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Cours: 385-301 A-T(Actualités internationales) Prof: Paul Mottet M.A., B.Sc.

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1 Cours: A-T(Actualités internationales) Prof: Paul Mottet M.A., B.Sc.

2 Introduction Conception de lOrdre mondial: développement dune théorie des relations internationales Premiers constats 1. Anarchie: la guerre est normale ou plutôt courante. Elle fait partie de la politique. On ne pourrait léviter. Laffrontement militaire est la règle plutôt que lexception. En fait, la guerre serait la poursuite de la politique des États par dautres moyens (Clausewitz ). 2. Absence dhiérarchie: tous les États sont égaux en théorie. Les forts étant ceux ayant plus de ressources que les autres. Cest une question de chance et dopportunités. 3. Cosmopolitisme nexiste pas: lidée dêtre un citoyen du monde avec un grand « M » est une fabulation. En dépit dun rapprochement évident entre les nations, les individus sont toujours citoyens dun pays…au mieux de 2 pays. Le web cest bien beau…mais ça ne vous donne pas une citoyenneté. Point de départ dune volonté détablir une théorie des RI: la Grande guerre ( ) Cette guerre agira comme point tournant de la mise en place dune théorisation des relations entres les États. Cette guerre surpasse toutes les autres par le nombre des pays impliqués et par le nombre des décès. On cherche des réponses.

3 Zones dinfluences des puissances à lépoque

4 Ch.1: THEORIE DE LA POLITIQUE INTERNATIONALE La Grande guerre ( ): le point tournant Le besoin détudier les relations internationales apparaît après la Première guerre mondiale. Ça ne veut pas dire que rien ne sétait fait avant cette date. Disons, que le besoin de comprendre davantage les rouages de la politique internationale (autre que historique) poussera les politologues en devenir, les sociologues et les historiens à établir des règles de compréhension pour monsieur et madame tout le monde. 1 ère chaire universitaire: 1919 au pays de Galles, mais très tôt les USA seront très influents à ce sujet. Le traumatisme de la PREMIÈRE GUERRE MONDIALE engendre une réflexion sur les causes de la GUERRE (de cette guerre en particulier) pour comprendre comment faire la Paix. Le but est alors de comprendre, il y a un désir et une volonté daller plus loin que lHistoire de lépoque, qui est trop événementielle et pas assez explicative. Contexte : Les USA refusent de tenir rôle quils auraient pu tenir après leur intervention déterminante en Ils sisolent. Ils regardent de loin lEurope senliser à nouveau dans une logique de guerre. Début dune réflexion sur le rôle de la puissance aux USA.

5 1-Les grandes écoles: formation dune théorie des relations internationales a) Edward CARR ou la fondation dune science réaliste Son ouvrage célèbre : La crise de 20 ans : Section 1 : son appel au développement dune science politique internationale. Britannique de naissance, il est historien de formation, mais il nest pas satisfait de sa discipline : pas assez explicative et trop éloigné des réalités de son époque (montée du nazisme et du totalitarisme des années 1920). Il souhaite et veut une science objective, du moins qui ne soccupe pas des motivations des décideurs mais des faits. Pour lui, il y a des causes/effets et donc des facteurs objectifs observables. Il est réaliste (il nest pas vraiment linventeur de ce terme mais on peut dire quil en est le premier promoteur) le réel de la PI se trouve hors des hommes qui la font, dans la politique elle- même. Ce facteur qui dépasse les hommes, cest la PUISSANCE 1. Cest le jeu de la conquête ou de la préservation de la puissance qui gouverne. 2. Ce fait, dit-il, est universel. Idem dans tous les pays…à toute les époques. DONC : la Politique internationale est lobjet détude dune science objective car on peut se servir des mêmes outils pour analyser la politique internationale de tous les pays qui est la recherche sinon le maintient de sa puissance.

6 Section 2 : La création du réalisme par opposition à lidéalisme Idéalisme : croire que les idées des décideurs comptent de manière décisives dans la politique internationale (les années 1920). Chaque courant se nourrit des failles de lautre. CARR est lun des premiers à développer le courant de pensée réaliste. Il le fait par opposition au courant idéaliste qui a, selon lui, lamentablement échoué et il commence par dénoncer leurs fautes. La SDN na pas les moyens de ses ambitions. Pour lui, il y a une crise des RELATIONS INTERNATIONALES (il navait pas tort et les événements lui donneront raison : son livre sort en Peut de temps après, cest le début de la SECONDE GUERRE MONDIALE). On voit bien quil y avait une crise et que la SDN et ses belles idées de paix ont été mises en échec sans difficultés. Pour lui, cette crise nest pas politique, parce quelle ne met pas en cause les responsables politiques. Elle est « intellectuelle et morale » parce quelle met en cause des intellectuels qui développeraient des idées fausses…qui induisent les décideurs dans lerreur. Lanarchie est cœur de ses préoccupations. La volonté de puissance pousse les États à la confrontation. Nier cette vérité nest pas politique…mais une erreur intellectuelle grave.

7 Pour lui, la principale source de contamination intellectuelle vient de Bentham, un « libéral » britannique qui a développé une Doctrine du bonheur. De quoi est-il question dans cette doctrine? les hommes chercheraient rationnellement le bonheur. Toutes leurs actions auraient pour but le bonheur. Quand lhomme est indécis, il se demande : est- ce que ça va mapporter une plus-value de bonheur ? Une autre variante des idéalistes trouverait ses racines chez ROUSSEAU les hommes ne veulent pas la GUERRE, cest lÉtat qui la leur impose. Donc, les libéraux vont crée une doctrine du « droit international » pour ficeler les ÉTATS et les empêcher de se faire la GUERRE…mais ça ne marchera pas (pas de police mondiale) Lidéalisme de Bentham reposait sur le postulat suivant: les hommes et lÉTAT peuvent durablement harmoniser leurs intérêts dans un régime pacifiste. impossible pour CARR. Pour lui il y a une incompatibilité des intérêts qui est fondamentale: lÉtat veut accroître ses capacités afin de satisfaire les besoins de sa population qui en redemande toujours plus… Donc il y a toujours la GUERRE en dernier recourt pour accroître ses capacités.

8 b) Hans MORGENTHAU ou le réalisme heureux Son ouvrage principal: Politics among nations (1948). Américain, il est réaliste mais il est moins angoissé par la GUERRE que les autres. Bref, il est moins inquiet que Carr. Il voit un côté « cool » dans la théorie de la puissance : ça ne mène pas forcement à la GUERRE. L anarchie aurait ainsi certaines vertus. Section 1 : Bases de sa théorie Élève de WEBER, le sociologue On ne peut pas expliquer tous les phénomènes. Mais on peut les interpréter. Mais il dit aussi quil ne faut pas analyser les motivations idéologiques ou émotionnelles des acteurs…là ne serait pas le problème car, dit-il ces données trop instables pour être mesurées Toute politique sinscrit face au pouvoir (le prendre, le garder et laccroître).

9 Section 2 : la puissance cest un attribut de lÉtat. Tout État cherche à augmenter ou à défendre sa puissance. Reprend la thèse de la puissance de CARR mais lui donne une vraie définition, du moins la précise en 3 critères. - puissance militaire (capacité de déploiement et de frappe) - puissance diplomatique (capacité de persuasion) - puissance économique (capacité de soutient à leffort de puissance de lÉtat) Ce sont des critères rationnels. À partir de ces critères on peut les classer hiérarchiquement. La notion de puissance est donc une finalité théorique et un moyen daller plus loin. De là sa typologie de ce que rechercherait les États: 1. statu quo (conservatisme) 2. Impérialiste (accroître sa puissance) 3. Prestige (influence morale)

10 Section 3 : La loi de léquilibre des puissances Dans un système social complexe tel que la communauté internationale, automatiquement les différentes unités (État) se positionnent pour une recherche ou un maintient de léquilibre des PUISSANCES. Mais ça ne renvoie pas forcement à la GUERRE car il peut y avoir un équilibre un « balance of power » salutaire pour la conduite des R.I. Son livre est conçu un peu comme un manuel de conduite pour être un bon diplomate. But = préserver une paix fragilisée par les divergences dintérêts. Ce but rechercher par les États renvoie à des notions de sécurité et de puissance Mesure de la puissance: 1. éléments stables: géographie et ressources naturelles 2. éléments changeants: population, industries, forces militaires (technologies). Stratégies pour accroître la puissance: 1. Développement de ses forces (contrôle interne) 2. Développement de nouvelles alliances (contrôle externe) 3. Diviser ses adversaires (diplomatie, publicité, propagande) 4. Recourir à des organisations internationales (ONU, OEA) Les points 1,2 et 4 peuvent provoquer le sentiment dinsécurité des autres États (ex: Allemagne nazie des années 30 ou lextension de lOTAN aux anciens pays de lEst = crainte de la Russie). Conclusion: système de léquilibre des forces est purement opératoire et vise la préservation des grandes puissances. Modèle amoral, conservateur et normatif.

11 Conditions à respecter dans léquilibre des forces 1. Il faut plus dun État de puissance comparable (multipolaire) 2. Contrôle externe (jeu des alliances pour empêcher les autres de jouer seul) 3. Les États doivent être en faveur du statu quo pour ne pas rompre léquilibre 4. Capacité de changer dalliance rapidement sil le faut 5. Être prêt à faire la guerre pour maintenir le statu quo Exemple de lEurope au début du XXème et la crise irakienne de Les 5 points ont fait plus ou moins défaut dans les deux cas. Doù la guerre. Règles de fonctionnement de léquilibre des forces 1. Diviser pour régner (multipolaire = plusieurs joueurs) 2. Créer un système de compensation pour lÉtat qui sestime lésé (ex: Pologne en 1939 face lURSS) 3. Politique darmement continue (contrôle interne) 4. Alliances potentielles (contrôle externe) 5. Balancier (volonté de préserver léquilibre et donc…du statu quo) Études de cas: Europe du XIXème de Bismarck…avant la Grande guerre.

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13 Historiquement, dit-il, il y a toujours eu un phénomène de coalition quelle soit volontaire ou involontaire. En général, les grands États sont les pivots des coalitions, mais pas toujours. Dans le modèle Bismarkien, lempire Allemand et la GB sont au cœur du jeu des alliances. Mais ce jeu peut ne pas fonctionner à loccasion. Des regroupements dintérêts peuvent se former = France + GB Les petits États peuvent aussi vouloir mener une politique active et monnayer leur alignement et devenir le maître de léquilibre. = balancer les États (balance of power). La capacité nucléaire naissante à cette époque (1950) permettra à certains pays (France + GB) de retrouver un peu de leur lustre perdu quelques décennies plus tôt. Aujourdhui, la crainte de voir lIran se doter de larme nucléaire démontre la pertinence de cette théorie. DONC : le réalisme ce nest pas seulement les puissants qui oppriment les faibles. Cest un ordre réaliste ou chacun peut être le maître de la Balance. Morgenthau reconnaîtra (il écrit en 1950) lexistence dune nouvelle puissance, virtuelle celle-là, et qui est un appui de la puissance matérielle. Il voit le rôle important de la dissuasion nucléaire dans la politique des USA surtout depuis lintroduction de larme atomique comme arme de guerre. Cette nouvelle arme transformera les RI pour longtemps. Morgenthau nen saisi pas encore toutes les ramifications.

14 c) Raymond ARON entre tradition et renouveau Son ouvrage majeur : Paix et guerre entre les nations Section 1 : lessence des RELATIONS INTERNATIONALES chez ARON Pour lui les RELATIONS INTERNATIONALES se font entre les États, elles sont inter-étatiques. Il ne dit pas quils ny pas de relations transnationales, mais il dit que ce nest pas ça limportant. « Ambassadeur et soldat symbolisent les RELATIONS INTERNATIONALES qui, bien quinter-étatiques, se ramènent à la diplomatie et à la guerre » le plus important pour lui, cest la guerre et comment léviter. Cest le pur réaliste « lessence des RELATIONS INTERNATIONALES est lalternance entre la paix et la guerre ». MAIS, pour lui la paix nest quune parenthèse fragile entre les guerres Pourquoi….tout le temps la GUERRE ?? Il sappuie sur la définition de lÉtat par Weber : dans RELATIONS INTERNATIONALES chaque acteur (chaque État) peut utiliser la violence légitime. En RELATIONS INTERNATIONALES personne na le monopole de cette violence légitime…cest lanarchie….on revient à Carr. Donc : il y a la GUERRE

15 MAIS, il nuance son propos : il ny a pas de définition claire de la légitimité en RELATIONS INTERNATIONALES, il ny a pas dinstance supérieure qui dit ce qui est légitime ou non. Quelle définition utilisée? Aron lemprunte à un stratège allemand alors quasi-inconnu jusque là : CLAUSEWITZ « la guerre est un acte de violence destiné à contraindre ladversaire à exécuter notre volonté » (définition de Clausewitz). Mieux, la guerre serait aussi « la poursuite de la politique dun État par dautres moyens ». Pour ARON, la GUERRE est placée sous le signe de la violence. Le but de la guerre est de désarmer ladversaire…de le contraindre. Cela fait, on passe à autre chose…on réintègre lÉtat vaincu dans le concert des nations. ATTENTION : Aron nest pas un dépressif, il espère que cette situation ne va pas durer. Il cite KANT et son concept de paix perpétuelle = ordre international qui écarte toute guerre nest pas une chimère mais un idéal raisonnable. Cela ne veut pas dire quil soit « idéaliste ». Il donne des conditions (irréalistes pour certains) à une paix durable: 1. une Constitution républicaine ou laïque dans chaque État 2. le monde : fédération dÉtats libres 3. le droit international se borne au droit à lhospitalité universelle

16 Section 2 : notion de puissance chez ARON En anglais (et donc dans les textes de Morgenthau) le mot « power » désigne à la fois « force » et « puissance ». ARON fait cette distinction qui clarifie enfin ce concept fourre-tout chez les francophones. Il ne sintéresse pas à la force en soi : ce nest pas une bonne expression parce que la force utilisée sans intelligence ne sert à rien. Puissance : il cherche à mieux la définir que Morgenthau - définition substantielle (par le contenu) : terri/pop/armée/richesse - définition relationnelle( par les relations entre un État A et un État B) : capacité à faire en sorte que les conditions du jeu diplomatico-stratégique soient influencées par soi et non par les autres (diplomatie officielle des USA des années 60) Jusquici, Aron ne fait que dire clairement ce quont dit les auteurs classiques avant lui (Carr et Margenthau) sans inventer grand chose. Pourtant, si on parle encore de lui, ce nest pas seulement pour ses qualités de professeur mais bien parce quil a apporté quelque chose à la théorie politique internationale. Quen est-il au juste de sa contribution.

17 Il dit que la PUISSANCE effective dun ETAT est liée à la « qualité de la mise en œuvre des ressources de puissance ». Mais ce nest pas si original que ça parce que Morgenthau lavait déjà dit à sa manière. Là où il est plus fort quel les autres, cest quand il affirme que lidéologie est une des ressources de la puissance. ATTENTION ! Ce nest pas lidéologie qui est une force en soi, cest la force de mobilisation autour de cette idéologie qui est facteur de puissance. Il sappuie sur 2 exemples : – le totalitarisme (ex : force de la mobilisation autour du national-socialisme en Allemagne dans les années 1930) – le communisme en URSS et/ou en Chine Il assure bien sa théorie quand il affirme que la gloire ou la recherche de la gloire est aussi une ressource de la puissance. Avant lui, David Hume avait donné une définition de la gloire : « lamour propre des nations ». Aron donne une nouvelle définition : « La qualité de limage dun État aux yeux des nationaux et de lextérieur ». Il est presque un précurseur (il écrit dans les années 1960) car il comprend déjà la force de limage dans la conduite des relations internationales. On le voit bien maintenant dans les guerres récentes contre lAfghanistan et lIrak. Les médias sont cœur de ces réalités.

18 Section 3 : notion de système international chez Aron Définition : « lensemble constitué des unités politique qui entretiennent les uns avec les autres des relations régulières et qui sont tous susceptibles dêtre impliqués dans une guerre générale» Aron est fonctionnaliste : lorganisation interne de ce tout organisé quest le système international a une valeur explicative. Il est proche de Waltz que nous verrons au point « F » du présent chapitre. En ce sens, il soppose aux structuralistes qui expliquent le système par linfluence que lenvironnement a sur lui. Comme si lenvironnement pouvait modifier le système…il est contre cette idée. Cest lenvironnement (ex.: le commerce avec la Chine) qui sajuste au système et non linverse. Est-ce que ce système peut être équilibré? Pas vraiment. Pour Aron, il ny a quune seule paix possible : la paix dempire, mais elle nexiste plus dans les faits. Il pourrait y avoir une paix de domination, mais elle est difficile à faire accepter par les autres acteurs (ex.: USA nont pas que des amis au sein de leurs propres alliances). Il évoque aussi une paix déquilibre, mais elle serait trop fragile et ne pourrait durer. Malgré tout, cest la seule que lon connaisse, celle qui est une parenthèse entre deux guerres. Réaliste nest-ce pas?

19 2- Les courants modernes a) Le courant des trans-nationalistes des années 1970 Section 1 : découverte des phénomènes transnationaux Ce sont Keohane et Nye qui lancent lidée dans leur ouvrage paru en 1971: Transnational relations and world politics. Il doivent le terme transnational à Aron qui la popularisé, mais ils sopposent à lui car ce dernier (Aron) nen voyait pas lintérêt…seul les États étaient importants à ses yeux. Définition des relations transnationales : certains phénomènes (économiques, culturels, politiques, etc.) échappent au contrôle des États. Ils affirment que ces relations influencent les États. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour sen rendre compte ?? Ce sont des événements qui ont mis en valeur limportance de ces mouvements - développement des firmes internationales - création des ONG, organisations privées qui ont une ambition internationale ; caractère hétéroclite des ONG : elles se définissent négativement, elles ne sont pas gouvernementales. Donc = lÉtat nest plus la référence absolue pour la théorie politique internationale. Il y a 2 nouveaux référents : lhomme individuel et lhumanité

20 Cest à partir de ce moment quon sest remis à parler dune nouvelle organisation du monde = le monde post-Westphalien Le Traité de Westphalie de 1648 avait organisé les relations internationales (le Concert des nations) jusquà la fin 19ème siècle. Ce temps est désormais révolu : instabilité fondamentale du nouveau monde parce que les États perdurent où les acteurs transnationaux jouent un rôle de plus en plus important, rendant ainsi la situation intenable. Section 2 : la doctrine trans-nationaliste doctrine qui donne privilège aux phénomènes transnationaux dans létude des relations internationales. LÉtat nest plus le SEUL joueur. Développement avec John W. Burton et son ouvrage : « World society » = une société mondiale est en train déclore et limportance de lÉtat dépérit sous nos yeux. Société mondiale = comme une « toile daraignée », chaque homme a de multiples relations avec de multiples institutions. Il est fonctionnaliste = les hommes qui vivent en société ont des besoins à satisfaire (pour lui, il y en a 2 particulièrement : la sécurité et la prospérité). Et la forme politique quest lÉtat ne parvient plus à les satisfaire. DONC : les Hommes se tournent vers dautres acteurs.

21 Keohane et Nye ont une pensée libérale = cest lhomme qui choisit quelle autorité va au mieux satisfaire ses besoins. Ils proposent une analyse de lhistoire comme le passage inévitable vers un autre monde auquel on doit se préparer vision quasi révolutionnaire, Marx nest pas loin avec sa révolution comme nécessité historique. Ce qui est chouette avec ces auteurs, cest quils parlent dun monde qui change et en ce sens, ils rompent avec le conservatisme ambiant des autres « réalistes » comme Aron qui dit que la paix est une parenthèse entre les guerres et que ça ne changera jamais. Pour eux donc, il ny a pas de distinction entre la politique interne et la politique internationale, c'est-à-dire quun besoin non assouvi dans lordre interne peut avoir des conséquences dans ordre international. Cinq effets à retenir et qui expliquent cette vision: 1. Un changement dattitude des individus (médias) lié à la connaissance et au savoir. 2. Pluralisme international. 3. États sous influencent (groupes de pression) 4. Linfluence des États seuls a tendance à diminuer 5. Les organisations internationales sont des acteurs incontournables. Conclusion: les acteurs sont de plus en plus inter-dépendants. Le commerce, les communications et dautres facteurs isolent les belligérants. D`où limportance accorder au droit international public.

22 b) Le débat entre néo-réalisme et néo-libéralisme Section 1 : le néoréalisme de Kenneth Waltz Contexte international : 1979 : acte de naissance du néo-réalisme avec le livre de Waltz : théorie de la politique internationale. Le contexte international favorise le « revival » des thèses réalistes. Cest la renaissance du réalisme. = crise de conscience et de confiance aux USA avec la fin de la guerre du Vietnam et la procédure dimpeachment engagée du Congrès contre NIXON (affaire du Watergate en 1974). Le président CARTER veut incarner le retour aux principes moraux originels. Mais la politique de puissance des États-Unis a montré ses limites avec la guerre du Vietnam. Il est jugé « mou » et on le jette au poubelle en Avec lélection de REAGAN en 1980, on observe un vrai retour aux thèses réalistes sous lappellation néo-réaliste. Ce dernier sera même le précurseur dune nouvelle idéologie: le Hard power que nous verrons plus loin au cours de la session. Le livre de Waltz est une provocation. Il simplifie à lextrême et dénonce avec énergie les Anciens. Il propose une théorie radicalement différente.

23 Section 2: une vision structuraliste (systémique) Idée centrale : le système international est différent de la somme des parties qui le composent. Il se suffit à lui-même. Donc : on nexplique pas la politique internationale en regardant seulement les politiques extérieures des États. Il sattache à la structure = un ensemble ordonné de relations entre les éléments (États) de lobjet étudié. Les relations entre les éléments, donc entre les États, sont plus intéressantes que les éléments eux-mêmes. Cest une rupture p/r à la démarche analytique héritée de Descartes = pour résoudre une différence, il faut décomposer le problème en éléments + petits et les analyser chacun à tour de rôle. Pour les structuralistes = ce qui doit être analysé ce sont les relations entre les petits éléments.

24 Section 3. la notion de système international Il critique Aron (qui lui voyait linfluence de lÉtat sur le système) Waltz est structuraliste/systémiste = ce ne sont pas les États qui lintéressent, cest la structure. Il analyse les relations entre les États qui forment un domaine distinct de lanalyse de la politique extérieure des États. Sa théorie = Les États entrent en interaction et cela a pour conséquence de former un système stable et contraignant qui influence les États…qui les « conservatisent ». Distinction marquée entre la politique extérieure dun État et le système international (le premier fluctue et change alors que lautre est stable et simpose de lui-même aux États). Les acteurs sont dépassés par un processus qui les englobe. Ils sont dépendants du système international. cest une idée neuve Sa théorie récuse aussi des principes fondateurs du réalisme = ses structures ne conduisent pas nécessairement à la guerre. En ce sens, on peut dire quil est dans le courant réaliste défensif.

25 La théorie du système international Lanarchie du système (absence dordre) pousse les États à développer des positions réalistes voire conservatrice (sens de la durée de lÉtat). Trois choses à retenir 1. Le principe de larrangement (survie de lÉtat par tous les moyens) 2. La survie = conservatisme. Les États se ressemblent tous plus ou moins et veulent se maintenir et durée dans le temps (ex: Chine) 3. Le système est envisagé sous langle des pôles dattraction (unipolaire, bi- polaire ou multipolaire) Comment ça fonctionne 1. La guerre est normale du fait du Self-help (on ne peut compter que sur ses propres ressources). 2. Il y a lindépendance de la politique internationale et linter-dépendance de la politique nationale des États. Cest le dilemme de la sécurité qui pose des limites à la coopération (puis-je faire confiance à lautre?) 3. Chaque État ne se préoccupe que de lui-même. 4. Lanarchie a ses vertus; il y a des limites à user de sa force…ce qui poussent les autres à rechercher des solutions diplomatiques. 5. Léquilibre des forces est lié à la volonté de survie des États. 6. Un système multipolaire (Morgenthau) est dangereux car trop dintérêts entrent en conflits. La bipolarité (2 grandes puissances) est plus stable.

26 La structure du système de 1945 à celle des années 1990 Realpolitik des années daprès-guerre 1945 LURRS est un allié des USA et de la G-B. contre les forces de lAxe (Allemagne nazie, Italie et Japon). Que faire de cet allié une fois le conflit terminé? 1. Churchill se lance le premier (rideau de fer communiste sest abattu en Europe de lest). « From Stettin in the Baltic to Trieste in the Adriatic an iron curtain has descended across the Continent » , les ghettos de Varsovie se révoltent contre les nazis = URSS nintervient pas (le gmt polonais en exil à Londres ne sera pas reconnu par lURSS, non plus par la GB). 3. Limpérialisme soviétique est confirmé: refus de larmée rouge de se retirer des territoires libérés : crise de Berlin. Début de la guerre froide et du système bipolaire. Doctrine Truman (endiguer le fléau communiste) et plan Marshall de reconstruction. Conclusion: Le dilemme de sécurité fut posé en terme dalliance Est-Ouest. Système bipolaire stabilisant. Les gagnants: USA + URSS.

27 Stettin Trieste

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29 La realpolitik de laprès-guerre froide de 1990 La fin de lhégémonie soviétique sur lEurope de lEst = facteurs de risques…qui prendra la place vacante dans le système? 1. Le système semblait sorienter vers une forme multipolaire avec une nette dominance des USA…ce qui est moins stable du fait de laugmentation des dyades (n(n-1)/2) possibles, soit 45 possibilités [10 (10-1)/2 = 45 dyades]. 2. Une Europe dénucléarisée est impensable malgré la chute de ladversaire soviétique….larme nucléaire sécurise le système. On ne peut pas « dés inventer » la bombe. 3. Statu quo doit être maintenu au niveau nucléaire. 4. Si cest impossible, gérée la prolifération par lentremise des puissances nucléaires (USA, G-B, France). Conclusion: Conception statique qui perpétue le système actuel des grandes puissances. Le système serait le résultat de limpossibilité des États à le changer. Les USA sinstalleront ainsi dans lhégémonie face à une Europe incohérente.

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31 Un nouvel état du monde

32 Conclusion Il y a une nette domination de lécole réaliste et néo- réaliste dans les relations internationales. Cette école ou pensée a évolué depuis les années 1950 mais elle ne laisse pas grand place aux acteurs autres que les États. Le statu quo est de mise et pousse les États à sentendre plutôt quà saffronter directement. En ce sens, Waltz avait raison: le système se suffit à lui-même, simpose et « conservatise » les États. Les nouvelles approches critiques cette vision « utilitaire » du système sans pour autant le remplacer véritablement, sauf peut être la montée du trans- nationalisme.


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