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Investir, animer et recréer l’espace public Une tâche essentielle de l’animation socioculturelle Investir, animer et recréer l’espace public Une tâche.

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1 Investir, animer et recréer l’espace public Une tâche essentielle de l’animation socioculturelle Investir, animer et recréer l’espace public Une tâche essentielle de l’animation socioculturelle Espace public et citoyenneté. 26 mars 2013

2 En partant d’Hannah Arendt * Une définition centrée sur l’idée de visibilité: Un espace où chacun peut montrer qui il est, ce qu’il vit, ce à quoi il aspire et se découvrir comme acteur politique (synthèse RJ) * L’expérience limite de la désolation totalitaire et de la perte du sens commun: « Le sujet idéal du règne totalitaire n’est ni le nazi convaincu, ni le communiste convaincu, mais l’homme pour qui la distinction entre fait et fiction, et la distinction entre vrai et faux n’existe plus ». * La condition humaine de la pluralité. « Ce sont des hommes et non pas l’homme qui vivent sur la terre. Le monde commun s’ouvre à tous, il s’ouvre différemment à chacun.»

3 La définition développée d’Habermas Le concept d’espace public (Öffentlichkeit, « Public Sphere ») signifie ce « domaine de la vie publique au sein duquel quelque chose de semblable à une opinion publique peut se former. L’accès est garanti à tous les citoyens. Une portion d’espace public est garantie à tous les citoyens. Une portion d’espace public vient à exister dans chaque conversation dans laquelle des individus privés s’assemblent pour former un public (…) les citoyens agissent en tant que public lorsqu’ils délibèrent sur des thèmes d’intérêt général de manière illimitée-avec la garantie de liberté d’assemblée et d’association et la liberté de s’exprimer et de rendre publiques leurs opinions. Dans un public large, cette forme de communication requiert des moyens de transmettre l’information et d’influencer ceux qui la reçoivent. (Jürgen Habermas in Public Sphere : an Encyclopedia Article)

4 La centralité de l’espace public en démocratie (Majo Hansotte)

5 L’espace public au singulier et au pluriel (Olivier Mongin) L ’espace public se décline aujourd’hui d’une double manière, au singulier et au pluriel 1. Cette distinction renvoie à deux conceptions qui ne sont pas divergentes mais parallèles : le pluriel correspond à l’espace public qui offre au public une « commune visibilité », celle des rues, des places, des lieux et des monuments qui font émerger un espace commun ; le singulier renvoie à l’« espace public politique » qui est indissociable de dispositifs, de procédures ou de lieux tangibles favorisant le débat public. Si le singulier d’espace public évoque le débat politique et la pratique démocratique, les espaces publics désignent pour leur part des lieux considérés comme publics car accessibles à tous.

6 La rue et le débat public: quels liens? Un espace vide est un milieu où il est possible de parler et de débattre, Hannah Arendt et Jean-Pierre Vernant l’ont souligné maintes fois. Mais la délibération au cœur de l’agora est aussi un espace de manifestation qui oscille entre la manifestation politique et la manifestation de soi. Les échanges virtuels sont à l’origine de formes de socialisation inédites qui n’en exigent pas moins de se rassembler sur la place vide de l’agora. C’est ce que nous appellerons, suite aux événements qui ont secoué le monde arabe depuis la fin de l’année 2010, le syndrome de la place Tahrir: un mouvement virtuel porté par Facebook, Twitter et l’internet doit nécessairement prendre corps et s’inscrire dans un espace qui est celui de la place s’il veut prendre une dimension politique.(Mongin, 2013,77)

7 Le rôle de l’espace public dans une théorie de l’agir communicationnel (Habermas) A)Présupposés  La communication est le lieu fondamental de domination, de réification ou…d’émancipation  Il faut revenir aux fondements éthiques de la communication: fondamentalement elle implique un respect de l’autre.  Le questionnement éthique suppose l’implication humaine. L’exemple de l’indignation comme vecteur de la réflexion  La reconnaissance est au fondement de la parole : « Adresser la parole à quelqu’un signifie au fonds le reconnaître comme un membre possible de la communauté à venir d’hommes libres »  La perspective d’une entente est inhérente au langage.  Le consensus est conçu comme visée de ce qui est à atteindre avec pour mesure la vérité, la justice et l’authenticité.

8 B) Ethique de la discussion et démocratie  L’éthique de la discussion exige un espace public qui « maximalise la capacité dialogique des citoyens »  La recherche d’un lien entre le monde vécu et l’exigence de justice.  L’éthique de la discussion appelle une configuration démocratique dans les institutions.La démocratie est davantage qu’un ensemble de procédures neutres, car son institution correspond profondément à l’éthique de la communauté idéale de communication que postule toute argumentation. Parce qu’il y a usage du langage, il y acceptation d’une communauté idéale — dont l’idéal est que s’impose sans contrainte l’argument reconnu rationnellement

9 Difficultés de l’espace public contemporain  La perméabilité de l’opinion à la peur, à la manipulation et à la stigmatisation plutôt qu’à l’argumentation et à la délibération.  Le pouvoir des médias. Leur inféodation à la logique du marché (l’information devient une marchandise).  L’intégration de la communication de masse par les élites politiques et réciproquement l’intégration des communicateurs dans la classe politique. Les dérives de la « démocratie d’opinion ».  L’opinion publique devient quantitative(les sondages) les espaces de délibération sont restreints.  L’influence de la « culture de masse » comme culture de consommation (les stratégies de vente interviennent jusqu’au niveau de la production des « œuvres ».  L’éclatement des échelles du politique et la nécessité de faire vivre et d’articuler une multiplicité d’espaces publics au niveau local et mondial, de mettre en communication les opinions publics.  La domination d’une gouvernance « technique » crée l’illusion que les choix de société sont des affaires d’experts que les citoyens sont incompétents: une illusion qui fait le terrain du populisme qui prétend réhabiliter le citoyen.

10 Les espaces publics de quartier renouvellent-ils la vie démocratique ? Essai de formulation d’une problématique en partant d’expériences québécoises, françaises et genevoises (les conseils de quartier, les quinzaines, les forums,…) (cf notamment Bacqué et Sintomer 1999) La question générique : quelles chances réelles d’élargissement de la participation citoyenne et d’optimisation des politiques locales les espaces publics de quartier « non institutionnels offrent-ils ? Quelques acquis (dans la perspective habermassienne):  Les arguments produits publiquement deviennent difficilement contournables par les élus.  La poursuite d’intérêts purement individuels est rendue difficile : la contrainte à penser l’intérêt public est présente.  Dans les meilleurs cas, une dynamique de « politisation ordinaire »peut émerger de ces espaces, comparables à celle qui intervient dans les mouvements sociaux  Cette dynamique inclut une dimension cognitive (la compréhension de ce que vivent réellement les habitants du quartier) et une dimension éthico-politique ( rien ne peut plus se faire sans inclure les habitants)

11 Trois logiques (souvent combinées) dans les espaces de démocratie locale :  Une logique fonctionnelle qui permet d’améliorer la gestion de politique locale : les habitants sont consultés et peuvent éventuellement faire valoir leur expertise.  Une logique sociale : on vise à recréer du lien et de l’écoute entre les habitants  Une logique politique : on mise sur une démocratie participative susceptible de compléter, voir de bousculer la démocratie représentative, en faisant évoluer les positions et en reformulant la question de l’intérêt général

12 Les difficultés et les limites : La capacité d’intégration des citoyens dans les débats reste très inégale (la différence de « capital social ») Les interactions sont organisées par les acteurs institutionnels Il y a plutôt qu’un une pluralité d’espaces publics juxtaposés qui ne communiquent pas forcément Dans les débats publics les rapports de force restent présents et implicites et relativisent la force du « meilleur argument », notamment entre acteurs politiques et institutionnels et citoyens « ordinaires » La conflictualité sociale risque d’être évacuée, soit parce qu’elle a de la peine à être formulée, soit parce qu’elle est vécue sous la forme de l’anomie, soit parce qu’elle est disqualifiée par la logique consensuelle des assemblées. La pertinence de l’échelle locale est relative : comment trouver le lien avec les échelles politiques pertinentes, nationales ou globales L’identité de quartier peut aussi s’enfermer dans une logique corporatiste

13 Réinventer l’espace public: les animateurs et «l’ingénierie démocratique» (cf les documents sur cyberlearn) Par exemple:  Les ateliers de l’avenir  La méthode SEPO (dérivée de SWPO)  Les conférences de citoyens  Les cellules de planification ou jurys de citoyens  Les budgets participatifs  Les cercles de conversation… Aujourd’hui notre thème: L’incertitude du temps présent nous permet-elle de nous projeter dans l’avenir et d’entreprendre, nous incite-t-elle à agir?

14 Références bibliographiques  Arendt Hannah (1967) Essai sur la révolution, trad. fr. de M. Chrestien. Paris: Gallimard  Hannah Arendt,(1983) Condition de l'homme moderne, Paris: Callmann-Lévy,  Habermas Jürgen (1987) Théorie de l'agir communicationnel Paris: Fayard  Habermas Jürgen.( 1993) L’espace public. Paris Payot  Hansotte Majo (2005) Les intelligences citoyennes. Bruxelles: De Boeck  Bacqué Marie-Hélène et Sintomer (1999) Yves. L’espace public dans les quartiers d’habitat social. In Espace public et engagement politique. Sous la direction de Catherine Neveu. Paris: L’Harmattan  Revel,M, Blatrix C, Blondiaux, L Founiau, J_M, Dubreuil BH Lefevre, R,(2007) Le débat public: une expérience française de démocratie participative Paris: La Découverte  Mongin Olivier (2012) Métamorphose de l’espace public. Paris: Revue Esprit 11/12


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