La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

INFORMATIONS au patient et à son entourage Dr AM Rullion Pac Soo Service de Réanimation Polyvalente CH St Esprit – Novembre 2007.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "INFORMATIONS au patient et à son entourage Dr AM Rullion Pac Soo Service de Réanimation Polyvalente CH St Esprit – Novembre 2007."— Transcription de la présentation:

1 INFORMATIONS au patient et à son entourage Dr AM Rullion Pac Soo Service de Réanimation Polyvalente CH St Esprit – Novembre 2007

2 Introduction Information du patient = OBLIGATION commune à toutes les activités médicales Information du patient = OBLIGATION commune à toutes les activités médicales Information porte sur Information porte sur - la situation médicale du patient - les conditions de son hospitalisation et de son séjour

3 PLAN GENERALITES GENERALITES CADRE JURIDIQUE : CADRE JURIDIQUE : - LOI du 4 Mars 2002 relative au Droits des malades : Secret Médical / Personne de confiance / Droit à linformation - LOI relative aux droits des malades et à la fin de vie - LOI HURIET-SERUSCLAT dans le champ des recherches biomédicales INFORMATIONS dans un service de Réanimation INFORMATIONS dans un service de Réanimation

4 GENERALITES Linformation donnée au patient a pour but : De léclairer sur son état de santé De léclairer sur son état de santé De lui décrire la nature et le déroulement des soins De lui décrire la nature et le déroulement des soins De lui fournir les éléments lui permettant de prendre des décisions en connaissance de cause (accepter ou refuser actes à visée diagnostique ou thérapeutique) De lui fournir les éléments lui permettant de prendre des décisions en connaissance de cause (accepter ou refuser actes à visée diagnostique ou thérapeutique)

5 GENERALITES INFORMATION : -élément central dans la relation de CONFIANCE Médecin/Malade - contribue à la participation ACTIVE du patient aux soins

6 GENERALITES Obligation dinformation dans le respect des règles déontologiques et des dispositions légales relatives aux droits des patients

7 GENERALITES Information porte sur État du patient et évolution prévisible État du patient et évolution prévisible Description et déroulement des examens, des investigations, des soins, des thérapeutiques, des interventions envisagées et de leurs alternatives Description et déroulement des examens, des investigations, des soins, des thérapeutiques, des interventions envisagées et de leurs alternatives Leur objectif, utilité, bénéfices escomptés Leur objectif, utilité, bénéfices escomptés Leurs conséquences et leurs inconvénients Leurs conséquences et leurs inconvénients Leurs complications et leurs risques Leurs complications et leurs risques

8 LOI du 4 mars 2002 relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé fait de lINFORMATION et du CONSENTEMENT du patient aux soins les principes fondamentaux dune démocratie sanitaire

9 LOI du 4 mars 2002 relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé Art. L Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. Art. L Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. « Excepté dans les cas de dérogation, expressément prévus par la loi, ce secret couvre l'ensemble des informations concernant la personne venues à la connaissance du professionnel de santé, de tout membre du personnel de ces établissements ou organismes et de toute autre personne en relation, de par ses activités, avec ces établissements ou organismes. Il s'impose à tout professionnel de santé, ainsi qu'à tous les professionnels intervenant dans le système de santé. « Excepté dans les cas de dérogation, expressément prévus par la loi, ce secret couvre l'ensemble des informations concernant la personne venues à la connaissance du professionnel de santé, de tout membre du personnel de ces établissements ou organismes et de toute autre personne en relation, de par ses activités, avec ces établissements ou organismes. Il s'impose à tout professionnel de santé, ainsi qu'à tous les professionnels intervenant dans le système de santé.

10 LOI du 4 mars 2002 relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé « Deux ou plusieurs professionnels de santé peuvent toutefois, sauf opposition de la personne dûment avertie, échanger des informations relatives à une même personne prise en charge, afin d'assurer la continuité des soins ou de déterminer la meilleure prise en charge sanitaire possible. Lorsque la personne est prise en charge par une équipe de soins dans un établissement de santé, les informations la concernant sont réputées confiées par le malade à l'ensemble de l'équipe. « Deux ou plusieurs professionnels de santé peuvent toutefois, sauf opposition de la personne dûment avertie, échanger des informations relatives à une même personne prise en charge, afin d'assurer la continuité des soins ou de déterminer la meilleure prise en charge sanitaire possible. Lorsque la personne est prise en charge par une équipe de soins dans un établissement de santé, les informations la concernant sont réputées confiées par le malade à l'ensemble de l'équipe. « Afin de garantir la confidentialité des informations médicales mentionnées aux alinéas précédents, leur conservation sur support informatique, comme leur transmission par voie électronique entre professionnels, sont soumises à des règles définies par décret en Conseil d'État …. « Afin de garantir la confidentialité des informations médicales mentionnées aux alinéas précédents, leur conservation sur support informatique, comme leur transmission par voie électronique entre professionnels, sont soumises à des règles définies par décret en Conseil d'État …. « Le fait d'obtenir ou de tenter d'obtenir la communication de ces informations en violation du présent article est puni d'un an d'emprisonnement et de Euros d'amende. « Le fait d'obtenir ou de tenter d'obtenir la communication de ces informations en violation du présent article est puni d'un an d'emprisonnement et de Euros d'amende.

11 LOI du 4 mars 2002 relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé « En cas de diagnostic ou de pronostic grave, le secret médical ne s'oppose pas à ce que le famille, les proches de la personne malade ou la personne de confiance définie à l'article L reçoivent les informations nécessaires destinées à leur permettre d'apporter un soutien direct à celle- ci, sauf opposition de sa part. « En cas de diagnostic ou de pronostic grave, le secret médical ne s'oppose pas à ce que le famille, les proches de la personne malade ou la personne de confiance définie à l'article L reçoivent les informations nécessaires destinées à leur permettre d'apporter un soutien direct à celle- ci, sauf opposition de sa part. « Le secret médical ne fait pas obstacle à ce que les informations concernant une personne décédée soient délivrées à ses ayants droit, dans la mesure où elles leur sont nécessaires pour leur permettre de connaître les causes de la mort, de défendre la mémoire du défunt ou de faire valoir leurs droits, sauf volonté contraire exprimée par la personne avant son décès. « Le secret médical ne fait pas obstacle à ce que les informations concernant une personne décédée soient délivrées à ses ayants droit, dans la mesure où elles leur sont nécessaires pour leur permettre de connaître les causes de la mort, de défendre la mémoire du défunt ou de faire valoir leurs droits, sauf volonté contraire exprimée par la personne avant son décès.

12 PERSONNE de CONFIANCE loi du 4 mars 2002 Art. L de la loi du 4 Mars Toute personne majeure peut désigner une personne de confiance qui peut être un parent, un proche ou le médecin traitant, et qui sera consultée au cas où elle-même serait hors d'état d'exprimer sa volonté et de recevoir l'information nécessaire à cette fin. Cette désignation est faite par écrit. Elle est révocable à tout moment. Art. L de la loi du 4 Mars Toute personne majeure peut désigner une personne de confiance qui peut être un parent, un proche ou le médecin traitant, et qui sera consultée au cas où elle-même serait hors d'état d'exprimer sa volonté et de recevoir l'information nécessaire à cette fin. Cette désignation est faite par écrit. Elle est révocable à tout moment. Si le malade le souhaite, la personne de confiance l'accompagne dans ses démarches et assiste aux entretiens médicaux afin de l'aider dans ses décisions. Si le malade le souhaite, la personne de confiance l'accompagne dans ses démarches et assiste aux entretiens médicaux afin de l'aider dans ses décisions.

13 PERSONNE de CONFIANCE loi du 4 mars 2002 « Lors de toute hospitalisation dans un établissement de santé, il est proposé au malade de désigner une personne de confiance dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Cette désignation est valable pour la durée de l'hospitalisation, à moins que le malade n'en dispose autrement. « Lors de toute hospitalisation dans un établissement de santé, il est proposé au malade de désigner une personne de confiance dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Cette désignation est valable pour la durée de l'hospitalisation, à moins que le malade n'en dispose autrement. « Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas lorsqu'une mesure de tutelle est ordonnée. Toutefois, le juge des tutelles peut, dans cette hypothèse, soit confirmer la mission de la personne de confiance antérieurement désignée, soit révoquer la désignation de celle-ci. « Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas lorsqu'une mesure de tutelle est ordonnée. Toutefois, le juge des tutelles peut, dans cette hypothèse, soit confirmer la mission de la personne de confiance antérieurement désignée, soit révoquer la désignation de celle-ci.

14 PERSONNE de CONFIANCE loi du 4 mars 2002 Statut de mineur ou de personne sous tutelle : interdit la désignation dune personne de confiance Statut de mineur ou de personne sous tutelle : interdit la désignation dune personne de confiance Curatelle ou sauvegarde de justice : désignation possible mais vigilance… Curatelle ou sauvegarde de justice : désignation possible mais vigilance…

15 PERSONNE de CONFIANCE loi du 4 mars 2002 Patient lucide : la personne de confiance laccompagne et lassiste dans ses démarches sans se substituer à lui. Patient lucide : la personne de confiance laccompagne et lassiste dans ses démarches sans se substituer à lui. Patient hors détat dexprimer sa volonté : la personne de confiance devient linterlocuteur direct du médecin, quil doit consulter en premier lieu avant toute intervention ou investigation sauf urgence ou impossibilité. Patient hors détat dexprimer sa volonté : la personne de confiance devient linterlocuteur direct du médecin, quil doit consulter en premier lieu avant toute intervention ou investigation sauf urgence ou impossibilité.

16 Droit à linformation loi du 4 mars 2002 « Art. L Toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa santé détenues par des professionnels et établissements de santé, qui sont formalisées et ont contribué à l'élaboration et au suivi du diagnostic et du traitement ou d'une action de prévention, ou ont fait l'objet d'échanges écrits entre professionnels de santé, notamment des résultats d'examen, comptes rendus de consultation, d'intervention, d'exploration ou d'hospitalisation, des protocoles et prescriptions thérapeutiques mis en oeuvre, feuilles de surveillance, correspondances entre professionnels de santé, à l'exception des informations mentionnant qu'elles ont été recueillies auprès de tiers n'intervenant pas dans la prise en charge thérapeutique ou concernant un tel tiers. « Art. L Toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa santé détenues par des professionnels et établissements de santé, qui sont formalisées et ont contribué à l'élaboration et au suivi du diagnostic et du traitement ou d'une action de prévention, ou ont fait l'objet d'échanges écrits entre professionnels de santé, notamment des résultats d'examen, comptes rendus de consultation, d'intervention, d'exploration ou d'hospitalisation, des protocoles et prescriptions thérapeutiques mis en oeuvre, feuilles de surveillance, correspondances entre professionnels de santé, à l'exception des informations mentionnant qu'elles ont été recueillies auprès de tiers n'intervenant pas dans la prise en charge thérapeutique ou concernant un tel tiers.

17 Droit à linformation loi du 4 mars 2002 « Elle peut accéder à ces informations directement ou par l'intermédiaire d'un médecin qu'elle désigne et en obtenir communication, dans des conditions définies par voie réglementaire au plus tard dans les huit jours suivant sa demande et au plus tôt après qu'un délai de réflexion de quarante-huit heures aura été observé. Ce délai est porté à deux mois lorsque les informations médicales datent de plus de cinq ans ou lorsque la commission départementale des hospitalisations psychiatriques est saisie en application du quatrième alinéa. « Elle peut accéder à ces informations directement ou par l'intermédiaire d'un médecin qu'elle désigne et en obtenir communication, dans des conditions définies par voie réglementaire au plus tard dans les huit jours suivant sa demande et au plus tôt après qu'un délai de réflexion de quarante-huit heures aura été observé. Ce délai est porté à deux mois lorsque les informations médicales datent de plus de cinq ans ou lorsque la commission départementale des hospitalisations psychiatriques est saisie en application du quatrième alinéa.

18 Personne de Confiance et fin de vie LOI du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie « Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsquils apparaissent inutiles, disproportionnés ou nayant dautre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à larticle L »

19 Personne de Confiance et fin de vie Complément article L du code de la santé publique « Si le médecin constate quil ne peut soulager la souffrance dune personne, en phase avancée ou terminale dune affection grave et incurable, quelle quen soit la cause, quen lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire dabréger sa vie, il doit en informer le malade, sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de larticle L , la personne de confiance visée à larticle L , la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical. »

20 Personne de Confiance et fin de vie Complément article L du code de la santé publique « Lorsque la personne est hors détat dexprimer sa volonté, la limitation ou larrêt de traitement susceptible de mettre sa vie en danger ne peut être réalisé sans avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale et sans que la personne de confiance prévue à larticle L ou la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne, aient été consultés. La décision motivée de limitation ou darrêt de traitement est inscrite dans le dossier médical.

21 Personne de Confiance et fin de vie Complément article L « Art. L Lorsquune personne, en phase avancée ou terminale dune affection grave et incurable, quelle quen soit la cause et hors détat dexprimer sa volonté, a désigné une personne de confiance en application de larticle L , lavis de cette dernière, sauf urgence ou impossibilité, prévaut sur tout autre avis non médical, à lexclusion des directives anticipées, dans les décisions dinvestigation, dintervention ou de traitement prises par le médecin. »

22 Personne de Confiance et fin de vie Nouvel Article L : « Lorsquune personne, en phase avancée ou terminale dune affection grave et incurable, quelle quen soit la cause, est hors détat dexprimer sa volonté, le médecin peut décider de limiter ou darrêter un traitement inutile, disproportionné ou nayant dautre objet que la seule prolongation artificielle de la vie de cette personne, après avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale et consulté la personne de confiance visée à larticle L , la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne. Sa décision, motivée, est inscrite dans le dossier médical. »

23 LOI HURIET-SERUSCLAT Élargit le cadre dintervention de la personne de confiance dans les recherches biomédicales Élargit le cadre dintervention de la personne de confiance dans les recherches biomédicales Consentement de la personne de confiance ou celui de la famille recueilli si le patient est hors détat dexprimer son consentement Consentement de la personne de confiance ou celui de la famille recueilli si le patient est hors détat dexprimer son consentement

24 SERVICE de Réanimation CAS PARTICULIER -Malade GRAVE -Souvent dans limpossibilité davoir accès à linformation des soignants et dexprimer sa volonté -Confrontation fréquente à la MORT, à la fin de vie -Cas particulier de la limitation des soins

25 Synthèse SFAR-SRLF de 2002 La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades a précisé un certain nombre de points sur linformation aux patients, en particulier le cas du patient inconscient, la personne de confiance, linformation a posteriori, laccès au dossier médical et la déclaration des événements indésirables. En ce qui concerne spécifiquement linformation en réanimation, la SFAR et la SRLF avaient en 2001 rédigé lune et lautre un texte et les avaient publié de façon conjointe. Les deux sociétés ont confié à un groupe la rédaction dun texte court commun, incluant les données récentes, présenté sous la forme de 10 propositions. La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades a précisé un certain nombre de points sur linformation aux patients, en particulier le cas du patient inconscient, la personne de confiance, linformation a posteriori, laccès au dossier médical et la déclaration des événements indésirables. En ce qui concerne spécifiquement linformation en réanimation, la SFAR et la SRLF avaient en 2001 rédigé lune et lautre un texte et les avaient publié de façon conjointe. Les deux sociétés ont confié à un groupe la rédaction dun texte court commun, incluant les données récentes, présenté sous la forme de 10 propositions.

26 1. Pourquoi informer les familles des malades de réanimation ? Le contexte particulier de réanimation fait que le colloque singulier médecin malade devient caduc : dun coté le patient, souvent inapte à être informé, est entouré de sa famille ; de lautre coté, léquipe médicale et paramédicale. Le contexte particulier de réanimation fait que le colloque singulier médecin malade devient caduc : dun coté le patient, souvent inapte à être informé, est entouré de sa famille ; de lautre coté, léquipe médicale et paramédicale. Si linformation répond à des exigences déontologiques de simplicité, daccessibilité, dintelligibilité et de loyauté, léthique recommande une attitude bienveillante vis à vis de la famille et du patient respectant le plus possible lautonomie de ce dernier. Si linformation répond à des exigences déontologiques de simplicité, daccessibilité, dintelligibilité et de loyauté, léthique recommande une attitude bienveillante vis à vis de la famille et du patient respectant le plus possible lautonomie de ce dernier.

27 1. Pourquoi informer les familles des malades de réanimation ? Linformation apportée par les proches peut permettre daider à identifier les valeurs et les préférences des patients ne pouvant pas sexprimer. Rappelons que ni la famille, ni même la personne de confiance, ne peuvent se substituer à la personne malade dans la prise de décision la concernant, cette dernière restant dans ces conditions in fine du domaine du médecin. Linformation apportée par les proches peut permettre daider à identifier les valeurs et les préférences des patients ne pouvant pas sexprimer. Rappelons que ni la famille, ni même la personne de confiance, ne peuvent se substituer à la personne malade dans la prise de décision la concernant, cette dernière restant dans ces conditions in fine du domaine du médecin. Enfin linformation peut aider à éviter des conflits avec les familles et constitue le pré requis à la participation des familles. Enfin linformation peut aider à éviter des conflits avec les familles et constitue le pré requis à la participation des familles.

28 2. Information en amont Si habituellement, les conditions dadmission sont assimilées à une situation durgence, il est cependant des cas où linformation peut être effectuée en amont. Cest le cas lors de la consultation danesthésie précédant un acte chirurgical impliquant un passage en réanimation, ou en cas daffection chronique susceptible de comporter des complications aiguës. Cest dans ce contexte quil faut demander au patient ses souhaits pour les destinataires de linformation et lencourager à désigner une personne de confiance. Si habituellement, les conditions dadmission sont assimilées à une situation durgence, il est cependant des cas où linformation peut être effectuée en amont. Cest le cas lors de la consultation danesthésie précédant un acte chirurgical impliquant un passage en réanimation, ou en cas daffection chronique susceptible de comporter des complications aiguës. Cest dans ce contexte quil faut demander au patient ses souhaits pour les destinataires de linformation et lencourager à désigner une personne de confiance.

29 3. Contacts avec les familles et les proches Le premier contact médical revient en priorité à un médecin senior, de préférence en présence de linfirmier en charge du patient ; par la suite, des entretiens formalisés sont recommandés et leur fréquence est dictée par lévolution. Au jour le jour, le médecin en formation et linfirmière informent le patient et ses proches. Comme la multiplicité des intervenants augmente le risque de distorsion, celle-ci peut être réduite par une transmission régulière aux différents acteurs de létat dinformation (staff de service) et en gardant une trace écrite des éléments clés. Le premier contact médical revient en priorité à un médecin senior, de préférence en présence de linfirmier en charge du patient ; par la suite, des entretiens formalisés sont recommandés et leur fréquence est dictée par lévolution. Au jour le jour, le médecin en formation et linfirmière informent le patient et ses proches. Comme la multiplicité des intervenants augmente le risque de distorsion, celle-ci peut être réduite par une transmission régulière aux différents acteurs de létat dinformation (staff de service) et en gardant une trace écrite des éléments clés. Le téléphone nest pas un outil dinformation ; exceptionnellement des informations pourront être données à un proche connu de léquipe soignante et clairement identifié. Le téléphone nest pas un outil dinformation ; exceptionnellement des informations pourront être données à un proche connu de léquipe soignante et clairement identifié.

30 4. Complications iatrogènes (CI) et infections nosocomiales (IN) Linformation préalable (dès ladmission) du patient et de ses proches est ici encore capitale car elle assure la crédibilité de léquipe médicale qui leffectue. Les complications iatrogènes doivent être restituées dans ce contexte en expliquant quà chaque moment le rapport risque bénéfice sera évalué. Parler dinfection nosocomiale permet de préciser les facteurs de risque auxquels le patient est soumis et les moyens utilisés pour leur prévention. Il faut souligner que le risque zéro nexiste pas. Linformation préalable (dès ladmission) du patient et de ses proches est ici encore capitale car elle assure la crédibilité de léquipe médicale qui leffectue. Les complications iatrogènes doivent être restituées dans ce contexte en expliquant quà chaque moment le rapport risque bénéfice sera évalué. Parler dinfection nosocomiale permet de préciser les facteurs de risque auxquels le patient est soumis et les moyens utilisés pour leur prévention. Il faut souligner que le risque zéro nexiste pas. Lorsque survient une CI ou une IN il faut rappeler linformation antérieure, expliquer le mécanisme de survenue, les modalités de prise en charge et les conséquences prévisibles. Lorsquun signalement est nécessaire, le patient ou ses proches doivent en être informés. Lorsque survient une CI ou une IN il faut rappeler linformation antérieure, expliquer le mécanisme de survenue, les modalités de prise en charge et les conséquences prévisibles. Lorsquun signalement est nécessaire, le patient ou ses proches doivent en être informés.

31 5. Information et mineurs Vis-à-vis des parents : Une information identique doit être donnée à chacun. En cas de séparation, le titulaire de lautorité parentale doit être informé, lautre parent peut en bénéficier sans manquer à lobligation de secret professionnel. Toute intervention sur le corps nécessite, sauf urgence, lautorisation dun des titulaires de lautorité. Vis-à-vis de lenfant : Tout en adaptant linformation à ses possibilités de compréhension, il convient de lui donner des précisions sur son état de santé et de lui demander son consentement pour sa participation à un protocole de recherche. Vis-à-vis des parents : Une information identique doit être donnée à chacun. En cas de séparation, le titulaire de lautorité parentale doit être informé, lautre parent peut en bénéficier sans manquer à lobligation de secret professionnel. Toute intervention sur le corps nécessite, sauf urgence, lautorisation dun des titulaires de lautorité. Vis-à-vis de lenfant : Tout en adaptant linformation à ses possibilités de compréhension, il convient de lui donner des précisions sur son état de santé et de lui demander son consentement pour sa participation à un protocole de recherche. La demande dintimité des adolescents doit être respectée. Ceci peut parfois conduire, à taire aux parents certains éléments (grossesse, sérologies, etc...). Il est recommandé dinsister pour obtenir laccord de lenfant à linformation de ses parents. La demande dintimité des adolescents doit être respectée. Ceci peut parfois conduire, à taire aux parents certains éléments (grossesse, sérologies, etc...). Il est recommandé dinsister pour obtenir laccord de lenfant à linformation de ses parents.

32 6. Linformation apportée aux familles dorigine étrangère Les familles dorigine étrangère ont une compréhension altérée des informations, une moins bonne satisfaction et souffrent plus fréquemment de symptômes de dépression. Même lorsque les mots sont compris, il existe une rupture dans les modalités de communication liée à une mauvaise circulation des nuances et des mimiques. Laide dun interprète est nécessaire mais non suffisante. Il faut identifier le membre de la famille qui sera capable de mieux percevoir linformation et de la faire circuler. Les familles dorigine étrangère ont une compréhension altérée des informations, une moins bonne satisfaction et souffrent plus fréquemment de symptômes de dépression. Même lorsque les mots sont compris, il existe une rupture dans les modalités de communication liée à une mauvaise circulation des nuances et des mimiques. Laide dun interprète est nécessaire mais non suffisante. Il faut identifier le membre de la famille qui sera capable de mieux percevoir linformation et de la faire circuler.

33 7. Culture de lécrit et information En complément de linformation orale, une trace écrite de ce qui a été dit doit rester dans le dossier. Il ne sagit pas de retranscrire ce qui a été apporté oralement ni de recueillir une signature attestant de linformation. Trois formes complémentaires sont proposées : le dossier médical ; une note précise laptitude du patient à être informé, son refus éventuel de communication des informations à autrui, ainsi que les personnes présentes. Cette note est actualisée lorsque sont annoncées une modification du diagnostic, linstitution dun nouveau traitement majeur ou la modification dune orientation stratégique (y compris vers une thérapeutique palliative). Les refus de traitements de la part du patient seront clairement notifiés. le dossier de soins infirmiers ; il doit apparaître dans le diagramme de soins la nature de linformation donnée par le soignant dans son domaine de compétence (éducation, soins...) et son appréciation de la compréhension par le patients et/ou des proches. le livret daccueil propre au service de réanimation constitue une opportunité dinitier un échange dinformation. En complément de linformation orale, une trace écrite de ce qui a été dit doit rester dans le dossier. Il ne sagit pas de retranscrire ce qui a été apporté oralement ni de recueillir une signature attestant de linformation. Trois formes complémentaires sont proposées : le dossier médical ; une note précise laptitude du patient à être informé, son refus éventuel de communication des informations à autrui, ainsi que les personnes présentes. Cette note est actualisée lorsque sont annoncées une modification du diagnostic, linstitution dun nouveau traitement majeur ou la modification dune orientation stratégique (y compris vers une thérapeutique palliative). Les refus de traitements de la part du patient seront clairement notifiés. le dossier de soins infirmiers ; il doit apparaître dans le diagramme de soins la nature de linformation donnée par le soignant dans son domaine de compétence (éducation, soins...) et son appréciation de la compréhension par le patients et/ou des proches. le livret daccueil propre au service de réanimation constitue une opportunité dinitier un échange dinformation.

34 8. Accessibilité du service de réanimation Laccessibilité des services de réanimation aux proches doit être une priorité. A ce titre, une politique douverture large des services, tenant compte des contraintes spécifiques de chaque service et des soignants, mérite dêtre organisée puis instituée avec souplesse. La possibilité de faire intervenir un tiers (médecin traitant, ou professionnel extérieur au service) est vivement encouragée Laccessibilité des services de réanimation aux proches doit être une priorité. A ce titre, une politique douverture large des services, tenant compte des contraintes spécifiques de chaque service et des soignants, mérite dêtre organisée puis instituée avec souplesse. La possibilité de faire intervenir un tiers (médecin traitant, ou professionnel extérieur au service) est vivement encouragée

35 9. Entretien avant la sortie de réanimation Lorsque le patient redevient capable de comprendre, cest à lui que sadresse linformation. Celle-ci est progressive et concerne les aspects suivants : le diagnostic définitif de la maladie aiguë, les traitements employés, les éléments de pronostic et les séquelles potentielles ; le diagnostic définitif de la maladie aiguë, les traitements employés, les éléments de pronostic et les séquelles potentielles ; le projet thérapeutique avec les investigations restant à effectuer et des informations sur le service où il sera transféré. Il sera aussi précisé que les médecins du service destinataire, comme le médecin traitant, vont recevoir des informations très détaillées le concernant et quils restent en contact avec le service de réanimation ; le projet thérapeutique avec les investigations restant à effectuer et des informations sur le service où il sera transféré. Il sera aussi précisé que les médecins du service destinataire, comme le médecin traitant, vont recevoir des informations très détaillées le concernant et quils restent en contact avec le service de réanimation ; linclusion éventuelle dans un protocole de recherche pouvant de plus nécessiter le recueil a posteriori du consentement, en particulier pour lutilisation des données le concernant. linclusion éventuelle dans un protocole de recherche pouvant de plus nécessiter le recueil a posteriori du consentement, en particulier pour lutilisation des données le concernant.

36 10. Fin de vie La mort ne doit pas être vécue comme un échec, lémergence des soins palliatifs doit être favorisée. Le temps accordé aux familles est essentiel pour une prise de conscience progressive du décès comme une issue douloureuse mais acceptable. La mort ne doit pas être vécue comme un échec, lémergence des soins palliatifs doit être favorisée. Le temps accordé aux familles est essentiel pour une prise de conscience progressive du décès comme une issue douloureuse mais acceptable. Un espace daccueil et de repos permettant ces entretiens est recommandé. Un espace daccueil et de repos permettant ces entretiens est recommandé. Un soutien à la famille peut savérer nécessaire, en utilisant dans un premier temps les ressources familiales et si besoin un psychologue. La famille peut exprimer des souhaits particuliers concernant des pratiques religieuses, léquipe soignante doit accéder à leur demande si cette pratique est compatible avec la continuité des soins. En cas daggravation rapide du patient, il est important que le médecin et/ou linfirmière en charge le patient puisse(nt) joindre téléphoniquement les proches pour leur demander de venir. La notion de ce contact téléphonique doit être gardée par écrit. En cas dimpossibilité, il est important denvoyer un télégramme. Un soutien à la famille peut savérer nécessaire, en utilisant dans un premier temps les ressources familiales et si besoin un psychologue. La famille peut exprimer des souhaits particuliers concernant des pratiques religieuses, léquipe soignante doit accéder à leur demande si cette pratique est compatible avec la continuité des soins. En cas daggravation rapide du patient, il est important que le médecin et/ou linfirmière en charge le patient puisse(nt) joindre téléphoniquement les proches pour leur demander de venir. La notion de ce contact téléphonique doit être gardée par écrit. En cas dimpossibilité, il est important denvoyer un télégramme. Des informations doivent être apportées aux familles sur les circonstances et la cause du décès soit immédiatement soit lors dun entretien ultérieur. Des informations doivent être apportées aux familles sur les circonstances et la cause du décès soit immédiatement soit lors dun entretien ultérieur.

37 Conclusion Cadre légal du secret médical et de la loi de 2002 Cadre légal du secret médical et de la loi de 2002 Cadre humain et déontologique de notre « âme de soignant » Cadre humain et déontologique de notre « âme de soignant » avec les difficultés de cette information en fonction de notre propre vécu et de lémotion que lon peut avoir face à une situation.


Télécharger ppt "INFORMATIONS au patient et à son entourage Dr AM Rullion Pac Soo Service de Réanimation Polyvalente CH St Esprit – Novembre 2007."

Présentations similaires


Annonces Google