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Exécution Stratégique

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Présentation au sujet: "Exécution Stratégique"— Transcription de la présentation:

1 Exécution Stratégique
Patrick LEMAIRE Aix-Marseille Université, CNRS, & IUF Masters 1: Année

2 Plan Pas de différences liées à l’âge dans l’exécution stratégique
Problèmes méthodologiques Age x Stratégies x Problèmes x Situations Recherches actuelles

3 Vieillissement et Exécution Stratégique
Le vieillissement s’accompagne-t-il d’une diminution de la capacité à exécuter les stratégies?

4 Sans contrôle des biais de sélection stratégique

5 Résolution d’additions simples
Population: 60 adultes jeunes/60 adultes âgés Tâche: Résolution de 40 additions simples (e.g., 8+7) Stratégies observées: Comptage verbal (e.g., pour résoudre 7+2, ils faisaient 7, 8, 9), Stratégie de décomposition (e.g., pour 8+7, ils faisaient ou 8+8-1) la récupération (i.e., ils récupéraient directement le résultat en mémoire à long terme) Geary & Wiley, 1991

6 Résolution d’additions simples
Les performances (illustrées à la Figure X) des participants jeunes et âgés ont fait apparaître que, lorsqu’ils utilisaient chaque stratégie, les participants âgés étaient plus lents que les jeunes lorsqu’ils exécutaient aussi bien la décomposition que la récupération. Geary & Wiley, 1991

7 Analyse componentielles de TRs/récupération
Temps des jeunes: (Produit) Temps des âgés: (Produit). L’analyse de régression prédisant les temps de résolution des participants jeunes et âgés à partir du produit (variable caractéristiques du problème corrélant le plus fortement avec les temps de latences) lors de l’exécution de la récupération a permis d’évaluer la durée d’exécution des principaux processus inclus dans la stratégie de récupération. Pas de différence significative entre jeunes et âgés sur la pente, mais différence significative sur la constante. Durée des processus de récupération du produit en MLT Durée des autres processus (encodage, sélection stratégique, réponse)

8 Mémoire Episodique Population: 32 jeunes, 32 âgés
Tâche: apprendre des listes de paires de mots associés (chaise-table) présentées pendant 8 sec. Stratégies utilisées: images mentales, l’auto-répétition mentale, fabrication de phrases, autre stratégie ou aucune stratégie Dunlosky & Hertzog, 2001

9 Mémoire Episodique Dunlosky & Hertzog, 2001
Comme le montrent leurs données présentées à la Figure X (pour les 3 stratégies les plus fréquemment utilisées), les jeunes obtenaient toujours des performances nettement meilleures que les âgés, quelle que soit la stratégie utilisée. Dunlosky & Hertzog, 2001

10 Problèmes des biais de sélection

11 Selection artefactuelle: Biais sur les items
TR Récupération Comptage 3x4 2x6 4x5 7x8 9x7 6x9

12 Selection artefactuelle: Bias sur les participants
TR Jeunes Agés

13 Solution? Contrôle des biais

14 Contrôler les biais de sélection artefactuelle
NO-CHOICE CHOICE Strategie 1 vs. Strategie 2 Strategie 1 Strategie 2 As you can imagine, we did find that young and older adults differ in strategy execution. To illustrate, in another experiment on numerosity estimation, each participant provided estimates with two strategies, benchmark and anchoring strategies, under both choice and no-choice conditions. Numerosities ranged from 55 to 460. In the no-choice situation, all participants were required to use a given stratey on all items. So, both age-groups used the strategies equally often and on exactly the same type of problems. Siegler & Lemaire, 1997

15 Tâche d’estimation de numérosité: Exemple d’items
Gandini, Lemaire, & Dufau (2009)

16 Estimation de Numérosité: Performances
* Gandini, Lemaire, & Dufau (2009)

17

18 Numerosity estimation: Eye movements in instructed condition
Benchmark Anchoring Eye movements were very interesting as they did reveal that participants could use different strategies to do numerosity estimation tasks. Two of these strategies are illustrated in the following videos. In each video, you will see a red dot for each eye fixation. They have been slowed down for purpose of illustation. In the first video, you will see an example of pattern of eye movements while a participant is using what we called a perceptual estimation (or benchmark) strategy. In the second, the participant is using the anchoring strategy. I’ll explain what they consist in after viewing the video. The perceptual estimation strategy consists in scanning the whole pattern or a subset of dots, searching a corresponding numerosity in LTM, and adding or subtracting small amounts to this retrieved numerosity before stating a response. In the anchoring strategy, participants counted groups of dots and added the number of groups before estimating the remains dots. 8 vs; 13 fixations Number of fixations for perceptual estimation were influenced by the numerosity (15, 20, 25) and configuration (random, canonical) Gandini, Lemaire, & Dufau (2009)

19 Numerosity estimation: Eye movements in instructed condition
Gandini, Lemaire, & Dufau (2009)

20 Estimation de Numérosité: Mouvements oculaires
* Figure X : Durées moyennes des fixations oculaires réalisées au cours de la première seconde de l’exécution stratégique chez les jeunes et les âgés selon la stratégie utilisée pour accomplir une tâche d’estimation de numérosité (données d’après Gandini et al., 2008). Le nombre de fixations était le même chez les jeunes et les âgés lorsque les participants utilisaient la stratégie d’ancrage mais plus petit chez les âgés lorsqu’ils exécutaient la stratégie de benchmark. Gandini, Lemaire, & Dufau (2009)

21 Age x Stratégie x Problèmes
Population: 24 Jeunes, 24 Agés Tâche: Résolution d’additions de deux nombres à trois chiffres ( ) Problèmes: avec retenues ( ), sans retenue ( ) Stratégies: Stratégie des unités (6+8; 4+3; 2+7) Stratégie des centaines (2+7; 4+3; 6+8) Green, Dufau, & Lemaire, 2007

22 Age x Problèmes x Stratégies: Performances
Figure X : Durées moyennes des fixations oculaires réalisées au cours de la première seconde de l’exécution stratégique chez les jeunes et les âgés selon la stratégie utilisée pour accomplir une tâche d’estimation de numérosité (données d’après Gandini et al., 2008). Green, Dufau, & Lemaire, 2007

23 Age x Problèmes x Stratégies: Mouvements oculaires
Green, Dufau, & Lemaire, 2007

24 Age x Problèmes x Stratégies x Situations
Population : 96 Jeunes/ 96 âgés Tâche: Estimation calculatoire Stratégies: Arrondi inférieur/Arrondi Supérieur Problèmes: RD (34x62) / RU (27x64) Condition: Accent sur la précision/sans accent Lemaire, Arnaud, & Lecacheur, 2004

25 Age x Problèmes x Stratégies x Situations
Comment le montre la Figure X, le temps d’exécution des stratégies chez les jeunes et les âgés variaient en fonction de la contrainte de précision et du type de problèmes estimés. Ainsi, même si sur les deux types de problèmes, les participants jeunes étaient plus rapides que les âgés en utilisant les deux stratégies dans les deux situations de contrainte sauf avec la stratégie d’arrondi supérieur, les deux groupes de modulaient pas l’exécution stratégique de la même manière dans les deux situations de contraintes. Même si les deux groupes avaient tendance à ralentir (pour être plus précis) quand ils devaient être le plus exact, les âgés ralentissaient moins que les jeunes en particulier lorsqu’ils utilisaient la stratégie la plus difficile, d’arrondi supérieur (c’est ce qui les amenaient à être plus rapides, mais moins précis) sur les problèmes d’arrondi inférieur. En d’autres termes, le calibrage de l’exécution stratégique en fonction des différentes contraintes de la tâche (i.e., type de problèmes, de stratégies et de situation) était moins efficace chez les participants âgés que chez les participants jeunes. Vraisemblablement, du fait de la diminution des ressources cognitives avec l’âge au cours du vieillissement, les âgés pouvaient allouer moins de ressources cognitives à ce calibrage Lemaire et al., 2004

26 Mémoire Episodique: Age x Stratégie x Items
Population: 18 J/18 A Stimuli: 12 listes de 16 mots/liste Tâche: rappel libre immédiat Stimuli: 8 mots concrets (table) + 8 mots abstraits (justice) / liste Conditions (4 listes/condition/participant): Répétition: répéter à voix haute le mot présenté jusqu’à la présentation du mot suivant. Image: former avec chaque mot une image et lier les images entre elles Phrase: construire une phrase ou une histoire avec les mots Dirkx et Craik (1992) ont demandé à 18 jeunes et 18 âgés d’apprendre des listes de mots chacune afin de les rappeler ensuite. Les participants étaient testés dans trois conditions. Ils avaient pour consigne d’utiliser la stratégie d’auto-répétition (i.e., les participants devaient répéter à voix haute chaque mot de la liste) dans la première condition, une stratégie de fabrication d’images mentales (i.e., ils devaient se construire une image mentale avec chaque mot et lier les images entre elles) dans la seconde condition, et une stratégie de fabrication de phrases (i.e., ils devaient construire une phrase ou une histoire avec les mots de la liste) dans la dernière condition. Les participants voyaient 4 listes de 16 mots chacune dans chacune des trois conditions de stratégies imposées. La moitié des mots de chaque liste étaient de mots concrets (e.g., table), l’autre moitié des mots abstraits (e.g., justice). Dirkx & Craik, 1992

27 Mémoire Episodique: Age x Stratégie x Items
6.0 5.3 3.3 3.7 0.9 2.3 Figure X: Nombre de mots concrets et abstraits correctement rappelés par les jeunes et les âgés en fonction de la stratégie exécutée dans l’étude de Dirkx et Craik (1992). Les données montrent que les effets du vieillissement sont modulés par le type de stratégie et le type d’items. Les données montrent que les jeune et les âgés n’exécutaient pas les différentes stratégies avec la même efficacité selon qu’elles étaient mobilisée pour encoder des mots abstraits ou des mots concrets. En effet, lorsqu’on examine les effets du vieillissement (i.e., différences entre les jeunes et les âgés) sur le nombre de mots correctement rappelés, même si dans toutes les conditions les participants rappellent plus de mots concrets que de mots abstraits (voir Figure X), les données ont fait apparaître que la différence jeunes-âgés était plus grande pour les mots abstraits (différence de 2.3 vs. 0.9) lorsque les participants exécutaient la stratégie de répétition, plus grande pour les mots concrets que pour les mots abstraits avec la stratégie de fabrication de phrases (5.3 vs. 3.7) ou avec la stratégie de fabrication d’images (6.0 vs. 3.3). Dirkx & Craik, 1992

28 Mémoire Episodique Population: Jeunes/Agés
Matériel: Listes de 20 mots (3 sec.) Tâches: Rappel & Reconnaissance Conditions: Stratégie d’encodage profond: le mot désignait une entité concrète ou abstraite ? Stratégie d’encodage superficielle: déterminer si la première ou la dernière lettre de chaque mot était un « E »? Froger et al., 2009

29 Mémoire Episodique Froger et al., 2009

30 Prise de Décision Population: 45 jeunes/45 âgés
Tâche: Recherche de ressources (pêche: ils devaient attraper le plus de poissons dans chaque mare pendant 40 min) Conditions: Temps de trajet inter-mares: cours (15 s) Temps de trajet inter-mares: long (35 s). Mata, Wilke, & Czienskowski, 2009

31 Tâche de prise de décision (pêche):
Dans cette tâche, les participants voyaient apparaître sur un écran d’ordinateur une mare et un pêcheur. Le pêcheur pouvait bouger le curseur (représentant la canne à pêche) en direction du poisson à la surface de l’eau. Pour pêcher le poisson à la surface de l’eau, le participant devait de cliquer dessus. Les participants ignoraient combien de poissons il était possible de retirer de la mare. Le participant pouvait voir tout au long de l’expérience le nombre de poissons attrapés. Son objectif était d’en attraper le plus possible en 40 minutes. De manière cruciale, les auteurs ont manipulé le temps de trajet entre deux mares. Quand le participant cliquait sur le bouton « changer de mare », l’autre mare apparaissait soit après un délai relativement court (15 secondes), soit après un délai relativement long (30 secondes). Par ailleurs, les consignes indiquaient aux participants comment utiliser la stratégie optimale. Plus précisément, la consigne suivante était donnée: « Pour changer de mare, utilisez la stratégie suivante. Déterminez une fenêtre de temps initial pendant lequel vous allez rester sur la mare et restez y même si aucun poisson n’apparaît pendant tout ce temps. Si aucun poisson n’apparaît pendant ce temps, alors changer de mare une fois ce temps écoulé. Si vous voyez un poisson pendant ce temps, allongez le temps que vous vous êtes initialement donné et restez sur cette mare pendant ce temps supplémentaire. Répéter cette opération chaque fois qu’un poisson apparaît. Quittez la mare si aucun autre poisson n’apparaît au bout de ce temps supplémentaire. » Mata, Wilke, & Czienskowski, 2009

32 Implémentation stratégique: Stratégie optimale
« Pour changer de mare, utilisez la stratégie suivante. Déterminez une fenêtre de temps initial pendant lequel vous allez rester sur la mare et restez y même si aucun poisson n’apparaît pendant tout ce temps. Si aucun poisson n’apparaît pendant ce temps, alors changer de mare une fois ce temps écoulé. Si vous voyez un poisson pendant ce temps, allongez le temps que vous vous êtes initialement donné et restez sur cette mare pendant ce temps supplémentaire. Répéter cette opération chaque fois qu’un poisson apparaît. Quittez la mare si aucun autre poisson n’apparaît au bout de ce temps supplémentaire. »

33 Temps / mare Tps optimaux:33 sec) Tps optimaux:45 sec)
Outre le nombre de poissons attrapés (inférieur chez les âgés comparés aux jeunes), afin de comprendre les stratégies utilisées, les auteurs ont analysé le temps pendant lequel les participants restaient sur chaque mare. Ils ont également comparé le temps optimal pendant lequel le participant aurait dû rester pour maximiser le nombre de poissons attrapés dans chaque mare. Ce temps permettait non seulement de voir s’il déviait de l’optimal et de voir si les participants le changeaient en fonction du temps de trajet inter-mare. Ils ont observé que les participants jeunes et âgés différaient du temps optimal. Les jeunes prenaient 73 sec et 91 sec. (pour des temps optimaux de 33 sec. et 45 sec.) dans les conditions de trajets inter-mares courts et longs, respectivement. Les âgés prenaient 88 sec. et 113 sec. Les participants étaient donc assez éloignés du temps optimal, bien que les jeunes moins éloignés que les âgés. De manière plus intéressante, les deux groupes étaient comparables dans leurs capacités à ajuster ce temps d’exécution de la stratégie optimale au temps de trajet inter-mare. Les deux groupes augmentaient leur temps / mare de manière comparable quand s’allongeait le temps de trajet inter-mare. En d’autres termes, les deux groupes étaient aussi capables de calibrer l’efficacité de l’exécution stratégiques en prise de décision sur combien de temps rester sur une mare en fonction des caractéristiques de l’environnement (i.e., durée de trajet inter-mare). Tps optimaux:33 sec) Tps optimaux:45 sec) Mata, Wilke, & Czienskowski, 2009

34 Mémoire implicite: ERP
Population: 12 Jeunes + 14 âgés Tâche: complètement de racines Conditions d’encodage: Stratégie lexicale (encodage superficiel): compter le nombre de syllabes/mot Stratégie sémantique (encodage profond): jugement d’agréabilité Dans une étude sur la mémoire implicite, Osorio, Fay, Pouthas, et Ballesteros (2010; Osorio, Fay, Ballesteros, & Pouthas, 2009) ont demandé explicitement aux participants d’encoder chaque mot d’une liste de mots étudiés soit de manière superficielle soit de manière profonde. Ensuite, les participants voyaient les trois premières lettres de mots que les participants devaient compléter avec le nom d’une ville. Certaines racines correspondaient à des mots vus dans les listes encodées; d’autres étaient nouvelles. Toutes les racines pouvaient être complétées soit par le nom d’une ville, soit par quatre autres noms (plus communs que les noms de ville). Osorio, Fay, Pouthas, & Ballesteros, 2010

35 Mémoire implicite: Données comportementales
Les auteurs ont étudié les pourcentages de racines complétées avec des noms de ville pour les mots amorcés (vus dans la liste précédemment présentées) et pour les mots non amorcés. Les données montrent que les participants avaient tendance à compléter correctement les racines plus fréquemment pour les items amorcés (i.e., ayant été vus précédemment) que pour les items non amorcés, ce qui est appelé effet d’amorçage. De manière très intéressante, les effets d’amorçage étaient plus importants chez les âgés que chez les jeunes, du fait notamment que les âgés avaient plus tendance à compléter les racines avec des mots vus précédemment. Par ailleurs, les effets d’amorçage étaient plus importants dans la condition d’encodage profond (sémantique) que dans la condition d’encodage superficiel (lexicale), aussi bien chez les jeunes que chez les âgés. Les mêmes effets, sauf ceux relatifs à la différence de condition d’encodage, ont été obtenus au niveau des potentiels évoqués, à une différence près. Chez les jeunes, les effets d’amorçage (i.e., différence de potentiels évoqués entre items amorcés et items non amorcés, une plus grande positivité étant observée pour les items amorcés), étaient localisés sur les zones postérieures (i.e., zones pariéto-occipitales gauches). Chez les âgés, les effets d’amorçage étaient localisés à la fois sur les zones postérieures, comme chez les adultes, et sur les zones antérieures (i.e., zones fronto-centrales). En d’autre termes, les effets d’amorçage apparaissent sur les zones pariéto-occipitales dans les deux groupes et frontales uniquement dans le groupe des âgés. Tout se passe comme si les âgés avaient recruté des zones cérébrales supplémentaires (zones frontales) pour réaliser ces tâches de complètement de racines. Ce pattern de recrutement de zones cérébrales supplémentaires est couramment observé dans les travaux en neurosciences cognitives du vieillissement et caractérise ce que Davis, Dennis, Daselaar, Fleck et Cabeza (2008) ont appelé le modèle PASA (Posterior-Anterior Shift with Aging). Il est souvent interprété comme résultant de la mise en œuvre de mécanismes de compensations neuronales. Ainsi, l’augmentation de la mobilisation des zones frontales chez les personnes âgées s’accompagne souvent d’une diminution des zones occipito-pariétales. Tout se passe comme si, selon cette interprétation, le déficit avec l’âge d’activations des zones postérieures était compensé par une plus grande activation des zones antérieures. Notons que la perspective stratégique adoptée ici suggère deux possibilités au niveau fonctionnel. D’une part, les stratégies utilisées par les jeunes et les âgées seraient différentes. Les stratégies utilisées par les jeunes solliciteraient davantage les zones postérieures et celles des âgés plus les zones antérieures. D’autres part, les mêmes stratégies sont utilisées, mais les âgés, pour les exécuter efficacement, ont effectivement besoin de mobiliser davantage de ressources cérébrales localisées au niveau frontal (ce qui suggère que les âgés pourraient s’appuyer sur des mécanismes supplémentaires, comme les fonctions exécutives connues pour être prises en charge par les zones frontales et pré-frontales). Osorio, Fay, Pouthas, & Ballesteros, 2010

36 Mémoire implicite: Données ERP
Fig. 2 – Grand average event-related potentials (ERPs) evoked by stems completed with primed (old) and unprimed (new) items for both age groups. a: lexical study task; b: semantic study task. Abbreviations: LFC: left fronto-central (F5, F3, FC5, FC3); RFC: right fronto-central (F4, F6, FC4, FC6); LPO: left parieto-occipital (P5, P3, PO7, PO1); RPO: right parieto-occipital (P4, P6, PO2, PO8). Des effets d’amorçage (i.e., différence de potentiels évoqués entre items amorcés et items non amorcés dans le sens d’une plus grande positivité pour les items amorcés que pour les items non amorcés) sont également apparus en potentiels évoqués. Ces effets étaient comparables en tâche lexicale et en tâche sémantique. Leurs localisations différaient chez les jeunes et les âgés. Les effets d’amorçage étaient localisés sur les zones postérieures (i.e., zones pariéto-occipitales gauches) chez les jeunes, et à la fois sur les zones postérieures, comme chez les adultes, et sur les zones antérieures (i.e., zones fronto-centrales) chez les âgés. En d’autre termes, les effets d’amorçage apparaissent sur les zones pariéto-occipitales dans les deux groupes et frontales uniquement dans le groupe des âgés. Tout se passe comme si les âgés avaient recruté des zones cérébrales supplémentaires (zones frontales) pour réaliser ces tâches de complètement de racines. Ce pattern de recrutement de zones cérébrales supplémentaires est couramment observé dans les travaux en neurosciences cognitives du vieillissement et caractérise ce que Davis, Dennis, Daselaar, Fleck et Cabeza (2008) ont appelé le modèle PASA (Posterior-Anterior Shift with Aging). Il est souvent interprété comme résultant de la mise en œuvre de mécanismes de compensations neuronales. Ainsi, l’augmentation de la mobilisation des zones frontales chez les personnes âgées s’accompagne souvent d’une diminution des zones occipito-pariétales. Tout se passe comme si, selon cette interprétation, le déficit avec l’âge d’activations des zones postérieures était compensé par une plus grande activation des zones antérieures. Notons que la perspective stratégique adoptée ici suggère deux possibilités au niveau fonctionnel. D’une part, les stratégies utilisées par les jeunes et les âgées seraient différentes. Les stratégies utilisées par les jeunes solliciteraient davantage les zones postérieures et celles des âgés plus les zones antérieures. D’autres part, les mêmes stratégies sont utilisées, mais les âgés, pour les exécuter efficacement, ont effectivement besoin de mobiliser davantage de ressources cérébrales localisées au niveau frontal (ce qui suggère que les âgés pourraient s’appuyer sur des mécanismes supplémentaires, comme les fonctions exécutives connues pour être prises en charge par les zones frontales et pré-frontales).

37 Effets Séquentiels Vieillissement et effet séquentiel de difficulté stratégique Vieillissement et strategy switch costs Vieillissement et CAE

38 Vieillissement et SSDE: Arithmétique
Population: 25 YA, 25 OA, 25 AD (MMSe=19.6) Tâche: Estimation calculatoire de sommes (43+84) Stimuli: 3 blocks de 26 essais (1 essai=2 problèmes) Conditions: Stratégie précédente facile, difficile, identique Uittenhove et Lemaire (2013) ont testé 25 adultes jeunes, 25 adultes âgés et 25 patients atteints de la maladie d’Alzheimer (en phase débutante). Ils ont demandé aux participants de réaliser une tâche d’estimation calculatoire (i.e., trouver une somme approximative à des problèmes d’additions de deux nombres à deux chiffres). Les participants voyaient des essais contenant chacun deux problèmes successifs (voir le déroulement des essais sur la Figure X).

39 Uittenhove & Lemaire (Procédure)

40 Conditions SSDE 48 + 57 51 + 63 58 + 63 34 + 57 34 + 57 34 + 57
Amorce Cible Stratégie Précédente: Difficile: RU Stratégie Précédente: facile: RD Stratégie Précédente: Mixte: MR Les essais ont été construits de sorte à ce que le second problème de chaque essai était toujours estimé avec la stratégie d’arrondi mixte (i.e., arrondir le premier opérande à la dizaine inférieure et le second à la dizaine supérieure). Trois conditions était comparées. L’exécution de la stratégie mixte sur le deuxième problème était précédée par l’exécution de la stratégie la plus facile (i.e., arrondi inférieur) dans la première condition, par l’exécution de la stratégie la plus difficile (i.e., arrondi supérieur) dans la seconde condition, et par l’exécution de la même stratégie (i.e., arrondi mixte) dans la troisième condition. Lorsqu’ils ont étudié les performances (i.e., vitesse et la précision) de la stratégie mixte sur le problème cible selon la stratégie utilisée sur le problème précédent, les auteurs ont observé que le temps d’exécution de la stratégie mixte était plus court quand la stratégie exécutée précédemment était la plus facile que quand elle était la plus difficile ou la même stratégie. Ces effets séquentielle de difficulté stratégique étaient comparables chez les participants jeunes et âgés (i.e., la différence stratégie difficile – stratégie facile était de 277 ms et 180 ms chez les jeunes et les âgés) mais étaient nettement plus importante (moyenne de 1591 ms) chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

41 Vieillissement et SSDE
1591 ms* 180 ms* 270 ms* Les données montrent que chez les participants jeunes et les Uittenhove & Lemaire, 2012

42 Vieillissement et Stratégie Switch Costs
Population: 40 adultes jeunes/40 adultes âgés Problèmes: 96 additions complexes (47+84) Condition: 2 stratégies vs. 3 stratégies Unit Strat: (7+4)+( ) Decade Strat: (40+80)+(7+4+10) Borrowing Strat: ( ) essais: stratégie répétée/non répétée Ardiale, Hodzik, & Lemaire, 2012

43 Strategy Switch Costs et Vieillissement
849* 166* 405* 301* Figure X: Temps de résolution (en ms) aux problèmes où les participants jeunes et âgés répétaient (vs. changeaient) de stratégies par rapport au problème précédent dans les conditions incluant deux versus trois stratégies (données d’après Ardiale et al., 2012). Ces données montrent que les coûts de changements stratégiques sont plus élevés chez les personnes âgées que chez les jeunes seulement dans la condition trois stratégies. * Ardiale, Hodzik, & Lemaire, 2012

44 Vieillissement et CAE Population: 67 YA/67 OA
Tâche d’estimation calculatoire 120 essais: deux problèmes + lettres Conditions: CC, CI, IC, II Tâche de Simon Lemaire & Hinault, 2014

45 Tâche de Simon: (Rond-Droite; Carré-Gauche)
Congruent Congruent Incongruent Incongruent Congruent Incongruent Lemaire & Hinault, 2014

46 Effet Simon & CAE: Essai Précédent x Essai Courant
CC CI IC II Lemaire & Hinault, 2014

47 Effets d’adaptation au conflit
31 x B 41 x B 31 x 43 B 41 x 32 H 31 x H 41 x B 31 x 43 H 41 x 32 H Congruent Incongruent Congruent Incongruent Lemaire & Hinault, 2014

48 Vieillissement et CAE Older Adults - Older Adults + Young Adults
Lemaire & Hinault, 2014

49 Vieillissement et Exécution Stratégique Interaction Age x
Stratégies Stratégies x Problèmes Stratégies x Situations Stratégies x Problèmes x Situation Vieillissement et Effets Séquentiels en exécution stratégique


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