La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Le développement des compétences en littératie dans les groupes de révision rédactionnelle en milieux linguistiques minoritaire (Nouveau-Brunswick) et.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Le développement des compétences en littératie dans les groupes de révision rédactionnelle en milieux linguistiques minoritaire (Nouveau-Brunswick) et."— Transcription de la présentation:

1 Le développement des compétences en littératie dans les groupes de révision rédactionnelle en milieux linguistiques minoritaire (Nouveau-Brunswick) et majoritaire (Québec) Lizanne Lafontaine, Université du Québec en Outaouais Sylvie Blain, Université de Moncton Cette recherche a été rendue possible par le soutien financier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada Symposium Le développement des compétences en littératie en contexte déducation inclusive: quels facteurs de réussite? Congrès conjoint ACLA/AAAL 18 juin 2006, Montréal

2 Problématique Résultats décevants des élèves francophones du NB et du QC au sujet de la production écrite (groupe DIEPE, 1995; Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, 1994; Ministère de lÉducation du Québec, 2001) Plusieurs recherches ont étudié les effets de la rétroaction verbale des pairs en langue première et seconde (groupes de révision rédactionnelle [GRERE]), tant chez les enfants que chez les adultes (Blain, 2001; Blain et Painchaud 1999; Connor et Asenavange,1994; Mendonça et Johnson, 1994; Nelson et Murphy, 1993) Les études concernant la construction de la prise de parole entre les élèves dans un but dentraide et de construction des connaissances en écriture ainsi que ses effets sur les tâches-problèmes telles que la rédaction autonome sont très peu nombreuses et méritent dêtre approfondies (Dreyfus et Cellier, 2000 ; Le Cunff et Jourdain, 1999; Ceillier, 2003; Caillier, 2003).

3 Problématique (suite et fin) Quelle pédagogie favoriser en milieu linguistique minoritaire (et même majoritaire…) pour favoriser le développement des compétences en littératie ? (Cormier, 2005) Développement dun rapport positif à la langue et optimalisation de la production et de la réception langagières en français Rapport positif avec la langue Ne pas dénigrer langlais Mettre laccent sur la valorisation du français Accepter la langue vernaculaire et construire sur ce fondement Progresser des situations informelles aux situations formelles Laisser les élèves parler pour apprendre: avoir des discussions authentiques favorise le développement des compétences orales, celles-ci étant associées à une identité franco dominante Ne pas simplifier

4 Questions de recherche 1. Est-ce que la façon dont la prise de parole est effectuée entre les élèves pendant le GRERE motive les enfants à tenir compte ou non des commentaires de leurs pairs ? 2. Est-ce que les révisions (suscitées ou non par les pairs) améliorent la qualité de lécriture ? 3. La rétroaction verbale continue au cours des GRERE favorise-t-elle une amélioration de la qualité de la langue orale ?

5 Cadre théorique: didactique de loral Oral objet denseignement par lentremise de modèles didactiques des genres (Dolz et Schneuwly, 1998; Lafontaine, 2001; 2003) et oral intégré à la pratique de la classe (Nonnon, 2001; Le Cunff, 1999) Oral réflexif : apprentissage par linteraction, prise en compte du destinataire, écoute active, reformulation, parler pour développer les compétences sociales, étayage, oral permettant un retour réflexif sur lécrit (Cellier, 2003; Lusetti, 2004; Bouchard, 2004; Auriac-Peyronnet, 2003; Chabanne et Bucheton, 2002; Delabarre et Trégnier, 2001; Plane, 2001; Nonnon, 2000) Construction des conduites discursives et des interactions à visée explicative dans les cours de français (Ceillier, 2003; Caillier, 2003; Dreyfus et Cellier, 2000 ; Durand, 1998 ; Le Cunff, 1993 ; Le Cunff, Turco et Gadet, 1998 ; Trégnier, 1990) Insécurité linguistique en contexte francophone minoritaire (Boudreau et Dubois, 1992)

6 Cadre théorique: didactique de lécriture Processus décriture: planification, mise en texte, révision (Flower et Hayes, 1981; Scardamalia et Bereiter, 1986; Bruer, 1993; Fayol,1993) Zone proximale de développement (Vygotsky) Résultats de recherches à propos des GRERE chez des élèves du primaire (Blain et Painchaud, 1999; Messier, 1989; Samway, 1987; Urzua, 1987; Russell, 1983; Sudol et Sudol, 1991; Blain, 1997 et 2001; Brakel-Olson, 1990; MacArthur, Schwartz et Graham, 1991)

7 Intervention pédagogique : GRERE GRERE : rencontre entre un scripteur et ses pairs au cours de laquelle le scripteur lit à haute voix son texte et reçoit des commentaires des membres du groupe tant sur le fond que sur la forme A) Rédaction individuelle du texte B) En équipes de quatre: première rencontre (cohérence et structure) chaque scripteur lit son texte à haute voix chaque scripteur reçoit des commentaires verbaux: commentaires positifs questions suggestions spécifiques C) Retour en travail individuel pour intégrer ou non les commentaires D) En équipes de quatre: deuxième rencontre (correction des erreurs) les pairs lisent le texte dun scripteur oralement, ils signalent les erreurs qu'ils ont relevées en expliquant l'origine de la faute au scripteur E) Retour en travail individuel pour intégrer ou non les commentaires

8 Méthodologie Participants : Deux classes de 4 e année à Moncton et deux classes à Gatineau (deux groupes témoins et deux gr. expérimentaux) pour un total de 72 participants pour lécriture et 16 pour loral (deux gr. expérimentaux) Collecte des données écriture : Un texte par mois pendant 6 mois : 1 er brouillon et copie finale pour un total de 852 textes Collecte des données écriture et oral : Trois séries de GRERE enregistrés sur cassette audio pour 16 enfants (2 GRERE par province = 8 enfants par province): octobre, décembre, mars 2003 Trois séries dentrevues semi-dirigées pour 8 enfants ayant participé aux GRERE (4 par province)

9 Méthodologie (suite) Analyse des données écriture : Trois mesures ont été prises: 1. Nombre de mots selon le logiciel Word; 2. Score holistique sur 5 points (Blain, 2001); 3. Score analytique obtenu avec trois mesures pour le fond (communication, organisation, cohérence) et cinq mesures pour la forme (syntaxe, lexique, ponctuation, grammaire et usage). Deux juges qui ne connaissaient pas les objectifs de la recherche ont évalué les 852 textes Analyse des données oral : GRERE: Composantes de la prise de parole: pragmatique, discursive, linguistique, métalinguistique, travail sur soi, savoirs métalangagiers (Le Cunff et Jourdain, 1999) Conduites discursives: expliquer, justifier, reformuler, discuter, convaincre, couper la parole, réfuter, suggérer, etc. Étayage des conduites discursives de ladulte et des pairs (intervention langagière dans laquelle le locuteur aide lautre à surmonter une difficulté)

10 Méthodologie (suite et fin) Analyse des données oral (suite et fin) ENTREVUES : Intégration ou non intégration des commentaires Influence de la prise de parole (positive ou négative) GRERE ET ENTREVUES: Transcription des verbatim et analyse de contenu par catégorie à laide du logiciel Atlas.ti Fidélité inter juge Outils danalyse qualité de la langue orale (critères issus du cadre théorique et des programmes détudes du MÉQ et du MÉNB, 2001): Grille dévaluation de la qualité de loral Tableau du locuteur Échelons de compétence

11 Résultats: question 1 Dans les GRERE et les entrevues : Les commentaires des pairs qui sont intégrés au texte le sont parce que la prise de parole est faite de façon polie, gentille, pertinente ou justifiée (vérification à lappui faite dans les GRERE) Ces commentaires sont également intégrés parce que le scripteur (selon lanalyse des verbatim dentrevues): A aimé les suggestions des pairs Est daccord avec la correction proposée A vérifié la correction dans les outils de référence A lui-même intégré ses propres corrections faites de façon individuelle A accepté la suggestion de ladulte

12 Résultats: question 1 (suite) Dans les GRERE, la prise de parole est axée sur les composantes : Savoirs métalangagiers: repérage et explications derreurs, propositions de corrections Pragmatique : échanges sur lenjeu de la situation (idées véhiculées dans le texte, acceptation ou non- acceptation des commentaires qui ne sont pas dits correctement) Discursive : échanges sur la conduite discursive (procédures du GRERE) Conduites demander, suggérer et expliquer/justifier tel quexigé par les procédures du GRERE Linguistique: échanges sur la cohérence textuelle

13 Résultats: question 1 (suite et fin) Létayage des pairs contribue au développement des compétences en littératie par: Le questionnement (Comment sappelle le personnage?) Lincitation (Tu devrais mettre un « s » parce quil y a plusieurs fantômes) La reformulation (Il manque des adjectifs dans ton texte […] Il manque des expressions pour mieux décrire le personnage, tu sais, des adjectifs.)

14 Résultats: question 2 Corrélation de Pearson varie de 0,281 to 0,938 Corrélation est meilleure dans lévaluation de la forme (de 0,764 à 0,938) À lexception du lexique (seulement 0,281): critère éliminé Les mesures pour le fond variaient de 0,5 à 0,678 Corrélation Pearson pour le score holistique est 0,53 Nous avons éliminé les textes pour lesquels lécart entre les juges était trop important afin daméliorer le taux daccord La corrélation pour le fond est meilleure (de 0,573 à 0,847) La corrélation pour le score holistique est 0,59 Pour les textes qui restaient, nous avons calculé la moyenne de la note donnée par les deux juges

15 Question 2 (suite): nombre de mots (Sig = 0,89)

16 Question 2 (suite): score holistique (Sig = 0,961)

17 Question 2 (suite): score analytique total (Sig = 0,248)

18 Question 2 (suite): différences entre les contextes sig = 0,00 (% derreur pour la forme)

19 Question 2 (suite): différences entre le 1 er brouillon et la copie finale pour les deux contextes (% derreur pour la forme)

20 Question 3 : moyenne des types de locuteurs et des échelons de compétence par province QC: locuteur moyen à bon; échelon «acquisition» NB: locuteur faible à moyen; échelon «acquisition» Pas damélioration significative de la qualité de la langue orale: stabilité dun GRERE à lautre Savoirs oraux utilisés de façon non consciente

21 Question 3 (suite): Moyenne des types de locuteurs et des échelons de compétence par enfant

22 Question 3 (suite) Ressemblances entre les provinces: Savoirs oraux maîtrisés: Lexique varié Reformulation Argumentation Utilisation de connecteurs Phrases complexes et éléments prosodiques chez les élèves plus forts Écoute active (développée au fil des GRERE) Savoirs oraux non maîtrisés: Structure de la phrase interrogative Volume de la voix, intonation et fluidité chez les élèves faibles Articulation et prononciation Lexique : utilisation danglicismes Stabilité des types de locuteurs et des échelons de compétence Emploi dun registre de langue familier favorisant la discussion

23 Question 3 (suite et fin) Différences entre les provinces : NB: articulation et prononciation plus faibles, influence plus grande de langlais : anglicismes lexicaux (well, so) et sémantiques (non jai pas); phrases complètes en anglais NB: plus de difficultés à formuler des phrases complexes, car profusion de phrases courtes; structure erronée des phrases interrogatives (où cque tas trouvé ça: ajout du pronom ce); QC: anglicismes lexicaux (Game boy, Barbie, fun) et structure des phrases interrogatives (Tu veux-tu?; ajout du pronom tu) en lien avec un registre de langue familier QC: oublis et répétitions « perroquet » (répéter abusivement ce que les autres ont déjà dit) QC: propos vagues et vides de sens (Mets plus de verbes dans ton texte.)

24 Limites de la recherche Petits groupes rencontrés hors de la classe : portrait biaisé de la situation authentique GRERE enregistrés et non filmés: absence ou manque de certaines informations Loral comme médium denseignement : GRERE vus seulement comme un processus damélioration de lécriture et non comme un moyen de développer des savoirs oraux ou de les enseigner Forte présence de ladulte dans les GRERE du QC et présence non constante au NB

25 Conclusion : au QC et au NB pour le développement de la littératie Absence damélioration significative pour la qualité de lécriture peut être due au fait que: Il y a eu peu de GRERE (trois en tout pour 7 compositions) Le groupe témoin recevait également une aide pour réviser leurs textes, soit de lenseignante ou des outils de référence On peut donc considérer que les deux groupes étaient expérimentaux Les différences significatives observées entre les milieux minoritaire et majoritaire en ce qui a trait à la forme confirment les résultats obtenus aux tests nationaux (PIRS). Construction de compétences en littératie oral/écrit au regard de la langue (syntaxe, cohérence, lexique, orthographe, etc.) Construction de compétences sociales (écoute, prise en compte de lautre, etc.) Le fait de participer de façon régulière aux GRERE na pas permis aux enfants daméliorer leur qualité de langue orale (stabilité du type de locuteur et de léchelon de compétence) Loral nest pas « didactisé » par les enseignantes: loral est plutôt intégré à la pratique de la classe, mais de façon non consciente.


Télécharger ppt "Le développement des compétences en littératie dans les groupes de révision rédactionnelle en milieux linguistiques minoritaire (Nouveau-Brunswick) et."

Présentations similaires


Annonces Google