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PLAN DU COURS INTRODUCTION Généralités sur les modèles Emetteur- Récepteur Présentation Problémation Chargé du cours: Dr Jean-Eloge GBAGUIDI.

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1 PLAN DU COURS INTRODUCTION Généralités sur les modèles Emetteur- Récepteur Présentation Problémation Chargé du cours: Dr Jean-Eloge GBAGUIDI

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3  La communication est un processus ou une interaction entre deux ou plusieurs personnes. C’est aussi toute action de l’homme sur l’homme en vue de le transformer.

4  Le modèle est une représentation de quelque chose. C’est la schématisation d’une thématique que vous avez à étudier.

5  Dans la vie en général, il existe des modèles, des exemples à suivre, des références dont on se sert ou tout simplement des modèles qu’on imite, qu’on copie. Lorsqu’on a un modèle, on a envie de lui ressembler, on a envie de s’appuyer sur lui pour justifier ses propres choix ou ses propres comportements.

6  En réalité, avoir un modèle revient à partager la même valeur, le même goût et mieux la même signification que l’autre. Dans le domaine de la communication, le rôle du modèle n’est pas très différent. Il est même primordial car le sens, la signification de nos analyses dépendent en grande partie de lui. Le sens naît toujours d’un rapport à quelque chose.

7  Autrement dit l’intelligibilité scientifique d’une réflexion naît de la confrontation de ce que nous appelons « réalité à un certain nombre de références tenant lieu d’un projet de décodage ». Ceci nous permet de dire que transformer la réalité en représentation scientifique passe par les référents utilisés par les chercheurs qu’il appelle « Modèle d’analyse ».

8  Le modèle apparaît donc comme une projection et une concrétisation d’une théorie. Le modèle sert d’assise à différents types d’études et de moyens d’analyse. Il illustre de manière simplifiée le fonctionnement du phénomène. Le modèle crée une image de la réalité. On dira donc que le modèle est la concrétisation sous la forme d’un schéma d’un ensemble d’éléments théoriques et conceptuels cohérents qui servent à analyser le phénomène identifié.

9  NB : le message a le même effet sur tout le monde et de la même manière.  Eduquer un enfant c’est tenir par la main pour le sortir de l’obscurité.

10  EMETTEUR-RECEPTEUR Il s’agit du modèle le plus ancien, le plus connu et on dirait même le plus utilisé. Paradoxalement, il est le modèle le plus critiqué.

11  Ce modèle a été conçu par un groupe de chercheurs mathématiciens dont notamment SHANNON et WEAVER dans les années C’est un modèle qui se préoccupe uniquement du transport de message ou encore, disons-le ainsi, de la transmission d’une information par ligne téléphonique.

12  C’est un modèle qui postule que le message au départ a une signification pour l’émetteur et devrait demeurer tel à l’arrivée pour le récepteur. Mais la grande question qu’on devra se poser est de savoir si dans le processus de la communication (codage du message) il n’y a pas eu transformation.

13  En effet, cette question vient du fait que tout le temps qu’a duré la circulation du message l’information peut se trouver altérer, tout au moins sa pureté, et ce, par le bruit provenant du canal et du décodage du récepteur.

14  Dans un tel schéma donc, la prise de sens ou signification apparaît comme un phénomène de type mécanique. A aucun moment la communication ne semble lier au contexte ou plutôt à des effets du contexte.

15  Il faut commencer par dire que la grande préoccupation des hommes qui ont pensé la communication de cette manière était de faire en sorte qu’il y ait moins de déformation, de distorsion ; donc assurer qu’il y ait une bonne communication.

16  Autrement dit, l’objectif premier de ces théoriciens de la communication était de faire en sorte que la signification au départ soit la même à l’arrivée. De ce point de vue, la problématique principale dans ce modèle se résume comme suit : « au propriété du contenu du message ».

17  Avoir un tel modèle comme guide d’analyse nous oblige donc à nous intéresser au message, à l’information de départ, au codage, au parasitage, à la distorsion ; en un mot tout ce qu’on pourrait appeler effet de canal.

18  S’il y a un reproche à faire à ce modèle c’est avant tout l’ignorance qu’il affiche vis-à- vis des phénomènes relationnels. Pour ce modèle en effet, l’information n’emprunte que des voies techniques ce qui n’est pas vrai.

19  Présentation du modèle :  Il s’agit d’un modèle qui inaugure l’entrée des chercheurs dans le monde de la communication. Il marque aussi la fin de l’ère mathématicien. En effet, à partir de 1955, avec l’arrivée des sociologues et surtout avec la vulgarisation des travaux de Lazard SELD et KARTZ le phénomène de la communication a été abordé sous d’autres angles.

20  Ces chercheurs se sont intéressés aux impacts des médias sur les opinions des citoyens. Pour eux, il ne s’agit pas d’une simple communication de moyens techniques à homme, mais plutôt d’une communication qui se passerait d’homme à homme avec toutes ses implications.

21  Alors il ne s’agit plus de faire une étude détaillée de la transmission du message mais plutôt de passer au peigne fin les processus d’influence afin d’utiliser le pouvoir des mass médias à bon escient afin de lutter contre la propagande (effets maléfiques – effets bénéfiques)

22  La problématique dans un tel modèle au départ s’est posée en terme dichotomique. Même si une grande partie des chercheurs considère qu’il s’agit là d’une conception vieille, elle demeure encore attrayante et suscite beaucoup de travaux. L’autre mérite de ce modèle appelé COMMUNICATION A ESCALIER est d’avoir mis en relief le rôle des leaders d’opinion.

23  Ce faisant, ils ont relativisé les effets directs des mass médias sur les citoyens. Selon ces chercheurs, les leaders d’opinion sont des réseaux de relais auprès des membres de leur appartenance sociale. On les appelle aussi des experts en sociabilité, des gens sans statut privilégié qui, dans une démarche bénévole démultiplient le message reçu.

24  Avoir un tel modèle comme guide scientifique nous oblige à nous intéresser en 1 er lieu aux cibles privilégiés évidemment que sont les leaders d’opinion en apportant des réponses claires à la définition du type de leader d’opinion, de son domaine d’influence, de ses réseaux d’influence, des processus de son exposition au message et des mécanismes de sélection de ces informations.

25  Type de leader d’opinion (?)  Domaine d’influence (?)  Réseaux d’influence (?)  Processus………………… (?)  Mécanismes de sélection (?)

26  Le marketing :  On peut, par le marketing, créer le besoin chez la personne. Le marketing est une théorie qui permet à ceux qui nous dominent de mieux nous dominer encore.

27  C’est un modèle qui tient une bonne place dans les études en gestion et dans certaines formations en sciences politiques. Il constitue la base par excellence des travaux de presque tous les consultants en communication dans les organisations.

28  Certains chercheurs n’hésitent pas à l’inscrire à la suite de l’école de FRANCFORT au rang des théories qui permettent aux forts de dominer les faibles. En effet, selon ces chercheurs, « les agents dominants de notre société qui soutiennent les grands médias publicitaires utilisent ce modèle pour gérer à l’aide des technologies intellectuelles et institutionnelles la reproduction et les transformations sociales qui les intéressent.

29  Selon FLORIS B. toutes les techniques de communication auraient pris leur essor à partir de ce modèle dit de la communication marchande ». Il est incontestable aujourd’hui que tous les experts en communication encore appelés Travailleurs du symbolique ou autre gèrent pour le compte des dominants les comportements et les représentations sociales des travailleurs à partir de ce modèle.

30  C’est un modèle qui ne présente pas un modèle classique de la communication. Il a essayé plutôt d’élaborer une démarche standard qui permet de conduire des actions dites de communication. Conduire des actions de communication signifie avant tout :

31  De définir les problèmes de communication existants  De concevoir une stratégie et un plan d’action  Mener ou piloter les actions  Evaluer les résultats

32  C’est un modèle qui n’intervient que dans les situations jugées non satisfaisantes (situations de crise)  Face à une telle situation, nous avons la conviction qu’un changement est possible.  Il faut être convaincu que la solution est dans la communication.

33  A partir de ces trois constats, il s’agira :  De commencer par étudier ce qui pose problème dans l’entreprise. Cela voudrait dire qu’il faut passer à un audit car c’est l’audit qui conduira à l’identification du ou des problèmes.  En vous appuyant sur les principes de la politique et de l’éthique de l’entreprise en question ainsi que sur ces moyens, vous proposez une stratégie d’action.

34 NB : c’est un modèle qui ne définit pas la communication mais qui apporte une solution à un problème au sein d’une entreprise.  Cette stratégie définie sera mise en œuvre selon un pilotage précis auprès des cibles en utilisant différents supports.

35  Des actions doivent avoir un suivi qui à terme devraient conduire à la mesure de l’efficacité des actions. Dans un tel modèle d’analyse, on ne peut pas s’empêcher de poser certaines questions jugées fondamentales.

36  Quel est le problème ? Qui concerne-t-il ?  Que veut-on faire face à ce problème ?  Quel est le cadre de référence ? quelles stratégies ?  Quels moyens ? quelle cible ? quel temps disponible ?  Quelles sont les actions à proposer ?  Comment conduire, piloter les actions ?  Quel instrument pour mesurer l’efficacité ?

37  Reconnaissons à la lumière de ces questions, qu’aucune analyse de la communication proprement dite n’est faite. Mais plutôt il y a analyse d’une situation posant problème dont la résolution passerait par la communication. La communication est présentée ici comme SOLUTION.

38  D’aucuns diront que la communication est considérée comme une action ayant des effets attendus, prévus à travers une analyse préalable. Dans ces conditions, la communication y perd sa nature propre.

39  Elle est une action de management parmi les autres. M. AUGENDRE dira d’un tel modèle d’analyse qu’il permet de formuler aux chefs d’entreprise « des solutions immédiates, univoques, faciles à l’emploi, vendable en quelques minutes à des comités de direction ».

40  La sociométrique s’occupe de la mesure de la relation socio- affective dans les petits groupes. Elle a commencé timidement en 1927 à la General Electric avec cette enquête dirigée par ELTON MAYO.

41  C’est une technique fondée sur des questionnaires et des graphes et qui se veut quantitative ; ce qui a d’ailleurs assurée un rapide succès à cette technique de la sociométrie.

42  Le graphe dessine le circuit des « relations informelles » ; circuit par où passent les nouvelles colportées de bouche à oreille. Le réseau informel devient une réalité et s’oppose aux circuits des informations écrites et officielles.

43  Dans ce schéma de réflexion, le réseau des communications informelles devient une réalité importante d’autant plus que sa forme peut sinon conditionne la bonne circulation de l’information. Cette idée (opinion) fait son chemin depuis 1939.

44  En effet, à cette date remontent les premiers commentaires dans la revue « Management and the workers » publié par HAWTORNE où l’on découvre l’importance capitale des relations socio-affectives entre les membres des ateliers.

45  Roethlis Berger et Dickson affirment « Ce ne sont pas les facteurs extérieurs qui sont les plus importants pour expliquer les conduites des ouvriers, l’ambiance des ateliers et la productivité collective mais que c’est la structuration des relations d’affinité entre les ouvriers dans cet atelier qui est fondamentale ».

46  Le modèle représentatif d’une structure réelle du « Télé » est obtenu ou bien par des observations systématiques faites à l’aide d’une grille simple : « qui va spontanément parler à qui ? »

47  ou bien est obtenu à partir d’un questionnaire dans lequel on demande à chaque personne du groupe avec qui il voudrait être pour un travail ou un loisir, et ce en premier lieu, en deuxième lieu, …

48  etc et après la même opération : « avec qui il ne voudrait pas être, et ce en 1 er lieu, en 2 ème lieu, en 3 ème lieu…. etc », c’est ce qu’on appelle choix positif ou négatif. Il s’agit ici de la métaphore de la radiographie.

49  Lorsque l’on est dans le modèle sociométrique de l’analyse en communication, on ne cherche pas à définir avec précision, le concept de communication parce que c’est un modèle qui offre une définition assez floue.

50  Floue parce que la définition mélange deux aspects à savoir : relation d’affinité (qui suppose de la sympathie) et qui se veut en même temps le support privilégié du passage de l’information. On dira que selon ce modèle, la communication est un phénomène de nature relationnelle et affective.

51  Sa structure facilite les échanges informels c'est-à-dire ceux qui font d’homme à homme en dehors des contraintes sociales et professionnelles. Ainsi, ce modèle nous propose de nous interroger davantage à quatre (04) questions fondamentales :

52  Quelle structure « Télé » avons-nous ?  Quelle est sa cohésion ?  Quels sont les circuits informels de diffusion de l’information ?  Quelles sont les structures d’influences au sein des groupes ?

53  Le modèle de l’hypertexte nous conduit à l’étude de ces modèles appelés CONSTRUCTIVISTES. Le modèle de l’hypertexte entrevoit le sens de la communication comme le résultat de l’ensemble des commentaires se rapportant aux faits.

54  En effet, selon les théoriciens de ce modèle, le sens d’un message, sa signification, ne sont point donnés au départ comme dans le modèle Emetteur-Récepteur. Mais au contraire, le message, une fois lancé dans l’espace et dans le temps, va rencontrer d’autres messages (commentaires et autres) qui peu à peu vont tracer les limites de sa compréhension.

55  Ce modèle qui s’inspire beaucoup du fonctionnement des ordinateurs, conçoit que un texte, un mot, une figure peut renvoyer à un autre texte, à un autre mot, à une autre figure qui ne sont rien d’autre que des commentaires. Et ce dernier peut aussi comporter des éléments renvoyant à d’autres éléments.

56  Ce modèle postule qu’à tout texte est accordée une foultitude d’explications et de commentaires qui en précisent le sens. Ainsi selon eux, le sens final d’un texte découle de son contenu et de cet ensemble de réflexions faites sur ces éléments internes.

57  Selon les théoriciens de ce modèle, l’hypertexte (virtuel) est élaboré par l’ensemble des textes constituants ce qu’on appelle LE RESEAU EXPLICATIF DU PREMIER TEXTE.

58  NB : on ne parlera de fonction que lorsqu’elle est positive. Mais lorsqu’elle est négative, il parle de dysfonctionnement.

59  Toutes les sociétés dans leur évolution ou développement ont besoin d’un système de communication grâce auquel elles organisent leur vie commune. Indépendamment du degré de développement de chaque société, son système de communication sert à maintenir ou à modifier les règles qui régissent la société et lui permet de maîtriser son environnement immédiat.

60  Ce n’est donc pas un hasard si les hommes ont consacré et consacrent encore beaucoup d’efforts à conserver l’information d’une part et à consacrer des réflexions qui de plus en plus reçoivent les apports d’autres sciences et s’affirment de mieux en mieux.

61  En effet, très mécanique au départ, l’approche d’analyse de la communication a beaucoup évolué en tant que domaine du savoir dès lors les psychologues, ethnologues, politologues, sociologues… etc se sont intéressés mais plus encore le développement foudroyant des nouvelles technologies ont sensiblement notifié la communication.

62  Ceci, pour de nombreux chercheurs, constitue des opportunités de nouvelles réflexions et de recherches. Chacun y va avec ses convictions, ses certitudes et ses incertitudes.

63  C’est un courant de pensée qui pose la société en termes de système d’éléments incluant des médias eux-mêmes. Et de ce point de vue, il considère que les mass-médias constituent un élément dont la mission principale réside dans la satisfaction des besoins de la société.

64  Et principalement, il considère que dans le système les mass-médias assurent les besoins de continuité d’ordre, d’intégration, de motivation et d’adaptation. Les mass-médias, dans leur processus de communication mènent des actions répétitives dans un système social donné, un système auquel ils appartiennent et dans lequel ils opèrent.

65  C’est dire que nous avons une dépendance structurelle entre médias et les autres éléments du système. Par conséquent, les médias affectent non seulement la société mais aussi l’influence. En termes clairs, ils ont des conséquences pour la société toute entière.

66  Il convient de rappeler ici que la théorie fonctionnaliste de la communication de massa est en grande partie basée sur des concepts suggérés par Merton et propagés et dirigés par CHARLES WRIGHT. Selon Merton, les conséquences sociales de la communication de masse ne doivent jamais être déduites de ses intentions apparentes.

67  En effet, Merton affirme et avec persistance de distinguer entre les conséquences significatives qu’il appelle fonction de l’activité sociale et les buts vises. Selon lui, les deux ne peuvent pas correspondre.

68  En d’autres termes, les fonctions de la communication de masse ne sont pas nécessairement celle que les communicateurs veulent obtenir. Ainsi par exemple, une campagne sanitaire, en utilisant les médias de masse pour encourager les habitants à faire usage des hôpitaux peut déboucher sur des effets surprenants inattendus.

69  Par exemple, comme l’on si bien montré des chercheurs, l’usage des mass-médias pour ladite campagne peut conduire à l’amélioration de l’image public des employés du service sanitaire parce que leur travail est devenu un élément central pour les mass- médias.

70  Il va sans dire que cette amélioration d’images des employés du service n’était pas le but visé par cette campagne mais le but visé est d’encourager la population à aller dans les hôpitaux. Merton, dans sa logique distingue un certain nombre de conséquences de l’action de communication.

71  D’abord, il distingue les conséquences voulues qu’il appelle MANIFESTES et les conséquences qui sont involontaires appelées LATENTE. Il distingue également les conséquences utiles ou positives pour le bon fonctionnement de la société de celles qui gênent l’adaptation au système.

72  Les 1 ères sont appelées FONCTIONS et les conséquences négatives sont appelées DYSFONCTIONS. Toutefois, les fonctionnalistes par le biais de WRIGHT attirent notre attention sur les pièges du fonctionnalisme.

73  D’abord, il nous demande d’éviter d’analyser chaque contour de la communication de masse en termes de FONCTIONNEL ou de DYSFONCTIONNEL. En d’autres termes, il nous invite à voir surtout les conséquences qui semblent être les plus importantes pour la vie de la société en termes de continuité ou de changement.

74  Deuxièmement, les fonctionnalistes nous demandent aussi d’éviter de confondre nos idées personnelles aux effets dysfonctionnels. A côté de Merton et de WRIGHT, on peut citer aussi un pionnier du fonctionnalisme en la personne de Lasswell.

75  Par théorie du conflit, on entend un ensemble de courants de pensée regroupés sous le label de théorie du conflit social. Tous ces courants de pensées ont été largement influencés par les théoriciens de masse.

76  Selon ces différentes théories, la communication de masse dans sa stratégie générale sert à renforcer et à produire l’idéologie dominante ; c'est-à-dire l’idéologie capitaliste. Ce sont des courants de pensée qui donnent une grande place aux facteurs idéologiques et économiques dans l’analyse de la communication de masse.

77  D’après eux ce sont des éléments déterminants du système des médias. L’école de FRANCFORT fondée en 1923 et qui comporte d’éminentes personnalités a toujours essayé de comprendre l’échec du mouvement révolutionnaire.

78  A leur interrogation, les réponses proposées ; c'est-à- dire les causes de la faillite du mouvement révolutionnaire sont à rechercher dans les superstructures du capitalisme.

79  En d’autres termes, le processus révolutionnaire ; historique changement qu’attendait les Marxistes, tarde à venir à cause de la propagande capitaliste. En effet, selon eux la communication de la classe dominante a réussi à conditionner économiquement la classe ouvrière par la subversion et l’assimilation.

80  Ainsi, ce qu’ils appellent la culture de masse n’est rien d’autre qu’un moyen aux mains du capitalisme afin de garder tout son monopole. Souhait donc réside dans la volonté de dénoncer une vérité cachée c'est-à-dire une domination d’une classe qui fonctionne selon eux par la dissimulation.

81  C'est pour cette raison que ces courants de pensée mettent l’accent particulier sur l’analyse du contente de la communication. En effet, pour eux, le tout n’est pas de savoir comment fonctionne les médias mais plutôt de les dénoncer afin de les changer radicalement.

82  C’est une continuité des théories dites critiques qui privilégie mieux les facteurs économiques au contenu idéologique des médias. En d’autres termes ils considèrent que l’idéologie dépend de la base économique de la société.

83  Et de ce point de vue, ils mettent l’accent plutôt sur la structure du processus des médias et sur leur manière d’agir. Ils affirment que les mass-médias font partir du système économique et donc

84  dépendent du système politique. Par conséquent, la communication de masse apparaît comme un moyen de légitimation et de maintient des différences socio- économiques.

85  C’est aussi une théorie largement influencée par les idées de gauche qui se sont formées en Angleterre autour d’un chercheur qui s’appelle STUART HALL. Cette théorie met l’accent sur la production de la culture de masse et tente d’expliquer la place assignée à cette culture qu’il qualifie de POPULAIRE.

86  Ces théoriciens tirent leurs idées des travaux de Raymond Williams et P. THOMPSON. Ils postulent qu’on ne saurait analyser les médias comme un problème à part (isolé). Selon eux, les mass-médias doivent être considérés comme en relation avec les théories et analyses comme telles.

87  La théorie culturelle cherche à expliquer, à élucider comment la culture de masse joue un rôle prépondérant par l’intégration et la subordination des facteurs oppositionnels au sein de la société.

88  Dans leur approche, ils considèrent dès le départ que les sociétés sont complexes, diversifiées et contradictoires. Mais les différents segments de la société sont reliés par un ensemble d’éléments qu’on peut appeler CULTURE qui précisément produit des symboles et des messages.

89  L’approche culturelle s’intéresse à la fois au message et au public et cherche à expliquer les modèle de choix et des réponses par rapport aux mass-médias. Pour eux, comprendre les mass- médias, analyser les mass- médias sans chercher à connaître et à expliquer le vécu social

90  et les différents sous groupes de la société n’est point possible. Les tenants de cette théories pensent aussi que les valeurs culturelles transplantées et importées d’autres pays ; quelque soit leurs formes (distraction ou émission) peuvent devenir des sources de pollution de la culture locale.

91  Fonction de l’agenda :  Dans les sociétés démocratiques, ce que devraient faire les mass- médias est l’agenda des citoyens.

92  NB : Etymologie de du mot démocratie. Peuple  Liberté (avec pour conséquence la diversité)  Diversité  Séparation de pouvoirs : - pouvoir exécutif – pouvoir législatif - pouvoir juridique

93  La théorie de la spirale du silence fait partie de cette théorie moderne élaborée par Noëlle NEUMANN. C’est une théorie qui postule au départ que la plupart des gens de la société ne formule pas leurs opinions mais préfère plutôt s’identifier aux opinions des autres ou de suivre l’opinion générale, celle de la majorité.

94  Les tenants de cette théorie considèrent qu’il arrive ainsi parce vivant en société, les hommes ont peur d’être doigtés quand leur opinion serait exprimée. Alors ils prennent et considèrent les mass-médias comme leur principale source d’informations, de référence,

95  alors qu’au départ l’origine de l’information elle-même est le journaliste ; donc un être humain qui pourtant a un pouvoir de décision, celui de choisir ce qui est important pour lui et de le dire à sa manière.

96  Ainsi une fois approuvé ce qui a été dit par les médias, la répétition continue amplifiant ainsi l’information qui peu à peu apparaît un peu comme le point de vue dominant et paradoxalement tous ceux qui ont des opinions contraires, des opinions différentes et mêmes nuancées se taisent,

97  gardent le silence pour ne pas devenir impopulaire ; et s’enchaine la 2 ème étape du processus qui consiste à l’opinion dominante de s’amplifier de plus en plus et proportionnellement grandit le silence de l’autre côté. C’est justement ce phénomène qui est appelé SPIRALE DE SILENCE.

98  Selon la théorie de la spirale du silence, lorsque l’individu constate que son opinion n’est pas représentée dans les médias, il se retire, quitte l’espace publique et se replie sur lui-même dans un espace privé. Il faut souligner que ce silence n’équivaut guère à un changement d’opinion sous l’effet des médias mais plutôt le symbole de la volonté de cacher ses opinions et ses sentiments.

99  INTRODUCTION  On entend par socialisation le processus social par lequel tout individu vivant dans une communauté apprend et intériorise les valeurs, les connaissances, les croyances, les normes sociales de son milieu.

100  Ce processus commence dès la naissance par la maison et à vrai dire dure pendant toute la vie de l’individu. Pendant longtemps, l’attention des chercheurs est surtout portée sur le développement des enfants dans une société donnée. Et cela ne voudrait pas dire que la socialisation ne concerne que seule l’enfance.

101  En effet, elle concerne non seulement le début du développement de l’enfant mais aussi l’ensemble de toute sa vie humaine. Dans une société de plus en plus moderne, les agents socialisant sont nombreux : nous avons la famille, le groupe des paires, le groupe de travail, l’église la mosquée, l’école et les mass-médias.

102  Pendant longtemps, la famille a joué presque seule le rôle déterminant dans la socialisation de l’enfant. Encore aujourd’hui ils ont perdu totalement ce privilège. Mais force est de reconnaître que les médias de plus en plus interviennent dans ce processus

103  et sont souvent vus comme un élément perturbateur venu de l’extérieur troubler le processus de socialisation. En Afrique, ce rôle des mass- médias est encore peut-être modéré mais dans les sociétés occidentales où les mass- médias sont omniprésents, les mass-médias remplissent une fonction très importante et ce, tout le long de leur vie.


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