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Contamination de l ’air de logements suite à un déversement de pesticides à Arbois Eric LALAURIE - Ingénieur du Génie Sanitaire Responsable du département.

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1 Contamination de l ’air de logements suite à un déversement de pesticides à Arbois Eric LALAURIE - Ingénieur du Génie Sanitaire Responsable du département santé environnement ARS Franche Comté

2 L’alerte 1/2 21 septembre 2010 : L’alerte :  L’ARS (UTSE39) reçoit le signalement par la gendarmerie de l’indisposition de plusieurs riverains due à un déversement de produit polluant dans un réseau pluvial d’un quartier d’Arbois. Le SDIS et la Lyonnaise des eaux sont en intervention sur site.  La nature et la quantité du produit déversé ne sont pas connues. Le déversement aurait eu lieu la veille  Population concernée : 9 logements soit 20 personnes potentiellement exposées Premières mesures prises par le Maire : - Aération de tous les locaux habités (sur conseil de l’ARS), - Essai de pompage du résiduel de polluant par le gestionnaire du réseau (Lyonnaise des eaux) et prélèvements d’échantillons d’eau pour analyse. Pas de rinçage du réseau car un ruisseau à truite est situé à l’aval immédiat.

3 L’alerte 2/2 24 septembre 2010 :  L’ARS est informée de la persistance des odeurs dans les logements et certains riverains ont été obligés de se reloger et ont consulté leur médecin généraliste Les symptômes présentés sont : céphalées, irritation nasopharyngées, nausées, gêne respiratoire. Ces signes disparaissent avec l’éloignement à la zone contaminée  L’ARS conseille aux habitants du quartier de loger en dehors de la zone impactée tant que l’odeur persiste et dans l’attente des analyses du polluant et de l’évaluation des risques sanitaires Du 24 septembre au 1er octobre  L’ARS est en contact avec le CAPTV qui par ailleurs a été contacté directement par certains habitants. Le CAPTV confirme que les symptômes réapparaissent chez les habitants dès qu’il reviennent quelques minutes dans leur logement. Les habitants ayant contacté le CAPTV décrivent une odeur “aillée et de boule puante”  L’ARS décide de procéder à des analyses d’air dans les logements. L’Association ATMO FC est sollicitée à cet effet. Les analyses sont programmées le 1er octobre (résultats disponibles sous 5j). La nature du polluant n’étant toujours pas connue, une famille large de COV est analysée (41 molécules).  Réunion Mairie/Préfecture/ARS/SDIS/Gendarmerie/Lyonnaise des eaux en Mairie le 1er octobre

4 Premières mesures de gestion du risque Lors de la réunion en Mairie du 1er octobre il est décidé : d’informer les habitants de la nécessité d’un relogement -> pris en charge par la Mairie d’organiser une réunion d’information des habitants à 20h le jour même d’engager des mesures techniques pour traiter la pollution Par ailleurs : - Les résultats d’analyse dans l’eau effectués par la Lyonnaise des eaux montrent la présence de Dichloropropane et de Dichloropropène à des concentrations de et µg/l. Résultats confirmés par les analyses d’air quelques jours plus tard : présence élevée de 1,2 dichloropropane et de 1,3 dichloropropènes dans l’air (40 à 747 µg/l dans les logements et plus de 3000 µg/l dans des caves) - Le déversement provient d’un viticulteur retraité situé juste en amont du quartier. Le déversement a été effectué dans un ancien réseaux pluvial en pierre sèche - Produit utilisé dans le traitement des sols de la vigne pour ses propriété insecticides et nématicides

5 Evaluation des risques sanitaires (1/2) Analyse du risque sanitaire aigu et subaigu - Réalisée par l’ARS en lien avec le CAP-TV et la CIRE dès connaissance de la nature du polluant - Risques sanitaires : Principalement des irritations cutanéo-muqueuses et de l’arbre bronchique liées notamment au chlorure d’hydrogène gazeux dégagé par réaction du 1,2 dichloropropane avec l’eau. Disparition des symptômes lorsque les personnes ne sont plus exposées Risques subaigu d’hyperactivité bronchique chez des personnes asthmatiques ou présentant une bronchique chronique

6 Analyse du risque sanitaire chronique - Réalisé par la CIRE - Une étude Nord Américaine menée dans plusieurs villes montre des concentrations entre 0,1 et 3,4µg/m3 pour le 1,2 dichloropropane et entre 0,4 et 2,3µg/l pour le 1,3 dichloropropène - Effets le plus constaté sur animaux : sensibilité de l’épithélium respiratoire. Le 1,2 dichloropropane classé non cancérigène par le CIRC ; le 1,3 dichloropropène est classé “cancérigène possible”(2B) par le CIRC. - Choix des VTR sur la base des données de l’US-EPA et de l’OEHHA - VTR retenues : 3µg/m3 pour le 1,2 dichloropropane et 7µg/m3 pour le 1,3 dichloropropène. VTR évaluées pour le scénario d’exposition suivant : exposition 360j/an, 20h/j, pendant 30 ans. Evaluation des risques sanitaires (2/2) A noter que la 1/2 vie de ces molécules dans l’air est de quelques heures pour le 1,3 dichloropropène à plus de 23 jours pour le 1,2 dichloropropane. Elle s’élève à plus de 2 ans dans l’eau pour le 1,2 dichloropropane.

7 Mesures de gestion du risque sanitaire 1/2 Gestion du risque sanitaire aigu et subaigu - Relogement des habitants en dehors du quartier - Conseils aux medécins généralistes d’Arbois de réaliser un bilan pneumologique devant un patient présentant une dyspnée ou une gêne respiratoire presistante Mise en œuvre de mesures techniques pour abaisser la pollution en dessous des seuils d’effets sanitaires chroniques - Curage des réseaux par une société spécialisée - Diagnostic de chaque logement par un technicien de l’ARS - Etanchéification des regards d’accès logement/réseau pluvial - Mise en place d’extracteurs d’air dans les caves

8 Mesures de gestion du risque sanitaire 2/2 Diffusion d’une fiche “Conseils sanitaires” aux habitants lors de la réunion publique du 18 octobre : ventilation quotidienne des logements, mesures d’hygiènes à prendre lorsqu’ils réintègreront leur logement (après avis favorable de l’ARS), consultation de leur médecin si besoin. Mise en œuvre de campagnes périodiques de surveillance de la qualité de l’air dans les logements -> Réintégration possible des logements lorsque les résultats seront inférieurs aux VTR retenues Instauration d’une restitution systématique des résultats aux habitants après chaque campagne de prélèvement lors de réunions publiques

9 Chronologie des événements Premiers avis favorables de réintégration de certains logements à partir du 16 décembre Avis favorable à la réintégration de tous les logements à partir du 25 février Néanmoins une famille reste à ce jour relogée. Une pollution résiduelle toujours présente qui dépasse de manière aléatoire dans le temps les valeurs cibles La poursuite des campagnes d’analyse : 9 campagnes réalisées, la prochaine aura lieu en novembre 2012

10 Evolution des concentrations en fonction du temps

11 Premiers retours d’expérience - Complexité de l’analyse du signal pour la prise de mesures de gestion adaptées et proportionnées alors même que le polluant n’est pas connu - Importance des acteurs experts autour de l’ARS mobilisables rapidement : CAPTV, CIRE, ATMO FC... - Importance du retour régulier d’information auprès de la population via les réunions publiques avec les mêmes interlocuteurs : Maire, préfecture, ARS, gendarmerie, SDIS - Importance d’avoir un discours unique et partagé de tous les acteurs auprès de la population (réunions de calage systématique en Mairie préalable aux réunions publiques). - Une très large variété de profil psycologiques dans les réunions publiques (environ 30 personnes) : le réceptif, le revendicatif, le pseudo expert, les alliances,… Rendant parfois complexe l’explication des décisions prises. - Investissement humain et financier important de l’ARS (49 000€ d’engagés pour le curage des réseaux et les analyses d’air) - Le temps de la procédure judiciaire indispensable après la gestion sanitaire de l’événement surtout quand celui-ci dure et génère des préjudices matériels, financiers, psycologiques importants (jugement de l’affaire le 10 juillet 2012 au TGI de Lons le Saunier) - La gestion médiatique de l’événement

12 Actualité médiatique régulière...

13 Merci de votre attention...


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