristiques sociales et familiales des patientes

110 1. Informations générales 1. Age à laccouchement – 17, 5 ans 2. Origine ethnique –80 % dorigine étrangère 3. Grossesses culturelles –La moitié des patientes

111 2. Informations socio- économiques 1. Situation professionnelle des mères –63 % sans activité –30 % sont scolarisées au moment de la grossesse : la déscolarisation est un facteur de risque de grossesse précoce –4 % ont une profession

112 2. Informations socio- économiques 2. Couverture sociale –74,3 % des adolescentes assurées sociales, seules 2,6 % ont la Sécurité Sociale et une mutuelle, 23 % ont la Sécurité Sociale et la CMU et 47,8 % nont pas de mutuelle

113 2. Informations socio- économiques 3. Situation familiale –63 % sont célibataires (83 % connaissent le père de lenfant) –Même si ladolescente est en couple, lunion sera rompue dans 75 % des cas dans les 5 ans

114 2. Informations socio- économiques 4. Le père – Majeurs dans la moitié des cas – La majorité sont sans activité

115 2. Informations socio- économiques 5. Type de logement – 42 % des adolescentes vivent chez leurs parents – 18 % dans la belle-famille –11,5 % vivent avec le père de lenfant

116 2. Informations socio- économiques 6. Contexte de grossesse – 40 % sont désirées – 2,4 % de viols (surtout avant 15 ans)

117 2. Informations socio- économiques 7. Parité – 90 % sont primipares

118 B. Pathologies de la grossesse 1 er trimestre

119 1. IVG En augmentation depuis les années IVG par an en France (5,7 %) chez les moins de 18 ans 11,5 pour 1000 chez les mineures

120 1. IVG 61,9 % ans 50,4 % ans 1 grossesse sur 3 sera menée à terme (FCS) (Uzan M, La grossesse et laccouchement des adolescentes. EMC ; p)

121 B. Complications de la grossesse

122 1. Anémie 40 % avant laccouchement => Faible niveau socio-économique

123 2. MAP Augmentation de la prématurité – 10 %

124 3. RCIU Augmentation – 13 %

125 C. Pathologie du travail et modes daccouchement

126 1. Voie basse La majorité des adolescentes accouchent normalement avec peu dépisiotomies Durée du travail est courte = 6 heures 21 % dextractions instrumentales

127 2. Césarienne 12 % de césariennes, donc taux faible…mais patiente très jeune En France : 20 % de césariennes sur la population générale

128 E. Suites de couches

129 1. Allaitement maternel Plus de la moitié des patientes allaitent (en augmentation) : meilleur accompagnement de ces jeunes mamans avec renforcement du lien mère-bébé

130 A. Conclusions

131 1. Risques majeurs Psychologiques Sociaux

132 1. Risques majeurs Grossesse à haut risque –Médical –Social –Psychologique

133 1. Risques majeurs Rappelons : –Précarité –Pas de travail –Violences –Isolement –Suivi tardif –Pas de SS –Plus de prématurité –Plus de RCIU –Augmentation de la mortalité infantile –Risque de 2 ème grossesse rapidement

134 2. Que faire ? 1. Prise en charge médico-psycho-sociale : –Réseaux entre les structures de soins et associatives pour permettre aux adolescentes un accès plus facile à une aide médicale, sociale et psychologique dès la découverte de la grossesse –Rupture de lisolement des adolescentes enceintes et en post-partum (maisons maternelles) –UGOMPS –Suivi de la grossesse –Organiser laccueil de lenfant

135 2. Que faire ? 2. A la sortie de la maternité : –Prescription dune contraception adaptée à la sortie de la maternité –Hébergement à la sortie de la maternité –Suivi post-natal nécessaire pour accompagner la relation mère-enfant, limiter les risques pour lenfant et éviter rapidement une nouvelle grossesse (PMI, réseau social, visite post- natale…)

136 2. Que faire ? 2. A la sortie de la maternité : –Eviter déscolarisation avant et après laccouchement –Faciliter le retour à lécole et la reprise dun projet professionnel

137 2. Que faire ? 3. IVG –Accessible jusquà 14 SA –Informations –Possible sans autorisation parentale –Pas de frais pour les mineures

138 2. Que faire ? 4. Contraception –Droit à la contraception –Informations sur les différents moyens –Lieux dinformation et de prescription

139 2. Que faire ? 4. Contraception –Contraception durgence délivrée sans prescription en 2000 NORLEVO* : 1 cp dans les 72 heures –« Si vous êtes mineure : Vous pouvez obtenir le Norlevo® et le Lévonorgestrel Biogaran®, gratuitement et de manière anonyme : Dans une pharmacie. Nhésitez pas à poser vos questions à votre pharmacien, qui est là pour vous conseiller. Dans un centre de planification ou déducation familiale. Renseignez-vous auprès de votre mairie, il en existe dans tous les départements. Auprès de linfirmière scolaire de votre établissement, si vous êtes collégienne ou lycéenne. –A noter : vous ne pouvez pas obtenir lEllaone® dans les mêmes conditions. » (Ameli)

140 2. Que faire ? 4. Contraception –Contraception durgence ELLAONE* : 1 cp dans les 5 jours suivant le rapport sexuel –L'ulipristal acétate est un modulateur synthétique sélectif des récepteurs de la progestérone actif par voie orale qui agit en se liant avec une forte affinité aux récepteurs de la progestérone humaine. Le mécanisme d'action primaire est l'inhibition ou le retard de l'ovulation –Il faut une ordonnance –98 % defficacité

141 2. Que faire ? 4. Contraception –Seul moyen de vivre de façon plus adaptée létape de ladolescence pour éviter ladolescence avortée (Uzan M)

142 2. Que faire ? 5. Education à la sexualité –Au sein de lécole

143 3. Et vous, que pouvez- vous faire ? 1. Loi de 2009 –Depuis la loi HPST du 21 juillet 2009, les sages-femmes peuvent pratiquer des consultations de suivi gynécologique et de contraception auprès des femmes en bonne santé….


Télécharger ppt "Désir tardif denfant Yolande Caroit-Cambazard Service Gynécologie-Obstétrique CHU NANTES."

Présentations similaires


Annonces Google