La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Bernhard Rieder, Université de Paris VIII Membranes numériques Des réseaux aux écumes Intro – Titre 29 / 01 / 2008.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Bernhard Rieder, Université de Paris VIII Membranes numériques Des réseaux aux écumes Intro – Titre 29 / 01 / 2008."— Transcription de la présentation:

1 Bernhard Rieder, Université de Paris VIII Membranes numériques Des réseaux aux écumes Intro – Titre 29 / 01 / 2008

2 Un mot sur moi Deux parcours : - Formation en Sciences Humaines et Sociales - Travail professionnel de développeur Web => Social computing Analyse des applications et plateformes du Web comme artéfacts à signification sociale et culturelle. Création dobjets techniques dans un imaginaire SHS. Intro – Un mot sur moi

3 Intro – Contexte Contexte de cette présentation Collaboration avec Mirko Tobias Schäfer, Universiteit Utrecht, PB - Production « amateur » en ligne ( Open Source, Web 2.0 ) - Plateformes déchange et de partage ( par quels moyens ? ) Concentration sur les MMIMS ( massively multiuser information management systems ) notamment Flickr et del.icio.us Première question : si deux personnes utilisent un même tag pour classifier un objet, est-ce quil entrent dans une relation sociale ? Interrogation : que veut dire le « social » dans « Web social » ?

4 IMAGE : Techno parade

5 Intro – Plan Plan 1 - le Web social 2 - trois concepts de sociabilité 3 - écumes et membranes

6 I – Le Web Quest-ce que le Web ? Deux principes : Réseau numérique => malléabilité - machine universelle - end-to-end [ Saltzer et al ] Dispositif de communication de groupe « En effet, parmi les nombreuses technologies de communication inventées au cours de ce siècle, aucune nest adaptée à la communication de groupe. » [ Flichy 2001 ] - many-to-many

7 I – AD Architecture discursive Les média et environnements déchange supportent des configurations communicationnelles et sociales particulières. Exemple : architecture de la sphère publique bourgeoise ( Habermas ) : - lieux de dialogue ( cafés, salons, sociétés ) - média ( journaux, lettres ) « Discourse architecture is the practice of designing networked environments to support conversation, discussion, and exchange between people. » [ Sack 2005 ]

8 I – AD : les dialogues Les dialogues selon Flusser [ 1977 ] RéseauCercle

9 I – AD : les discours Les discours selon Flusser [ 1977 ] ThéâtrePyramide ArbreAmphithéâtre

10 I – Socionumérisation « Socionumérisation » Larchitecture discursive est constituée dune composante technique et dune organisation sociale. Hypothèse : toujours plus de fonctions assurées par lorganisation sociale avant sont réalisées en forme technique ( algorithmes, structures de données, interfaces, arts de faire, etc. ). « [ Sociodigitization ] denotes the rendering of facets of social and political life in a digital form. » [ Latham / Sassen 2005 ]

11 I – Le Web social 1 Le Web social, typologie rapide Les blogs - plateformes de publication, discours + dialogue ( wordpress, typepad, blogspot, skyblog ) Les MMIMS ( massively multiuser information management systems ) - stockage et partage de contenus, classification de masse ( Flickr, del.icio.us, CiteULike, YouTube ) Sites de réseautage social - cartographie sociale, maintien de relations, organisation ( Friendster, Facebook, MySpace, Hi5 ) Sites de rencontre - recherche de partenaires ( meetic, parship, pointscommuns )

12 I – Le Web social 2 Le Web social Chaque objet technique implique un espace daction et dexpression possible différent. Les modes et possibilités déchange sont particuliers. Les architectures discursives interagissent ( dans les deux directions ) avec les structures sociales qui se mettent en place en leur sein. Quel types de sociabilité est-ce quon peut y observer ?

13 II – Communauté La communauté Une définition « forte » implique que « configurations of space, organization and interaction sustain a common identity around shared goals and reciprocal relations among participants, and that such identity, goals, and reciprocity are an important and substantive aspect of each of participant's life, professional or personal » [ Latham / Sassen 2005 ] Certaines communautés virtuelles historiques affichaient effectivement ces qualités [ cf. Rheingold 1993 ]. Est-ce quon peut parler dans le même sens dune « communauté Facebook » ou dune « communauté dailymotion » ? Est-ce quon peut observer des communautés dans ces systèmes ?

14 II – Réseau Le réseau 1 - Castells 1996 : les réseaux remplacent les hiérarchies centralisées comme morphologie social dominante => la société en réseau 2 - Sites de réseautage social 3 - Analyse des réseaux sociaux [ Moreno, Barnes, Granovetter, etc. ] Le Web social propose maintes fonctions pour la création de réseaux. Les interactions « éphémères » qui ont lieu en permanence dans le Web social passent en dessous du seuil de réseau. Le réseau sintéresse avant tout à la topologie des connections et pas aux contenus et nœuds individuels.

15 II – Foule La foule Gustave Le Bon [ 1895 ] écrit : « Dans certaines circonstances données [ … ] une agglomération dhommes possède des caractères nouveaux fort différents de ceux de chaque individu qui la compose. » Le terme a fait un come-back récent avec la notion de « sagesse de la foule » ; implique un groupe large et une tache commune ( exemple : ranking dactualités ). La notion clé est lémergence : les actions individuelles produisent un comportement global au-delà des capacités cognitives de lindividu. La notion de foule ne cible guère les relations entre les personnes, elle cherche à expliquer / utiliser les inférences statistiques.

16 II – Deux problèmes Deux problèmes : La prévalence de lindividu comme point central du phénomène « Web social ». Aucun des trois concepts permet de théoriser les interactions « faibles » qui marquent une partie importante du Web social et fonctionnent comme points de départ dune sociogenèse particulière.

17 IMAGE

18 III – Écumes Peter Sloterdijk, Sphères

19 III – Écumes Écumes Écume : « inclusions de gaz dans un liquide ou solide » Peter Sloterdijk [ 2004 ] introduit la notion décume comme métaphore générale pour notre condition actuelle, afin de penser le paradoxe de lindividualisme de masse. ( cf. Flichy : « individualisme connecté » ) Il sagit de « systèmes multi-chambre dont les cellules sont séparées par des murs fins », de « systèmes co-isolés » Les unités de base ( bulles => individus, couples, groupes ) cherchent à sisoler des autres ( produire de lidentité ) mais se trouvent en permanences superposés, serrés et empilées dans un environnement « co-fragile ».

20 IMAGE : Bulle

21 IMAGE : Marz

22 III – Intérieur Intérieur Chaque bulle définit une espace ( physique et de sens ). La métaphore de lécume implique que chaque bulle produit une logique intérieure dont le degré disolation est variable. La production individuelle de sens est un élément centrale. Dans le Web social, tout commence avec lindividu : mes liens, mes photos, mes contacts, mon profil, mon blog, mes opinions, etc. Le mode de fonctionnement de lécume dépend en grande partie du milieu technique qui lencadre.

23 III – Chemins vers lextérieur Chemins vers lextérieur Blogs : Linkbacks ( Refback, Trackback, Pingback ), commentaires, moteurs de recherche spécialisés => blogosphère MMIMS : navigation à la fois dans une base de contenus et dans une population dusagers => sociabilité variable Réseautage social : création de réseau et de groupes, recherche et navigation dans la masse des membres, « facilitation » du contact par catégories, jeux, etc. Sites de rencontre : la possibilité de chercher en détail par profil est censée faciliter la recherche dun partenaire « compatible » et réduire le « taux déchec » des rencontres qui ne livrent pas les résultats souhaités

24 III – Surcharge sociale « Surcharge sociale » ? Nos recherches sur Flickr et del.icio.us montraient des usages très différenciés de ces outils : du individuel vers le social Existe-t-il un équivalent « social » de la problématique informationnelle : Abondance de linformation => Surcharge dinformation=> Filtrage dinformation Aux fonctionnalités de prise de contact correspondent des techniques de filtrage et de blocage.

25 III – Restriction Partage et restriction PEW « Teens and Social Media », décembre 2007 ( données doctobre / novembre 2006 ) 59% of all teens ( 64% of online teens ) report some type of content creating activity, compared with 50% in our previous study ( 2005 ). 47% of online teens have uploaded photos where others can see them. Few teens who upload photos online consistently share them without any restrictions. While 39% say they restrict access to their photos most of the time, another 38% report restricting access only sometimes. Just 21% of teens who post photos say they never restrict access to the images they upload.

26 IMAGE

27

28

29 III – Contre lextérieur Filtrage et blocage de lextérieur Les applications du Web social permettent de moduler les degrés de perméabilité et transparence de la membrane. Aux possibilités de prise de contact correspondent des fonctions pour empêcher / filtrer / restreindre.

30 III – Contre lextérieur

31

32

33 III – Membranes : interface et filtre Membranes : interface et filtre La sociabilité en ligne est marquée par la double logique disolation et relation. Le social commence avec la relation à lautre. La technique implique des formes de création de contact particulières. La fonction « membrane » est rendue possible par le milieu technique et informationnel qui englobe les bulles.

34 IMAGE : Milieu

35 III – Milieu Milieu / environnement Le milieu technique produit en permanence des perspectives sur lensemble du collectif et pour chaque utilisateur. Toute activité des usagers peut être utilisée pour la production du milieu / environnement informationnel. Les perspectives informationnels représentent une ( proto- ) structure de sociabilité. Certains contacts sont plus probables que dautres. Le terme « social » dans Web social dit avant tout que de plus en plus daspects de notre vie sociale sont réalisées en forme technique.

36 III – Perspectives Quelles perspectives de recherche ? Comment analyser ces formations sociotechniques par la suite ? Appropriation => que font les usagers avec la technique ? Affordance=> comment les outils orientent-ils laction ? Design=> quelles « normes » implémenter ?

37 III – Surveillance ? Surveillance ? Les critiques de la « surveillance » des activités des usagers ne captent quune partie de la dimension politique de la socionumérisation. « Inciter, induire, détourner, rendre facile ou difficile, élargir ou limiter, rendre plus ou moins probable… Telles sont les catégories de pouvoir. » [ Deleuze 1986 ]

38 Conclusions 1 Les architectures discursives du Web social rendent possibles des morphologies sociales qui sont effectivement nouvelles. Comment parler de ces structures ? Quelles concepts et métaphores utiliser ? Certains aspects du Web social peuvent être décrits par communauté, réseau et foule. Dautres non. La métaphore de lécume ( bulle + milieu ) permet de penser une proximité médiatisée par lactivité sémantique des individus et la capacité de la machine de traiter les traces quils laissent.

39 Conclusions 2 Le choix entre isolation et relation est laissé à lusager mais il fonctionne selon les axes définis par le système. Pour faciliter le contact, les usagers sont entourés par des semblables. La sociogenèse procède par homophilie. La tangibilité de lautre passe par son avatar informationnel.

40 IMAGE : Sociogenèse

41 Merci Merci de votre attention !


Télécharger ppt "Bernhard Rieder, Université de Paris VIII Membranes numériques Des réseaux aux écumes Intro – Titre 29 / 01 / 2008."

Présentations similaires


Annonces Google