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Trois points de vue sur l'histoire des mathématiques

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Présentation au sujet: "Trois points de vue sur l'histoire des mathématiques"— Transcription de la présentation:

1 Trois points de vue sur l'histoire des mathématiques
- une lente évolution de l'écriture des nombres - l'aspect outil avec Fourier - l'apport culturel d'Euclide AST 23 mars 2007 Claude Gachet Philippe Clarou

2 Avant-propos Les mathématiques apparaissent parfois, tout au moins dans certains aspects, comme une science déconnectée du réel, complètement achevée et immuable, réservée à un certain nombre d'initiés, sans évolution ni recherche. Pourtant elles sont l'œuvre des différentes civilisations et des générations successives ; elles ont connu et connaissent encore comme toutes les sciences, évolutions, impasses, régressions, progrès et controverses. Cousquer Éliane, La fabuleuse histoire des nombres, Diderot, Paris, 1998

3 Une lente évolution de l'écriture des nombres
Premier point de vue Une lente évolution de l'écriture des nombres

4 Notre système pour écrire les nombres
- nous utilisons seulement 10 chiffres : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ; - ces chiffres n'ont pas la même signification suivant leur position dans le nombre ; 12 345 - chaque chiffre indique le nombre d'unités des différents ordres (unité 100, dizaine 101, centaine 102, millier 103,…) ; - le chiffre 0 indique une puissance de dix manquante ; 2 007 - pour faciliter la lecture, on regroupe les ordres par trois ; - ce système permet d'écrire des nombres aussi grands que l'on veut ; - ce système est étendu à droite des unités, au-delà d'une virgule pour écrire les fractions de puissances de dix (dixième, centième, millième,…); - enfin, à l'aide de l'écriture décimale, on peut donner une valeur approchée de n'importe quel nombre réel aussi précise que l'on veut.

5 Notre système pour écrire les nombres
En résumé, notre système d'écriture des nombres - en base 10 - chiffres arabes - système positionnel - un zéro - système de notation infini - système étendu à droite avec les parties fractionnaires

6 Notre système pour écrire les nombres
Ainsi, on écrit tous les nombres à partir de dix chiffres seulement et éventuellement une virgule (ou un point pour les Anglos-saxons). Ce système est maintenant universellement adopté, tout au moins au niveau des textes scientifiques. Ce système est le produit d'une évolution complexe des notations des nombres au cours de plusieurs millénaires.

7 Les nombres dans la langue orale
On ne dit pas les nombres comme on les écrit. Dans les langues égyptienne, hébraïque, arabe, sanscrite, grecque et gothique on trouve trois cas : singulier, duel et pluriel. En français, on trouve des restes d'une base 20 (celtes, influence normande du 1er millénaire, numération grecque) : quatre-vingts.

8 Pratique de l'entaille Premières représentations de nombres : à l'aide d'entaille Péroné de babouin muni de 29 encoches (vers ans avant notre ère) Os de loup muni de 55 encoches regroupées par 5 (vers ans avant notre ère)

9 Pratique de l'entaille Taille des bergers en Dalmatie
Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Paris, R. Laffont, 1994

10 Premières traces d'écriture
Civilisation sumérienne On a retrouvé les traces d'un peuple, les Sumériens, qui pratiquaient une écriture dite cunéiforme (en forme de coins, de clous) dont on a retrouvé les traces, en particulier sur des tablettes d'argile. Ce premier document épigraphique, ramené en Europe en 1786 par A. Michaux est, en fait, une dotation foncière. On peut y lire en particulier la dimension d'un champ.

11 Sumer et Babylone Civilisation sumérienne – 3500 – 3000
Civilisation babylonienne – – 500 (paléo-babylonien ; médio- babylonien ; néo-babylonien)

12 Mésopotamie Les premières tablettes d'écriture furent des tablettes de comptabilité. Les tablettes mathématiques retrouvées en Mésopotamie datent de trois périodes : - période protosumérienne des débuts de l'écriture ; - autour de –2000 ; - la période Séleucide (–300 à 100) dont le début correspond à la conquête de la région par Alexandre. La découverte et le déchiffrement de l'écriture cunéiforme sont plus récents que ceux des hiéroglyphes égyptiens.

13 Civilisation sumérienne
On retrouve en Mésopotamie chez les Sumériens des objets fabriqués ("pierres d'argile"), les calculi (calculus, "caillou" en latin), dès la moitié du 4ème millénaire avant notre ère Dans la numérotation sumérienne, qui est de base 60, le petit cône vaut 1, la bille 10, le grand cône 60, le grand cône perforé 3600 et la sphère perforée

14 Système babylonien d'écriture des nombres
Système emprunté aux sumériens ayant servi pour les tables astronomiques - pour écrire les nombres de 1 à 59, utilisation de deux symboles répétés un clou représentant un un chevron représentant dix 23 s'écrit donc Quel est le nombre représenté par ? 35

15 Système babylonien d'écriture des nombres
Système emprunté aux sumériens ayant servi pour les tables astronomiques - la valeur des symboles pouvait dépendre de la place qu'il avait dans le nombre et/ou du contexte un clou représente 1, 60, 602, … ou même , ,… un chevron représente 10, 1060, 10602,… ou même 10 ,… Ainsi représente : 33 c à d 2 007

16 Système babylonien d'écriture des nombres
Exemple Comment écrire ? 7 943 = 7 943 = …  …  2 12 7 943 = …  …  2 12

17 Système babylonien d'écriture des nombres
Caractéristiques de ce système Possibilité de noter des nombres aussi grands ou aussi petits que l'on veut. Ambiguïté par suite de l'absence de zéro et de virgule ; c'est seulement le contexte qui donne l'ordre de grandeur. Ce système, chronologiquement le premier (2000 ans avant notre ère), a été le système le plus élaboré de ceux apparus dans l'Antiquité au Moyen-Orient. Il fut adopté par Ptolémée pour noter les parties fractionnaires dans ses tables astronomiques.

18 Système babylonien d'écriture des nombres
Quelques exemples

19 Système babylonien d'écriture des nombres
Ecoles de scribes en Mésopotamie (vers -1800) Tablette scolaire de Nippur (HS 217a) Table par 25 (musée du Louvre) 1 9 2 18 [Copie de H. Hilprecht, 1906, Mathematical, Metrological and Chronological Tablets from the Temple Library of Nippur, n°15, pl. 14] Christine Proust Equipe REHSEIS ENS - Site «CultureMATH»

20 Calcul de Tablette YBC 7 289 Sur un côté du carré, on peut lire
c-à-d 30 ou éventuellement Sur la diagonale : soit 1 ; 24, 51, 10  1, en fait  1, Et en dessous de la diagonale : soit 42 ; 25, 35 qui correspond à 30  1 ; 24, 51, 10

21 Civilisation égyptienne
Les mathématiques égyptiennes nous sont parvenues surtout par deux documents : - le papyrus de Rhind copie par le scribe Ahmès d'un document plus ancien de 200 ans environ sûrement babylonien

22 Civilisation égyptienne
Les mathématiques égyptiennes nous sont parvenues surtout par deux documents : - le papyrus de Moscou Découvert en 1853 par l'égyptologue russe Golenischev illustration empruntée au site UVic de l'université de Victoria (Canada)

23 Système égyptien d'écriture des nombres
Système additif 1 | 2 | | 3 | | | 4 | | | | 5 6 7 8 9 | | | | | 10 20   30    40 50  60 70  80  90  100 1000 10000 105 106

24 Système égyptien d'écriture des nombres
1 | 10 100 1000 10000 105 106 Exemples : Quel le nombre représenté par ? 347 Quel le nombre représenté par ?

25 Numération égyptienne : calculs
Dans un système non positionnel, comme la numération égyptienne, grecque ou romaine, toute opération ne peut pas s'effectuer à partir de la simple écriture des nombres. En Égypte, on utilisait des tables à calculs (ou abaques), table à sable, table à poussière

26 Multiplication égyptienne
Par duplication Soit à effectuer 75  23 1 75 2 150 Puisque 23 = 4 300 On a : 75  23 = 8 600 16 1200 Donc 75  23 = 1725

27 Division par duplication
Soit à diviser 2007 par 29 2 007 – = 151 2 58 151 – 116 = 35 4 116 8 232 35 – 29 = 6 16 464 32 928 2 007 = 64  64 1 856 = 64   = 64    = 69  www4.ac-lille.fr/~math/classes/serieL/hist_numer.ppt

28 Fractions égyptiennes
Les égyptiens n'avaient pas la notion de fraction mais simplement celle de part. Ainsi, seules les fractions de la forme avaient un sens pour eux. En fait, dans les calculs ils ramenaient les fractions à des décompositions en somme d'un entier et de fractions unitaires distinctes. On peut montrer que cette décomposition est toujours possible mais elle n'est pas unique. Il y avait une seule exception avec la fraction

29 Fractions égyptiennes
Une partie du papyrus de Rhind est consacré à l'établissement de ses tables. On trouve entre autres sur ce papyrus des relations comme : = = 1 Pour calculer le quotient de 19 par 8 19 = = 2  8 + 3 4 3 = =   8 2 19 =  8 1

30 Système grec d'écriture des nombres
Système décimal additionnel utilisant les lettres. Pour distinguer les nombres, les lettres utilisées sont surmontées d'une barre. digamma koppa sampi

31 Numération romaine Origine : vers 500 avant notre ère
Caractéristique : numération additive de base 10. Le nombre zéro n'existe pas et n'est pas nécessaire

32 Numération romaine Ensuite, I II III IV V VI VII
un deux trois quatre cinq six sept VIII IX X XI huit neuf dix onze Au début, I II III IIII V VI VII un deux trois quatre cinq six sept VIII VIIII X XI huit neuf dix onze

33 Numération romaine Les romains utilisaient M pour 1 000
On trouve aussi F ou I Doit y voir un lien avec les Etrusques qui désignait par un O ? D désignant 500 résulte-t-il de cette notation ?

34 Règles de la numération romaine
Règle numéro 0 : La numération romaine n’utilise pas de zéro. Règle numéro 1 : On additionne les symboles entre eux, si ceux inscrits à droite sont plus petits. Exemples : XXVIII = = 28 LXXVII = ………………… Règle numéro 2 : On n’écrit jamais plus de 3 signes semblables juxtaposés. Exemples : IV et non IIII IX et non VIIII CD et non CCCC Règle numéro 3 : Les chiffres écrits à gauche d’un plus grand s’en retranchent. Exemples : IV = 5 – 1 = 4 IX = 10 – 1 = 9 CD = 500 – 100 = 400 LX = …………………

35 Règles de la numération romaine
Règle numéro 4 : Tout chiffre écrit entre 2 plus forts se retranche de celui de droite : Exemples : XIX = 10 + (10 – 1) = = 19 MCM = (1000 – 100) = = 1900 Règle numéro 5 : La barre indique une multiplication par mille Exemples : = = …………………………………………… Règle numéro 6 : Quand on retranche un nombre d’un nombre plus fort, on ne peut pas sauter une puissance de 10. Exemple : 999 ne peut pas s’écrire IM 999 = = CMXCIX

36 Numération romaine : calculs
Les tables à calculs Les tables à calculs , appelées abaques , étaient constituées de tables ou de planchettes avec des colonnes pour séparer les différents ordres de numération : les jetons ou cailloux utilisés valaient chacun une unité dans le rang où ils étaient placés . Chez les Romains, chaque colonne de l’abaque était une puissance de dix.

37 Numération romaine : calculs
Parfois , chaque colonne était divisée en deux parties, la partie supérieure valant la moitié d’une unité de l’ordre immédiatement supérieur .

38 Boulier Une addition avec un abaque est très proche d'une addition avec un boulier. addition

39 Éclipse des sciences avec l'empire romain
Malheureusement, la science devait connaître une éclipse à l'époque de l'Empire romain, dont les élites étaient plus intéressées par la technique et par les conquêtes que par l'avancement des connaissances théoriques, et les invasions qui ont suivi son effondrement, n'ont pas favorisé les recherches scientifiques.

40 Numération indienne Aryabhata (476 – 550)
Aryabhata est un des premiers grands mathématiciens indiens ; il a publié un traité Aryabhata en sanscrit en 550 (traduit en Europe seulement au 19e siècle), où il utilise des noms de nombres de la langue sanskrite tel que Eka (1), Dasha (10), Shata (100) pour désigner ses données numériques. Mais il emploie également une notation numérique (de type alphabétique) de son invention dont l’usage est peu commode. On peut penser aussi qu’il use de la notation décimale au moyen de symboles numériques et qu’il connaît le principe de position ainsi que le zéro. Il a présenté un système héliocentrique, s'opposant ainsi au système de Ptolémée, hérité d'Aristote

41 Numération indienne Brahmagupta (598 – 660 ?)
En fait, c'est Brahmagupta qui emploie dans ses calculs, les chiffres décimaux avec un graphisme proche des chiffres adoptés ensuite par les arabes au 9e siècle. C'est lui qui utilise pour la première fois explicitement le nombre zéro. Cette apparition est un grand pas vers l'algèbre. Il est aussi sûrement le premier à utiliser les nombres relatifs pour signifier pertes et profits ; il énonce la règle des signes.

42 Numération indienne 25 = 10 26 = 12 27 = 14 35 = 15 36 = 18
Multiplication : soit à effectuer 567  234 25 = 10 26 = 12 27 = 14 35 = 15 36 = 18 37 = 21 45 = 20 46 = 24 47 = 28

43 Les arabes et l'Islam Le déclin de la mathématique grecque, puis de l'empire romain, marquent le début de l'influence arabe liée à l'apparition du prophète Muhammad vers l'an 600 et d'une nouvelle religion : l'Islam. Le berceau intellectuel et économique de cette nouvelle civilisation sera d'abord La Mecque, ville natale du prophète et carrefour économique de la région. Après la mort du prophète (632), les conquêtes musulmanes se succèdent (Syrie, Jérusalem, Mésopotamie, Égypte, Iran, Chypre, Afrique du nord, Sicile, Espagne).

44 Renouveau scientifique
Ces invasions seront un important vecteur de la transmission du savoir et du renouveau des mathématiques. En effet, si les premières conquêtes sont plus motivées par la soif du gain que celle de la culture, l'installation des califats conduira les conquérants à s'intéresser aux autres trésors des contrées traversées (architecture, sciences, médecine, philosophie, arts).

45 Renouveau scientifique
Bagdad (capitale de l'actuel Iraq) sera le fief de la connaissance dès le règne du calife Al Mansour (seconde moitié du 8e siècle). De nombreuses écoles et bibliothèques sont créées. Le calife Al Ma'mun, y fonde - en 829 le grand observatoire ; - en 832, la maison de la Sagesse (Baït al-Hikma), véritable laboratoire des Lettres, des Arts et et des Sciences. Les textes scientifiques (astronomie , mathématique, médecine) récoltés au cours des conquêtes sont traduits et étudiés (en particulier, arithmétique et géométrie grecque, algèbre indienne).

46 La traduction des textes
Déjà sous le règne de Harun-al-Rachid ( ) avait été publiée la première traduction des Éléments d'Euclide, mais à partir d'une version syriaque et le calife Al-Mansour avait encouragé la traduction en arabe de tous les textes grecs. Il avait en particulier obtenu de l'empereur byzantin une version grecque des Éléments d'Euclide. Un peu plus tard, le calife Al-Ma'mun ( ) avait été jusqu'à exiger de l'empereur d'Orient, qu'il venait de vaincre, qu'il lui remette un exemplaire de tous les livres grecs en sa possession.

47 La traduction des textes
La façon dont nous sont parvenues toutes ces traductions de textes grecs ressemblent souvent à des aventures romanesques. Par exemple, la traduction du grec en latin de l'Almageste de Ptolémée, faite par Boèce au VIe siècle, a été perdue et nous n'en avons connaissance aujourd'hui que grâce à une traduction arabe de l'original grec, faite à Bagdad au IXe siècle, qui fut elle-même retraduite en latin au XIIIe siècle. La première traduction en arabe des Eléments d'Euclide, à partir du texte grec, date de 813 et celle de l'Almageste de Ptolémée, de 827.

48 Les mathématiciens arabes
Mais les Arabes n'ont pas été uniquement les introducteurs de la science grecque en Occident. Ils ont aussi été de grands savants. Utilisant avec brio l'héritage géométrique grec, les mathématiciens arabes furent particulièrement novateurs en algèbre et en trigonométrie avec le développement de l'astronomie. Leur contribution implicite dans le renouveau des mathématiques en Europe est ainsi capitale.

49 Al-Khawârizmi ( ) Mathématicien arabe, il fut l'un des membres les plus importants de la maison de la Sagesse à Bagdad, où le calife al-Ma'mun avait regroupé hommes et moyens en vue du développement des sciences. Il a écrit un ouvrage sur l'arithmétique qui est le premier exposé systématique sur le système décimal de position et sur les opérations à l'aide de cette notation des nombres. Le seul manuscrit connu est une traduction latine partielle de cet ouvrage dont le titre probable est : Livre de l'addition et de la soustraction d'après le calcul des Indiens.

50 Al-Khawârizmi ( ) La notoriété d'Al-Khawarizmi nous est parvenue à travers les siècles moins par ses talents d'astronome que par son intervention dans l'art du calcul algébrique. Auteur d'un Livre sur la science de la transposition et de la réduction ("Kitab Al jabr w'al mouqabala"), on peut le considérer comme un des premiers algébristes.

51 AL-KHWARIZMI Muhammad Ibn Moussa vers 780-850
"al jabr" compensation, restauration, … Si 3 choses diminuées de 5 valent 2 choses, je compense avec 5 ; alors 3 choses diminuées de 5 et augmentées de 5 valent 2 choses augmentées de 5 ; 3 choses valent donc 2 choses et 5. 3 x – 5 = 2 x 3 x – = 2 x + 5 3 x = 2 x + 5 "al muqabala" Si 3 choses valent 2 choses et 5, alors 1 chose vaut 5. 3 x = 2 x + 5 x = 5 "al hatt" Si 2 carrés et 42 valent 20 choses, alors 1 carré et 21 valent 10 choses. 2 x = 20 x 1 x = 10 x

52 Système décimal Les chiffres de notre système décimal (0 à 9) dits "arabes" ne furent introduits en Europe que vers l'an 1000. Gerbert d'Aurillac (plus tard pape sous le nom de Sylvestre II) , après des études à Cordoue à la fin du Xe siècle, contribue à l'introduction des chiffres arabes en France. Abaque de Gerbert

53 Les chiffres arabes Au moyen âge, les mathématiciens arabes occidentaux utilisaient sensiblement : Les chiffres arabes orientaux (Égypte) et actuels sont différents (ci-dessous) : Le mot français chiffre est une déformation du mot arabe écrit ci-dessus (prononcer approximativement sifrone ) et désignant zéro. En italien, zéro se dit zero, et serait une contraction de zefiro : on voit là encore la racine arabe. Ainsi nos termes chiffre et zéro ont la même origine.

54 Le système décimal Léonard de Pise dit Fibonacci ( ) dans son Liber abaci (paru en 1202) expose longuement la méthode de position de la numération décimale et les possibilités offertes pour le calcul ; cet ouvrage a eu beaucoup de succès mais ce calcul décimal a eu du mal à s'imposer dans l'usage courant. On continue à utiliser en astronomie le système sexagésimal. • Riese (1492 – 1559) dans un traité imprimé en 1550 assoit définitivement l’usage des chiffres indo-arabes et du système décimal en allemagne. • Viète (1540 – 1603) dans un important traité, publié en 1579, tend à imposer le calcul décimal ce que réussiront Stevin puis Neper.

55 Vers les nombres décimaux
• Stevin (1548 – 1620) flamand, contribua par son traité La Disme (1585) à développer le calcul algébrique, les notions de nombre décimal, de fraction, d'exposant fractionnaire et de nombre irrationnel avec l'usage du radical actuel. Stevin nota un nombre comme 32,57 sous la forme La notation va s'alléger devenant 32 o 57, puis utilisée avec les anglo-saxons. Notre notation actuelle (à virgule) semble provenir de l'astronome hollandais Snellius et de Neper.

56 Vers les nombres décimaux
Cependant, ce système deviendra officiel et d'usage courant en France seulement après l'adoption du système métrique au moment de la révolution française.

57 Repères chronologiques à propos de l'écriture des nombres
Système sumérien – 3300 Système égyptien – 2000 Système babylonien – 1800 Système grec – 400 Système romain – 300 Numération de position en Inde Numération arabe en Europe Arrivée du zéro en Europe Fraction décimale Stevin publie De Thiende (La dîme) en 1586 Système métrique mars 1791 Système métrique international D'après

58 L'aspect outil avec Fourier
Deuxième point de vue L'aspect outil avec Fourier

59 A propos des séries de Fourier
1ère séance AST du 23 mars 2007 Claude Gachet

60 Fourier et sa célèbre transformée
Jean Baptiste Joseph Fourier Joël Le Roux,

61

62 L'ouvrage de Fourier a été réédité aux éditions Jacques Gabay en 1988

63 D'Alembert (1746) : équations des cordes vibrantes avec condition initiale Bernouilli (1750) : il pense que toutes les solutions sont de la forme Fourier (1821) : équation de la chaleur avec condition initiale il pense que toutes les solutions sont de la forme :

64 Des sons des timbres fourson

65 Une idée fulgurante: transposer ce que l’on sait de la constitutions des sons depuis longtemps à des « signaux » d’autre nature.

66 foursimple

67 A propos de Fourier: 2ème séance AST du 30 mars Philippe Clarou et Claude Gachet

68 Stockage Il faut … de l’énergie un produit scalaire
une base orthonormée si fn et gn sont définies par fn(t) = cos(nt) et gn(t) = sin(nt), elles forment une base orthogonale (presque une base orthonormée)

69

70 On vient de voir le stockage et ce qui est transmis.
Restitution On vient de voir le stockage et ce qui est transmis. La restitution se fait par :

71 Diffraction et transformée de Fourier

72 Notation « complexe »: Une bonne image est celle d’un vecteur (une flèche) tournant à vitesse constante.

73 Diffractions

74 Calcul de l’amplitude en M(u)
C’est la généralisation des séries de Fourier appelée : Transformation de Fourier

75 Cas simple : celui d’une fente éclairée uniformément
fonction créneau sa transformée de Fourier

76

77 De multiples applications

78 Stockage et traitement des sons
Stockage, traitement, et restitution des sons Stockage et traitement des sons D ’après Sylvain Lafontaine

79 Transformation de Fourier rapide

80 Heureusement en 1963 quelqu’un invente un procédé pour gagner du temps pour calculer ces coefficients. Au lieu d’être de l’ordre de N2 le nombre d’opérations à faire devient de l’ordre de N log(N). avec N = 1000 ; il y aurait d'opérations le nombre d'opération devient 1000 x 3 c-à-d 3000 OUF!!! Cela change tout.

81 Stockage, traitement, et restitution des images

82

83

84 Cristallographie: structure des cristaux

85

86

87 D’autres applications
en économie: variations saisonnières en biologie: analyse des séquences d’ADN. en sismographie: recherche de l’épicentre en imagerie médicale: tomographie, résonance magnétique et plein d’autres choses auxquelles je n’ai rien compris

88 L'apport culturel d'Euclide
Troisième point de vue L'apport culturel d'Euclide

89 Quelques dates pour la Grèce
1er J0  776 ; Homère (Iliade et Odyssée) Thalès de Milet (624 – 548) Pythagore de Samos (570 ? – 500  ?) Platon (428 – 348) ; Eudoxe (408 – 355) ; théorie des proportions ; méthode d'exhaustion Aristote (382 – 322) ; création du lycée Euclide d'Alexandrie (325 – 265) ; les éléments Archimède de Syracuse (287 – 212) ; mesure du cercle ; aires et volumes de la sphère ; aire sous la parabole ; polyèdres ; trisection de l’angle ; problème d’aire et de tangente Apollonius de Perga (262 – 190) ; coniques

90 Thalès de Milet (624 – 548) On lui attribue l’énoncé de cinq théorèmes qui fondent la géométrie élémentaire : – Tout diamètre partage en deux parties égales un cercle. – Les angles à la base d’un triangle isocèle sont égaux. – Les angles entre deux lignes droites sécantes sont égaux. – Deux triangles sont égaux s’ils ont deux angles et un côté égaux. – D’un point d’un cercle, on voit un diamètre sous un angle droit. Encyclopædia Universalis

91 Thalès et la pyramide Thalès avait été invité par le roi Amasis, averti de ses grandes connaissances. Il se montra à la hauteur de sa réputation : le roi déclarait ne pas connaître la hauteur des fantastiques pyramides déjà presque bimillénaires. Thalès eut de la chance : à midi il planta sa canne dans le sable verticalement et dit au roi : "l'ombre de ma canne est exactement égale à sa hauteur ; il doit en être de même pour votre pyramide : faites mesurer son ombre vous aurez sa hauteur !" Pyramide

92 Pythagore et les Pythagoriciens
Pythagore de Samos 580 ? ? Astronome, philosophe, musicologue, cet illustre savant nous est connu par ses disciples les Pythagoriciens. Personnage mythique pour ces derniers (il serait le fils d'Apollon), il créa son école à Crotone, laquelle devint rapidement une secte aux règles de vie très sévères. Devenant alors dérangeant, persona non grata, il mourra assassiné. Pythagore et les Pythagoriciens par Jean-François Mattei Que sais-je n°2732, P.U.F., Paris

93 Les Pythagoriciens Tous les phénomènes naturels, constate Pythagore, sont mesurables : les figures, les mouvements des astres et aussi les sons. Ainsi, on peut établir un rapport constant entre la longueur des cordes d'une lyre et les accords fondamentaux de la musique (1/2 pour l'octave, 3/2 pour la quinte etc.). L'harmonie des nombres gouverne la nature. De fait tout devient un problème d'harmonie. La santé elle-même est harmonie entre les parties du corps et entre le corps et le cosmos, la justice sociale est une harmonie entre les hommes où chacun est récompensé selon ses mérites (au plan politique, Pythagore préconise le gouvernement des savants).

94 Les Pythagoriciens Aristote attribue aux Pythagoriciens la première démonstration de l'irrationalité de Selon l'historien Diogène Laërce, Hippase de Métaponte qui mit fin à la croyance en la réduction possible de tous nombres à un entier ou à un rapport de deux entiers, fut jeté en mer. Mais il fallut attendre 2000 ans pour avoir une définition des irrationnels.

95 Les Pythagoriciens Si m2 est pair, alors m est pair et m2 est un multiple de 4. Cela résulte du fait que si m est impair, alors m2 est impair. Soit un triangle rectangle isocèle de côté n et d'hypoténuse m. D'après le théorème de Pythagore : n2 + n2 = m2 c à d m2 = 2 n2 Supposons m et n entier et premiers entre eux. Donc m2 est un multiple de 4, mais ainsi, n2 est pair donc n est pair ! ce qui est contraire à l'hypothèse que m et n sont premiers entre eux.

96 Platon Philosophe, ami et disciple de Socrate, Aristoclès, dit Platôn (le large) fut d'abord poète, dramaturge et politicien. Il créa près d'Athènes, dans les jardins d'Akadêmos, l'Académie, une école de la philosophie et des sciences, au fronton de laquelle il fit inscrire : Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre !

97 Platon La pensée de Platon s'apparente au rationalisme cartésien. Platon rejette les instruments de mesure et de construction à l'exception de la règle et du compas, car ils engendrent beauté et symétrie des formes.

98 Duplication du carré Étant donné un carré, construire un carré d'aire double. Voici comment, selon Platon, Socrate l'aurait proposé à un esclave (dialogue "Le Ménon") afin de démontrer que la science est en chacun de nous : le carré donné est ABCD de côté 1. Le carré AEFG est de côté 2; le quadrilatère DBHJ, construit sur les milieux de côtés de ce carré, réalise la duplication du carré ABCD. En vérité l'esclave se trompa et pensa qu'il suffisait de doubler le côté du carré donné (ce qui quadruple l'aire initiale). Cette erreur est mise à profit pour faire apparaître le carré DBHJ en remarquant que la diagonale d'un carré partage celui-ci en deux triangles rectangles isocèles d'aire moitié.

99 Aristote Philosophe, élève et disciple de Platon, il peut être considéré comme le premier logicien. Outre la notion de syllogisme, on lui doit le sens actuel du vocabulaire lié au raisonnement déductif : hypothèse, axiome, postulat, déduction, induction. Il fonde à Athènes, dans l'enceinte du "Gymnase", son école, dite "péripatéticienne", car Aristote enseignait tout en marchant (du grec péripatein = promener). Située au Lukeion, colline des loups, établissement d'entraînement des athlètes, l'école d'Aristote a donné le mot lycée. Les Allemands ont préféré conserver gymnasium pour désigner les établissements d'enseignement secondaire.

100 L'École d'Alexandrie Fondée en 331 avant notre ère par Alexandre le Grand, la ville d'Alexandrie devint rapidement sous la protection des Ptolémées, le centre intellectuel du monde antique. Les mathématiques y furent particulièrement travaillées et la célèbre École mathématicienne d'Alexandrie connut, entre autres, trois représentants exceptionnels : Euclide, Archimède et Apollonius. Les travaux de cette école débouchèrent sur une œuvre qui pendant plus de 20 siècles servit de base à toute étude géométrique: les Éléments. Cette œuvre est composée de 15 livres dont 13 sont dus à Euclide (300 avant notre ère).

101 Euclide (325 – 265) On ne possède pas d'informations précises sur la vie d'Euclide. Il semble qu'il étudia à Athènes à École des successeurs de Platon et qu'il s'établit à Alexandrie sur l'invitation de Ptolémée II, roi d'Égypte. Euclide avec un compas dans l'Ecole d'Athènes de 'Stanze di Raffaello' au Museus Vaticans S'appuyant sur les données de Thalès, Pythagore, Hippocrate de Khios, Eudoxe, Euclide réalise avec ses Éléments un premier exposé systématique des mathématiques et en particulier une première synthèse de la géométrie. Il a le souci de fonder la géométrie : les Éléments débutent par une série d'énoncés de base, à partir desquels sont déduites toutes les autres propositions. Une telle démarche procède essentiellement des préoccupations et de l'œuvre logique d'Aristote.

102 Les Éléments d'Euclide Le texte des Éléments d'Euclide n'existe pas et ces derniers ne nous sont connus que de façon apocryphe. L'édition, aujourd'hui de référence, est celle dite de Heiberg en grec et en latin et établie à partir de 1882 à Leipzig par Heiberg et Menge en tenant compte du seul manuscrit préthéonien existant et découvert par Peyrard au Vatican. La traduction anglaise de Heath en est tirée de même que la version récente donnée en français par Bernard Vitrac. La 1ère impression des treize livres constituant les Eléments d'Euclide date de C'est l'ouvrage le plus étudié et commenté après la Bible.

103 Euclide (325 – 265) Les éléments (13 livres) : • I à IV construction des figures géométriques planes ; • V proportions (reprise d'Eudoxe) ; • VI figures semblables ; • VII à IX théorie des nombres dans un contexte géométrique ; existence d'une infinité de nombres premiers ; construction de nombres parfaits ; • X incommensurabilité, irrationnels constructibles ; • XI – XIII aires et aux volumes des configurations usuelles du plan et de l'espace (reprise des travaux d'Eudoxe et Théétete, avec l'étude des polyèdres réguliers) (Il faudra attendre Archimède pour connaître le volume de la sphère et l'aire de sa surface) .

104 Les Éléments Livre I Dans le livre I, on trouve :
- vingt-trois définitions - cinq postulats - neuf axiomes - quarante-huit propositions

105 Postulat ; axiome ; proposition
Les Éléments Postulat ; axiome ; proposition Le postulat est de nature plus philosophique que mathématique. Le postulat doit être admis, consenti avant toute poursuite du dialogue ou de la lecture : c'est une hypothèse de travail. Un axiome est un postulat, mais il est de nature plus évidente. Quiconque doit, s'il en comprend l'énoncé, l'admettre sans discuter : c'est un truisme. Citons par exemple, en notation moderne, deux axiomes arithmétiques des Éléments d'Euclide : si a = b alors a + c = b + c (pour tout nombre c) si a > b, alors a + c > b + c.

106 Les Éléments : Livre I DEMANDES ou POSTULATS.
1. Conduire une droite d'un point quelconque à un point quelconque. 2. Prolonger indéfiniment, selon sa direction, une droite finie. 3. D'un point quelconque, et avec un intervalle quelconque, décrire une circonférence de cercle. 4. Tous les angles droits sont égaux entre eux. 5. Si une droite, tombant sur deux droites, fait les angles intérieurs du même côté plus petits que deux droits, ces droites, prolongées à l'infini, se rencontreront du côté où les angles sont plus petits que deux droits.

107 Les Éléments : Livre I NOTIONS COMMUNES ou AXIOMES.
1. Les grandeurs égales à une même grandeur, sont égales entre elles. 2. Si à des grandeurs égales, on ajoute des grandeurs égales, les touts seront égaux. (si a = b alors a + c = b + c (pour tout nombre c)) 3. Si de grandeurs égales, on retranche des grandeurs égales, les restes seront égaux. 4. Si à des grandeurs inégales, on ajoute des grandeurs égales, les touts seront inégaux. (si a > b, alors a + c > b + c) 5. Si de grandeurs inégales, on retranche des grandeurs égales, les restes seront inégaux. 6. Les grandeurs, qui sont doubles d'une même grandeur, sont égales entre elles. 7. Les grandeurs, qui sont les moitiés d'une même grandeur, sont égales entre elles. 8. Les grandeurs, qui s'adaptent entre elles, sont égales entre elles. 9. Le tout est plus grand que la partie.

108 Livre I Proposition 1 : Construire un triangle équilatéral sur une ligne droite donnée et finie. Exposition : Soit AB une ligne droite donnée et finie. Détermination : Il s'agit de construire sur la droite finie AB un triangle équilatéral. Construction : À partir du centre A et de l'intervalle AB, décrivons la circonférence BCD ; puis, du centre B et de l'intervalle BA, décrivons la circonférence ACE. Du point C, où les circonférences sont mutuellement concourantes, conduisons aux points A et B les droites CA et CB. Démonstration En effet, comme le point A est le centre du cercle CDB, la droite AC est égale à la droite AB ; de plus, comme le point B est le centre du cercle CAE, la droite BC est égale à la droite BA. Or, on a démontré que la droite CA est égale à la droite AB ; donc chacune des droites CA et CB est égale à la droite AB. Étant donné que des grandeurs qui sont égales à une même grandeur sont égales entre elles, la droite CA est égale à la droite CB. Donc les trois droites CA, AB et BC sont égales entre elles. Conclusion : Ainsi, le triangle ABC est équilatéral, et il est construit sur la droite donnée et finie AB. Ce qu'il fallait faire.

109 Livre I : proposition 43 Rectangles d'Euclide Parallélogrammes

110 Proposition XXXV du Livre I
Les parallélogrammes constitués sur une même base, et entre mêmes parallèles, sont égaux entre eux. Cabri

111 Démonstration de Pythagore par Euclide
Thérèse Eveilleau

112 Pythagore Autre démonstration

113 Pythagore Quatre triangles

114 Livre II Le livre II comporte : - deux définitions
- quatorze propositions (12 théorèmes et 2 problèmes)

115 Proposition 2 du Livre VI
Démonstration du théorème de Thalès par Euclide Fig.1 Aire(EBC) = Aire (FBC) Aire(CAE) = Aire (BAF)

116 Quadrature du rectangle
Construire un carré ayant même aire qu'un rectangle donné

117 Quadrature du triangle
Construire un carré de même aire qu'un triangle donné

118 Quadrature du rectangle
Construire un carré ayant même aire qu'un rectangle donné Thérèse Eveilleau Quadrature du triangle Construire un carré ayant même aire qu'un triangle donné Thérèse Eveilleau

119 Théorème du papillon Enoncé animation

120 Archimède de Syracuse (287 – 212)
• élève d’Euclide, mathématicien, ingénieur, physicien, ami d'Ératosthène • traité sur la mesure des cercles ; p compris entre 3 1/7 et 3 10/71 n’avait pas encore le statut de nombre mais de rapport entre le cercle et le diamètre. • dans la Méthode, il expose une méthode de calcul d’aire : en décomposant en segments de droite puis transformant ces segments, il reconstitue une autre aire plus facile à calculer ; Archimède • il établit de nombreuses formules relatives aux aires ; • utilisation de miroirs paraboliques ; roue dentée ; vis ; • trisection de l’angle par la spirale. autre

121 Surface et Volume de la sphère par Archimède

122 Les mathématiques depuis les Grecs
Notre modèle d'exposition des mathématiques en fait, est né en Grèce… Nous venons de voir qu'à la suite des réflexions des philosophes comme Platon et Aristote, les mathématiciens ont introduit en mathématiques la présentation déductive, où, à partir de quelques propositions de base admises comme prémisses, toute proposition doit faire l'objet d'une démonstration. Ce type d'exposition, les mathématiciens le savent tous, ne correspond pas à la façon dont les propriétés ont été découvertes, mais une reconstruction a posteriori pour prouver la justesse de ces propositions.

123 La mathématique Dès la deuxième moitié du 19e siècle, de nombreux mathématiciens se sont intéressés au fondement des mathématiques. Dedekind puis Cantor (La théorie des ensembles, 1874) fondèrent la théorie des ensembles, langage qui se voulait simple, concis et universel, permettant de formaliser et d'exprimer la pensée mathématique. Hilbert réussit une reconstruction rigoureuse de la géométrie euclidienne avec cinq groupes de quatre axiomes (dont quinze sont équivalents à ceux d'Euclide). Un groupe de mathématiciens, constitué en 1935 sous le nom de Nicolas Bourbaki a rédigé un immense traité d'une quarantaine de volumes Les Éléments de mathématique donnant une reconstruction de tout l'édifice mathématique selon la pensée formaliste promue par Hilbert.

124 Evolution actuelle Actuellement, le mouvement des mathématiques fait apparaître une multitude de sources et de retombées, en même temps qu'un travail considérable au sein des mathématiques constituées. Les mathématiques s'enrichissent de problèmes, de méthodes et de concepts venant des autres sciences et pratiques, créent de nouveaux concepts et de nouvelles théories, et fournissent matière à des applications parfois inattendues. Il est bon de ne plus raisonner seulement en termes de "mathématique", "mathématiques pures et mathématiques appliquées" mais de considérer l'ensemble des "sciences mathématiques" dans la variété de leurs acteurs et de leurs utilisateurs. Commission de Réflexion sur l'Enseignement des Mathématiques présidée par J.P. Kahane

125 Sites consultés http://www.canal-u.fr/canalu/index.php
(site de Serge Mehl)

126 Bibliographie Abdeljaouad Mahdi, Les arithmétiques arabes (9e-15e siècles), Ibn Zeidoun éditeur, Tunis, 2005 Barbin Evelyne, Commission Inter-IREM Épistémologie et Histoire des Mathématiques, Histoires de problèmes. Histoire des mathématiques, Ellipses, Paris, 1997 Baruk Stella, Dictionnaire de Mathématiques Élémentaires, Seuil, 1992 Collette Jean-Paul, Histoire des mathématiques, Éditions du renouveau pédagogique, Montréal, 1973 Cousquer Éliane, La fabuleuse histoire des nombres, Diderot, Paris, 1998 Dahan-Dalmédico A., J. Pfeiffer, Une histoire des mathématiques – Routes et dédales, Points Sciences 1986 Dedron, Itard, Mathématiques et mathématiciens, Magnard, Paris, 1960 Dhombres Jean, Nombre, mesure et continu, CEDIC-Nathan, Paris, 1978 Djebbar A., Une histoire de la science arabe, Points Sciences 2001 Euclide, Les éléments d'Euclide, traduction de B. Vitrac à partir du texte établi par Heidberg, PUF, Euclide, Les œuvres d'Euclide : les 13 livres des Éléments suivis des Données, Fac-similé de l'édition de F. Peyrard de 1819, Albert Blanchard, 1993 Godefroy Gilles, L'aventure des nombres, Odile Jacob, Paris, 1997 Guedj Denis, L'empire des nombres, Découvertes Gallimard, 1996 Guedj Denis, Les cheveux de Bérénice, Seuil, 2003 Guedj Denis, Le théorème du perroquet, Éditions du Seuil, Paris, 1998 Ifrah Georges, Histoire universelle des chiffres, Robert Lafont, Paris, 1994 Luminet J.-P., Le bâton d'Euclide, éditions Lattès, 2002 Noël E., Le matin des mathématiciens (voyage chronologique de Babylone au Moyen Age), Pour la science, Belin, 1985 Rousselet M., Le calcul et la géométrie au temps des pharaons, Éditions Archimède, 2003 Science & Avenir, Hors série. N°138. Le mystère des nombres, 2004 Thuiller Pierre. Préf. ; Picutti Etore ; Edwards Harold ; Blay Michel ; Belhoste Bruno ; Stewart Ian ; Dahan Dalmedico Amy ; Bracewell Ronald ; Russ Steve ; Rothman Tony ; Horiuchi Annick ; Martzloff Jean-Claude ; Borwein Jonathan ; Borwein Peter ; Dauben Joseph ; Breziski Claude, Les mathématiciens, Pour la science, Belin, Paris, 1996 Warusfel André, Les nombres et leurs mystères, Éditions du Seuil, Paris, 1980 Yabuuti K., Une histoire des mathématiques chinoises, Pour la science, Belin, 2000 Université de tous les savoirs : mathématiques – vol 13 (17 conférences sur les mathématiques UTLS 2000, éditions Odile Jacob, 2002


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