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TC Économie du développement - IHEID

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Présentation au sujet: "TC Économie du développement - IHEID"— Transcription de la présentation:

1 TC Économie du développement - IHEID
Les théories des avantages absolus (A. Smith) et des avantages comparatifs (D. Ricardo) TC Économie du développement - IHEID 10e séance

2 Objectifs de la présentation
Raisonner sur les avantages que les pays peuvent tirer de la division internationale du travail et du commerce entre pays Connaître les théories de base des auteurs classiques (A. Smith, D. Ricardo) qui justifient les politiques commerciales libre-échangistes

3 Plan de la présentation
À quoi servent ces outils ? Comment fonctionnent ces outils ? Quelles questions soulèvent ces outils ? Conclusion

4 À quoi servent cet outils ?
Théorisent les échanges internationaux de marchandises. Quelles marchandises peuvent-elles être échangées entre différents pays et à quels prix ? Quels bénéfices les différents pays tirent-ils de ces échanges ?

5 Comment fonctionnent ces outils ? (1)
La spécificité de la question du commerce international : Commerce international Pays 1 Mobilité du travail Mobilité du capital Mobilité des marchandises Pays 2 Mobilité du travail Mobilité du capital Mobilité des marchandises Mobilité - du travail ? du capital ? des marchan-dises ? Mobilité – concurrence – homogénéisation des rémunérations (salaires / profits). Différentes hypothèses faites sur la mobilité du travail et du capital dépendent les différentes théories développées. Commerce intérieur Commerce intérieur

6 Comment fonctionnent ces outils ? (2) Les avantages absolus (A. Smith)
Hypothèses : un seul facteur de production, le travail, immobile au niveau international ; libre circulation des marchandises au niveau international. Idée : deux pays ont intérêt à échanger lorsque chacun est plus productif pour une certaine marchandise. À nombre égal de journées de travail : la production totale de marchandises sera plus importante ; chaque pays pourra obtenir une quantité supérieure de chaque marchandise. Smith : considéré comme fondateur de l’économie politique, avec les physiocrates dont il est contemporain. Lui est écossais alors que les principaux physiocrates sont français. A. Smith est universitaire – notamment chaire de philosophie morale de Glasgow (à l’époque pas encore de chaire d’économie !). Livre principal en 1776 : Recherche sur la Nature et les Causes de la Richesse des Nations, livre fondateur de l’école classique et point de référence pendant tout le XIXe siècle voire plus longtemps encore. Il y défend la liberté économique – dont il développe l’analogie avec la liberté naturelle. Et développe l’idée de division du travail, c’est-à-dire des gains pour tous de la spécialisation du travail et de la coopération entre les métiers par le biais du commerce (vision harmonieuse). (Exemple des ciseaux du berger pour tondre le mouton) D’abord à l’intérieur d’un pays puis entre les pays, ce qui le conduit à développer une théorie du commerce international qui est ce qui nous intéresse ici. Raisonnement de Smith : si produire du vin est beaucoup plus coûteux en Grande-Bretagne qu’au Portugal (manque de soleil, terres pas adéquates), alors il vaut mieux l’importer et vendre autre chose que la Grande-Bretagne produit à meilleur prix que le Portugal (par exemple des textiles). Chacun individuellement y gagnera et la production totale sera plus élevée. Hypothèse sur les facteurs de production : économie classique, fonde la valeur des choses sur le travail nécessaire à leur production. Les différences entre pays sont donc essentiellement appréhendées en terme de productivité du travail. Remarque : dans ces modèles on ne tient pas compte des coûts de transport (on suppose qu’ils sont nuls).

7 Comment fonctionnent ces outils ? (3) Les avantages absolus
Exemple : deux pays produisent les quantités suivantes de blé et de toile par heure de travail en autarcie. Le pays 1 a un avantage absolu dans la production de blé (productivité sup. à celle du pays 2). Le pays 2 a un avantage absolu dans la production de toile (productivité sup. à celle du pays 1). Pays 1 Pays 2 Blé 6 4 Toile 1 2 Avantages absolus grâce à : - dotations initiales en ressources naturelles favorables - avance technologique

8 Comment fonctionnent ces outils ? (4) Les avantages absolus
Supposons que chaque pays dispose de 1000 heures de travail et consacre 500 heures à la production de blé et 500 heures à celle de toile. Les quantités produites en autarcie par chaque pays et la production totale sont : Pays 1 Pays 2 Production totale Blé 3000 (500 h * 6 unités/h) 2000 (500 h * 4 unités/h) 5000 Toile 500 (500 h * 1 unité/h) 1000 (500 h * 2 unités/h) 1500 Autarcie : lecture en colonnes

9 Comment fonctionnent ces outils ? (5) Les avantages absolus
Spécialisation et commerce international : le pays 1 se spécialise maintenant dans la production de blé et y consacre 1000 h de travail ; le pays 2 se spécialise maintenant dans la production de toile et y consacre 1000 h de travail. Pays 1 Pays 2 Prod. totale Blé 6000 (1000 h * 6 unités/h) (0h * 4 unités/h) Toile (0h * 1 unité/h) 2000 (1000 h * 2 unités/h)

10 Comment fonctionnent ces outils ? (6) Les avantages absolus
La production totale de blé et de toile a augmenté grâce à la spécialisation et au commerce international : Autarcie Commerce international Gain Blé 5000 6000 1000 ( ) Toile 1500 2000 500 ( )

11 Comment fonctionnent ces outils ? (7) Les avantages absolus
Le prix d’échange s’établit entre : 1 unité de toile pour 6 unités de blé (taux du pays 1) ; 2 unités de toile pour 4 unités de blé (taux du pays 2). Chaque pays obtient grâce au commerce international le produit pour lequel il est le moins productif à un taux plus avantageux. Etant donné la mobilité du travail dans chaque pays, on suppose qu’à l’intérieur de chaque pays le prix d’échange tend vers les coûts de production. Le prix d’échange international reste indéterminé. Cette indétermination ne sera levée que par John Stuart Mill : déterminé par offre et demande internationales, mais ne tend pas vers coûts de production comme dans le cas du commerce intérieur car pas d’homogénéisation des rémunérations des facteurs.

12 Comment fonctionnent ces outils. (8) Les avantages comparatifs (D
Comment fonctionnent ces outils ? (8) Les avantages comparatifs (D. Ricardo) Hypothèses inchangées sur le facteur travail (immobile au niveau international) la libre circulation des marchandises. Idée : deux pays peuvent tirer profit du commerce international même en l’absence d’avantages absolus. Il suffit que chacun ait un « avantage comparatif » dans la production d’une marchandise. Deuxième auteur, qui suit A. Smith et va perfectionner sa théorie : avantages absolus  comparatifs. Ricardo est né à Londres, en 1772 (il a 4 ans quand A. Smith publie la Richesse des Nations) A la différence de Smith, Ricardo est un banquier – monde des affaires – et pas un universitaire. École classique (S’intéresse à la question de la répartition des rémunérations et non seulement de la production.) Il publie en 1817 les Principes d’Économie Politique, dont une partie est dédiée à une nouvelle théorie du commerce international.

13 Comment fonctionnent ces outils ? (9) Les avantages comparatifs
Exemple : deux pays 1 et 2 produisent les quantités suivantes de blé et de toile par heure de travail en autarcie. Pays 1 Pays 2 Blé 4 6 Toile 1 2 Avantage comparatif Avantages absolus Avantage comparatif Expliquer que les prix relatifs se déduisent du nombre d’heures de travail puisque c’est le seul facteur de production selon les hypothèses. (toujours l’idée qu’à l’intérieur des pays le prix s’établit aux coûts de production) Définition : le prix relatif de deux biens est le prix du bien exprimé en quantité de l’autre bien. Le prix relatif du blé par rapport à la toile est plus élevé dans le pays A que dans le pays B Donc le pays A a un avantage comparatif dans la production de blé Et le pays B a un avantage comparatif dans la production de toile. Tant pour le blé que pour la toile, l’avantage absolu est du côté du pays 2. Mais le pays 1 va avoir un avantage comparatif dans la production de blé et le pays 2 dans la production de toile en raison des prix relatifs de la toile et du blé…

14 Comment fonctionnent ces outils ? (10) Les avantages comparatifs
Démonstration : calcul des prix relatifs. Dans le pays 1, en une heure de temps on peut produire 4 unités de blé ou une unité de toile. Donc (théorie de la valeur-travail), 4 unités de blé s’échangent contre 1 unité de toile. => Le prix relatif de la toile par rapport au blé est de 4. Même raisonnement dans le pays 2. Pays 1 Pays 2 Blé 4 6 Toile 1 2 Prix relatifs toile / blé 4 / 1 = 4 6 / 2 = 3

15 Comment fonctionnent ces outils ? (11) Les avantages comparatifs
Le pays 1 a intérêt à se spécialiser dans la production du blé et à le vendre au pays 2 contre de la toile : la toile ne lui coûtera que 3 unités de blé, au lieu de 4 chez lui. Le pays 2 a intérêt à se spécialiser dans la production de toile et à la vendre au pays 1 contre du blé : il y obtiendra 4 unités de blé pour une unité de toile, au lieu de 3 chez lui. Pays 1 Pays 2 Blé 4 6 Toile 1 2 Prix relatifs toile / blé 4 / 1 = 4 6 / 2 = 3 On peut définir plus simplement l’avantage comparatif : il est là où la productivité du pays est comparativement la moins mauvaise. Ensuite le raisonnement sur les prix relatifs permet de montrer qu’effectivement il y a avantage. Remarque : la production mondiale n’augmente pas nécessairement. Avantage comparatif Avantage comparatif

16 Comment fonctionnent ces outils ? (12) Les avantages comparatifs
Jusqu’ici on a fait comme s’il existait deux prix relatifs distincts de la toile et du blé : Prix relatif = 4 dans le pays 1. Prix relatif = 3 dans le pays 2. En réalité, un prix mondial relatif unique se forme, « quelque part » entre 3 et 4. S’il est plus près de 3, c’est au bénéfice du pays 1. S’il est plus près de 4, c’est au bénéfice du pays 2. Si le pays 2 a un poids économique plus grand, le prix sera plus proche de 3 (prix du pays 2) que de 4 (prix du pays 1) : le pays 1 gagnera plus, mais les deux pays y gagnent. De même que dans le cas des avantages absolus, le prix d’échange international n’est pas déterminé par la théorie.

17 Quelles questions soulèvent ces outils ?
Les hypothèses sur les facteurs de production et leur mobilité sont-elles réalistes ? Au XXe siècle, diverses tentatives d’élargissement de la théorie de Ricardo pour la placer dans un cadre théorique à deux facteurs de production (travail + capital). Doit-on alors supposer que le capital est immobile ou au contraire mobile au niveau international ? Cette hypothèse donne lieu à des conclusions radicalement différentes sur les bienfaits ou non du commerce international. Raisonnement au niveau des pays Tous les producteurs d’un pays peuvent-ils se reconvertir dans la production nationale où il y a un avantage comparatif ? Les capitaux nécessaires sont-ils disponibles ? Comment les gains permis par le commerce international se répartissent-ils au sein d’un pays ? Ce qu’on a montré et ce qu’on n’a pas montré : On a montré que le libre échangisme était préférable à l’autarcie, mais non à toute politique commerciale intermédiaire. On a montré que la richesse d’un pays s’accroissait, mais pas nécessairement celle de tous ses habitants. Le libre-échange modifie la répartition des richesses au sein d’un pays et cela peut être au détriment des plus pauvres. En fait, le raisonnement se centre sur les avantages pour les consommateurs, mais tient peu compte de la reconversion nécessaire des producteurs. Le modèle suppose en fait la mobilité parfaite des travailleurs entre les branches à l’intérieur des pays = hypothèse inverse de leur immobilité supposée au niveau international. Sur la prise en compte du capital : de nombreux développements existent. - Théories libérales, qui mettent en avant les avantages du libre-échange. Economistes suédois, Eli Heckscher et Bertil Ohlin (XXe s.) prennent en compte le capital et supposent qu’il est immobile au niveau international. « L’idée de la théorie Heckscher-Ohlin est qu’il existe des biens dont la production requiert relativement plus de travail que de capital, et inversement. Ils postulent par ailleurs que ces deux facteurs de production sont immobiles à l’échelle internationale. En vertu des lois de l’offre et de la demande selon lesquelles les prix sont fonctions de la rareté, le prix du capital est élevé dans les pays où le travail est relativement abondant, tandis qu’il est faible là où le capital est le facteur de production dominant. Le prix du travail, c’est-à-dire le niveau des salaires, suit des règles identiques. Partant de ce principe, on comprend que les pays fortement dotés en capital auront des coûts de production inférieurs pour les biens dont la production est plus intensive en capital qu’en travail, l’automobile par exemple. Ces pays disposeront donc d’un avantage comparatif dans ces industries. Inversement les pays dont la dotation principale est le travail profiteront d’avantages comparatifs dans des productions intensives en travail, le textile par exemple. La théorie d’Heckscher-Ohlin apporte deux grandes évolutions, l’une fournit une nouvelle explication sur l’origine possible des avantages comparatifs, l’autre permet de rompre avec l’hypothèse du facteur de production unique. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comparatif#Observabilit.C3.A9_des_avantages_ricardiens) => Théorème HOS (S pour Paul Samuelson) : échange du facteur abondant contre le facteur rare. Signifierait que les PVD se spécialisent dans des activités à faible intensité de capital. - Théories critiques qui pensent qu’au contraire, le commerce international se fait au bénéfice de certains pays seulement (pays développés). Par exemple la théorie de l’échange inégal : immobilité du facteur travail qui permet le maintien de hauts salaires dans les pays du Nord par rapport à ceux du Sud ; en revanche mobilité des capitaux au niveau international => égalisation des taux de profit entre les pays.

18 Conclusion Des schémas à connaître car la logique du GATT puis de l’OMC sont fondées sur ce type d’argumentaire. En sachant que ce type de théories a été mis en cause, notamment par les analyses de la dépendance et de la détérioration des termes de l’échange.


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