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Traitement de lenfant infecté par le VIH-1 Dr Albert Faye Hôpital Robert Debré, Paris.

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1 Traitement de lenfant infecté par le VIH-1 Dr Albert Faye Hôpital Robert Debré, Paris

2 Introduction (1) Impact majeur des multithérapies antirétrovirales chez lenfant => Défi majeur : accès aux ARV des > 2 millions denfants infectés Difficultés des traitements => importance du renforcement de la collaboration Nord-Sud

3 Introduction (2) Indications thérapeutiques chez lenfant Prise en charge du nourrisson infecté ? Quels sont les difficultés des traitements antirétroviraux ? –Léchec thérapeutique et la résistance –La toxicité Quel est le devenir long terme des enfants infectés par le VIH-1 ?

4 Evolution des recommandations OMS actuelles du traitement de lenfant Quels sont les indications de traitement antirétroviral Chez lenfant infecté par le VIH ?

5 Pourquoi de nouvelles recommandations OMS ? Dernières recommandations 2003 Tenir compte de lobjectif 2010 de lOMS daccès aux ARV pour tous Proposer un suivi standardisé adapté à la situation de chaque pays Insister sur limportance du diagnostic précoce => accès aux traitements « à temps »

6 Une classification pédiatrique OMS révisée en 2005 (1) 4 Stades cliniques I = ASYMPTOMATIQUE II = MODEREMENT SYMPTOMATIQUE III = AVANCE IV = SEVERE Pas de Spt Poly-adnp HSMG Prurigo Chéilite Parotidite Inf ORL rep. Zona…. Malnutrition < -2DS Diarrhée, fièvre prol. Candidose orale TB, inf. sévère, LIP… Malnutrition > -2DS Inf. sévères répétées Encéphalopathie Infections opportunistes…

7 Une classification pédiatrique OMS révisée en 2005 (2) >

8 INDICATIONS THERAPEUTIQUES CLINIQUE IMMUNOLOGIE

9 Indications de traitement (1) Stade IV quelque soit les CD4 Stade III quelque soit les CD4 sauf pour TB, LIP, OHL, thrombopénie (pour les >1 an) => voir CD4 Stade II et nbre de CD4 ou % de CD4 ou lymphocytes totaux seuil « sévère » Stade I et nbre de CD4 ou % de CD4 seuil « sévère » En labsence de diagnostic précoce par PCR traitement des nourrissons < 18 mois si signes présumés dinfection à VIH chez un NRS séro+ OMS, 2006

10 Indications de traitement (2) OMS, 2006

11 Traitements disponibles en Pédiatrie : 11/20 ! Inhibiteurs de la transcriptase inverse –Les « NUC » AZT, D4T, DDI, 3TC, Abacavir, (DDC), FTC –Les « non NUC » névirapine, efavirenz, delarvidine –Les nucléotidiques : ténofovir Inhibiteur de la protéase (IP) ritonavir, nelfinavir, lopinavir/ritonavir, amprénavir, indinavir, saquinavir, fosamprénavir, tipranavir, atazanavir Quel traitement ? (1)

12 Quel traitement ? (2) 1ere ligne = 2 INRT «nuc» + 1 INNRT «non nuc» –AZT ou D4T ou ABC +3TC+ NVP ou EFV –Choix alternatif = AZT ou D4T +3TC+ABC (Tuberculose) 2e ligne = échec clinique, immunologique après vérification de lobservance –=> 2 nouveaux nuc dont ddI + IP (LPV/rtv, SQV/rtv, NFV)

13 Prise en charge du nourrisson infecté : Il y a-t-il un bénéfice au traitement précoce ?

14 Un risque : la survenue dune forme sévère Avant lère des multithérapies : 15-20% des nourrissons –mortalité = 20% dans la première année Blanche et al, J AIDS, 97 –constitution rapide dun déficit immunitaire avec risque I.O et/ou encéphalopathie = 20% Diminution considérable de lincidence à lère des multithérapies

15 Evolution des nourrissons infectés en Afrique Daprès Newell et al, Lancet 2004 Probabilité cumulative de décès Age à la dernière visite ou au décès (j) Infectés Global Statut inconnu Non infectés ESTIMATION GLOBALE DE LA MORTALITE

16 Facteurs prédictifs « classiques » SIDA, déficit immunitaire de la mère Transmission in utero : Isolement viral + la première semaine RR=2,8 CD4<30% à la naissance RR=3 HMG et/ou SMG et/ou adénopathies à la naissance RR= 2,5 Mayaux et al, JAMA, 1997 Co-infection CMV RR 2,6, mauvaise croissance PC 36% vs 10% Kovacs et al, N Engl J Med, 99

17 Difficultés dinterprétation de la charge virale chez le nourrisson Shaerer et al, NEJM, 1996

18 Difficultés dinterprétation des CD4 chez le nourrisson Dunn. Lancet 2003

19 Les nourrissons infectés : une situation de primo-infection Diagnostic proche du moment de la contamination Pic de charge virale dans les premiers mois Particularité du nourrisson : difficulté de «clairance» du virus (âge < 3 mois) Luzuriaga, J Virol 1999

20 Survie sans SIDA : traitement précoce vs traitement différé Traitement précoce (N=40) ……… Traitement différé (N=43) ______ Log-rank =0,01 Faye et al, CID 2004 Bénéfice du traitement précoce ? (1)

21 Survie sans encéphalopathie : traitement précoce vs traitement différé Traitement précoce (N=40) ……… Traitement différé (N=43) ______ Log-rank =0,08

22 Ciappini et al, AIDS 2006 Bénéfice du traitement précoce ? (2) SURVIE SANS EVENEMENT A, B ou C Traitement précoce ……… Traitement différé _____

23 Bénéfice du traitement précoce ? (3) Luzuriaga, NEJM, 2004

24 Les bases du traitement Les mesures associées

25 Mesures préventives Dans tous les cas prévention de la pneumocystose par Bactrim® jusqu à lâge de 1 an puis après en fonction des CD4 ou stade clinique Vaccinations: toutes, avec HiB+++, BCG (contre indication dans P.I) Vaccins anti-pneumococcique conjugué+++ associé au vaccin polysacharidique (rappels)

26 OMS, 2006

27

28 Traitement du nourrisson et de lenfant : les difficultés

29 EPF : Multithérapie avec RTV et NFV, Faye et al, J Pediatr Inf Dis 2002 PENTA 7 : D4T+DDI+NFV, Aboulker et al, AIDS 2003 Pactg 356 : tri ou quadrithérapie avec NFV, NVP, ABC, Luzuriaga et al, J Virol 2000 Borkowsky : traitement non précisé, Nikoloic-Djokic et al, JID 2002 Saez-Llorens : Lopinavir/rtv +( DT4+3TC naif) ou (NVP+ 1 ou 2 INRT),Saez-Llorens et al Pediatr Inf Dis, 2003 Résultats globaux des traitements

30 Déterminants de léchec en pédiatrie –Particularités pédiatriques de la pharmacocinétique des antirétroviraux –Puissance du traitement insuffisante –Difficultés accrues dobservance et daccession à des formulations réellement pédiatriques Le risque : induction de mutations de résistance

31 Prévalence de la résistance chez les enfants/adultes avec CV>500 copies/ml , Hôpital Necker, Paris

32 Cas clinique –Emmanuel, 7 ans, 17 kg, TME VIH-1 –ATCD : infections broncho-pulmonaires et gastro-intestinales depuis lâge de 2 ans –Prise en charge 2002, CD4 17% => pas de tt –2004 : méningite à cryptoccoque => mise sous D4T+3TC+EFV –Remontée des CD4 à 22%, amélioration clinique

33 Cas clinique (suite et fin) –Après 1 an de traitement ARV récidive des infections BP, AEG => CD4 7% et CV > copies, observance OK –Poursuite du tt : 6 mois génotype –Résistance à tous les INTI (sauf TFV), résistance aux INNTI, sensibilité aux IP –Aggravation clinique avec suspicion de tuberculose => tt anti-BK

34 Critères déchec thérapeutique APRES 6 MOIS DE TRAITEMENT Pas damélioration des CD4 Retour des CD4 à la baseline en labsence dinfection intercurrente Diminution des CD4 > 50% / pic de CD4 Progression clinique Charge virale détectable RISQUE : ACCUMULATION DE MUTATIONS DE RESISTANCE

35 Prise en charge de léchec thérapeutique : les questions Dose Effets II nd mineurs OBSERVANCEDosage Nutrition Infection intercurrente Génotype SWITCH

36 Par quelles molécules switcher ? (1) Difficultés dans les pays à ressources limitées : limitation même du choix de 1ere ligne Difficultés logistiques / réfrigération pour les IP boosté par le ritonavir Si possible 3 nouvelles molécules (pas moins de 2) si possible une molécule ou plus dune nouvelle classe

37 Par quelles molécules switcher ? (2) OMS 2005

38 Dans notre observation –Résistance à tous les INTI (sauf TFV), résistance aux INNTI, sensibilité aux IP -Introduction de TFV difficile -Multi avec INTI et LPV/rtv ou NFV ou SQV/rtv seul = monothérapie -SQV + NFV et maintien du 3TC (Grub et al, 2002) -NFV + RTV et maintien du 3TC (PACTG 406)

39 LPV/rtv+SQV « double IP boostée » une alternative ? 20 enfants : 5 à 10 ans 63% > 4 mutations aux INTI (dont TAM) LPV/rtv 230/57.5 mg/m2 + SQV 50 mg/kg x 2 + 3TC Tolérance : 1 arrêt/20 PK (limite supérieure) Ananworanich et al, 2005

40 LPV/rtv+SQV « double IP boostée » une alternative ? CaractéristiquesbaselineS24p Stade A/B/C %5/85/10- CV médiane (80%<400) <0.001 CD4 médian % <0.001 TG mg/dL111161<0.001 CT mg/dL150188<0.001

41 Résistance quelques questions… NNRTI en première ligne ? Quand switcher ? –Attendre léchec clinique ou immunologique ? –Obtenir une mesure de charge virale systématique à M6 ? Place de –double IP boosté ? –la nouvelle formulation de lopinavir/rtv ?

42 Toxicité des ARV (1) Toxicité complexité dutilisation des multithérapies en pédiatrie Gravité dans les pays à ressources limitées –Difficultés daccès aux soins de santé primaire –Impact de la dénutrition –Impact des co-infections –Traitements pédiatriques alternatifs limités –Utilisation de galénique adulte amenant parfois à un surdosage

43 Toxicité des ARV (2) Quels types de toxicité ? Quelle surveillance et prise en charge ? Quelle toxicité long terme ?

44 Cas clinique -Noureen, diagnostic VIH à lâge de 12 mois -Antécédents : abcès - ostéo-arthrite -Examen : dénutrition modérée, candidose OP, atteinte neurologique -Biologie : CD4 9%, CV copies/ml -Co-infection : primo-infection à CMV

45 Cas clinique (suite) -Traitement initial AZT+3TC+ABC+LPV/rtv + bactrim, triflucan, cymévan oral -J6 : éruption urticarienne généralisée => Arrêt définitif de lABACAVIR -M2 : pâleur intense, érosion amygdalienne et ulcération vulvaire (à pyocianique) Biologie : Hb 4 gr/100 ml – PN 500/mm3 =>Transfusion + ATB + G-CSF + arrêt du cymévan

46 Cas clinique (suite et fin) -M3 : récidive de lanémie à 7,3 gr/100 ml => nouvelle transfusion – arrêt AZT et 3TC remplacement par D4T+ddI+NVP (associé au LPV/rtv) -M16 (âge 28 mois): CV 25%, encéphalopathie (+ marquée sur le plan moteur) « crampes aux pieds » => suspicion de neuropathie =>Arrêt ddI remplacement par 3TC => amélioration rapide

47 EFFETS SECONDAIRES DES ANTIRETROVIRAUX (I) Hématologiques myélosupression Dysfonction mitochondriale Anomalies métaboliques Allergie Anémie+++ Neutropénie++ Thrombopénie Lymphopénie Acidose lactique Hépatite Pancréatite Neuropathie périph. Eruption Hyper- sensibilité Lipodystrophie Métabolisme Glucido- lipidique Os, Rein Troubles digestifsTroubles SNC

48 EFFETS SECONDAIRES DES ANTIRETROVIRAUX (II) Hématologiques myélosupression Dysfonction mitochondriale Anomalies métaboliques Allergie Troubles digestifsTroubles SNC -Tout ARV -IP+++ EFV -Nuc. AZT>3TC>D4T -Nuc : ABC -Non nuc : NVP>EFV -IP -D4T -TFV -Tous les Nuc. AZT, 3TC…

49 Effets secondaires des ARV : quelle conduite à tenir ? (1) Leffet secondaire même mineur = lit de «linobservance» => dépistage Interrogatoire, clinique Biologie minimale : –NFS-P /mois, 3 mois puis/ 6 mois –ASAT, ALAT /mois, 3 mois puis/6 mois –Biochimie complète / 6 mois

50 Effets secondaires des ARV : quelle conduite à tenir ? (2) Effet secondaire 1) Gradation 2) Imputabilité 3) Pathologie autre IV: Potentiellement létale III: Sévère II: Modérée I: Peu sévère

51 Effets secondaires des ARV : quelle conduite à tenir ? (3) Grade IV Grade III Grade II Grade I -Arrêt de la multithérapie -Prise en charge de leffet secondaire -Multithérapie modifiée après stabilisation -Substituer lARV responsable -Traitement symptomatique -Si échec substitution -Pas de changement de traitement -Mais attention = lit de linobservance OMS 2005

52 Effets secondaires des ARV : quelle conduite à tenir ? (4) AZT D4T ou ABC –anémie,troubles digestifs, neutropénie D4T (AZT) ou ABC –acidose, pancréatite, neuropathie, lipoatrophie ABC AZT ou Non Nuc ou IP –hypersensibilité NVP EFV ou IP –Hépatite, rash, SJS (switch pour 1 IP) EFV NVP –Toxicité SNC, tératogénicité potentielle

53 Ténofovir et troubles de lossification 15 enfants en échappement thérapeutique 12 ±2 ans D.O chez 6 enfants (les plus jeunes) A 24 semaines : de calciurie 2 enfants : arrêt du traitement pour déminéralisation osseuse à 48 semaines amélioration à 96 semaines R. Gafni–CROI 2006 –(Hazna–Pédiatrics2005)

54 Effets secondaires et interactions médicamenteuses Traitement anti-tuberculeux + ARV ± dénutrition => risque de toxicité hépatique majeure (mais aussi neuropathie) Dans la mesure du possible traiter la tuberculose complètement avant le VIH Si ARV nécessaires rapidement : –Stabilisation tuberculose 15j – 8 semaines –Multithérapie avec EFV (> 3 ans), trithérapie de Nuc. (< 3 ans) si possible avec ABC OMS, 2005

55 Complications long terme

56 lipodystrophies et anomalies du métabolisme glucido-lipidique (1) Lypodystrophies cholestérol TG HDL Insulino-résistance Beregszaszi et al, AIDS 2005 N= 130, age Med.10 ans Anomalie biologique = 42%

57 -Lipoatrophie du visage -Hypertrophie graisseuse de la nuque -Pseudoveinomegalie

58 Arrêt du traitement par D4T 3TC Nelfinavir

59 Stabilité sur 2 ans : lipodystrophie, TG, cholest. insulino-résistance FDR lipodystrophie : ethnie, gravité initiale, durée de linfection, INRT FDR tb métabolique : stade V de Tanner, gravité initiale, IP lipodystrophies et anomalies du métabolisme glucido-lipidique (2) Beregszaszi et al, AIDS 2005

60 Prise en charge lipodystrophie Switch des ARV impliqués => disparition partielle à complète Mesures diététiques Activité sportive Anti-cholestérolémiant : expérience limitée chez lenfant infecté

61 Non invasive measurements of arterial properties D. Bonnet, Hôpital Necker, Paris, unpublished

62 Le virus lui-même: un facteur de risque dathérosclérose ? 49 enfants infectés (34 traités, 15 non traités, 13,5 ans [3,5-19]) / 24 contrôles –Evaluation propriétés mécaniques carotide et de lendothélium par échographie Chez les enfants VIH+: – variation systolo-diast. diamètre carotidien – compliance, distensibilité, dilatation dépendante de lendothélium et rigidité pariétale vasculaire –Constations indépendantes du traitement par ARV Bonnet et al, AIDS 2004

63 Rapport bénéfice / risque à évaluer constamment Impact du HIV vs Toxicité et résistance Organisme en développement 20 à 30 années de + que ladulte Quel maladie à très long terme ?

64 Devenir long terme

65 Situation actuelle en France: répartition des âges et des traitements (N = 701) Données issues dune enquête au sein des 10 grands centres du groupe pédiatrique sur linfection à VIH

66 Devenir long terme des adolescents

67 Caractéristiques des adolescents dans lEPF (1) 155 patients né entre 1986 et 1992 (90-92 = 75%), sex ratio :1.1 1/3 origine Afrique sub-saharienne 20% stade C dans lévolution

68 Exposition au moins à une multithérapie = 86% Aucune exposition aux ARV = 4% Sous multithérapie : –Charge virale indétectable = 63% –CD4>15% = 86% –CD4>25% = 57% Caractéristiques des adolescents dans lEPF (2)

69 Problème du passage à lâge adulte Difficultés dobservance Accompagnement dans lannonce du diagnostic (réticence/mots, question de la transmission maternelle…) Sexualité Passage en service adulte (désir du patient, maturité, évènements scolaires…) Projection dans lavenir

70 Conclusion Le devenir long terme vers « une espérance de vie normale» ?

71 Survie très long terme dans lEPF 2000 (n=43) (n=55) 1993 (n=343) (n=78) Survie globale

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74 Profil évolutif et indications de traitement antirétroviral Les indications des AR sont basées sur une évaluation pronostique clinique, virologique et immunologique de chaque enfant Difficultés d'interprétation de certains éléments pronostiques Limitation du nombre d'études et d'enfants inclus

75 Quand d é buter un traitement Enfant >1an TRAITEMENT A INITIER Enfant symptomatique au stade B ou C et /ou CD4 < 15% ABSTENTION THERAPEUTIQUE -Enfant asymptomatique ou peu symptomatique (CDC N, A) et CD4 > 20% et Charge virale < copies/ml La situation clinique et biologique est r éé valu é e environ tous les trois à six mois. TRAITEMENT A DISCUTER -Enfant asymptomatique ou peu symptomatique (CDC N, A) et CD4 compris entre 15 et 20% ou charge virale > copies/ml. Dans cette situation une surveillance rapproch é e peut permettre de retarder la mise sous traitement. Rapport Delfraissy

76 Quand d é buter un traitement Nourrisson (1) Nourrisson pr é sentant des signes cliniques et/ou biologiques de forme s é v è re = INDICATION CERTAINE Adnp et/ ou HSMG CD4 < 30% avant le 7e jour Culture ou PCR ou AgP24 + à la naissance Co-infection à CMV => traitement lourd (tri voire quadrith é rapie) d é but é e en centre sp é cialis é et hospitalisation +/- sonde gastrique Rapport Delfraissy

77 Quand d é buter un traitement Nourrisson (2) Nourrisson asymptomatique => 2 OPTIONS * Option 1 : pas de traitement syst é matique mais surveillance +++ traitement si CD copies/ml * Option 2 : traitement de tous le nourrissons par analogie à la primo-infection de l adulte et avec pour objectif la pr é vention de l atteinte neurologique Rapport Delfraissy

78 Quels principes de traitement ? Dans tous les cas une multith é rapie AR avec pour objectif : CV ind é tectable Petit et grand enfant : –association de 2 « NUC » + un Inhibiteur de Prot é ase ou 1 « Non NUC » Nourrisson : tenir compte du traitement de la m è re +++ => indication du g é notype +++ –même sch é ma avec cependant plus de prudence dans l'emploi des IP

79 Associations habituelles chez le nourrisson infect é NUC : –3TC+ABC –AZT+DDI ou 3TC –D4T+3TC + 1 IP –LPV/RTV +++ ou NFV ou RTV ou 1 Non NUC –EFV ou NVP

80 NUC (1) AZT, ZDV, zidovudine, Retrovir*, susp.10 mg/ml, IV 10 mg/ml, gel 100 mg et 250 mg, bon goût posologies : 360 mg/m2 en 2 ou 3 prises naissance 2 mg/kg/6h, prématuré 1,5 mg/kg/12 h jusqu'à J15 puis 2 mg/kg/8h effets secondaires : les plus fréquent : hématotoxicité et céphalées, moins fréquent : myopathie, myosite, toxicité hépatique, rares mais sévères : acidose lactique, stéatodse hépatique peu d interactions médicamenteuses, antagonisme avec D4T bonne pénétration du SNC administration pendant ou en dehors des repas

81 NUC (2) DDI, didanosine, Videx*, susp. 10 mg/ml, cp 25, 50, 100 mg, goût moyen, gel gastro- protégée 125, 200, 250, 400 mg posologies : 200 mg/m2 en 2 prises, < 3 mois : 50 mg/m2/12h 2 cp/prise sauf pour forme GP reconstitution un peu complexe problème de la prise à jeûn pour le nourrisson (30 min pré ou 2h post prandial) 1 prise possible mais non validé chez l'enfant diarrhée, dA, nausées vomissements>,neuropathie, pancréatite>acidose lactique pas de bonne pénétration CNS

82 NUC (3) D4T, Stavudine, Zérit* susp. 1 mg/ml, gel 15, 20, 30, 40 mg bon goût, posologie : 2 mg/kg en 2 prises, posologie NN en cours d'évaluation (ACTG 332) effets sec : céphalées, tb digestifs, rash cutané, neuropathie <

83 NUC (4) 3TC, Lamivudine, Epivir* : susp. 10 mg/ml, bon goût, cp 150 mg, posologie : 8 mg/kg en 2 prises, NN et < 30j : 4 mg/kg en 2 prises –effets sec; : pancréatite, neuropathie, hématotoxicité (association avec AZT) DDC, Zalcitabine, Hivid : susp. 0,1 mg/ml (ATU), bon goût, moins employé posologie : 0,03 mg/kg en 3 prises –céphalées, tb digestifs, neuropathie, pancréatite

84 NUC (5) Abacavir, Ziagen* : susp. 20 mg/ml, cp 300 mg, bon goût posologie : 16 mg/kg/j en 2 prises très efficace, bonne pénétration du CNS comme chez l'adulte : problème majeur des réactions d'hypersensibilité (comportant des signes comme une éruption mais aussi fièvre, dyspnée….) –=> non recommandé en 1ère ligne –interdiction formelle de réintroduction, port de carte, pas de traitement discontinu prise avant ou pendant le repas

85 Non NUC (1) Névirapine, Viramune* : susp. 10 mg/ml, bon goût, cp 200 mg posologie : –néonatale : 120 mg/m2 x 1 les 15 premiers jours puis 120 mg/m2x2/j –enfant 8 ans : 4 mg/kg x 1/j puis 4 mg/kg x 2/j effets secondaires les plus fréquents :réactions cutanées, cytolyse, plus rarement hépatite (jusqu à plus de 12 semaines de traitement), hypersensibilité multiple interactions médicamenteuses car induit le Cytochrome P450 3A bonne pénétration du SNC prise avant ou pendant le repas

86 Non Nuc (2) Efavirenz, Sustiva* : suspension 30 mg/ml, petites gelules à 50 et 100 mg posologie en fonction de tranche de poids allant de 10 à 40 kg (200 à 600 mg) en une prise 1ères études : bonne efficacité, fq des rash>adulte, tb neurosensoriels

87 Inhibiteurs de protéase (1) Nelfinavir, Viracept*: poudre 50 mg/gr, cp 250 mg, goût vanillé amer ! posologie : mg/kg en 3 prises à 150 mg/kg en 2 prises ! IP présenté comme "pédiatrique", choisie dans le cadre du protocole PENTA 7/ ANRS0 87 problème du goût, de la préparation, de la quantité (enfant de 10 kg => 6 CM x 3/j!) diarrhée, tb digestifs, rash, CI phénylcetonurie métabolisé par le CYP3A4 prise pendant le repas +++

88 Inhibiteurs de protéase (2) Ritonavir, Norvir* susp. 80 mg/ml, gout très amer, forte alcoolisation, grosses gel à 100 mg posologie : mg/m2 en 2 prises atteinte en 5j comme chez l'adulte pb des interactions médicamenteuses pb de l'alcoolisation chronique ? comme chez l'adulte tb digestifs essentiellement métabolisme par CYP3A4 +++ prise pendant les repas

89 Inhibiteurs de protéase (3) Amprénavir, Agénérase* enfant >3 ans (car présence de propylene glycol et vitamine E dans la suspension) susp. 15 mg/ml goût apprécié de façon variable, gel 50 et 150 mg (taille suppo) posologie susp : 22.5 mg/kgx 2/j ou 17 mg/kg x 3/j pour gelules 20 et 15 mg/kg. bonne tolérance, tb digestifs, rash inhibiteur et métabolisme par CYP3A4 problème du volume d administration

90 Inhibiteurs de protéase (4) Lopinavir/Ritonavir, ABT378, Kaletra* enfant>6mois susp : 80 mg/ml LPV, 20 mg/ml RTV, gel : 133,3/33,3 mg posologies en fonction de SC et de l association ou non à l EFV et à la NVP : 230 mg/m2 x 2 à 300 mg/m2 effets secondaires principaux : diarrhée, céphalées, nausées, vomissements métabolisme par CYP3A prise avec le repas

91 Inhibiteurs de protéase (5) IP en cours dévaluation Fosamprénavir (Telzir ) : susp 50 mg/ml association au boost RTV : dose pédiatrique non déterminée Tipranavir : susp 100 mg/ml association au boost RTV : dose pédiatrique en cours dévaluation

92 Molécules sans forme pédiatrique Les formes combinées => intérêt adolescent /observance –Combivir (AZT+3TC) –Trizivir (AZT+3TC+ABC) –Kivexa (3TC+ABC) : possibilité prise unique (2 cp) INN : –Délarvidine : n'est pas utilisée chez l'enfant en France (essai en cours US) Inhibiteur nucléotidique : Ténofovir IP : –Saquinavir HG et SGC –Indinavir : problème de l'hydratation –Atazanavir (prise unique)


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